HelloWork, leader français de l’emploi, du recrutement et de la formation sur internet (qui édite les plateformes RegionsJob, ParisJob, Cadreo) a interrogé des professionnels des Ressources Humaines et du recrutement ainsi que des actifs en recherche de nouvelles opportunités professionnelles sur leurs pratiques. Le deuxième volet de cette enquête porte sur le salaire. Avec une confirmation : c’est un sujet central à ne surtout pas négliger, crise sanitaire ou pas !

Principaux résultats de l’enquête :

  • 55% des candidats sont moins susceptibles de postuler à une offre sans précision du salaire
  • Seuls 7% n’ont aucune idée du salaire qu’ils souhaitent demander en entretien
  • Les trois quarts des candidats sont prêts à baisser leurs prétentions si le poste les intéresse particulièrement
  • 71% des candidats accordent de l’importance aux avantages qui complètent le salaire : tickets restaurant, participation, intéressement…
  • Près de 9 recruteurs sur 10 sont prêts à augmenter le salaire si le candidat dépasse leurs espérances

 

Peu importe la crise sanitaire, le salaire reste un élément incontournable pour les candidats

Constat étonnant : le salaire est peu souvent indiqué par les recruteurs dans les offres d’emploi publiées en ligne. Et pourtant, la dernière étude menée par HelloWork révèle que le fait de ne pas l’afficher est un frein pour plus d’un candidat sur deux au moment d’envoyer sa candidature ! Plus de 90% des candidats comme des recruteurs ont une fourchette de salaire souhaité en tête.

Du côté des entreprises, le salaire proposé pour un poste dépend de la politique salariale déjà appliquée en interne (77%) ou de la grille salariale mise en place dans la société (65%). Le salaire est aussi basé en partie sur les études de rémunération des acteurs du secteur du recrutement (33%).

« Savoir si le montant du salaire correspond aux attentes des deux parties avant de continuer le processus de recrutement pourrait apparaître comme évident, mais ce sujet survient finalement plus tard lors de l’entretien » commente Flavien Chantrel, directeur éditorial chez HelloWork.

La négociation salariale lors de l’entretien

Si le salaire n’est pas clairement affiché sur l’offre d’emploi en ligne, la question de la rémunération attendra un moment plus discret pour apparaître. Dans plus de la moitié des cas (55%), le recruteur commencera à en parler dès le premier entretien téléphonique, pour éviter de se lancer dans un entretien approfondi sans savoir si ce sujet pourrait être bloquant. Près de 4 recruteurs sur 10 le feront seulement lors d’un entretien physique. Candidats (81%) comme professionnels du recrutement (87%) s’accordent sur un point : c’est au recruteur d’aborder en premier cette question.

Restera ensuite à s’accorder sur un montant qui convient à tous. La négociation a bien sûr sa place puisque 9 recruteurs sur 10 la rendent possible. D’ailleurs, plus de 80% des candidats et des recruteurs tentent de se mettre d’accord si la première offre n’est pas satisfaisante. Les trois quarts des personnes en recherche d’opportunité sont prêtes à baisser leurs prétentions si le poste les intéresse particulièrement (76%). C’est également vrai du côté des entreprises qui disposent d’une petite marge de manœuvre quand un profil correspond parfaitement au besoin : 89% des recruteurs sont prêts à augmenter le salaire si le candidat dépasse leurs espérances.

Les avantages proposés (tickets restaurant, participation, intéressement…) peuvent être un argument pour faire baisser les prétentions salariales des candidats. En effet, ces « à-côté » pèsent dans la balance pour 71% des candidats ; pas étonnant qu’ils soient mis en avant par plus de 90% des recruteurs !

« La question du salaire est un élément déterminant pour les candidats et les recruteurs. Il est important que les entreprises s’emparent de ce sujet, et fassent preuve de plus de transparence sur les salaires proposés. Elles bénéficieront ainsi de candidatures plus affinitaires. » conclut Flavien Chantrel.

Méthodologie Enquête réalisée en ligne du 7 juillet au 31 août 2021 auprès de 334 professionnels des RH et du recrutement et de 1 174 actifs en recherche de nouvelles opportunités professionnelles.