HelloWork, qui édite les plateformes RegionsJob, ParisJob, Cadreo et BDM/job, révèle les résultats de son enquête annuelle sur la recherche d’emploi et le recrutement en 2018. 2 640 actifs et 314 recruteurs ont répondu à nos questions : outils utilisés, habitudes, usages mobiles et innovants, … Voici les résultats qui permettent de mieux comprendre les usages de chacun, mais aussi ce qui fait de leur mise en relation un succès ou un échec.

  • Le jobboard est le premier outil utilisé à la fois par les actifs (96% d’entre eux l’utilisent) et les recruteurs (91%)
  • Seuls 12% des actifs n’accompagnent pas leur candidature d’un mail ou d’une lettre de motivation
  • 54% des actifs candidatent depuis leur mobile (+32 points vs 2017)
  • 78% des candidats estiment être impactés en tant que consommateurs par leur expérience candidat
  • + de 50% des recruteurs passent moins d’une heure à rédiger une offre d’emploi
  • Le savoir-être est un motif de refus d’une candidature pour 98% des recruteurs et une raison de faire des concessions sur les diplômes pour 85%

Le site emploi est toujours l’outil le plus utilisé par les actifs, en veille ou en recherche active (96%) comme par les recruteurs (91%). En 2018, le service public de l’emploi reste un outil plébiscité, malgré une baisse de son utilisation avec -4 points par rapport à 2017 (73%) côté recruteurs et –2 points (55%) côté actifs. Les candidatures spontanées et la cooptation/réseau personnel sont des outils également très utilisés par les recruteurs. A noter également, une baisse significative côté actifs de l’utilisation des sites internet entreprises/carrière (20% en 2018 vs 33% en 2017).

 

La candidature mobile au top

En 2017, 22% des actifs déclaraient utiliser leur mobile pour postuler à des offres d’emploi. L’usage s’intensifie fortement en 2018 avec +32 points : ils sont 54% à candidater depuis leur smartphone. Les recruteurs sont 56% à disposer d’une version mobile de leur site RH/recrutement (+7 points versus 2017) et 10% d’une application mobile (-9 points versus 2017).

Ce qui attire les candidats : la mission avant le salaire

Sur l’offre, c’est assez naturellement le descriptif du poste et de la mission qui compte le plus (55%), suivi de près par la localisation du poste (53%) et les compétences demandées (43%). Le salaire arrive à la 5ème place avec 24% des candidats qui le citent dans les trois éléments auxquels ils prêtent le plus d’attention. Sur l’entreprise en elle-même, c’est le secteur d’activité qui arrive en tête (72% des actifs le cite comme l’un des trois éléments qui retiennent le plus son attention), sa réputation arrive après avec 47%, puis ses valeurs avec 44%. La bonne santé économique de l’entreprise arrive en 5ème position (31%). 

Les soft skills au sommet de la pyramide

Le savoir-être est toujours une qualité non négociable en 2018, jugée « très importante » par 86% des recruteurs. C’est une raison de faire des concessions sur les diplômes pour 85% d’entre eux. Ils sont 98% à déclarer qu’un savoir-être en inadéquation avec celui attendu est un motif de refus d’une candidature. Les actifs et les recruteurs s’accordent parfaitement sur les softs skills jugées les plus importantes : l’esprit d’équipe (47% pour les actifs / 75% pour les recruteurs), l’autonomie (36% des actifs / 47% des recruteurs), le respect (31% des actifs / 56% des recruteurs), l’ouverture aux changements (31% des actifs / 37% des recruteurs). Seule distinction : les actifs sont 34% à citer l’organisation en 3ème position des soft skills les plus importantes et les recruteurs sont 45% à citer le sens de l’initiative, en 4ème position.

L’expérience candidat au centre du recrutement

78% des candidats estiment être impactés en tant que consommateurs par leur expérience candidat. De la rédaction de l’offre jusqu’à la réponse après l’entretien, les recruteurs doivent soigner chacun des points de contact avec le candidat…

Pour offrir une expérience candidat enrichie dès l’offre d’emploi, 34% des recruteurs publient des offres augmentées (avec des photos et vidéos des locaux et des collaborateurs). Une manière de proposer aux candidats une immersion dans leurs locaux et avec leurs collaborateurs et de leur faire découvrir leur culture d’entreprise. Ces derniers sont d’ailleurs 59% à estimer que ces annonces augmentées jouent un rôle important ou modéré dans leur choix de postuler à une offre.

Les candidats sont 62% à estimer que les recruteurs répondent rarement ou jamais à leurs candidatures lorsqu’ils ne sont pas retenus. Côté recruteurs la perception est toute autre : ils ne sont que 13% à déclarer répondre rarement ou jamais. L’explication se trouve certainement dans les moyens de réponse : les recruteurs précisent effectivement répondre de manière totalement ou en partie automatisée pour 48% d’entre eux. Ce type de réponse parait donc peu efficace, perçue comme inexistante par les candidats !

Nouveaux outils et usages, où en sommes-nous ?

Comme en 2017, actifs et recruteurs se renseignent en ligne avant d’avancer dans le processus de recrutement : ils sont 82% côté candidats et 83% côté recruteurs à le faire.

De nouveaux usages font timidement leur apparition. Si les chatbots sont devenus une norme pour les sites e-commerce, ils s’imposent plus difficilement dans le processus de recrutement. Les actifs sont 60% à ne pas savoir de quoi il s’agit, 9% seulement les utilisant. Ce n’est pas mieux côté recruteurs avec 3% d’interrogés qui ont déjà testé ce concept.

La vidéo est plus fortement présente dans le quotidien des recruteurs : 17% utilisent un service d’entretien vidéo différé pour la préqualification des candidats et 18% pensent à le faire. Quant aux services de visio-conférence pour faire passer des entretiens à distance, ils sont 75% à avoir franchi le pas (souvent ou parfois).

Les actifs sont prêts à participer à des tests de compétence : 69% répondent « oui, en présentiel » et 84% « oui, en ligne ». Côté recruteurs, ces tests sont des outils assez souvent utilisés : 38% font passer des tests de compétence en ligne et 37% le font en conditions réelles.

Nous avons enfin interrogé les recruteurs sur les grands chantiers 2018. Concernant le RGPD, 55% ont mis en place un process particulier pour la gestion des candidatures. 11% des recruteurs estiment que l’impact a été très important. Côté buzzword, 2018 a été l’année de « l’inbound recruiting ». Si 47% ne savent pas ce dont il s’agit, 21% déclarent en faire et l’intégrer dans leur stratégie de recrutement.

Enquête réalisée par HelloWork entre le 19/10/18 et le 07/11/18 via un questionnaire en ligne auprès d’un échantillon de 2 640 individus, redressé afin d’être représentatif de la population active des 15-64 ans résidants en France Métropolitaine (base INSEE 2014), selon les critères sociodémographiques (sexe, âge et région de résidence) et de 314 recruteurs (DRH, dirigeants, chargés de recrutements…).