Entre octobre 2015 et janvier 2016, RegionsJob a interrogé tour à tour salariés, demandeurs d’emploi et recruteurs. L’objectif : connaître les sentiments des uns vis-à-vis des autres et en savoir plus sur les pratiques des candidats comme sur celles des entreprises lors du process de recrutement.

• 65% des femmes sont agacées par les questions déplacées d’un recruteur en entretien, contre 34% des hommes
• 74% des candidats n’obtiennent jamais ou presque de réponse à leurs candidatures
• Un quart des recruteurs déplore le manque de préparation des candidats en entretien, devant le candidat en retard (22%) et le prétentieux (17%)
• Les questions sur les avantages sont mal perçues par 33% des recruteurs

Ce qui agace les candidats
Après l’absence du nom de l’entreprise dans l’annonce (45%), les « profils de moutons à 5 pattes », fréquemment recherchés par les recruteurs, arrivent en deuxième position des éléments les plus énervants dans une offre d’emploi (39%). En 3ème position, est cité le « salaire inadapté » (37%).

74% des candidats n’obtiennent quasiment jamais de réponse à leurs candidatures : 38% « rarement », 36% « jamais ». Une situation que 89% des postulants trouvent anormale et qu’ils considèrent comme un manque de respect. Seulement 11% des répondants comprennent que les recruteurs puissent manquer de temps pour leur signifier qu’ils ne sont pas retenus. Pourtant, contrairement à ce que l’on pourrait croire, sur les 180 recruteurs interrogés par RegionsJob, 64% disent répondre systématiquement à tous ceux qui envoient une candidature. 24% seulement aux candidats avec qui ils ont eu un échange (par mail, téléphone ou entretien), 7% répondent uniquement à ceux dont le profil correspond, et 4% des recruteurs n’envoient jamais de réponses négatives. Dans ce cas, la raison invoquée par plus de la moitié des recruteurs est qu’ils reçoivent trop de candidatures pour répondre à toutes (57%). Les autres (43%) invoquent le manque de temps. Quasiment la moitié personnalise leur réponse (46%) et l’autre moitié envoie une réponse automatisée (53%).

En entretien, les questions déplacées agacent surtout les femmes, qui les citent comme ce qui les énervent le plus (à 65%), juste devant le manque de précision sur le poste (salaire, horaires…) et un discours trop stéréotypé. Pour les hommes, un recruteur agaçant est un recruteur en retard (48%), devant celui qui oublie son nom. Les questions déplacées arrivent en 3ème place pour les hommes, avec 34%.

Ce qui agace les recruteurs
Parmi les freins observés par les recruteurs dans leur recherche du bon candidat, le fait de recevoir trop de candidatures non ciblées est cité à 65%. 35% regrettent de ne pas avoir suffisamment reçu de candidatures. Outre le profil inadapté au poste à pourvoir – rédhibitoire pour 60% des recruteurs – un CV ou une lettre de motivation avec des fautes d’orthographe l’est pour 36,5% d’entre eux, et un CV illisible ou trop long pour 36%.

« La crise a conduit beaucoup de candidats à se retrouver en situation de chômage longue durée, et ainsi à postuler à tout et n’importe quoi, même si le poste n’a rien à voir avec leur secteur d’activité ou leurs compétences » commente Liselotte Huguenin-Bergenat, Responsable RH chez RegionsJob « C’est une erreur et une perte de temps pour le candidat comme pour le recruteur. Cela pourrait même leur porter préjudice si jamais un jour un poste qui leur correspond réellement est disponible dans l’entreprise en question. »

En entretien, les recruteurs sont particulièrement agacés (33%) quand un candidat s’intéresse uniquement aux avantages sociaux proposés par l’entreprise plutôt qu’à la mission ou à l’entreprise elle-même. Ils s’attendent naturellement à ce que le postulant montre toute sa motivation et son intérêt pour le poste, en ayant notamment bien préparé l’entrevue en amont. Après les questions intéressées, ce qui crispe le plus les recruteurs est le manque de préparation (26%), le retard (22%), et enfin le candidat prétentieux (17,2%).

« Ces résultats confortent notre volonté et nos investissements technologiques et humains sur le « Job Matching » depuis 3 ans, visant à simplifier la mise en relation candidats-recruteurs et à réduire le bruit généré par les candidatures non ciblées. Cela passe par une meilleure connaissance du profil des candidats, de leurs compétences et aspirations au regard des besoins et attentes des recruteurs. » précise David Beaurepaire, Responsable Développement & Stratégie de RegionsJob.

Pour découvrir tous les résultats de l’enquête : cliquez ici