HelloWork – l’acteur digital de référence de l’emploi, du recrutement et de la formation en Francequi édite les plateformes RegionsJob, ParisJob, Cadreo, a diffusé plus de 912 000 offres d’emploi au 1er trimestre 2021. Ses 4,4 millions de Visiteurs Uniques* chaque mois lui permettent de proposer un panorama complet des dynamiques de l’emploi en France.

  • Quelles régions recrutent le plus ?

  • Quelle est la dynamique des grandes métropoles ? Dans les villes moyennes ?

  • Quelles fonctions sont les plus recherchées par les recruteurs ?

  • Quels sont les types de contrats proposés ?

L’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône Alpes, en tête des régions qui recrutent en France

Le baromètre connaît quelques évolutions concernant le poids et la dynamique de chaque région. L’Auvergne-Rhône-Alpes s’offre une 1ère place au premier trimestre dans le classement des régions qui recrutent le plus en CDI et CDD avec une part de 17% des 265 000 offres publiées et gagne 2 pts de parts de marché. Si l’Île-de-France est la région à la plus forte décroissance (- 3 pts), elle n’en demeure pas moins l’une de celles proposant le plus d’offres d’emploi CDI/CDD, en prenant la 2e place, avec 16% du volume national.

Les Pays de la Loire et la Nouvelle Aquitaine occupent respectivement la 3ème et 4ème place avec 10 et 9%.

A noter, les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur accusent le plus fort ralentissement après l’Île-de-France pour les recrutements en CDI/CDD. La Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire et la Normandie, quant à elles, représentent chacune seulement 4% du volume d’offres d’emploi proposées au 1er trimestre 2021.

Sur les 647 000 offres en intérim analysées, l’Auvergne-Rhône-Alpes occupe également la 1ère place du classement des régions qui recrutent le plus en intérim (15%). Les Pays de la Loire et la Nouvelle Aquitaine prennent respectivement la 2ème et 3ème place avec 12 et 11% du volume national. La Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val de Loire sont celles qui proposent le moins d’offres de travail temporaire (5%). La 4ème place de l’Île-de-France est anormale et démontre l’impact très fort des contraintes sanitaires et des fermetures d’établissements qui pèsent plus fortement sur la région francilienne.

Le poids des grandes métropoles diminue et notamment celui de la Métropole du Grand Paris

Les 10 plus grandes métropoles concentrent 33% des offres en CDI/CDD au 1er trimestre 2021, contre 36% en 2020. C’est la première fois que nous observons une baisse de cet indicateur de la métropolisation des emplois. De la même façon le top 10 des métropoles concentraient 24 % des offres en intérim en 2020 et ne concentrent plus que 20 % en 2021.

La Métropole du Grand Paris et la Métropole de Lyon pèsent à elles deux près de la moitié des offres en CDI /CDD à pourvoir dans ce Top 10 des métropoles (46%). En revanche, la métropole lyonnaise présente une croissance de 2 pts des offres proposées par rapport à l’année dernière à la même période, quand le Grand Paris accuse une chute de ses offres d’emploi de 4 pts.

Nantes Métropole et la Métropole Européenne de Lille, qui occupent respectivement la 3ème et 5ème place, affichent, elles aussi, une croissance de 2 pts de parts de marché quand Toulouse Métropole recule de 1 pt. La métropole d’Aix-Marseille occupe la seconde place du classement concernant les offres en intérim.

La Roche-sur-Yon, la plus dynamique des villes moyennes

Cette année, les villes moyennes tirent leur épingle du jeu. Les 10 plus dynamiques représentent 7% de l’ensemble des offres en CDI et CDD (versus 5% l’année dernière) et 8% des offres en intérim (versus 7% en 2020). C’est le cas de la communauté d’agglomération de La Roche-sur-Yon, qui prend la tête de ce palmarès des villes moyennes, aussi bien sur des offres en CDI/CDD que des contrats d’intérim. La communauté urbaine d’Angers Loire Métropole occupe également le Top 10 de ce classement, tout comme sa voisine Cholet (communauté d’agglomération du Choletais).

« Nous constatons une baisse de la concentration des emplois dans les métropoles pour la première fois, -3 points par rapport à l’an dernier : s’agit-il un phénomène temporaire ? Il n’est pas uniquement parisien puisque hors Paris, la part des 9 plus grandes métropoles baisse également de 2 points. Nous dirigeons-nous vers une ‘démétropolisation’ des emplois, avec une tendance plus durable au profit des villes moyennes ? Nos prochains baromètres nous le diront. Quoi qu’il en soit, certaines villes moyennes tirent leur épingle du jeu tant au niveau de l’attractivité pour les candidats mais également sur le plan du dynamisme économique et des recrutements » commente David Beaurepaire, directeur délégué de HelloWork.

Les métiers du BTP et de la construction en tête des fonctions les plus porteuses

Le classement des fonctions les plus dynamiques est composé des métiers du BTP et de la construction (+ 4 pts de CDI/CDD et + 5 pts d’offres en intérim), et de la production et maintenance industrielle (+ 2 pts et + 4 pts). Elles restent également dynamiques en termes de volume d’offres à pourvoir sur ce 1er trimestre 2021 ; ces métiers représentent à eux seuls plus de 50% des offres d’intérim à pourvoir.

Les postes de techniciens ou d’ingénieurs industriels sont également très demandés (15% CDI/CDD et 12% intérim). Les métiers de la Comptabilité et ceux de la Logistique et du Transport affichent eux-aussi une légère croissance par rapport au 1er trimestre 2020.

En revanche, les fonctions commerciales ou liées à la gestion et à la relation clients sont moins demandées que l’an passé (respectivement – 5 pts et – 1 pt).

Enfin, l’évolution des recrutements en intérim dans le secteur santé social est très liée à la forte demande de la fin du premier trimestre 2020 qui visait à pourvoir à l’urgence de la crise sanitaire.

« Les métiers du BTP, de la logistique/transport et de la production industrielle recrutent fortement en ce début d’année. A l’inverse les métiers du commerce sont pour le moment en deçà des dynamiques précédemment observées. La reprise de ces recrutements est très liée aux perspectives de sortie de la crise sanitaire » observe David Beaurepaire.

Trois quarts des offres d’emploi sont proposées en CDI

Malgré la crise, la part des CDI ne baisse pas. Ces contrats pérennes pèsent toujours 88 % en 2021. « Certains recruteurs n’hésitent plus à recruter en CDI car, pour certains postes qualifiés, ils n’ont pas le choix. D’autres prennent également en compte les nouvelles souplesses de ce contrat en cas de désaccord, la rupture conventionnelle notamment » conclut David Beaurepaire.

Méthodologie : Analyse basée sur 912 000 offres d’emploi diffusées du 01/01/2021 au 31/03/2021 (dont 265 000 en CDI/CDD et 647 000 en intérim).