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« On n'a pas forcément besoin d'un diplôme d'ingénieur » : deux femmes déconstruisent les clichés de l'IT
Amal Dopchie et Kamelia Mehenni interviennent auprès de femmes pour les attirer vers l'informatique. Leur force ? Des parcours atypiques qui mettent à mal les clichés du secteur.
Amal et Kamelia incarnent des parcours qui bousculent les idées reçues sur les métiers de l'informatique. L'une vient du marketing, l'autre de la linguistique, aucune n'a suivi le parcours « classique » de l'école d'ingénieur. Pourtant, elles sont aujourd'hui practice manager et ingénieure en intelligence artificielle au sein de l’ESN (entreprise de services numériques) Inetum. Engagées pour attirer davantage de femmes vers la tech, elles interviennent auprès de lycéennes, d'étudiantes et de femmes en reconversion. Leur message : « Osez, il y a une place pour vous. »
« Il n’y a pas de genre dans les métiers, encore moins dans la tech »
Amal a complété ses études de commerce par un Master of Business Administration (MBA). « J'ai commencé dans le marketing stratégique, les études de marché. Mon profil analytique m’a ensuite menée à l’e-commerce », raconte-t-elle. Après dix ans dans le secteur, elle bascule en conseil puis rejoint l’univers des ESN. Sa première expérience est révélatrice : « J’ai rejoint une équipe très masculine. Ils cherchaient un profil plus métier et... une femme, parce qu'ils trouvaient qu'il y avait trop d'hommes, que ça parlait trop technique. » Loin de se sentir instrumentalisée, elle y voit la confirmation de son credo : « Il n'y a pas de genre dans les métiers, encore moins dans la tech. Ce qui compte, c'est l'expérience, l'expertise », pointe-t-elle. Depuis juin 2024, elle est practice manager chez Inetum, où elle supervise 16 collaborateurs aux profils variés.
Kamelia a emprunté un chemin encore plus inattendu. « À la base, j’ai un profil littéraire : je me voyais enseignante en linguistique ou rédactrice. » Puis vient le déclic : la découverte du NLP, le traitement informatique du langage (Natural Language Processing, en VO). Après un master spécialisé et un stage en 2022 chez Inetum, elle devient ingénieure en innovation technologique. Pour Kamelia, une première voie ne doit pas définir toute une carrière. « J’ai fini dans l’IT alors que rien dans mon parcours ne m’y destinait ! »
Des interventions qui « créent des étincelles »
Les deux collègues interviennent régulièrement auprès de différents publics, avec le soutien leur entreprise. « On travaille avec des associations comme Les DesCodeuses et Emmaüs Connect », explique Kamelia. La première accueille des femmes de quartiers urbains et ruraux, la seconde vise à lutter contre l’exclusion numérique des personnes en situation de précarité sociale. « On leur montre ce sur quoi on travaille et on crée de l’intérêt », éclaire-t-elle. L’ingénieure se souvient d'une participante qui leur a confié n'avoir jamais envisagé une formation en intelligence artificielle : « C'est ce genre d'interventions qui créent des étincelles. »
Dans les écoles d'ingénieurs et de commerce, elles découvrent une autre réalité. « On a même parlé de genrification des métiers, se remémore Amal. Certaines jeunes filles nous ont rapporté qu’elles n’avaient pas été suffisamment informées lors de leur orientation, et qu'au sein des groupes de travail, ce sont toujours les garçons qui disent : "Nous on prend le code, vous vous occupez des slides." » Face à ces situations, elle rappelle : « Aujourd'hui, on a des outils qui permettent de builder sans une ligne de code. Ce qui compte, c'est ce qu'on a dans le cerveau, la capacité à prendre du recul, à innover. »
Pour Kamelia, il faut aussi passer le message qu'il n'y a « pas d'âge limite. Toute femme qui veut se lancer dans l’IT ou en faire une reconversion devrait pouvoir le faire. »
Les métiers d’une ESN, bien plus que de la technique
L'un des messages clés que portent Amal et Kamelia concerne la nature même des métiers dans les ESN. « On utilise trop le mot "technique" de manière abusive, insiste Amal. Derrière, ce sont aussi des personnes qui travaillent sur des processus métier. »
La gestion de projet en est l'illustration. « Cela ne demande pas d’être technique mais plutôt d’être organisé et d’aimer l’humain », continue Amal. De même, le métier de Kamelia démontre que le développement de l’IA nécessite des profils variés : « On a besoin de gens forts en linguistique pour enrichir les modèles, pas d’avoir cracké les règles quantiques ! »
A ce sujet, Amal se heurte parfois à l'incompréhension : « On s'étonne que je touche à la technique sans école d'ingénieur, mais ce n’est pas une obligation ! C'est nous qui structurons le projet, qui comprenons les besoins du client, qui construisons la roadmap. »
Des figures inspirantes qui « montrent l’exemple »
Au quotidien, Amal met ses convictions en pratique. Son équipe est composée à parité. « J'ai même demandé aux responsables RH de me trouver plus de CV de femmes. Quand on cherche des product owners, on reçoit essentiellement des candidatures de femmes, et quand on cherche des développeurs, c’est l’inverse. Il y a quelque chose qui cloche ! » déplore-t-elle.
Mais c'est dans l'accompagnement quotidien que son action est la plus visible. « Sur les avant-ventes, je fais intervenir les jeunes femmes de mon équipe. Je sais qu'elles sont capables mais elles sont timides, elles craignent de prendre la parole dans un milieu très masculin. » Sa méthode : les emmener avec elle, structurer en amont, puis les pousser à prendre la parole. Elle accompagne aussi ses collaboratrices via des formations au développement personnel. Et puis, résume-t-elle : « On montre l'exemple, tout simplement. »
bon à savoir
« Ce qui va compter demain, c’est la capacité de réflexion »
Les obstacles aux carrières des femmes dans la tech restent nombreux. « Le premier frein, c'est le ticket d'entrée », constate Amal. « Dans les entreprises, beaucoup de managers hommes ne recrutent que des hommes. » Certains métiers restent de même très genrés, comme l'architecture technique. « On a plein de développeuses, mais très peu osent passer de l'autre côté. »
Kamelia accuse ici un syndrome de l'imposteur, particulièrement féminin : « Depuis l’enfance, on a été conditionnées à faire des métiers dits "doux" comme enseignante, infirmière. On ne se dit donc pas forcément qu’on peut travailler dans un domaine masculin. » Pour certaines, s'ajoutent les biais sociaux liés à la maternité : « Est-ce que je privilégie la vie de famille ou la vie pro ? A mon sens, les hommes, eux, se posent rarement la question », insiste-t-elle.
Amal en a fait l'expérience. Maman solo, elle a toujours refusé d'être jugée sur son statut. « L'équilibre est toujours à travailler. Mais c'est par le partage d’expérience qu'on montre que c'est possible. » D'autant plus qu'avec l’avènement de l'intelligence artificielle, les critères évoluent : « Ce qui va compter demain, c'est la capacité de gérer, de bien réfléchir. Il faut de l'expérience, du recul. Et ça, ce n’est pas une question de genre. »
Aux femmes qui hésitent, Kamelia adresse à nouveau un message sans ambiguïté : « Osez. Avec un grand O. S'il y a une petite étincelle en vous, allez-y ! » Un message d'autant plus crédible qu'il émane de deux femmes qui ont elles-mêmes emprunté des chemins de traverse. La preuve que dans l'IT, « il n'y a pas de genre, c’est votre caractère et vos réalisations qui comptent. »
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