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En chiffres : ce que vous pensez du travail, des recruteurs et de l'avenir

Par Laura Lamassourre Publié le

On vous a posé des questions... voici vos réponses !

En chiffres : ce que vous pensez du travail, des recruteurs et de l'avenir
Vous avez été plus de 3 000 à répondre à certaines de nos questions. © Emon@stock.adobe.com

Nous interrogeons régulièrement notre communauté de candidats sur le recrutement, le travail et ce qu'ils attendent de l'un comme de l'autre. Salaire, management, entretien, intelligence artificielle : sur chacun de ces sujets, vous avez été des milliers à répondre *. Voici ce que vos votes disent de vos priorités, de vos craintes et de ce que vous attendez vraiment de votre vie professionnelle en 2026.

Ce que vous attendez vraiment des recruteurs

La question était directe : quelle résolution les recruteurs devraient-ils prendre en 2026 ? Parmi les 2 546 personnes interrogées, 41 % ont répondu « répondre aux candidats » et 36 % « afficher le salaire ». Ensemble, ces deux attentes concentrent plus des trois quarts des votes ; elles ne portent ni sur la durée du processus ni sur le nombre d'entretiens, mais sur deux gestes élémentaires : dire combien on paye, et dire si on retient un candidat ou non.

Ces attentes ne sortent pas de nulle part. Selon une enquête mondiale Mercer publiée en février 2026, 81 % des candidats considèrent la transparence salariale comme un critère essentiel du choix de leur futur employeur ; 59 % des salariés attendent une transparence claire et sincère de la part de leur entreprise. Du côté des organisations, le retard est patent : en France, seules 50 % des entreprises se déclarent prêtes à relever les défis liés aux nouvelles exigences de transparence. La directive européenne, dont la transposition est attendue avant le 7 juin 2026, va les y obliger : fourchette de rémunération communiquée avant le premier entretien, interdiction de demander l'historique salarial d'un candidat.

Ce que cela dit de vous, concrètement : vous n'attendez pas la perfection d'un recruteur, vous attendez du respect. Et si ces attentes sont légitimes, elles peuvent aussi guider votre manière de vous positionner en entretien. Demander une fourchette salariale dès le premier échange n'est plus tabou ; évoquer vos attentes en matière de suivi non plus.

Le management, première raison de partir

Sur 3 668 votes, 49 % des répondants citent le mauvais management comme première cause de départ. Le salaire insuffisant arrive loin derrière, à 17 % ; la perte de sens recueille 22 % et le manque d'évolution, 13 %.

Ce résultat mérite qu'on s'y arrête. Dans les discours publics sur l'emploi, le salaire occupe toujours la première place ; dans les réponses anonymes de vos pairs, c'est le management qui fait partir. Ce décalage n'est pas anodin, et plusieurs études sur le turnover le confirment : les mauvaises relations avec le manager ou les collègues figurent régulièrement parmi les premières causes de départ citées par les salariés, devant le salaire, en particulier dans les enquêtes où les répondants s'expriment anonymement. Le management défaillant ne fait pas que pousser les gens à partir : il érode la confiance bien avant le départ.

Ce que cela signifie au moment de choisir un poste : poser des questions sur le style de management, l'autonomie accordée ou le mode de fonctionnement de l'équipe n'est pas un caprice en entretien ; c'est une façon d'évaluer le facteur qui pèse le plus lourd dans la durée.

 

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L'entretien, ce moment qui fait encore peur

Deux volets des sondages portaient sur l'entretien, et leurs résultats se répondent. Sur 1 423 votes, 54 % des répondants désignent « l'ambiance de bureau glaciale » comme la situation la plus stressante vécue au travail ou en entretien ; le conflit en pleine réunion et le gros blanc arrivent à égalité à 16 %, l'erreur dès la première semaine à 12 %.

Sur les questions qui mettent le plus en difficulté (2 017 votes), le podium est sans surprise : « vos qualités et défauts » en tête à 34 %, « vos projets dans cinq ans » à 27 %, « vos prétentions salariales » à 21 %, et « parlez-moi de vous » à 16 %. Difficile de lire ces chiffres sans y voir un fil commun : ce sont toutes des questions qui demandent de se dévoiler, de formuler une projection, de mettre un chiffre sur sa propre valeur. Autrement dit, les questions qui font peur ne sont pas les plus complexes sur le fond ; ce sont celles qui exposent.

Quelques pistes pour les affronter : sur « qualités et défauts », évitez les réponses trop lisses et ancrez-vous dans un exemple concret ; les recruteurs cherchent l'honnêteté, pas la modestie feinte. Sur « vos projets dans cinq ans », inutile d'avoir un plan détaillé ; montrez que vous êtes en mouvement, que vous réfléchissez à votre parcours. Sur les prétentions salariales, préparez une fourchette argumentée avant l'entretien, en vous appuyant sur les données de marché disponibles. Et pour l'ambiance glaciale, c'est difficile à anticiper, mais possible à tester avec quelques questions sur la culture d'équipe.

2026, une année de mouvement plutôt que de confort

Que souhaitent faire vos pairs cette année ? Sur 1 822 votes, 49 % ont répondu « une année de changement » et 29 % « une année de progression ». La stabilisation ne séduit que 14 % des répondants ; l'exploration, 6 %. Trois quarts des votants penchent donc vers un mouvement délibéré plutôt que vers le statu quo.

Ce portrait collectif n'est pas sans ancrage dans la réalité du marché. Selon l'enquête BMO de France Travail, les intentions d'embauche reculent de 12,5 % par rapport à 2024, avec 2,4 millions de projets de recrutement prévus ; dans le même temps, 50,1 % de ces projets sont jugés difficiles à concrétiser. Autrement dit, bouger en 2026 demande de l'énergie, mais ceux qui sont prêts à le faire ne sont pas seuls.

Sur la priorité job de 2026 (2 444 votes), « meilleur équilibre vie pro/vie perso » arrive en tête à 33 %, devant « meilleur salaire » (30 %) et « plus de sens » (21 %). La stabilité ferme la marche à 15 %.

L'IA : vous l'utilisez, mais vous n'êtes pas encore rassurés

Deux questions portaient sur l'intelligence artificielle, et leurs résultats méritent d'être lus ensemble. Sur 2 054 votes, 51 % déclarent que l'IA leur fait gagner du temps au quotidien, et 29 % qu'ils l'utilisent sans la trouver indispensable ; seuls 11 % affirment ne pas l'utiliser du tout.

Mais quand on leur demande si l'IA représente plutôt une menace ou une opportunité (1 213 votes), le tableau se nuance. 37 % y voient un tremplin professionnel, mais 22 % parlent d'une bombe à retardement et 32 % attendent de voir. Ce double mouvement est cohérent avec ce qu'on observe à plus grande échelle : selon une enquête de l'institut de recherche canadien Schwartz Reisman menée dans 21 pays, un travailleur français sur deux pense que l'IA ne remplacera pas son emploi. Une sérénité qui s'explique en partie par une adoption encore partielle dans les entreprises françaises.

Et pourtant, selon l'enquête EY « Work Reimagined » menée en août 2025 auprès de 800 salariés français, si 91 % déclarent utiliser l'IA au travail, seuls 27 % en font un usage quotidien, contre 37 % à l'international ; la majorité se limite à la recherche d'informations ou à la génération de résumés, loin d'une transformation en profondeur. Autrement dit : vous l'utilisez, mais vous n'en êtes qu'au début.

* Sondages réalisés sur la page LinkedIn d'Hellowork en février 2026. Nombre de votes par question : de 1 213 à 3 668 participants.

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