Paul-André, alternant devenu technicien béton : « Je ne connaissais pas ce secteur, mais j'avais quelque chose à y apporter »
Il voulait voir le terrain et ne pas passer exclusivement son temps dans un laboratoire. EQIOM lui a apporté ce qu’il cherchait.
Paul-André Canesse se voyait ingénieur en chimie. Aujourd'hui, il travaille comme technicien contrôle qualité béton en Franche-Comté : entre les deux, une alternance chez EQIOM a reconfiguré son parcours au-delà de ce qu'il anticipait. Portrait d'un « pur produit maison », selon ses propres mots.
Une année test et un pari gagnant
Après un bac STL et deux années de licence en chimie, Paul-André cherche une alternance en région Alsace pour préparer un BUT en analyse contrôle qualité environnement. Les opportunités dans le secteur de la chimie ne manquent pas, mais le futur alternant le sait déjà, son avenir ne sera pas enfermé dans un laboratoire. C'est dans ce contexte qu'il tombe sur une offre d'EQIOM Granulats. Le secteur de l’entreprise, spécialisée dans les matériaux de construction, lui est inconnu, mais il décide de tenter sa chance.
L'entretien avec le responsable qualité de la région EST, son futur N+2, est décisif. Le ton est direct, sans promesse creuse. « Lui-même a étudié la chimie “pure” avant de travailler dans le béton. Il m’a proposé de rejoindre EQIOM pour la première année d’alternance afin de vérifier si cela me plaisait. Il m’a dit que j’allais beaucoup apprendre et il avait raison, je n’ai aucun regret ! » souligne Paul-André.
Ce dernier prend quelques jours pour réfléchir, puis accepte. Il a aussi un atout concret à apporter : un essai chimique, maîtrisé lors d'un stage précédent, que l'équipe cherche justement à mettre en place. Mesurer la teneur en sulfate dans les granulats recyclés... cette mission sur mesure pour son profil, à mi-chemin entre chimie analytique et contrôle qualité environnemental.
« Petit à petit, on m’a laissé en autonomie »
Les premières semaines posent les bases de son nouveau métier. Prélèvement sur les gravières, préparation des échantillons au laboratoire, analyse et saisie des données : Paul-André assimile le quotidien du technicien granulats par étapes, toujours accompagné. La sécurité d'abord, les gestes ensuite, puis les déplacements sur site. Son tuteur, responsable du laboratoire régional, structure la progression avec méthode. « J’ai été accueilli avec un plan clair : dans un premier temps, on m’a fait découvrir nos missions quotidiennes, puis les différents granulats et spécificités métiers et, enfin, on m’a emmené sur les lieux de prélèvements en observation. Petit à petit, on m’a laissé en autonomie pour des essais labo, puis les prélèvements et la saisie », retrace-t-il.
En parallèle, on lui confie un projet à part entière : mettre en place l'essai chimique de mesure. Paul-André mène l'étude documentaire, constitue la liste de matériel, calcule les coûts, rédige la méthodologie. Il démontre aussi la rentabilité de la démarche en comparant le coût de l'analyse internalisée à celui d'une prestation externalisée. Résultat ? L’essai est validé, déployé, et toujours utilisé aujourd'hui.
EQIOM l’envoie en formation de deux jours à Lyon pour observer comment d'autres laboratoires réalisent cet essai en conditions réelles. Un investissement rare selon Paul-André : « Je pense que toutes les entreprises ne l’auraient pas fait, et c'est à souligner. »
« Notre deal est réussi : on a investi sur toi et tu restes chez nous »
Pendant deux ans, Paul-André alterne de longues périodes en entreprise, les étés notamment, avec des séquences plus denses en cours. C'est durant ces grandes périodes en entreprise que Paul-André commence à toucher au béton, même si officiellement il est rattaché aux granulats. « Ça m’a permis d’ajouter une corde à mon arc », souligne-t-il.
Quelques mois avant la fin de son alternance, Paul-André prend les devants. À l’approche de ses 24 ans, il vient d’avoir un enfant et ne peut pas se permettre un flou quant à sa situation professionnelle. Il va voir son N+2 : soit il y a un poste pour lui, soit il va chercher ailleurs.
Et il a bien fait ! La réponse arrive rapidement : pas de poste disponible en Alsace, mais une opportunité en Franche-Comté. « Mon responsable m'a dit : on va t'envoyer là-bas pour voir si tu t’intègres. Tu restes dans l'entreprise, notre deal est réussi, on a investi sur toi et toi tu restes chez nous », se souvient-il.
Paul-André part un mois en Franche-Comté pour découvrir l'équipe et le poste, avant de revenir en Alsace. Le poste finit par s'ouvrir officiellement. Il change de région, change de branche, passe du granulat au béton.
« Avec le béton, on ne sait jamais ce qui nous attend ! »
Le métier de technicien contrôle qualité béton, Paul-André le résume en une phrase : « Faire en sorte que le béton arrive chez le client comme il l’a demandé ». Derrière cette formulation simple, se cache une réalité bien plus riche. Car le béton est fabriqué, à la demande, selon des résistances et des consistances variables. Un béton destiné à une pente, par exemple, doit être plus ferme. Alors qu’un béton autoplaçant doit s'écouler seul dans les moules. À chaque commande ses contraintes, à chaque centrale ses ajustements.
Le travail de Paul-André se déroule essentiellement sur les centrales à béton, avec un retour au laboratoire une fois par semaine. Sur place, il mesure, contrôle, ajuste les formules. Et quand un problème survient, c’est à lui de jouer. « Au début, c'est le responsable qui me disait quoi regarder. Maintenant, j'arrive avec mes propres hypothèses : "ça pourrait venir de ça ou de ça." On en discute, et on trouve ensemble. C'est ce qui a changé », souligne-t-il.
C'est cette dimension d'enquête qui lui plaît le plus, combinée à une organisation du travail qui laisse de la place à l'initiative. « On ne sait jamais vraiment ce qui nous attend ! Chaque journée est différente, les interlocuteurs changent, que ce soient des clients, des centralistes ou des responsables. Et puis, on garde une vraie liberté d'organisation. On a un cadre, bien sûr, mais à l'intérieur on fait confiance à notre jugement », sourit Paul-André.
« Ce qui m’a frappé d’emblée, c’est l’ambiance familiale »
En CDI depuis fin août 2025, Paul-André totalise bientôt trois ans chez EQIOM, alternance comprise. Et il envisage d'y rester longtemps : « Je suis arrivé avec un stage pour seule expérience. Tout ce que je sais, je l'ai appris ici ! Si l'entreprise me donne des perspectives d'évolution, j'y ferai toute ma carrière sans hésiter. »
Au-delà de sa progression technique, c'est l'atmosphère de travail qui marque Paul-André. « En alternance, ce qui m'a frappé d'emblée, c'est l'ambiance familiale, malgré la taille du groupe. Le labo réunissait une dizaine de personnes entre les équipes granulat et béton, supervisées par le responsable qualité de toute la région. À ce niveau de responsabilité, on s'attend à quelqu'un de peu accessible. Lui était disponible en permanence », illustre-t-il.
Et de conclure : « C'est une opportunité à ne pas louper, même si on ne connaît pas le domaine. C'est un milieu qu'on aime ou qu'on n'aime pas, mais il faut essayer pour le savoir. En général, ceux qui accrochent n'en repartent plus. »
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