« Si on ne forme pas les jeunes, demain on n'aura plus d'ouvriers pour reprendre nos garages »
En Corrèze, Pascal Laumond forme des apprentis depuis 1991 dans ses garages AD Expert. Mathys est le 30e.
Trente ans de métier, quatorze salariés et trente apprentis au compteur. Pour Pascal Laumond, propriétaire de trois garages AD Expert en Corrèze, le choix de former des jeunes n'a jamais été considéré comme une option pour recruter plus facilement. C’est au contraire, une conviction profonde : « Si les patrons n'investissent pas suffisamment dans la formation des jeunes, demain il n’y aura plus d'ouvriers pour réparer nos véhicules et personne pour racheter nos entreprises. Surtout dans nos territoires ruraux où les viviers de mécaniciens sont bien plus limités qu’en ville », lance-t-il d’emblée.
Mathys, arrivé en septembre 2025 pour sa première année de CAP Mécanique, en est l’illustration la plus récente. Le jeune homme n'est pas un apprenti comme les autres : il fait partie de la Classe AD. Un dispositif qui, comme vous allez le découvrir, change vraiment la donne !
Le multimarque : gage de polyvalence, d’épanouissement et d’employabilité
Passionné d’automobile et de mécanique depuis l’enfance, Mathys ne se serait pas vu exercer dans un autre domaine. En cherchant un garage pour réaliser son apprentissage, son choix s’est naturellement porté vers le Réseau AD : « C’était un garage assez renommé », estime-t-il.
Ce qui le séduit au départ, c'est la promesse du multimarque. « J’interviens sur tous types de véhicules, de modèles, marques et générations différentes. » Une dimension que Pascal revendique lui aussi comme l'un des atouts majeurs de ses garages, et du réseau dans son ensemble « La moyenne d'âge d'un véhicule sur le marché avoisine aujourd'hui les 12 ans : travailler en multimarque, c'est travailler sur des véhicules représentatifs du parc circulant, des modèles anciens comme des plus récents », complète son tuteur. Cette polyvalence est non seulement gage d’épanouissement professionnel, mais favorise aussi l’employabilité des mécaniciens.
bon à savoir
La Classe AD : un « bonus » et plus des apprentissages de la formation
Mais intégrer un garage AD Expert, pour Mathys, c'est aussi accéder à un dispositif de formation complémentaire : la Classe AD. Concrètement, les apprentis AD sont répartis dans les classes ordinaires – comme le lycée Lavoisier, l'établissement où Mathys suit son cursus – et se rassemblent sur des journées spécifiques animées par des professionnels du réseau.
La première, en février, était animée par Pascal lui-même, aux côtés d'une représentante d'Autodistribution, le distributeur affilié au Réseau AD. Au programme : prise en main de l'outil Autodata, décryptage des huiles moteur, et interventions de fournisseurs partenaires. « J’ai notamment appris à distinguer quelle huile allait dans quel moteur », se souvient Mathys. Des savoirs immédiatement applicables en atelier.
La Classe AD ne déroge en rien au programme du diplôme : elle vient en complément, en s'appuyant sur le matériel et les process du réseau : « C'est un plus, un bonus, qui permet à l’élève de maitriser nos méthodes », résume Pascal.
À côté, Mathys suit un rythme d’alternance assez classique, à savoir trois semaines en entreprise pour une semaine à l'école. « Et ce qui est intéressant, c’est qu’il y a un véritable lien entre ses apprentissages en formation et la pratique concrète à l’atelier », note son tuteur. Un exemple ? Le lycée a transmis aux garages des fiches de travail thématiques, cette semaine par exemple, il s’agit de la suspension, ce qui permet à Mathys de découvrir les notions en atelier avant d’approfondir leur dimension théorique en cours. Une façon de faire qui porte ses fruits : six mois après ses débuts, ses progrès sont déjà bien visibles.
De l’observation à l’autonomie : en six mois Mathys a pris ses marques
En effet, depuis son arrivée, en septembre 2025, Mathys a déjà bien progressé : « Au départ, il était surtout dans l’observation. Puis, petit à petit, il a commencé à prendre en main des tâches assez simple », décrit Pascal. La progression est volontairement graduée, centrée sur la confiance autant que la technique.
Six mois plus tard, Mathys effectue seul les vidanges, les changements de pneus et de plaquettes de frein. Il réalise aussi des pré-contrôles avant passage au contrôle technique.
Pascal est attentif à la rigueur dans l’encadrement de ses apprentis, mais il attend aussi d’eux de la curiosité, deux qualités dont Mathys dispose. « Une roue pas serrée, peut avoir de grosses conséquences pour l'entreprise. Il faut que je puisse avoir confiance dans l’ensemble de mes salariés », insiste-t-il. Mais il attend aussi de ses apprentis qu'ils questionnent, qu'ils s'étonnent. « C’est important qu’ils soient intéressés, qu'ils posent les questions à leurs collègues, qu’ils cherchent à comprendre telle ou telle panne. C’est comme ça qu’ils progressent. » Et les questions de Mathys profitent à toute l'équipe : « Quand les nouveaux jeunes arrivent, ça remet systématiquement tout le monde un peu en question », observe le patron.
Au fur et à mesure des mois, Mathys s’est familiarisé avec la relation client, l’esprit d’équipe, mais il a surtout gagné en autonomie. « Au début, j'avais besoin d'aide pour faire mes vidanges. Maintenant je suis beaucoup plus à l'aise à le faire seul », reconnaît-il. S’il se sent de plus en plus à l’aise, c’est aussi grâce à l'esprit collectif qui règne au sein du garage : « Quand quelqu'un a besoin d'aide, par exemple pour pousser une voiture, tout le monde se rejoint pour aider le collègue. »
De son côté, son tuteur confirme-lui aussi sa progression. La prochaine étape ? Les diagnostics qui « arriveront l’année prochaine, en deuxième année de CAP », informe Pascal. Si Mathys se plaît déjà dans ses missions quotidiennes, il devrait prendre goût à la résolution de pannes, une facette du métier qui procure souvent une grande satisfaction une fois résolue.
L’apprentissage, un moyen de fidéliser les recrues
Cette perspective ne l'effraie pas, bien au contraire. Et lorsqu’on lui demande ce qu'il dirait à un jeune qui hésite encore à se lancer dans l'apprentissage, il évoque surtout la professionnalisation, la rémunération, la confiance des clients et l’employabilité.
D’ailleurs, preuve à l’appui, sur les trente apprentis passés par les ateliers de Pascal en trente ans, certains sont restés, d'autres ont rejoint les garages de toute la Corrèze.
Pascal, de son côté, encourage aussi ses confrères à miser sur l’apprentissage : « Certes, ça prend du temps de former des jeunes, mais si on veut un jour vendre nos affaires ou avoir assez de salariés pour réparer les véhicules, il faut le faire », insiste-t-il. L'apprentissage, rappelle-t-il, c'est aussi le meilleur moyen de fidéliser des recrues : un jeune formé dans la maison, imprégné de sa culture et de ses méthodes, a toutes les chances d'y rester. C’est en tout cas, ce que l’on peut observer au sein du Réseau AD.
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