3 métiers autour de la data qui vont recruter dans l’industrie automobile d’ici 2030
Trois spécialités, un objectif : détecter la dégradation avant la panne.
Et si les pannes de camions devenaient, enfin, prévisibles ? C’est en tout cas la conviction d’Ismaël Ratim, manager Études et Recherches chez Volvo Group. « D'ici quelques années, le groupe sera en mesure d’améliorer considérablement ses outils pour détecter une défaillance à l'avance, donc agir avant qu'il y ait de la casse. » C'est ce qu'on appelle la maintenance prédictive. Une discipline qui repose entièrement sur la data : des données générées en continu par les systèmes embarqués sur chaque camion, qui sont ensuite analysées, modélisées et transformées en alertes concrètes.
Chez Volvo Group, trois métiers portent activement ce chantier : l'ingénieur de maintenance connectée (ou prognostics engineer), le data scientist et le data engineer.
L’ingénieur de maintenance connectée : un architecte de la prédiction
« Prognostics engineer. » Derrière ce terme technique se cache un métier bien concret : concevoir, dès la création d’un véhicule, les conditions qui permettront de prédire ses pannes des années plus tard. « Le rôle de l’ingénieur de maintenance connectée est très important parce qu’il agit très tôt dans la chaîne de développement des véhicules », explique Ismaël.
C'est en effet lui qui s'assure que le véhicule sera capable de fournir les données nécessaires à la prédiction. Ce qui implique de dialoguer très en amont avec les ingénieurs qui développent les composants et les logiciels embarqués, pour que rien ne soit laissé au hasard quand le camion prendra la route. L’enjeu est de taille : « Un arrêt non planifié représente des milliers d'euros de perte pour nos clients. »
Les profils recherchés chez Volvo Group ? « On recrute des ingénieurs pluridisciplinaires (génie industriel, génie mécanique ou autre), mais aussi des personnes issues du développement de logiciels, de systèmes embarqués », décrit Ismaël. Car il faut à la fois comprendre ce qui se dégrade dans le camion, et savoir quoi faire des données récoltées.
Le data scientist : modéliser l’invisible
C’est ensuite le data scientist qui prend le relais. Son rôle : construire les modèles statistiques ou algorithmiques capables de prédire le comportement d’un composant avant son dysfonctionnement. Mais aussi, de plus en plus, exploiter l'IA générative pour agréger des sources de données et aider les techniciens en atelier à prendre de meilleures décisions, plus vite.
Ce qui distingue les data scientists des autres profils de l’équipe, c’est aussi leur rapport naturel à la veille. « Les développeurs ont beaucoup plus tendance à suivre le développement de technologies émergentes, certains langages, certaines logiques. » Cette curiosité permanente nourrit l’innovation : une nouvelle approche testée quelques jours plus tôt peut changer l’angle d’un projet en cours.
C'est d'autant plus précieux que la recherche a ses propres règles : 70 à 80 % des sujets explorés n’aboutissent pas à une solution industrielle. « En tant que manager, je dois trouver un équilibre pour que les sujets exploratoires ne prennent pas trop de place. Le sentiment d’accomplissement est bien plus fort quand on va jusqu’au bout d’un chantier. »
Les profils recherchés chez Volvo Group ? De « purs informaticiens », mais pas uniquement. Des ingénieurs issus de domaines tels que le calcul, la simulation ou les statistiques peuvent aussi s’y épanouir. « La frontière est vraiment très fine. Certains ingénieurs peuvent très facilement, en l’espace de six mois, monter en compétence dans le domaine », confirme Ismaël. Une porosité entre les compétences que l’équipe cherche à cultiver, en favorisant les mobilités internes. D’autant que les besoins ne risquent pas de faiblir, selon ce dernier : « Je pense qu’on recherchera encore des data scientists dans cinquante ans, sous une forme ou une autre. »
Le data engineer : sans lui, pas de prédiction
Troisième maillon de la chaîne, le data engineer est aussi le moins visible. Pourtant, sans lui, aucune des prédictions construites par les data scientists ne pourrait aboutir. « C’est un métier de l'ombre, celui qui pose les rails avant que le train puisse rouler. Il y a peut-être même davantage de tension de recrutement sur les data engineers en France que sur les data scientists. Un constat que partagent de nombreux managers dans le domaine que j’ai pu rencontrer », souligne Ismaël.
Sa mission : sécuriser l’accès aux données, s’assurer qu’elles sont propres et exploitables, et garantir que tout le processus fonctionne, du capteur embarqué sur le camion jusqu’à l’alerte envoyée à l’atelier. « Quand on construit une maison, on pose les fondations avant de passer à la disposition des pièces, l’ameublement et la décoration. C’est pareil pour la maintenance prédictive. »
Les profils recherchés chez Volvo Group ? « Majoritairement des experts de l’informatique. Le data engineer se rapproche du développeur full stack, avec une forte dimension technique liée aux architectures de données. »
La data, bien plus qu'un levier de maintenance
La maintenance prédictive n’est qu’un des terrains où la data façonne l’avenir du groupe. L’équipe d’Ismaël, constituée d’une trentaine de personnes réparties entre Lyon, Göteborg (Suède) et Bangalore (Inde), travaille aussi sur l’électrification des flottes de camions. En travaillant directement avec un client sur l'analyse de ses trajets, des emplacements de chargeurs et des données de consommation, elle est capable de déterminer combien de véhicules peuvent passer à l’électrique sans perte de productivité. Elle intervient également sur l’optimisation des ateliers de maintenance, pour aider les réceptionnaires à mieux planifier les interventions, anticiper les pièces nécessaires et fluidifier le passage des camions.
Quant aux véhicules électriques, ils ouvrent un nouveau champ des possibles. 100 % d’entre eux sont connectés au réseau Volvo : leurs données remontent en temps réel vers les équipes, ce qui permet un suivi à distance bien plus fin que sur un véhicule thermique.
« Chez Volvo Group, on peut être manager, militant, et artiste à la fois »
Pourquoi rejoindre Volvo Group quand on peut faire de la data partout ? Cette question, Ismaël se l’est posée après son alternance. « J’avais la possibilité d’aller ailleurs, mais j’ai choisi de rester car le transport de biens n’est pas une variable d’ajustement dans les enjeux globaux : c’est un vrai besoin. Tant qu’il n’y aura pas d’investissement massif dans le ferroviaire au niveau mondial, les camions vont continuer à circuler pour approvisionner les populations. »
Mettre son énergie au service de véhicules qui polluent de moins en moins, dans une entreprise engagée à respecter les objectifs des accords de Paris, « malgré la déstabilisation mondiale », voilà ce qui a pesé dans la balance.
Tout comme l’ouverture du groupe aux profils atypiques comme le sien. « On peut être manager, militant et artiste à la fois. Il y a de l’espace pour tout ça. » Cette liberté d’être soi, il la retrouve autour de lui : « J’ai l’impression d’avoir une équipe qui me ressemble, avec des profils très divers qui se retrouvent dans cette flexibilité. » Une influence discrète mais réelle des racines scandinaves de l’entreprise… et ça change tout !
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