Transition énergétique : 4 familles de métiers qui recrutent (vraiment) en 2026
L'efficacité énergétique résiste, et elle embauche !
Le secteur de la transition énergétique a connu de très belles années, portées par l'essor des énergies renouvelables. Mais depuis mi-2025, l'instabilité gouvernementale et le flou sur les orientations stratégiques ont changé la donne. « Tout le monde attend de voir dans quelle direction la filière va s'engager », résume Élise Camplo, directrice associée du cabinet de recrutement Rethic, spécialisé dans les métiers de la transition énergétique et de la mobilité durable.
Reste qu'un segment parvient à tirer son épingle du jeu : l’efficacité énergétique. Une exception qui ne doit rien au hasard. « Il y a des retours sur investissement réels. Qu'est-ce qu'on va gagner tous les mois en termes de consommation énergétique ? Ça, c'est du concret pour les clients », résume Élise. À cela s'ajoute une réalité inéluctable : les bâtiments vieillissent, les factures des collectivités s'envolent, et les pouvoirs publics ont fait de la rénovation des bâtiments scolaires une priorité.
Tour d'horizon des quatre familles de métiers à surveiller, calées sur les grandes phases d'un projet d'efficacité énergétique.
Phase amont : le conseil
Avant tout chantier, il y a une étape d’audit. L’entreprise ou la collectivité qui souhaite améliorer ses performances énergétiques fait appel à une société de conseil ou d'ingénierie. Sa mission : établir un bilan de la situation, identifier les postes sur lesquels gagner en performance, puis proposer un ou plusieurs scénarios chiffrés. Avec, à la clé, les dispositifs de financement associés, dont les CEE (certificats d'économie d'énergie), qui permettent d'alléger la note.
Ingénieur ou chef de projet efficacité énergétique
C'est lui qui pilote la phase de diagnostic. Isolation, système de chauffage, équipements : il passe tout au crible, à la recherche des postes sur lesquels gagner en performance. « Dans la grande distribution, par exemple, renouveler les chambres froides coûte cher à l'investissement. Ce spécialiste se charge d’identifier le montage qui permettra d’amortir au mieux le projet, grâce aux économies et aux dispositifs d’aides existants. »
L’atout phare du poste ? Sa pluridisciplinarité. « Il y a un volet technique, un volet projet, un volet financement, un volet réglementaire. Pour les profils agiles intellectuellement qui n'aiment pas être cantonnés à un seul domaine, c'est parfait. » D'autant que la réglementation évolue sans cesse : de quoi chasser la routine !
Les profils recherchés ? Bac+5, formation généraliste ou spécialisée en énergie. L'évolution possible : management d'équipe ou spécialisation. « À partir du moment où le client valide un projet, le dossier bascule en phase MOE (maîtrise d'œuvre) : on va dimensionner le projet, aller plus loin dans le détail, avant d’entamer la phase de travaux. »
Le niveau de rémunération ? À partir de 35 000 € brut pour un débutant. L’évolution salariale peut être importante, notamment en évoluant vers des projets de plus grande envergure. Mais aussi pour les profils qui vont se spécialiser sur un segment en particulier (industrie, GMS, …) et obtenir un rôle d’expert.
Chargé CEE (certificats d’économie d’énergie)
Le chargé CEE vient épauler l'ingénieur sur la partie administrative et réglementaire des dossiers : éligibilité aux dispositifs, montage des pièces, procédures. « C'est un socle indispensable pour devenir ensuite chef de projet. L'évolution classique, c'est de basculer sur un poste d'ingénieur ou chef de projet en efficacité énergétique », détaille Elise.
Les profils recherchés ? Accessible dès bac+2/3, le poste de chargé CEE est aussi une porte d'entrée courante pour les ingénieurs débutants, qui y acquièrent la maîtrise de toute la partie réglementaire et administrative avant d'évoluer vers des fonctions projet.
Le niveau de rémunération ? À partir de 30 000 € brut pour un débutant.
Phase travaux : la réalisation des projets
Une fois que le client a validé son scénario, place à la phase travaux.
Responsable d'affaires / chef de projet MOE travaux
Le responsable d’affaires (ou chef de projet MOE travaux) coordonne les différents corps de métiers sur le chantier : isolation, huisseries, changement de chaufferie… tout en pilotant coûts et délais. « Quand on démarre les travaux, il y a toujours des imprévus. Son rôle, c'est de garantir le QCD (qualité, coûts, délais) durant toute la phase opérationnelle. »
Il est aussi l'interlocuteur direct du client tout au long du chantier : l'école, le supermarché ou l'usine qui doit continuer à tourner. « Il les tient informés de tout ce qui peut impacter l'exploitation du site : coupures d'électricité, livraisons, délais. C'est le point central d'information du client. »
Les profils recherchés ? Bac+2/3 avec expérience, ou bac+5 en énergie, CVC, fluides, bâtiment ou automatismes. Un poste pour les profils terrain, qui aiment jongler entre technique, budget et relation client. « Ce poste se trouve aussi bien au sein de sociétés d'ingénierie spécialisées que dans de grandes structures ayant des programmes de déploiement sur le long terme. »
Le niveau de rémunération ? À partir de 38 000 € brut en moyenne (poste accessible après quelques années d’expérience). De belles évolutions possibles sur le plan salarial, notamment en évoluant sur des projets de plus grande envergure et techniquement plus complexes.
Fin de travaux et exploitation
Technicien GTB
La gestion technique du bâtiment (GTB), ou GTC (gestion technique centralisée), désigne l’ensemble des équipements connectés qui pilotent la consommation énergétique d'un site : chauffage, éclairage, ventilation. « C'est un métier très demandé actuellement », confirme Élise.
Le technicien GTB installe ce type d’équipements en fin de chantier, puis intervient tout au long de leur durée de vie. « Par exemple, un client avait réglé son chauffage à 18°C pour faire des économies, mais ses salariés n’en sont pas satisfaits. Le technicien intervient pour le reprogrammer. S'il y a une panne ou que les gains ne sont pas au rendez-vous, on recalibre. » Ce spécialiste peut travailler en interne dans une structure multi-sites, au sein d'une société d'ingénierie spécialisée, ou chez un fabricant de matériel GTB.
Les profils recherchés ? Bac+2/3 en automatisme ou électrotechnique. A noter qu’une expérience GTB préalable n'est pas indispensable. « Ces profils sont tout à fait adaptables », justifie Elise. Selon les structures, des évolutions vers des postes de coordinateur ou d'ingénieur GTB sont tout à fait envisageables.
Le niveau de rémunération ? À partir de 28 000 € brut pour un débutant.
Energy manager
Souvent une évolution naturelle du technicien GTB, l'energy manager supervise l'ensemble des dispositifs de performance énergétique d'un site ou d'un parc de bâtiments. « Une direction régionale de supermarché ou un groupe industriel avec 5 à 10 sites disposera souvent d'un energy manager dédié. »
Son quotidien : surveiller les indicateurs, repérer les anomalies, trouver des solutions. « Un scénario concret : dans une chambre froide, on a laissé la porte ouverte toute la nuit. Cela déclenche un pic de consommation qui sera vite réglé. Mais s’il s’agit d’un bug de pilotage, l’energy manager fera intervenir un technicien ou un expert GTB. »
Les profils recherchés ? Bac+2/3 minimum, bac+5 idéalement, avec une spécialisation en efficacité ou performance énergétique. Quant aux évolutions, elles sont variées : responsable de site, manager d'une équipe d'energy managers, ou même retour à la phase conseil dans certains cas. « Des profils très expérimentés peuvent avoir envie de revenir sur cette phase amont. Ils apportent leur expertise du terrain pour construire des projets très réalistes. »
Le niveau de rémunération ? À partir de 38 000 € (poste accessible après quelques années d’expérience). Evolution salariale possible, notamment en montant en responsabilité sur des installations très complexes ou en gérant un grand nombre de sites.
Des métiers en vases communicants
Ce qui frappe dans ces quatre familles, c'est leur porosité. On peut commencer comme chargé CEE puis devenir chef de projet, démarrer technicien GTB et évoluer vers l'energy management, puis bifurquer vers le conseil après des années de terrain.
Les opportunités ne manquent pas : « Il y a beaucoup de demandes dans ce domaine. Quand on est expérimenté et qu'on souhaite faire évoluer son périmètre, on arrive en général à trouver des postes qui correspondent », conclut Élise Camplo.
-
Chef de Projets Sites et Sols Pollués Confirmé H/F
Lyon 1er - 69CDI50 000 - 60 000 € / anVoir l’offreil y a 1 jour -
Chef de Projets Études Réglementaires H/F
La Rochelle - 17CDI28 000 - 36 000 € / anTélétravail partielVoir l’offreil y a 1 jour -
Lead Développeur Applicatif c ++ H/F
Valence - 26CDI45 000 - 50 000 € / anTélétravail completVoir l’offreil y a 2 jours -
30 offres d'emploiRethicVoir toutes les offres
- X
Sur la même thématique
Préparez-vous à
décrocher votre job !
155 000
CV lus en moyenne chaque jour, soyez le prochain à être vu !
soyez visible auprès des recruteurs
827 282
offres en ce moment, on vous envoie celles qui collent ?
soyez alerté rapidement
Toutes les offres d’emploi
- Paris
- Lyon
- Toulouse
- Nantes
- Marseille
- Bordeaux
- Rennes
- Strasbourg
- Lille
- Montpellier
- Nice
- Aix-en-Provence
- Dijon
- Reims
- Annecy
- Grenoble
- Tours
- Metz
- Angers
- Clermont-Ferrand
{{title}}
{{message}}
{{linkLabel}}