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Être bien au travail

Télétravail : près d'un cadre sur deux partirait s'il était supprimé

Par Stéphanie Davalo • Publié le

Malgré les exemples médiatisés, le télétravail reste solidement ancré dans les entreprises françaises en 2026.

Télétravail : près d'un cadre sur deux partirait s'il était supprimé
En cas de réduction du nombre de jours de télétravail, 38 % des entreprises anticipent des difficultés à recruter © SuryaAji

La dernière étude de l'Apec le confirme, les cadres et leur employeur ont de bonnes raisons de maintenir le statu quo.

La vague du retour au bureau n'a pas vraiment eu lieu

Depuis deux ans, les annonces de grandes entreprises revenant sur leurs politiques de télétravail ont alimenté les craintes d'un effet domino. Les chiffres de l'Apec dissipent cette inquiétude, car en 2025, seulement 9 % des entreprises ont réduit le nombre de jours de télétravail autorisés pour leurs cadres, et ce mouvement concerne surtout les TPE et PME. Les grandes structures ont au contraire été les plus stables, avec 5 % des ETI et grandes entreprises qui ont restreint leurs pratiques.

Quant à 2026, la tendance est encore plus nette, 94 % des entreprises déclarant vouloir maintenir leur politique telle quelle. Les rares cas médiatisés de recul restent donc très isolés au regard de l'ensemble du tissu économique français.

Performance & QVT : le télétravail n'est pas un cadeau fait aux cadres

Si les entreprises maintiennent le télétravail, c'est parce qu'elles en perçoivent concrètement les bénéfices. Parmi celles qui le proposent, 67 % estiment qu'il a une influence positive sur la qualité de vie au travail de leurs salariés, et 45 % sur leur productivité. Ces convictions sont encore plus fortes dans les grandes structures : 87 % des ETI et grandes entreprises y voient un levier de QVT, et 61 % un facteur de performance.

Elles savent aussi ce qu'elles risquent à y toucher. En cas de réduction du nombre de jours de télétravail, 38 % des entreprises anticipent des difficultés à recruter, 33 % une baisse d'engagement de leurs équipes et 23 % des départs de collaborateurs. Chez les plus grandes, ces chiffres montent respectivement à 62 %, 58 % et 51 %. Le maintien du télétravail n'est donc pas une concession, mais une décision stratégique.

Une ligne rouge

Du côté des salariés, l'attachement au télétravail est documenté. Si leur entreprise venait à le réduire, 74 % des cadres télétravailleurs en seraient mécontents. Si elle le supprimait complètement, ce chiffre monte à 80 %, et près d'un cadre télétravailleur sur deux indique qu'il envisagerait de changer d'employeur.

Au-delà du nombre de jours, c'est la flexibilité dans les modalités qui est perçue comme l'acquis le plus précieux. Aujourd'hui, 61 % des cadres télétravailleurs réguliers peuvent changer leurs jours de télétravail d'une semaine à l'autre selon leurs missions, et 47 % le font sans avoir besoin d'une validation managériale. Cette liberté d'organisation est d'ailleurs le deuxième avantage le plus cité par les cadres pour définir leur statut (43 %), juste derrière l'intérêt du contenu de leur travail (51 %).

Toucher aux modalités, c'est donc toucher à quelque chose de plus profond qu'un simple avantage pratique. C'est remettre en question une forme d'autonomie qui semble faire partie de l'identité du cadre.

Ce que ça change concrètement si vous êtes en recherche

Si vous êtes en recherche active ou en veille, le télétravail mérite d'être traité comme un critère à part entière dans l'évaluation d'une offre, au même titre que la rémunération ou les perspectives d'évolution. D'après l'Apec, seulement 3 recruteurs sur 10 précisent les conditions de télétravail dans leurs offres d'emploi. Certains préfèrent aborder le sujet en entretien, d'autres l'utilisent comme argument de différenciation à garder en réserve. Sur notre plateforme, la présence des informations liées au télétravail est un des critères pour que les entreprises obtiennent le label de Super Recruteur.

Si vous n'avez pas les infos dès la lecture de l'offre, cela devient un sujet pour l'entretien. Au-delà du nombre de jours, interrogez sur la flexibilité réelle dans les modalités : peut-on adapter ses jours selon ses missions ? Faut-il une validation managériale ? Les jours de présence sont-ils imposés ou choisis ? Ces éléments font souvent toute la différence dans le quotidien.

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