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Rupture conventionnelle pour vous reconvertir : mode d'emploi
La rupture conventionnelle peut financer votre reconversion, à condition de connaître les règles et les alternatives possibles.
Financer une reconversion professionnelle suppose souvent de trouver un équilibre entre sécurité financière et liberté pour se former. La rupture conventionnelle pour reconversion répond précisément à ce besoin, une option de plus en plus choisie pour une reconversion réussie sans perte de droits : elle permet de percevoir une indemnité de départ tout en conservant l'accès à l'allocation chômage, contrairement à une simple démission. La procédure à suivre, les délais à anticiper et les solutions en cas de refus de l'employeur permettent d'aborder cette démarche sereinement.
Pourquoi choisir la rupture conventionnelle pour se reconvertir ?
Contrairement à la démission, ce mode de rupture ouvre droit à l'allocation chômage dans les conditions habituelles, ce qui sécurise financièrement la période de transition vers un nouveau métier. Elle permet aussi de négocier une indemnité de départ avec l'employeur, utile pour financer une formation ou amortir une baisse de revenus le temps de lancer un projet de reconversion professionnelle.
Autre avantage pour un projet de reconversion : ce dispositif n'impose aucun préavis à respecter, et la date de départ se négocie librement entre les deux parties, ce qui facilite l'organisation d'une entrée en formation ou le démarrage d'une nouvelle activité.
Comment se déroule la procédure de rupture conventionnelle ?
La procédure suppose au moins un entretien entre le salarié et l'employeur, en général précédé d'une lettre de convocation, au cours duquel le principe du départ et le montant de l'indemnité sont discutés. Un salarié qui souhaite initier la démarche peut adresser sa demande par lettre ; la rupture prend ensuite la forme d'une convention signée conjointement par les deux parties, qui fixe la date de fin du contrat de travail. Pour l'employeur, rupture négociée et licenciement obéissent à des logiques bien différentes en matière de procédure.
Chaque partie dispose ensuite d'un délai de rétractation de 15 jours calendaires après la signature, pour revenir sur sa décision sans avoir à se justifier. Passé ce délai, la demande d'homologation est adressée à la DREETS, qui dispose de 15 jours ouvrables pour vérifier que la procédure a bien respecté les droits du salarié.
Quelle indemnité pour financer votre projet de reconversion ?
Le montant de l'indemnité de rupture se négocie entre l'employeur et le salarié, mais il ne peut jamais être inférieur à celui de l'indemnité légale de licenciement. Ce plancher, calculé sur l'ancienneté et le salaire de référence, relève de l'ordre public et s'impose à l'employeur.
Pour un salarié qui prépare un projet de reconversion professionnelle, cette indemnité constitue souvent une réserve financière appréciable, à mobiliser en complément de l'allocation chômage ou d'un financement de formation.
Quels délais avant de toucher les premières allocations chômage ?
Un point mérite une attention particulière lorsqu'on planifie une reconversion : les allocations chômage ne sont pas versées immédiatement après ce type de rupture. Un délai de carence s'applique avant le premier versement, composé d'un délai fixe de 7 jours, d'un différé lié aux congés payés non pris, et d'un différé spécifique pouvant atteindre 150 jours selon le montant de l'indemnité perçue.
Pour un départ assorti d'une indemnité importante, ce délai cumulé peut donc dépasser 180 jours avant le versement des premières allocations par France Travail, un point essentiel à anticiper dans le plan de financement d'un projet de reconversion.
Et si votre employeur refuse la rupture conventionnelle ?
L'employeur n'est jamais obligé d'accepter cette solution. Aucun texte ne l'y contraint, même face à un projet de reconversion motivé. Deux alternatives existent alors pour financer un changement de métier sans rompre le contrat de travail dans l'immédiat, la voie conventionnelle, employeur et salarié devant alors trouver un autre terrain d'entente.
La démission-reconversion permet, sous réserve de cinq ans d'ancienneté et de validation du projet par une commission dédiée, de percevoir l'allocation chômage versée par France Travail après une démission. Le Projet de Transition Professionnelle, lui, permet de suivre une formation certifiante tout en conservant sa rémunération et son contrat de travail, sans avoir à quitter l'entreprise avant la fin de la formation.
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