Tractiste avion à Orly et franchisé fast-food à La Réunion : Arnaud et Tanjona ont suivi leur passion, et quitté une île pour le premier, pour se reconvertir dans l’automobile
Deux parcours, deux vies antérieures bien chargées, et une même conviction : il n’est jamais trop tard pour changer de route.
L’un réalisait le chargement et le déchargement du fret et des bagages à l’aéroport. L'autre gérait des franchises de restauration rapide sur l’île de la Réunion. Rien, a priori, ne les destinait à vendre des voitures. Et pourtant, Arnaud Régnier et Tanjona Razafindratsimy se retrouvent aujourd'hui tous les deux dans le réseau Volkswagen Group France, après être passés par la VGF Academy. Deux reconversions improbables, un même saut dans l'inconnu, et la même réflexion finale : « Le jeu en valait la chandelle ! » Témoignages croisés.
De la Réunion à Paris : tout quitter pour « boucler la boucle » de l’automobile
Tanjona a grandi à La Réunion, après être né sur son île sœur, Madagascar. À 18 ans, après un parcours scolaire compliqué, il décroche un CAP en réparation des carrosseries, puis bifurque finalement vers une licence de géographie. « J’ai toujours eu un côté combatif malgré mes lacunes à l’école. » N’ayant pas réussi à valider son diplôme, il cherche du travail dans un tout autre domaine : la restauration rapide. Il exerce dans plusieurs enseignes de fast-food. Année après année, il grimpe les échelons jusqu’à devenir responsable d’un point de vente pour une célèbre franchise belge, gérant l’ouverture d’un nouveau site par an, chaque fois sur une zone géographique différente.
« Puis, j’ai eu mon fils. Sa naissance a vraiment été le déclic. Je me suis regardé dans une glace et je me suis dit : j’ai envie d’un renouveau. » Sa passion pour l’automobile étant restée intacte, il envisage une reconversion dans le secteur, en s’accordant tout de même six mois de réflexion « puisque changer d’activité, se rendre en métropole pour se former, déménager, quitter son île d’enfance, ce n’est pas un choix anodin », concède-t-il
Il postule finalement sur Hellowork à une offre chez un réparateur agrée en région parisienne. Son parcours atypique et sa détermination professionnelle retiennent l’attention du recruteur, qui lui propose de rejoindre la VGF Academy pour se remettre à niveau. « Au début, je pensais qu’à mon âge, j’aurais du mal à intégrer une concession, mais grâce à la VGF Academy, on m’a donné ma chance. J’ai vécu ça comme une consécration », décrit-il. Enthousiaste, il regarde les vidéos des promotions précédentes, ce qui ne fait que décupler son envie de rejoindre l’aventure. « Plus de 10 ans après mon CAP Carrosserie, la boucle était bouclée », réalise-t-il fièrement.
Du tarmac au showroom : la reconversion d’Arnaud
Arnaud Régnier, lui, a passé dix-sept ans dans l’aéronautique comme tractiste avion. Un métier qu’il considère aujourd’hui « être fait pour les jeunes ». À l’aube de la cinquantaine, les horaires décalés, la fatigue, l’arrivée de son enfant le mènent à envisager une reconversion. Il songe alors à l’automobile, sa passion depuis l’enfance. Or, envisager une nouvelle carrière sans diplôme en poche, dans un secteur qu’on ne connaît pas de l’intérieur, ça ne s’improvise pas. « J’ai réfléchi à ce que je savais faire en lien avec l’automobile, mais mis à part mon permis je n’avais aucune compétence », plaisante-t-il.
Cela ne le décourage pas pour autant, et il décide de monter sa société de nettoyage automobile. Il travaille avec plusieurs concessions de l’Oise et du Val-d’Oise. Dans ce cadre, il côtoie des vendeurs, des chefs des ventes et des directeurs. « Au bout de quatre ans et demi, je me suis dit : ça y est, je vois comment ça marche de l’intérieur ». Il lance alors sa candidature. Un responsable VO du groupe Courtoise Motors lui répond, avec une condition : passer par la VGF Academy.
La VGF Academy : le sésame pour accéder à un poste au sein d’une concession Volkswagen Group France
Créée par Volkswagen Group France, la VGF Academy forme chaque année près de 300 alternants aux trois métiers phares du groupe : vendeur automobile, conseiller client après-vente et conseiller technique expert. Pour des profils en reconversion, comme Arnaud ou Tanjona, elle représente bien plus qu’une formation : c’est la légitimité qui manquait.
« Ça a sonné comme une évidence », se souvient Tanjona. Depuis septembre 2025, il alterne désormais entre deux semaines en concession et une semaine de cours à Villers-Cotterêts. Les modules sont, selon lui, parfaitement en accord avec ce qu’il voit en concession.
Arnaud pose un regard plus pragmatique sur la formation : « Elle donne une belle approche du métier. On découvre tous les process et les outils des différentes marques, que l’on applique en entreprise dans la foulée, ce qui rend la formation très pratique et concrète », assure-t-il. Ce qu’il retient surtout, c’est la base solide qu’elle lui a donnée : les méthodes de calcul, les typologies de clients, les approches commerciales auxquelles il revient encore aujourd’hui. Il admet d’ailleurs « se replonger régulièrement dans ses cours pour ce type d’enseignements ».
À l’issue de son année, Arnaud s’est retrouvé à gérer seul la partie véhicules neufs (VN) de sa structure d’accueil. « Quand vous sortez de la VGF et qu’on vous confie une concession tout seul, c’est compliqué. » Mais il reçoit le soutien de ses collègues et s’en souvient avec gratitude. « Aujourd’hui j’essaie de le rendre. Quand il y aura un nouveau, je ferai la même chose. »
bon à savoir
Vendeur et Product Genius : deux métiers passion guidés par la relation client
Arnaud gère aujourd’hui la concession Škoda de Garges-lès-Gonesse, véhicules neufs et occasions confondus et il vient d’être certifié vendeur Škoda. Sa journée commence par le traitement des leads* puis se poursuit par la vente en après-midi. Ce qui lui plaît ? L’autonomie, d’abord. « Je me sens comme à mon compte, mais sans les risques. » Lui qui a créé et dirigé sa propre société pendant cinq ans retrouve dans ce showroom une liberté familière : gérer son parc, recevoir ses clients, organiser ses journées.
Il apprécie aussi la relation client et la responsabilité qui lui incombent dans cette démarche de satisfaction client : « L’achat d’une voiture, c’est avec la maison l’achat le plus important dans la vie. Peu importe le budget que le client lui consacre, ça reste une dépense mûrement réfléchie. Il faut donc pouvoir recevoir le client dignement et le considérer », insiste-t-il.
Tanjona, de son côté, est en train de se voir proposer un poste sur mesure : Product Genius, un rôle d’expert technique que l’électrification du parc automobile rend de plus en plus pertinent en concession. « L’idée est de consacrer du temps au client, pour le rassurer et lui expliquer le fonctionnement d’un véhicule électrique. Là où le vendeur, pris par les dossiers et les négociations, ne peut pas s’y attarder », simplifie-t-il.
Valoriser les compétences transférables
Malgré leurs parcours très différents, les deux hommes s’accordent sur un point : « De nombreuses compétences issues de nos expériences passées se sont transposées à l’automobile, telles que le contact client, la capacité à organiser sa journée en autonomie, le travail en équipe », avance Arnaud. « Vendre une gaufre ou une voiture, dans tous les cas, c’est la satisfaction client qui guide nos actions », dit Tanjona.
Arnaud, en revanche, estime que s’il aime autant son métier aujourd’hui, c’est précisément car il ne vend pas n’importe quel produit : « Škoda, c’est une marque accessible, sérieuse, innovante et en plein essor. C’est un peu ce qu’était Volkswagen à l’époque, la voiture du peuple, tout en conservant un aspect premium. »
La reconversion, « une décision qui se réfléchit »
S’ils sont tous les deux fiers du chemin parcouru, ni l’un ni l’autre ne minimise ce que qu’une reconversion coûte. Arnaud, 46 ans à l’époque, avait un enfant, un crédit immobilier : « C’est une décision qui se réfléchit », recommande-t-il. Tanjona, lui, a tout organisé depuis La Réunion, à onze mille kilomètres et acceptant d’être logé chez sa belle-sœur en métropole pour suivre sa formation en alternance : « Il faut accepter une baisse de rémunération temporaire, pour mieux pouvoir rebondir par la suite », explique-t-il.
Mais le calcul, selon eux, vaut le coup. À condition d’être lucide et de ne pas être trop pressé. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que vous n’allez pas gagner 3 000 euros par mois le premier mois », prévient Arnaud. Et Tanjona de conclure, avec la conviction tranquille de quelqu’un qui a traversé un océan pour en arriver là : « Peu importe l’âge, le plus important c’est d’y croire. Tout est possible lorsqu’on le souhaite vraiment. »
* Dans le domaine du marketing digital, un lead désigne un prospect, c’est-à-dire un client potentiel. Ce terme anglais, que l’on peut traduire par « piste », correspond à un contact ayant manifesté un intérêt, plus ou moins marqué, pour une offre.
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