Être bien au travail

Maureen, ingénieure et ambassadrice mixité au sein du groupe SNCF : « Si on est curieux et que l’on s’implique auprès des équipes, tout se passe bien. Et le genre n’y change rien ! »

Par Adèle Charrier Publié le • Sponsorisé par Groupe SNCF

Dans le groupe SNCF, engagé depuis plus de vingt ans en faveur de l’égalité professionnelle, les métiers techniques n’ont pas de genre. Maureen en est la preuve.

Maureen, ingénieure et ambassadrice mixité au sein du groupe SNCF : « Si on est curieux et que l’on s’implique auprès des équipes, tout se passe bien. Et le genre n’y change rien ! »
Depuis janvier 2025, Maureen occupe un poste d’ingénieure maintenance et travaux génie civil. © Karim Ammour / Groupe SNCF

Chaque jour, des millions de voyageurs montent dans un train sans s’imaginer toutes les manœuvres qui ont été nécessaires pour qu’il arrive à destination. Pourtant, derrière chaque circulation, se cachent des dizaines de métiers dont on parle peu : ceux qui vérifient, réparent, planifient, sécurisent.

Maureen exerce l’un d’eux. Ingénieure maintenance et travaux génie civil, elle est entrée chez SNCF Réseau, à 18 ans, un peu par hasard, et n’en est jamais repartie. Dix ans plus tard, elle fait partie des 36 000 femmes qui font vivre le groupe SNCF au quotidien.

Convaincue que les jeunes méritent d’entendre ce que personne ne lui a dit au lycée – qu’il existait de nombreux métiers au sein du groupe SNCF, et surtout qu’ils n'étaient en aucun cas genrés – elle est devenue l’une des ambassadrices de sa campagne Mixité.

Travailler dans un milieu masculin

Maureen est entrée dans le groupe SNCF à 18 ans. Malgré son jeune âge, elle n’a pas vécu l’environnement masculin comme un obstacle, bien au contraire : « Si on est curieux et que l’on s’implique auprès des équipes, tout se passe bien. Et le genre n’y change rien. »

Néanmoins, pour asseoir sa légitimité, en tant que femme, mais surtout en tant que cadre, elle se rend régulièrement sur le terrain avec ses agents, « histoire de casser les éventuelles barrières. » Au quotidien, elle consulte autant que possible les opérationnels dans la planification des opérations de maintenance. Elle s’appuie notamment sur ses deux chefs d’équipe, qui ont 30 ans d’ancienneté : « Je n’étais pas née qu’ils faisaient déjà ce métier. Prendre en compte leur avis dans l’organisation des chantiers et les intégrer dans l’optimisation de production, c’est essentiel pour la dynamique d’équipe. »

Sa posture fait écho à un engagement plus large de la part du groupe SNCF. Depuis plus de vingt ans, ce dernier agit au quotidien pour faire progresser la présence des femmes dans tous ses métiers, y compris les plus techniques, pour garantir leur promotion professionnelle et lutter contre toutes les formes de sexisme. Recruter davantage de femmes, garantir à toutes et à tous l’égalité professionnelle tout au long de la carrière : c’est une priorité portée à tous les niveaux du Groupe. Maureen en est, à sa façon, l’incarnation.

 

Un rôle d’ambassadrice Mixité

Elle veut maintenant convaincre d’autres jeunes femmes d’embrasser des carrières dans l’ingénierie ferroviaire. En ce sens, elle s’est investie dans la campagne Mixité du groupe SNCF, et participe également au programme Les Potentielles.

bon à savoir

Lancé il y a plusieurs années par le groupe SNCF, le dispositif Les Potentielles s’adresse aux jeunes du collège au bac +5 pour déconstruire les stéréotypes de genre à l’orientation. Au programme : un événement national annuel, des visites de sites SNCF organisées avec des classes, et des interventions en classe menées par des volontaires SNCF de tous métiers, s’appuyant sur un module co-construit avec un partenaire externe. Maureen en fait partie. En 2024, ce sont 2 000 femmes qui ont rejoint le groupe SNCF, qui compte aujourd’hui 36 000 collaboratrices dans ses effectifs, soit 23 % des salariés. Un engagement structurel, porté depuis plus de vingt ans, pour faire du Groupe l’un des acteurs de référence de l’égalité professionnelle en France.

Ce qui l’a motivée à s’engager ? Le souvenir du manque d’information à ce sujet lorsqu’elle était adolescente : « À l’époque, je n’avais pas la chance d’avoir des professionnels qui venaient expliquer leur métier en classe. Les jeunes connaissent mal les professions ferroviaires. On leur parle de conducteur de train, d’agent de sûreté, et c’est à peu près tout. Alors si je peux permettre à des femmes de s’ouvrir à d’autres horizons en s’intéressant à nos métiers, c’est déjà un grand pas ! »

Elle encourage les jeunes femmes à se renseigner sur les métiers existants, sans se brider : « Au sein du groupe SNCF, on est formé à nos métiers et on n’est jamais tout seul. Il ne faut pas avoir peur de se lancer. Un chef d’équipe ou un agent sera toujours là pour répondre aux questions. »

« On fait rouler des trains de plusieurs tonnes, et nos réglages sont au millimètre »

Si Maureen est aujourd’hui parfaitement à sa place, l’ingénierie ferroviaire était pourtant loin d’être une vocation pour elle. En 2015, fraîchement sortie du lycée, elle s’oriente d’abord vers un DUT hygiène, sécurité, environnement, dans les pas de son frère. C’est en cherchant une alternance qu’elle découvre une offre de référente QSE (qualité, sécurité, environnement) du groupe SNCF : « J’avais passé plusieurs entretiens. Mais l’offre SNCF m’a davantage plu : le secteur ferroviaire m’intéressait, et je savais que des opportunités pourraient s’ouvrir à l’avenir. »

Or à son arrivée, son poste centré sur le pilotage des produits chimiques et l’analyse des accidents de travail ne correspond pas à ce qu’elle imaginait. « Je voulais plus de concret, de terrain », se souvient-elle. Sa tutrice lui propose alors une alternative : rejoindre les équipes de maintenance. Cette fois, toujours en travaillant sur le volet sécurité, Maureen côtoie les équipes de plus près. Son rôle prend alors tout son sens : « C’est là que j’ai vraiment découvert l’univers de l’entretien des voies et ses contraintes. On fait rouler des trains de plusieurs tonnes par jour avec des centaines de voyageurs, et nos réglages sont au millimètre, c’est incroyable ! »

Ce déclic guide la suite de son parcours : après son DUT, elle se réoriente en génie civil en intégrant une école d’ingénieur partenaire du groupe SNCF. Sur sa promotion de 200 élèves, elles sont 20 filles. « Ça s’est très bien passé », dit-elle simplement. C’est précisément cette expérience, celle d’avoir tracé sa route dans un univers à dominante masculine en étant formée, soutenue et accompagnée, qui fonde aujourd’hui son engagement pour la mixité. Le groupe SNCF propose d’ailleurs à ses collaboratrices des formations dédiées à leur développement professionnel et à l’adaptation aux évolutions techniques et technologiques : un levier concret pour garantir à toutes les mêmes parcours, les mêmes opportunités, les mêmes accès aux postes à responsabilités.

« Je me sens utile au quotidien »

Depuis janvier 2025, Maureen occupe un poste d’ingénieure maintenance et travaux génie civil, avec au programme la planification des opérations sur le réseau francilien, la coordination avec les autres entités, et du management transverse de deux équipes. Un rôle de chef d’orchestre, au carrefour de tous les flux : « Je fais le lien entre les services extérieurs, l’établissement, le patrimoine, et les équipes qui remontent les difficultés du terrain. »

Ce qu’elle aime particulièrement dans ce poste, c’est sa dimension concrète : « Je me sens utile au quotidien. » Et c’est ce sens qui la guide : « On peut avoir l’impression qu’il y a beaucoup de pilotage et de reporting dans mon poste, mais au bout du compte, l’objectif est toujours le même : la sécurité des voyageurs. »

Ce sentiment d’appartenance à une communauté de 150 000 personnes, Maureen le retrouve aussi dans le réseau SNCF Mixité, premier réseau mixité d’entreprise en France avec 13 200 membres. Un espace où collaboratrices et collaborateurs se soutiennent et s’accompagnent tout au long de leur vie professionnelle dans le Groupe.

Ce que son parcours illustre également, c’est l’une des grandes particularités du groupe SNCF : la possibilité de changer de poste, de responsabilités, de périmètre, tous les trois à quatre ans en moyenne. « Là où, dans le privé, une conductrice de travaux pourrait rester dix ans sur le même poste, ici cette possibilité d’évoluer rapidement fait qu’on ne se lasse pas », conclut-elle. Son parcours, de référente QSE à conductrice de travaux, puis à ingénieure maintenance en est l’exemple le plus concret.

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