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Cuisiniste chez Darty : « Je ne pensais pas que ce métier était accessible sans diplôme »
Cédric et Julia vous ouvrent les portes d'un métier où créativité, sens du conseil et expertise technique se conjuguent au quotidien.
On pourrait croire que le poste se résume à vendre des meubles de cuisine. « C'est un peu plus complexe que ça ! réagit Cédric, concepteur-vendeur cuisine chez Darty. Le client arrive avec une idée, et le but, c'est qu'à la fin du rendez-vous il reparte avec un projet complet. Il faut trouver les solutions les plus adaptées sur le plan pratique et ergonomique, tout en se rapprochant au maximum de son budget. »
Sa collègue Julia va encore plus loin : « On doit cerner la personne et comprendre ses besoins avant même de lui vendre quoi que ce soit. Faire visiter le showroom aide beaucoup : on voit ce qu'on aime, visuellement comme au toucher. »
« On commence toujours par un croquis à la main »
Même réflexe pour les deux concepteurs : faire un croquis papier du projet. « Ça permet aux clients de le visualiser, avant de passer à la conception sur ordi », souligne Julia. Une étape essentielle, confirme Cédric : « C'est sur cette phase qu'on passe le plus de temps. On doit réfléchir à l'organisation de la cuisine pour qu'elle soit la plus pratique possible. Certains clients ont de nombreux souhaits, mais tout n'est pas réalisable, surtout à Paris, où les appartements sont souvent exigus. »
Une fois l'esquisse validée, place à la conception. « On choisit les coloris, on dessine en 3D puis on présente le projet au client », détaille Cédric. Le poste comporte une vraie dimension créative que tous deux cultivent activement. « On va régulièrement voir les showrooms d'autres points de vente, parce que leur décoration est souvent différente de la nôtre », observe Julia. « C'est là qu'on trouve de l'inspiration, notamment pour créer des ambiances en ajoutant des éléments de décoration. »
« Je croyais qu'il fallait faire des études spécifiques »
Ces connaissances, Cédric et Julia ne les ont pas acquises sur les bancs de l'école. Cédric a d'abord enchaîné plusieurs postes chez Darty, de magasinier à vendeur, en passant par secrétaire. C'est un responsable cuisine qui lui a soufflé l'idée de rejoindre l'activité cuisine. « Je n'y avais pas pensé, car je croyais qu'il fallait faire des études spécifiques pour exercer ce métier », se souvient-il.
Julia, elle, est entrée chez Darty pour un job étudiant, afin de financer ses études d'architecture. D'abord vendeuse de petit, puis de gros électroménager, elle a été encouragée à chaque étape par sa responsable et son ancien chef de vente. « Quand j'ai fini ma formation, ils m'ont recrutée en cuisine », retrace-t-elle.
Contrairement aux idées reçues, il n'est pas nécessaire d'avoir une formation en architecture ou en décoration d'intérieur pour devenir concepteur-vendeur cuisine chez Darty. Ce sont avant tout le sens du commerce, l'écoute et l'envie d'accompagner les clients dans leurs projets qui font la différence. Des profils venus de l'automobile, de l'immobilier, de l'ameublement ou de l'électroménager intègrent régulièrement les équipes.
bon à savoir
« C'est un métier qui s'apprend petit à petit »
Reste que les deux concepteurs avaient quelques appréhensions avant de se lancer. « On connaissait la vente directe, mais côté cuisine on suit les clients pendant plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. C'est une approche complètement différente, explique Julia. On est tributaire du client, ce qui nécessite de bien aménager son planning et de suivre de près son portefeuille. »
Pour permettre à des profils venus d'horizons variés de réussir, le groupe a développé un parcours d'intégration sur mesure. Cédric et Julia sont ainsi tous deux passés par l'Académie de Formation Fnac Darty. « On y apprend énormément », souligne Cédric. Des bases qui se révèlent précieuses une fois en magasin : « Avoir déjà abordé un sujet en formation permet de s'adapter plus rapidement quand on est dans l'action avec le client. »
L’apprentissage se poursuit ensuite sur le terrain, au contact des collègues, managers, fournisseurs et des projets réels. « On a énormément de questions quand on commence, c'est important d'être bien entouré. Heureusement, les collègues proposent toujours leur aide. C'est un métier qui s'apprend petit à petit. Après trois ans dans le métier, j'ai encore des choses à découvrir », ajoute Cédric.
bon à savoir
« Le but, ce n'est pas juste de vendre une cuisine »
Cédric estime entre 15 et 20 heures le temps consacré à chaque client, dont trois à quatre en face à face. Le reste se joue en coulisses : gestion des commandes, suivi de la livraison, coordination avec le métreur et le poseur. Des missions qui réclament une grande rigueur. « Il faut être sûr de soi, ne rien oublier et tout faire valider en amont. Car le client, lui, n'oublie pas », résume Julia.
Bien au-delà de la technique, ce sont surtout les qualités humaines qui permettent de réussir dans le métier. « On doit être très patient, bien organisé, pointilleux, à l'écoute des clients pour s'adapter au mieux à leurs besoins, complète Cédric. Le moindre oubli peut avoir des répercussions à la livraison ou à la pose. Les erreurs peuvent arriver, alors il faut être réactif, montrer qu'on suit son dossier. »
Certains dossiers se révèlent particulièrement exigeants, mais la persévérance finit toujours par payer. « J'ai réalisé la vente record du magasin, à 60 000 euros. Une finition laquée brillante, très haute gamme. Dix rendez-vous ont été nécessaires pour mener ce projet à bien », glisse Cédric avec fierté.
Des échanges qui ne s'arrêtent pas une fois la cuisine posée. « On continue d'accompagner la personne deux ou trois mois après la vente, pour savoir si tout s'est bien passé. Même un an après, elle peut revenir pour un complément : refaire sa salle de bain, ajouter un meuble TV… Les clients satisfaits nous en amènent de nouveaux, c'est l'un de nos meilleurs leviers », indique Cédric. Du premier rendez-vous jusqu'à la réception du chantier, le cuisiniste reste l'interlocuteur unique. « Le but, ce n'est pas juste de vendre une cuisine. Il s'agit d'accompagner un projet de vie, parfois pendant plusieurs mois », assure Julia.
bon à savoir
Le mot du recruteur
Les parcours de Cédric et Julia illustrent une réalité forte chez Fnac Darty : ce métier s'ouvre à des profils très variés, dès lors qu'on y apporte le sens du client et l'envie d'apprendre. Formation structurée, accompagnement terrain, perspectives d'évolution réelles : les conditions sont réunies pour construire un parcours durable dans un métier qui allie commerce, conseil et créativité.
l'électroménager. Né de la fusion entre Fnac et Darty en 2016, le groupe est devenu un leader européen avec
plus de 25000 collaborateurs avec 1010 magasins dans 13 pays.
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