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Quentin, d’alternant à chargé d’affaires dans les ascenseurs : « C’est mon socle technique qui m’a permis d’évoluer aussi vite dans ce métier »
Dix ans d’évolution chez TK Elevator et un récent poste à construire.
Un ascenseur capable de transporter dix tonnes de marchandises, un autre conçu sur mesure pour une villa surplombant la ville de Cannes. Sur la Côte d'Azur, certains chantiers de Quentin Beaune n'ont rien d'ordinaire. Pourtant, tout a commencé bien plus modestement pour le chargé d’affaires : par une alternance chez TK Elevator, il y a dix ans.
Un premier virage, de la médecine aux ascenseurs
Rien ne prédestinait Quentin Beaune au secteur des ascenseurs. Après un bac scientifique, il se lance dans des études de médecine à Marseille, et envisage de se spécialiser comme dentiste. C’est lors d’un stage qu’il se rend compte que « ce n’était pas du tout ce [qu'il] voulait faire », raconte-t-il. Il bifurque alors vers un DUT génie mécanique productique, posant ainsi les bases techniques qui le suivront toute sa carrière.
C'est une conférence dans son IUT qui change la donne : Kedge Business School recrute des profils techniques pour former de futurs ingénieurs d'affaires. Quentin s'y engage et intègre TK Elevator en alternance, comme apprenti ingénieur des ventes, dans le Var. À la fin de son apprentissage, on lui propose un CDI. « C’est le socle technique du DUT qui m'a permis d'évoluer aussi vite dans ce métier », analyse-t-il. Il reste ensuite ingénieur des ventes pendant près de quatre ans, en charge d'un périmètre qui s'élargit progressivement du Var aux Alpes-Maritimes et au Vaucluse.
« On m’a proposé le poste avant qu’il ne sorte officiellement »
En 2020, TK Elevator constate, sur ce périmètre géographique, un écart entre ce qui est vendu par les commerciaux et ce qui est réellement réalisé sur les chantiers. L'entreprise décide alors de créer un poste inédit, à mi-chemin entre le commerce et les travaux, celui de chargé d'affaires. « Ça m'a été proposé avant même que le poste ne sorte officiellement. Je me suis positionné, parce que j'avais fait le tour de la partie commerciale et j'avais envie de voir autre chose », se souvient Quentin.
Le pari est autant le sien que celui de son employeur. « L'entreprise ne connaissait pas ce poste, c'était un challenge pour elle aussi. Est-ce qu'on allait avoir une meilleure communication avec les clients, moins de contretemps ? » Aucune formation type pour ce nouveau rôle. Quentin apprend le management, la finance, le suivi de chantier et les achats sur le terrain, en encadrant les conducteurs de travaux avec lesquels il collaborait jusque-là côté commercial.
bon à savoir
Une diversité « des interlocuteurs et des techniques »
Entre le pilotage des chantiers, le management d'équipe et la relation client, le quotidien de Quentin ne suit pas de schéma fixe. « Aucune semaine ne se ressemble. On peut gérer une urgence à tout moment. Un problème de sécurité, un souci de montage ou un client qui aurait aimé qu’on réceptionne plus vite », décrit-il.
Ce qu'il apprécie particulièrement dans son métier ? « La diversité des interlocuteurs et des techniques », répond-il. Ses acquis techniques continuent d'ailleurs de lui servir au quotidien. Face à un technicien, la discussion entre d’emblée dans le détail du montage. Face à un architecte, elle se déplace plutôt vers les plans et l'environnement autour de l'ascenseur, avec des notions d'électronique, de mécanique ou d'hydraulique. « Cela me permet de m’adapter et d’envisager tout type de solution », résume-t-il.
Voitures de luxe et administration judiciaire : des chantiers hors norme
Sur la Côte d'Azur, les paillettes ne sont jamais loin, mais elles ne font pas tout le quotidien. Écoles, mairies, centres commerciaux, nouveaux programmes de logement, particuliers, Quentin jongle avec des publics très différents, chacun avec ses propres attentes.
Parmi les chantiers marquants, il y a l'hôtel de police de Nice et ses 17 appareils vendus sur un projet techniquement complexe, deux ascenseurs pour un constructeur automobile italien à Cannes, un ascenseur de dix tonnes pour l'usine d'un célèbre soda, et des ascenseurs de voiture sur mesure pour des villas de luxe, très présentes dans les constructions en restanque * des Alpes-Maritimes. « C'est à nous d'adapter notre discours en fonction du client. Un particulier qui installe un petit ascenseur chez lui n'a pas les mêmes attentes qu'une maîtrise d'ouvrage professionnelle, qui exige par exemple des réunions de chantier hebdomadaires », précise-t-il.
« Comme l’entreprise nous fait confiance, on joue le jeu »
À son arrivée sur le poste, les chantiers coûtaient finalement plus cher que ce qui avait été initialement vendu au client. Aujourd'hui, la situation s'est inversée, avec une marge positive. Un retournement que Quentin attribue autant à la réorganisation de son portefeuille de sous-traitants qu'à sa méthode de management. « Quand j’ai pris mes nouvelles responsabilités, je voulais appliquer le process bêtement. Je me suis rendu compte que ça ne fonctionnait pas, admet-il. Chaque conducteur de travaux fonctionne de manière différente. J’adapte mon rôle, en l’orientant sur ce qu'il sait faire, et tenant compte de ce qu'il ne sait pas faire. »
Cette confiance qu'il accorde à ses équipes, l'entreprise la lui accorde en retour. « Si je veux aller à Toulon, à Marseille, je suis autonome. C'est un atout énorme, parce que l'entreprise nous fait confiance, et comme on nous fait confiance, on joue le jeu », souligne-t-il.
Le recrutement et la fidélisation de son équipe suivent la même logique. Un exercice délicat, en particulier pour les techniciens ascensoristes, « la denrée rare du métier ». Une fois l'équipe en place, il mise sur la reconnaissance plutôt que sur la pression. « C’est essentiel de féliciter les collaborateurs pour leur travail et dans le cas des techniciens, leur dire quand tout s’est bien passé sur une affaire. Ça améliore beaucoup de choses. »
« On n’est jamais seul, même quand c’est dur »
Quentin loue l’accompagnement qui lui a été réservé, pendant ces dix dernières années par un formateur en alternance, un ancien directeur commercial qui lui a proposé le poste de chargé d'affaires, et deux directeurs opérationnels successifs. Un soutien qu'il retrouve aujourd'hui dans son propre réseau interne, notamment auprès d'un ancien collègue devenu directeur opérationnel sur tout le Sud.
C'est là son conseil pour celles et ceux qui envisagent une évolution similaire chez TK Elevator. « Restez ouverts aux opportunités, car quand on se donne les moyens, on y arrive. Chez TK Elevator, on n'est jamais seul, même quand c'est dur. On est tous dans le même bateau, et on trouve des solutions ensemble », conclut-il.
* Muret de pierre sèche construit à flanc de colline pour créer des terrasses cultivables ou constructibles, technique traditionnelle très répandue en Provence et sur la Côte d'Azur.
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