Pour relancer la croissance, rien de tel qu'une bonne grève
En 1995, les grèves contre la réforme des retraites avaient entraîné un recul de 0,2 % de la croissance au quatrième trimestre de cette année-là avant de bondir au trimestre suivant, indique l'Insee. En 1968, le PIB avait même augmenté de 8 % le trimestre suivant.

Les grèves, une aubaine pour l'économie française ? Ce n'est pas tout à fait la conclusion que tire l'Insee des manifestations qui ont lieu en France, mais presque ! Selon les statisticiens, ce qui est sûr, c'est que les mouvements sociaux n'affecteront pas la prévision de croissance de 0,2 % attendue au quatrième trimestre.
Un maintien qui s'explique essentiellement par un report des dépenses. Les Français qui se déplacent habituellement en transport en commun prennent davantage leur voiture font augmenter les achats d'essence et les achats dans les commerces physiques sont compensés par ceux effectués en ligne.
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Les précédents de 1968 et 1995
En 1995, les grandes grèves contre le plan Juppé sur les retraites ont duré 22 jours et ont amputé la croissance de 0,2 à 0,3 point de PIB au quatrième trimestre. Un ralentissement largement compensé au trimestre suivant. Plus important encore, les mouvements de 1968 avaient entraîné un recul de 5 % de l'économie française au deuxième trimestre. Avant de rebondir de 7,7 % le trimestre suivant. Quant à la contestation contre la réforme des retraites du gouvernement de François Fillon en 2010, elle n'avait eu aucun effet global significatif sur l'économie."Le PIB avait crû de 0,6 % aux deuxième et troisième trimestres 2010 et de 0,5 % au quatrième trimestre, allant jusqu’à 1 % début 2011. Bien que la contestation ait duré longtemps, du printemps à l’automne, elle avait été plus perlée", soulignait à l'époque au Monde Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM.
Au printemps 2018, la grève des agents de la SNCF avait entraîné un recul de 0,1 point du PIB. Quant au mouvement des "gilets jaunes", s'il avait eu impact du même ordre au quatrième trimestre 2018, les 10 milliards d'euros mis sur la table par Emmanuel Macron en faveur du pouvoir d'achat a finalement dopé la croissance pour l'année suivante.
Les grèves pénalisent toutefois certains secteurs et notamment les commerces hors alimentaires. Mais là encore, c'est à relativiser. Aux Echos, Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), souligne que "l'impact est concentré sur quatre à cinq agglomérations". Pas de quoi gâcher les fêtes de fin d'année...
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