Toutes les offres en temps réel sur l'application.
Télécharger Télécharger« Peut-être qu’à terme il faudra faire (la sieste) comme les Andalous » : et si l’aménagement des horaires était l’avenir en temps de canicule ?
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou trouve intéressant de regarder les mesures pratiquées dans des pays plus chauds pour faire face aux fortes chaleurs.
La France traverse une nouvelle vague de chaleur. Vendredi 19 juin, Météo France plaçait 58 départements en vigilance orange, et plus d’un Français sur deux se trouvait concerné par des températures dépassant les 35 degrés. Dans ce contexte, la question de l’adaptation du travail à la chaleur s’est invitée sur RMC, où Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, n’a pas exclu grand-chose. « Peut-être qu’à terme il faudra faire comme les Andalous », a-t-il lancé, faisant allusion à la pause (souvent accompagnée d’une sieste) pratiquée par les Espagnols aux heures les plus chaudes de la journée.
« C’est intéressant de regarder dans des pays où historiquement et culturellement, il y a une adaptation des horaires »
En Andalousie, quand le soleil tape fort, entre 14 et 16 h, le travail s’arrête et bon nombre de commerces ferment. Ce modèle d’aménagement des horaires, ancré dans la culture du sud de l’Espagne depuis des décennies, a retenu l’attention du ministre. Sans proposer de pistes sérieuses, il a évoqué l’idée de pouvoir s’en inspirer : « C’est intéressant de regarder dans des pays où historiquement et culturellement, il y a une adaptation des horaires, comme le sud de l’Espagne. L’idée est toujours la même, c’est de se protéger pendant les horaires les plus chauds », a déclaré Jean-Pierre Farandou.
Le ministre n’a rien annoncé de concret. Pas de décret en vue, pas de calendrier. Mais la formulation elle-même dit quelque chose : envisager ouvertement de s’inspirer du modèle andalou, c’est admettre que le statu quo ne suffira peut-être pas avec le réchauffement climatique et la multiplication des épisodes de canicules.
Une continuité du décret de mai 2025 pour protéger les travailleurs
Derrière la question des horaires, c’est celle de la santé au travail qui se pose. Jean-Pierre Farandon n’a pas minimisé les enjeux. Il a rappelé ce que les travailleurs en extérieur vivent déjà : « Les conditions sont de plus en plus intenses. C’est un vrai risque. On parle de vrais risques professionnels, qui peuvent provoquer des malaises, qui peuvent provoquer des accidents et même parfois des drames », a-t-il souligné.
Après l’interview, le ministre s’est rendu sur un chantier parisien qui a choisi de démarrer tôt le matin pour éviter les heures les plus chaudes. Un exemple concret de ce que le décret de mai 2025 a rendu possible et obligatoire : l’adaptation des conditions de travail dès lors que les températures deviennent dangereuses.
bon à savoir
Pour l’heure, la sieste au bureau reste donc un horizon lointain pour les salariés français. Mais le fait qu’un ministre du Travail l’évoque sans la balayer d’un revers de main, c’est déjà, en soi, un signe que le débat a changé de nature.
- X
- Restez à jour sans effort
- On trie le meilleur pour vous
- 2 emails par semaine
Sur la même thématique
Préparez-vous à
décrocher votre job !
155 000
CV lus en moyenne chaque jour, soyez le prochain à être vu !
soyez visible auprès des recruteurs
922 506
offres en ce moment, on vous envoie celles qui collent ?
soyez alerté rapidement
Toutes les offres d’emploi
- Paris
- Lyon
- Toulouse
- Marseille
- Nantes
- Bordeaux
- Rennes
- Lille
- Strasbourg
- Nice
- Montpellier
- Aix-en-Provence
- Dijon
- Annecy
- Grenoble
- Angers
- Clermont-Ferrand
- Tours
- Metz
- Caen
{{title}}
{{message}}
{{linkLabel}}