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5 clichés sur le métier de technicien ascensoriste (et pourquoi il faut les oublier !)

Par Laura Lamassourre Publié le • Sponsorisé par TK Elevator France

Avec 30 ans d’expérience, Jean-Marc connaît le métier de technicien ascensoriste sur le bout des doigts. Et il a beaucoup à dire sur les idées reçues qui l’entourent.

5 clichés sur le métier de technicien ascensoriste (et pourquoi il faut les oublier !)
Jean-Marc assure la maintenance de 120 ascenseurs près de Toulouse pour TK Elevator. © TK Elevator

Que sait-on vraiment du métier de technicien ascensoriste ? Pas grand-chose, à en croire les idées reçues qui circulent. Pourtant, Jean-Marc, technicien SAV chez TK Elevator depuis 30 ans, a bien des choses à raconter. Aujourd’hui, il assure la maintenance de 120 ascenseurs près de Toulouse et partage pour Hellowork la réalité d’un métier bien plus riche et varié qu’on ne l’imagine. Découvrez ses anecdotes au fil de l’article.

Cliché n°1 : Il faut être un grand bricoleur

« Ce n’est pas tout à fait vrai car tout s’apprend ! En étant un peu curieux et en lisant les méthodes, même ceux qui ne sont pas bricoleurs s’en sortent, souligne Jean-Marc. Analyser les pannes et comprendre la mécanique, c’est surtout de la logique. Le dépannage, c’est un peu comme un jeu, une énigme. L’expérience, on l’acquiert sur le terrain ! »

Le métier combine mécanique, électricité, électronique et informatique : « Il faut analyser, comprendre, trouver des solutions. C’est ce qui rend le métier stimulant ! » La formation continue fait d’ailleurs partie intégrante du quotidien : « On doit connaître les dernières nouveautés réglementaires et technologiques. C’est ce qui nous permet de conseiller au mieux nos clients. »

Anecdote : Le papillon de nuit

« On m’appelle pour une panne dans une résidence : la porte de la cabine ne se ferme plus. Après 30 minutes de route, j’arrive sur place et je remarque un papillon de nuit posé sur la cellule photoélectrique des portes. Je me dis : “Ça ne peut pas être lui qui bloque la porte !” Pourtant, je le pousse doucement du doigt… et la porte se referme immédiatement. Eh bien si, c’était lui ! »

Cliché n°2 : C’est un métier risqué

La sécurité est au cœur du métier. « C’est notre cheval de bataille. Chaque ascenseur fait l’objet d’une étude de sécurité approfondie. Un auditeur vérifie l’accès, l’échelle, la trappe », précise Jean-Marc. Les équipements de protection sont systématiquement fournis : gants, lunettes, casque. Les nouvelles installations sont équipées de garde-corps et de systèmes à double validation. « Pour monter la cabine, on doit appuyer sur deux boutons en même temps pour éviter tout risque. Ces procédures, qui n’existaient pas il y a dix ans, font de la sécurité notre priorité absolue. »

Les formations jouent un rôle déterminant dans cette culture de la sécurité. C’est par elles que les techniciens intègrent et maîtrisent les procédures d’intervention, qu’il s’agisse de travailler en hauteur, de manipuler des systèmes sous tension ou de gérer des situations d’urgence. « On est régulièrement formés pour rester à jour sur les nouvelles normes et les évolutions techniques. C’est ce qui nous permet d’intervenir en toute sécurité, quelle que soit la situation », confirme Jean-Marc.

Cliché n°3 : C’est un métier répétitif et monotone

Les missions des techniciens ascensoristes sont bien plus variées qu’on ne pourrait le penser. « On ne fait pas seulement des dépannages ou de la maintenance, mais également des petits travaux comme installer des systèmes de télécommunication vers l’extérieur ou remplacer un jeu de cellules. On est aussi amenés à accompagner des organismes de contrôle ou bien à faire des audits », détaille Jean-Marc. Sans oublier un rôle de conseil : « On doit s’occuper d’ascenseurs qui ne sont plus aux normes et expliquer au client qu’il est obligatoire de s’y conformer. On donne aussi des conseils d’amélioration comme l’installation d’un variateur de fréquence pour le confort et pour moins abîmer le moteur. »

La richesse de la relation client contribue également à briser la monotonie. En intervenant auprès de profils très variés, de la copropriété à la maison de retraite en passant par les bâtiments d’entreprise, le technicien est constamment en interaction et force de conseil. « On échange avec des gens très différents, et ça, c’est ce qui rend chaque journée unique. On ne se contente pas de faire la maintenance : on conseille, on explique, on rassure aussi parfois », note Jean-Marc.

Le parc d’un technicien n’est pas homogène, loin de là : « On peut tomber sur un appareil qui a 40 ans pour lequel il faut chercher les pannes sur de vieux plans jaunis, ou des nouveaux appareils avec un outil de diagnostic intégré. Il y a aussi plusieurs marques différentes. » Les déplacements eux-mêmes réservent leur lot de surprises. « On se déplace d’une panne à une autre, mais on n’est pas tout le temps dans la gaine de l’ascenseur. Pour accéder aux machineries, on passe par une trappe, le toit ou le sous-sol. Sur les appareils récents, il n’y a plus de machinerie donc on travaille depuis le palier. »

Anecdote : Surprises dans les fosses

« Travailler dans les fosses d’ascenseur, ce n’est jamais ennuyeux. On y trouve parfois des choses assez inattendues : des clés, des jouets, une montre, des pièces de monnaie… Mais il y a des moments plus surprenants. Des pigeons s’y sont déjà retrouvés coincés ! Dans ce cas-là, je prends le temps de les faire sortir. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. »

Cliché n°4 : C’est un métier mal rémunéré

Jean-Marc l’affirme sans hésitation : la rémunération est attractive. « Chez TK Elevator, nous bénéficions d’une gratification de fin d’année équivalente à un mois de salaire, d’une participation et des possibilités d’évolution intéressantes. Sans compter les avantages significatifs : véhicule de fonction, tenues de travail et téléphone fournis », souligne-t-il. Un package global qui rend le métier particulièrement compétitif par rapport à d’autres secteurs techniques.

Cliché n°5 : On travaille seul toute la journée

En 27 ans sur le même secteur, Jean-Marc a créé de nombreux liens avec ses clients : « Je les connais bien ! Avec le temps, j’ai appris à les connaître et à m’adapter à leurs habitudes » Il connaît leurs habitudes et s’y adapte : « Dans les maisons de retraite, je ne prévois pas l’entretien entre 10 h et midi, car tout le monde descend. Dans un couvent, les sœurs sont à la messe au même moment. Les banques n’ouvrent pas avant 9 h, les collèges, eux, sont fermés le mercredi… »

Les clients ne sont pas les seules personnes avec qui Jean-Marc est en contact régulier : « J’échange beaucoup avec mes collègues sur leurs visites, leurs pannes et leurs solutions. Chaque collègue connaît certaines marques en particulier donc je peux les appeler pour des conseils. »

Les techniciens accueillent parfois des stagiaires : « C’est passionnant de leur apprendre le métier ! J’aime bien leur faire découvrir des sites insolites comme un barrage hydraulique dans le Tarn. Il fait six étages de haut, on peut y voir les turbines, c’est impressionnant ! » sourit Jean-Marc.

Anecdote : Le chien et la laisse

« On m’appelle en urgence dans une maison de retraite : un couple est coincé dans l’ascenseur. Je débloque la cabine, les portes s’ouvrent, et ils sortent encore sous le choc. En me remerciant, ils m’expliquent ce qui s’est passé : la panne a été causée par leur chien. Leur petit Jack Russell était resté hors de la cabine et sa laisse s’est coincée dans la porte au moment où l’ascenseur a démarré. Le brancardier a réagi instinctivement : il a détaché la laisse alors que le chien était déjà suspendu. Le chien a été sauvé… mais la laisse coincée dans la porte a immédiatement mis l’ascenseur en sécurité, d’où la panne. Le Jack Russell tremble encore, blotti contre son sauveteur, refusant de s’approcher de la cabine. »

Vous l’aurez compris, Jean-Marc est enthousiaste quand il parle de son métier : « J’aime le contact avec les clients et l’imprévu quotidien ! »

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