Recrutement des cadres : le marché repart en 2026, voici les secteurs qui en profitent
Après deux ans de recul, les embauches de cadres repartent à la hausse mais tous les profils n'en profitent pas de la même façon.
Après deux années de baisse consécutive, les embauches de cadres devraient repasser au-dessus des 300 000 en 2026 selon la dernière étude de l'APEC. Services à forte valeur ajoutée, aéronautique, banque-assurance… Tour d'horizon des secteurs et des métiers qui vont en profiter.
305 800 embauches attendues
En 2024 puis en 2025, les recrutements de cadres avaient reculé pour atteindre 294 500 embauches l'an dernier, soit 11 % de moins que le record de 2023 (330 700).
L’horizon pourrait enfin s’éclaircir selon les prévisions annuelles de l'APEC publiées le 2 avril : 305 800 recrutements de cadres sont attendus en 2026, soit une hausse de 4 %. Le marché repasserait ainsi au-dessus du seuil symbolique des 300 000 embauches. Cet élan est porté par la reprise de l'investissement des entreprises (+1,2 % attendu) et une croissance attendue en hausse de 1 %, dans un contexte de stabilité politique retrouvée.
« Si l’on met de côté la crise Covid et les niveaux anormalement élevés de recrutements en 2021-2022, on pourrait retrouver, en 2026, une croissance plus standard. Car l’emploi des cadres a tendance à progresser sur le long terme, en lien avec le développement de l’économie de la connaissance et la digitalisation de l’économie », décrypte pour HelloWorkplace Laetitia Niaudeau, directrice générale de l’Apec.
L'APEC tempère toutefois ses prévisions en pointant le conflit au Moyen-Orient et ses possibles répercussions sur les prix de l’énergie et l’inflation. « Cette reprise reste à ce stade fragile et dépendante de l’évolution du contexte géopolitique et économique », ajoute-t-elle.
Cette reprise ne profite toutefois pas à tout le monde de la même façon. Les jeunes cadres (moins de six ans d'expérience) ne devraient voir leurs recrutements progresser que de 1 % en 2026, avec 137 600 embauches prévues, soit 13 % en dessous du niveau de 2023. À l'inverse, les profils expérimentés verraient leurs recrutements bondir de 16 %. Deux facteurs peuvent expliquer cet écart : la préférence des entreprises pour des profils immédiatement opérationnels, et l'impact naissant de l'IA, qui tend à automatiser d'abord les tâches dévolues aux juniors comme l’ont montré plusieurs travaux académiques récents, notamment issus des collectifs de chercheurs des universités de Harvard et Stanford.
Les secteurs qui tirent les embauches
Ce sont les services à forte valeur ajoutée qui tirent l’emploi vers le haut : informatique, ingénierie-R&D, conseil, banque-assurance. Ces quatre secteurs prévoient à eux seuls 166 000 recrutements de cadres en 2026, en hausse de 6 %. Un véritable rebond après un recul cumulé de 21 % sur deux ans.
Dans le détail, la banque-assurance affiche la plus forte progression (+9 %), suivie par l'ingénierie-R&D (+7 %) et les activités de conseil (+6 %). Les activités informatiques progressent de 5 %. Seul le secteur communication-médias reste en retrait (-2 %).
L'industrie amorce elle aussi un rebond (+3 %, soit 40 950 embauches prévues), portée par des carnets de commandes fournis dans l'aéronautique, la construction navale et le ferroviaire. L'énergie (notamment la filière nucléaire) et les équipements électriques et électroniques progressent chacun de 7 %.
Côté construction, le timide redressement de 2025 se confirme avec +3 % attendu. En revanche, le commerce reste en difficulté (-2 %).
Informatique, R&D, commercial : le trio gagnant des métiers recherchés
Trois grandes familles de métiers concentrent à elles seules plus de la moitié des recrutements prévus en 2026.
Transformation digitale, cybersécurité, montée en puissance de l'intelligence artificielle… Les cadres informaticiens restent les profils les plus demandés avec 61 160 embauches attendues (+4 %).
Juste derrière, les cadres en études-R&D (52 000 recrutements prévus) sont particulièrement recherchés dans l'ingénierie-R&D, mais aussi dans l'industrie aéronautique et les équipements électroniques. Enfin, les cadres commerciaux (51 990 embauches) représentent 17 % des recrutements. Dans un contexte de reprise, les entreprises cherchent à renforcer leurs forces de vente pour accompagner le redémarrage de l'activité.
Quelles régions en profitent le plus ?
La reprise ne se répartit pas uniformément sur le territoire. L'Occitanie se distingue nettement avec la plus forte progression (+6 %) et 19 500 recrutements attendus, un niveau inédit qui dépasse même le record de 2023. L'explication tient en un mot : l'aéronautique, dont l'écosystème toulousain irrigue toute la région. L'Île-de-France, qui concentre à elle seule 47 % des embauches de cadres, repart également avec +5 % (143 160 recrutements), portée par le poids des services à forte valeur ajoutée.
À l'inverse, la Normandie et les Hauts-de-France peinent à se relancer, pénalisés par un tissu industriel fragilisé dans l'automobile et la chimie. Plusieurs régions comme le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle-Aquitaine stagnent, tandis que la Bretagne et les Pays de la Loire progressent modestement sans retrouver leurs meilleurs niveaux.
- X
Sur la même thématique
Préparez-vous à
décrocher votre job !
155 000
CV lus en moyenne chaque jour, soyez le prochain à être vu !
soyez visible auprès des recruteurs
889 775
offres en ce moment, on vous envoie celles qui collent ?
soyez alerté rapidement
Toutes les offres d’emploi
- Paris
- Lyon
- Toulouse
- Marseille
- Nantes
- Bordeaux
- Rennes
- Lille
- Strasbourg
- Montpellier
- Nice
- Aix-en-Provence
- Dijon
- Reims
- Annecy
- Grenoble
- Tours
- Angers
- Metz
- Clermont-Ferrand
{{title}}
{{message}}
{{linkLabel}}