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Télécharger TéléchargerPause déjeuner des actifs : 46 minutes, 8,30 euros, ce que révèle une nouvelle étude
On y découvre même le contenu de votre assiette.
Bonne nouvelle, la sacro-sainte pause dèj à la française à encore de beaux jours devant elle. Neuf actifs sur dix ne renoncent jamais à ce break, et une écrasante majorité d’entre eux la considèrent comme un moment indispensable de la journée.
C'est ce que révèle une nouvelle enquête Ifop pour Edenred, menée auprès de 2 500 actifs en mars 2026 et publiée début juillet. Durée, budget, lieu de restauration, composition du repas, accès aux titres-restaurant... Voici ce que ces chiffres disent des habitudes des actifs français à l'heure du déjeuner.
Une pause quasi universelle, jugée indispensable
Selon l'enquête, 91 % des actifs prennent une pause pour déjeuner, dont 79 % tous les jours. Les salariés (80 %) s'y astreignent un peu plus que les chefs d'entreprise et indépendants (71 %). Parmi ceux qui font cette pause, 88 % la considèrent comme un moment nécessaire, voire indispensable. Ils sont seulement 12 % à y voir une perte de temps.
46 minutes en moyenne, plutôt entre collègues que seul
La pause déjeuner dure en moyenne 46 minutes (45 minutes en valeur médiane) et sa durée diffère étonnement selon les régions : de 42 minutes en moyenne en Nouvelle-Aquitaine à 49 minutes en Bretagne. La majorité des actifs concernés préfère partager ce moment (65 %) plutôt que de manger seul leur sandwich. Et pour ceux qui déjeunent accompagnés, 51 % le font avec des collègues, clients ou prestataires et 14 % avec leurs proches.
L'horaire, lui, suit la course du soleil. La pause déjeuner est prise majoritairement entre 12 h et 13 h, mais les actifs de l'Est déjeunent plus tôt que ceux de l'Ouest.
Autre enseignement, malgré l'accélération des rythmes de travail, 74 % des actifs consacrent autant ou plus de temps à leur pause déjeuner qu'il y a quelques années. Seuls 26 % disent y consacrer moins de temps.
Maison, restaurant, cantine : où et comment les actifs déjeunent
Le mode de restauration le plus répandu reste, de loin, la gamelle préparée à la maison (63 % des actifs). Suivent l'achat d'un déjeuner en restauration (16 %), le restaurant d'entreprise ou la cantine (14 %), puis l'achat à emporter en supermarché (7 %).
Ces usages varient fortement selon le profil. Le repas fait maison est plus fréquent chez les femmes (71 %, contre 56 % chez les hommes), chez les travailleurs indépendants (75 %) et dans les petites entreprises (76 % dans les structures de moins de 20 salariés, contre 56 % dans celles de 250 salariés et plus). Les cadres, à l'inverse, y recourent moins (53 %) que les employés et ouvriers (67 %).
L'achat en restauration suit une logique inverse : plus fréquent chez les hommes (21 % contre 11 % chez les femmes), chez les cadres (20 %) et dans les entreprises de 100 à 249 salariés (26 %). À cet égard, l'Île-de-France se distingue nettement des autres régions : 27 % des Franciliens achètent leur déjeuner en restauration, contre 13 % en moyenne dans le reste des régions. Le restaurant d'entreprise y est également plus présent (20 %, contre 11 % en Nouvelle-Aquitaine, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Pays de la Loire).
Un budget moyen de 8,30 euros, à deux vitesses selon l'accès au titre-restaurant
Les actifs consacrent en moyenne 8,30 euros par jour à leur pause déjeuner (6 euros en valeur médiane). Ce budget grimpe à 9,80 euros en Île-de-France. L'accès au titre-restaurant change nettement la donne, avec des bénéficiaires qui dépensent en moyenne 10 euros par jour, contre 7,5 euros pour les actifs qui n'en disposent pas.
Pour ceux qui en profitent, le dispositif semble tenir ses promesses. 93 % le jugent important pour leur pouvoir d'achat et 71 % estiment qu'il les aide à accéder à une alimentation de meilleure qualité. 54 % déclarent même qu'il les incite à ne pas sauter la pause déjeuner. Et si le titre-restaurant venait à disparaître, 76 % des bénéficiaires disent qu'ils réduiraient leur fréquentation du restaurant, leurs dépenses, ou les deux.
Ce que les actifs mettent dans leur assiette
Le repas de la pause déjeuner reste construit autour d'un plat principal, présent dans 96 % des cas. Le dessert occupe une place notable (71 %), loin devant les boissons non alcoolisées (39 %), le café (27 %), l'entrée (21 %) et le fromage (17 %).
Quand ils déjeunent au restaurant ou achètent leur repas à l'extérieur, les actifs restent fidèles aux classiques (et pas les plus légers). En entrée, la salade domine, devant les crudités et les œufs mayonnaise. Côté plat, les pâtes ou spaghetti carbonara arrivent en tête, suivis du steak-frites et du burger. Et pour le dessert, la tarte devance le flan et les fruits frais. Télétravail, inflation, journées à rallonge : rien n'y fait, la pause déjeuner tient bon.
Enquête Ifop pour Edenred menée auprès d'un échantillon de 2 500 personnes représentatif de la population française en emploi, par questionnaire auto-administré en ligne du 10 au 18 mars 2026.
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