Toutes les offres en temps réel sur l'application.
Télécharger TéléchargerQuand s'arrête la mutuelle après une rupture conventionnelle ?
La mutuelle d'entreprise peut vous suivre jusqu'à un an après une rupture conventionnelle.
La rupture conventionnelle met fin au contrat de travail, mais elle n'entraîne pas immédiatement la perte de la mutuelle d'entreprise. Grâce à la portabilité des droits, l'ancien salarié continue de bénéficier de sa complémentaire santé collective pendant une période limitée, sans cotisation supplémentaire à payer. Ce maintien de garanties concerne la santé et, si l'employeur en dispose, la prévoyance, sous réserve de remplir certaines conditions liées à l'indemnisation chômage. Cette protection reste cependant temporaire : elle s'arrête à une date précise, calculée selon la durée du dernier emploi occupé et la situation du demandeur d'emploi. Mieux vaut anticiper la durée du maintien, les conditions à remplir et les démarches auprès de l'organisme assureur pour rester couvert jusqu'au bout de cette période de transition.
Que devient la mutuelle d'entreprise après une rupture conventionnelle ?
Une rupture conventionnelle met fin à l'adhésion à la mutuelle collective à la date de cessation du contrat de travail. L'intéressé ne perd toutefois pas sa couverture santé du jour au lendemain : le Code de la sécurité sociale prévoit un mécanisme de maintien temporaire, appelé portabilité des droits. Ce dispositif est encadré par l'article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale, issu de la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l'emploi, qui a généralisé un principe posé par l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008.
La portabilité permet à l'ancien salarié de continuer à bénéficier des mêmes garanties frais de santé que celles applicables aux salariés en poste chez son ex-employeur, ainsi que du régime de prévoyance lorsque celui-ci existe. Les ayants droit couverts au moment de la rupture du contrat conservent également leurs garanties, sans démarche supplémentaire de leur part. Cette règle s'applique quelle que soit la taille de l'entreprise ou son secteur d'activité.
Quelles conditions remplir pour bénéficier de la portabilité de la mutuelle ?
Trois conditions cumulatives doivent être réunies pour bénéficier du maintien de la mutuelle après une rupture conventionnelle. La personne concernée doit avoir été affiliée à la complémentaire santé collective de l'entreprise au moment de la rupture du contrat de travail. La fin du contrat ne doit pas résulter d'une faute lourde, seul motif qui exclut le droit à la portabilité. Enfin, la cessation du contrat doit ouvrir droit à une prise en charge par l'Assurance chômage auprès de France Travail.
La rupture conventionnelle homologuée remplit naturellement cette dernière condition, puisqu'elle donne droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi, à condition que le futur ex-salarié remplisse par ailleurs les critères d'indemnisation propres à France Travail. Ces trois critères une fois réunis, la portabilité s'active automatiquement, sans qu'il soit nécessaire de souscrire un nouveau contrat auprès de l'organisme assureur ni de remplir un questionnaire de santé.
Combien de temps dure le maintien de la mutuelle après la rupture conventionnelle ?
La durée du maintien de la complémentaire est doublement encadrée. Elle correspond à la durée du dernier contrat dans l'entreprise, appréciée en mois, et elle ne peut jamais dépasser douze mois, quelle que soit l'ancienneté de la personne concernée. Un ex-salarié ayant occupé son poste quinze mois bénéficie donc de la portabilité pendant douze mois, plafond maximal prévu par la loi, tandis qu'un collaborateur présent seulement quatre mois ne conserve sa mutuelle que pendant quatre mois après son départ.
Le maintien des garanties débute le lendemain de la fin du contrat, sans délai de carence. La portabilité s'arrête avant ce terme dans deux situations : la reprise d'un emploi chez un nouvel employeur, qui ouvre droit à la mutuelle collective de ce dernier, ou la fin des droits à l'indemnisation chômage avant l'échéance des douze mois. Dans les deux cas, la couverture initiale prend fin dès que l'une des conditions d'éligibilité n'est plus remplie.
Portabilité et prévoyance : quelles garanties sont concernées ?
Lorsque l'employeur a mis en place un contrat de prévoyance collective, la portabilité s'applique également à ces garanties, en plus de la complémentaire santé. L'ancien collaborateur continue de bénéficier, dans les mêmes conditions que les salariés en poste, de la couverture des risques décès, incapacité de travail et invalidité pendant toute la durée du maintien.
Cette portabilité de la prévoyance suit les mêmes règles que celle de la mutuelle : mêmes conditions d'éligibilité, même durée maximale de douze mois, même gratuité pour l'intéressé. Si l'entreprise ne dispose que d'un contrat de complémentaire santé, sans régime de prévoyance, seule la mutuelle est concernée par ce maintien après la rupture.
Comment activer la portabilité de la complémentaire santé ?
La portabilité de la mutuelle ne nécessite pas de démarche de souscription particulière. C'est l'employeur qui déclenche le dispositif : il mentionne le maintien des garanties sur le certificat de travail remis au salarié et informe l'organisme assureur de la cessation du contrat. De son côté, l'ancien salarié doit s'inscrire à France Travail pour ouvrir ses droits à indemnisation, puis transmettre à la mutuelle l'attestation de prise en charge disponible dans son espace personnel France Travail.
Cette attestation permet de justifier de l'ouverture des droits au chômage, condition indispensable au maintien des garanties de complémentaire santé. Il est également recommandé de signaler sans délai à l'organisme assureur tout changement de situation susceptible de mettre fin à la portabilité, comme une reprise d'activité ou l'arrêt de l'indemnisation par France Travail.
Que se passe-t-il à la fin de la portabilité mutuelle ?
À l'expiration de la période de portabilité, plusieurs solutions permettent d'éviter une rupture de couverture santé. Une personne ayant retrouvé un emploi bascule sur la complémentaire collective de son nouvel employeur, dès lors que celle-ci est obligatoire dans l'entreprise qui l'embauche.
Un ex-salarié toujours sans emploi à l'issue de la portabilité peut demander à l'organisme assureur de conserver, à titre individuel et payant, les mêmes garanties frais de santé que celles dont il bénéficiait pendant le maintien. Cette demande doit être formulée au plus tard six mois après la fin de la portabilité. Le tarif de ce maintien individuel ne peut pas dépasser de plus de 50 % le tarif global, parts patronale et salariale comprises, applicable aux salariés actifs de l'entreprise, avec un plafonnement progressif étalé sur trois ans ; la cotisation est ensuite librement fixée par l'assureur à partir de la quatrième année. Une autre option consiste à souscrire une mutuelle individuelle sur le marché, dont les garanties et le coût peuvent être mieux adaptés à la nouvelle situation professionnelle de l'intéressé.
La portabilité de la mutuelle après une rupture conventionnelle reste malgré tout un droit encadré, pas une option négociable au cas par cas : dès lors que les trois conditions d'éligibilité sont réunies, ni l'employeur ni l'organisme assureur ne peuvent la refuser à la personne concernée. Anticiper la fin de cette période, en comparant dès maintenant les offres de complémentaire santé individuelle disponibles sur le marché, permet d'éviter toute rupture de couverture au moment précis où la portabilité prend fin.
FAQ
- X
- Restez à jour sans effort
- On trie le meilleur pour vous
- 2 emails par semaine
Sur la même thématique
Préparez-vous à
décrocher votre job !
155 000
CV lus en moyenne chaque jour, soyez le prochain à être vu !
soyez visible auprès des recruteurs
895 494
offres en ce moment, on vous envoie celles qui collent ?
soyez alerté rapidement
Toutes les offres d’emploi
- Paris
- Lyon
- Toulouse
- Marseille
- Nantes
- Bordeaux
- Rennes
- Lille
- Strasbourg
- Nice
- Montpellier
- Aix-en-Provence
- Dijon
- Annecy
- Grenoble
- Clermont-Ferrand
- Angers
- Metz
- Tours
- Reims
{{title}}
{{message}}
{{linkLabel}}