Qui sont les entreprises qui recrutent encore des cadres ?
Le baromètre Apec du deuxième trimestre 2026 confirme le ralentissement du marché cadre, mais les situations sont très contrastées selon la taille des entreprises.
Les processus s'étirent et les offres semblent moins nombreuses ? D'après le dernier baromètre Apec, votre potentiel ressenti n'est pas une illusion. Mais derrière le ralentissement global se cachent des réalités très différentes selon les entreprises que vous ciblez.
Comprendre le coup de frein
Le premier trimestre 2026 avait bien démarré. Les grandes structures affichaient des intentions de recrutement en nette hausse par rapport à fin 2025, et le marché semblait enfin amorcer une reprise durable après une année 2025 plutôt morose. La guerre au Moyen-Orient a rebattu les cartes.
Interrogées entre le 2 et le 16 mars, au lendemain du déclenchement du conflit, les entreprises témoignent d'une perte de visibilité soudaine sur leur activité. En quelques semaines, la part de celles qui se sentent en mesure d'anticiper leur activité à trois mois a perdu 7 points, pour atteindre 57 %. La hausse brutale des prix des hydrocarbures, le risque de résurgence de l'inflation, la consommation des ménages sous pression : autant de facteurs qui poussent les recruteurs à appuyer sur pause avant de s'engager. Les données Hellowork viennent confirmer cette tendance en volume réel : 2,4 millions d'offres ont été diffusées sur la plateforme au premier trimestre 2026, en baisse de 4,6 % par rapport au trimestre précédent.
Côté recruteurs, plutôt une hésitation qu'un arrêt
La nuance est utile pour quiconque cherche un poste en ce moment. Ces chiffres reflètent des intentions de recrutement mesurées en mars, avant le démarrage du deuxième trimestre, et non des résultats définitifs. Mais ils donnent une indication claire de l'état d'esprit des recruteurs. Dans les PME, les intentions tombent à 12 %, contre 16 % au premier trimestre.La baisse est significative et s'ajoute à une prudence déjà structurelle de ces structures face à l'incertitude. Le recul des offres en CDI, de 6 % sur Hellowork au T1, illustre concrètement cette frilosité sur les engagements à long terme.
Dans les grandes entreprises et ETI, le tableau est différent. Les intentions fléchissent à 48 % (contre 51 % au T1), mais elles restent supérieures à tous les niveaux mesurés sur l'ensemble de l'année 2025. Mieux encore, au premier trimestre, 60 % des grandes structures ont publié au moins une offre d'emploi pour un poste cadre, soit 7 points de plus qu'au trimestre précédent.
12% des cadres envisagent de changer d'entreprise
Du côté des cadres en poste, le contexte n'incite pas à l'optimisme. La confiance dans la situation économique française atteint 21 %, soit un recul de 10 points en deux ans. La solidité perçue de leur entreprise (67 %) et la sécurité de leur emploi (70 %) résistent un peu mieux.
Dans ce climat, l'idée de changer d'entreprise s'envisage avec plus de retenue. Les intentions de mobilité à trois mois reculent à 12 %, contre 14 % en septembre et décembre 2025. Ce niveau correspond à la moyenne historique du baromètre depuis son lancement en 2020, comme un retour à la normale après une période où les velléités de mobilité étaient relativement élevées.
Ce que ça change concrètement pour votre recherche
Ce focus sur les grandes structures ne signifie pas pour autant d'écarter les PME. Une candidature bien ciblée reste une candidature qualifiée quelle que soit la taille de la structure. Dans un marché où les velléités de mobilité reculent côté cadres, une PME qui recrute activement peut même offrir des conditions d'accueil favorables et des délais de décision plus courts qu'en temps normal.
La géographie de votre recherche mérite également une attention particulière. Les données Hellowork du premier trimestre 2026 montrent que le ralentissement est une peu plus fort dans les grandes métropoles, avec Paris en tête (recul de 8 % des offres). Dans d'autres bassins d'emploi comme Nantes ou Nice, la baisse est deux fois moins prononcée. Côté régions, l'Auvergne-Rhône-Alpes, portée par des secteurs structurellement solides, limite son recul à 3 % quand l'Île-de-France accuse 6 %. Si vous envisagez une mobilité, ces chiffres méritent votre attention.
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