Changer de poste en 2026 : près d'un salarié français sur deux juge le moment favorable
Un optimisme en hausse sur le long terme, mais inégalement réparti selon les profils.
Le chiffre mérite qu'on s'y arrête. Selon le rapport Gallup State of the Global Workplace 2026, publié en avril 2026 et fondé sur les réponses de plus de 263 000 salariés dans 140 pays, 48 % des actifs français jugent que le contexte actuel est propice à une recherche d'emploi. C'est moins que la moyenne européenne (57 %) et mondiale (52 %), mais c'est une hausse significative par rapport aux années 2012-2015, où ce chiffre oscillait autour de 20 % en France.
Ce décalage avec l'Europe et le reste du monde n'est pas nouveau. Les Français entretiennent historiquement un rapport plus prudent au marché de l'emploi, que Gallup attribue notamment à des protections légales plus solides qu'ailleurs : un salarié moins exposé au risque de licenciement brutal a moins besoin de surveiller activement le marché.
Qui regarde le marché avec confiance ?
Les données du rapport permettent d'aller au-delà du chiffre global et d'identifier les profils les plus enclins à juger le moment favorable. Les managers sont globalement plus optimistes que les non-managers sur l'état du marché de l'emploi (57 % contre 49 % au niveau mondial). La raison ? Leur vue d'ensemble sur les organisations, les mouvements sectoriels et les besoins en recrutement leur donne probablement une lecture plus fine des opportunités disponibles.
Le mode de travail joue également un rôle visible. Les salariés en mode hybride affichent le taux d'optimisme le plus élevé (56 % au niveau mondial), suivis par le travail entièrement en présentiel (52 %) et le full remote (49 %). L'écart est modeste, mais il pointe vers une réalité que d'autres indicateurs du rapport confirment : la contraction des offres en télétravail intégral, sous l'effet conjugué des politiques de retour au bureau et de l'automatisation de certaines fonctions.
Troisième facteur, peut-être le plus inattendu : le sentiment d'autonomie au travail. Gallup met en évidence que les salariés qui estiment avoir une réelle marge de manœuvre dans leurs missions sont près de 50 % plus susceptibles de trouver que le moment est bon pour chercher. Ce lien, observé dans toutes les régions du monde, suggère que l'optimisme vis-à-vis du marché de l'emploi n'est pas qu'une question de conjoncture externe. Il dépend aussi de la façon dont on se perçoit soi-même comme employable, mobile, capable de faire valoir ses compétences ailleurs.
Pour les métiers « télétravaillables », garder un oeil sur le marché actuel
Un signal mérite attention pour les salariés dont le poste pourrait être exercé à distance mais qui travaillent actuellement en présentiel. Aux États-Unis, ce profil a connu la plus forte chute d'optimisme sur le marché du travail en 2025 (moins 14 points en un an). Gallup l'explique par la diminution des postes ouverts en télétravail : des entreprises qui ont réduit leurs politiques de flexibilité d'un côté, et une automatisation croissante de certaines tâches de connaissance de l'autre.
Ce que les données américaines annoncent, le marché européen tend souvent à le suivre avec quelques trimestres de décalage. Les salariés dont le métier est éligible au télétravail, mais qui sont contraints au présentiel, auraient donc peut-être intérêt à regarder l'évolution de l'offre disponible dans leur secteur, sans attendre que la tendance soit totalement installée. Et c'est plutôt simple à mettre en pratique : sur hellowork.com, un filtre vous permet notamment de sélectionner les offres en télétravail complet, partiel ou occasionnel pour un métier et une localité dédiés.
Plus autonome, on se sent aussi plus employable
Le rapport Gallup mesure par ailleurs que seulement 8 % des salariés français se déclarent engagés dans leur travail en 2025, ce qui place la France dans les derniers rangs européens. Les 73 % de salariés « non engagés » que Gallup identifie, c'est-à-dire détachés psychologiquement de leur poste sans être activement opposés à leur employeur, ne sont pas nécessairement en recherche active. Mais c'est souvent dans ce groupe que l'envie de changer germe sans jamais franchir le cap.
L'une des raisons que le rapport pointe en filigrane : le lien entre sentiment d'autonomie et confiance en sa propre mobilité. Un salarié qui ne se sent pas maître de son travail au quotidien a aussi tendance à sous-estimer ses chances de réussir une transition. Deux perceptions qui se renforcent mutuellement, et qui peuvent bloquer une mobilité pourtant souhaitable.
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