Pour 6 managers sur 10, le management est devenu un mauvais calcul
Une question d’argent... mais pas seulement !
Les enquêtes sur le sujet se suivent et se ressemblent : la fonction managériale ne ferait plus rêver les salariés français, en particulier les plus jeunes. Selon un sondage de l'agence How Much publié le 7 avril 2026, 64 % des salariés exigeraient au moins 10 % d'augmentation pour accepter un poste de manager. Si le chiffre en dit long sur le désamour actuel envers la fonction, il témoigne aussi du fait que la porte n’est pas définitivement fermée.
Beaucoup de contraintes, peu de contrepartie
Vous avez déjà refusé une promotion parce que le jeu ne vous semblait pas en valoir la chandelle ? Vous n'êtes pas seul. Une enquête menée par l'agence How Much auprès de 3 103 actifs français (sondage réalisé du 27 mars au 2 avril 2026) révèle que la fonction managériale traverse une crise d'attractivité, et que la question du salaire y est centrale.
En effet, 81 % des managers portent un regard négatif sur l'équilibre entre rémunération et contraintes. 32 % estiment que la fonction apporte un peu plus de salaire, mais beaucoup plus de contraintes. 31 % vont plus loin, jugeant qu'elle n'apporte presque pas plus de salaire pour beaucoup plus de contraintes. Enfin, 18 % considèrent le management comme moins intéressant financièrement que des postes d'experts. Côté salariés non-managers, le constat est à peine plus clément (78 %). Par ailleurs, 66 % des managers jugent la fonction insuffisamment rémunérée, dont 27 % la considèrent clairement sous-payée.
Le ressenti ne s'arrête pas là puisque 86 % des managers estiment que les contraintes liées au poste (horaires, pression, responsabilités) ne sont pas ou seulement partiellement compensées. Un chiffre quasi identique chez les salariés (84 %). Résultat, 61 % des managers considèrent aujourd'hui que le management est devenu, au moins en partie, un mauvais calcul.
Pour redonner de l'attractivité au poste, les managers comme les salariés placent en tête la revalorisation du salaire fixe (47 % et 41 %), suivis des avantages en temps et en flexibilité (24 % et 31 %), loin devant les primes et bonus (18 % et 19 %).
Moins de 10 % d'augmentation ? Non merci
Alors, à partir de combien de salaire en plus sont-ils prêts à y aller ? Pour accepter de franchir le pas, 64 % des sondés réclameraient au moins 10 % d'augmentation, dont un quart irait jusqu'à exiger plus de 20 %. Seuls 28 % se contenteraient d'une hausse inférieure à 10 %.
Mais il ne s’agit là que d’un minimum ! Car le frein principal au management n'est pas uniquement financier. Chez les managers, la pression des résultats arrive en tête des facteurs dissuasifs (37 %), devant les responsabilités juridiques et humaines (25 %). Le manque de rémunération n'arrive qu'en troisième position (19 %). Pour les salariés, l'ordre est un peu différent, mais la pression des résultats reste le premier repoussoir (29 %).
Malgré ce tableau un peu noir en apparence, 74 % des salariés gardent une forme d'ouverture au management dans les trois prochaines années. 28 % l'envisagent clairement, et 46 % répondent "peut-être". Preuve que le management continue donc d'incarner une évolution de carrière envisageable… à condition que la contrepartie financière suive.
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