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En stage cotisez-vous pour votre retraite ?
Les stages constituent une première expérience professionnelle pour des millions de jeunes chaque année. Mais donnent-ils droit à des trimestres de retraite ? La réponse dépend du montant de votre gratification et de la durée de votre stage. Décryptage.
Vous effectuez un stage dans le cadre de vos études et vous vous demandez si cette période comptera pour votre future retraite ? La question est légitime, car tous les stages ne donnent pas lieu à des cotisations retraite. Seules les gratifications dépassant un certain seuil permettent de valider des trimestres. Cet article vous explique précisément dans quelles conditions vous cotisez pour votre retraite pendant un stage, combien de trimestres vous pouvez valider, et comment rattraper les périodes non cotisées. Nous aborderons également les cas particuliers, comme les stages à l'étranger ou la différence avec l'alternance.
Stage et cotisations retraite : le cadre légal
Qu'est-ce qu'une gratification de stage ?
La gratification de stage est une somme versée obligatoirement par l'entreprise dès que votre stage dépasse deux mois consécutifs, soit 44 jours à raison de sept heures par jour, conformément à l'article L124-6 du Code de l'éducation. Cette gratification n'est pas un salaire au sens juridique du terme. Elle constitue une compensation financière pour votre contribution à l'activité de l'organisme d'accueil. Son montant minimum est fixé par la loi et révisé chaque année. En 2026, la gratification minimale s'élève à 4,50 euros par heure de stage, soit environ 644 euros par mois pour un stage à temps plein de 35 heures hebdomadaires, selon l'arrêté du 19 décembre 2024 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2025.
Les seuils de cotisation obligatoire
Les stages relèvent d'un régime social spécifique régi par l'article L241-3 du Code de la sécurité sociale. Contrairement aux salariés, les stagiaires ne cotisent pas automatiquement à l'ensemble des branches de la sécurité sociale. La franchise de cotisations sociales correspond au montant minimum légal de gratification, soit 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale. En dessous de ce seuil, aucune cotisation n'est prélevée. Au-delà, seule la part excédant ce minimum donne lieu à cotisations sociales, y compris pour la retraite. Ce système vise à encourager les entreprises à accueillir des stagiaires sans les pénaliser fiscalement.
À partir de quelle gratification cotisez-vous pour la retraite ?
Le montant minimum de gratification en 2026
Vous commencez à cotiser pour votre retraite uniquement si votre gratification dépasse le seuil minimal légal de 644 euros par mois en 2026. Cette franchise correspond à 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale, fixé à 30 euros depuis le 1er janvier 2026. Si votre entreprise vous verse exactement ce montant minimum, vous ne cotisez pas pour la retraite. En revanche, si elle décide de vous gratifier au-delà de cette somme, des cotisations sociales s'appliquent sur la différence. Cette règle s'applique que vous soyez en stage de fin d'études, en stage de découverte ou en stage long de six mois.
Exemple : Marie effectue un stage de cinq mois dans une agence de communication en 2026. Elle perçoit 700 euros par mois. La part de sa gratification soumise à cotisations sociales s'élève à 56 euros par mois, soit 700 moins 644 euros. C'est uniquement sur ces 56 euros que des cotisations retraite seront prélevées.
Les cotisations sur la part dépassant le seuil
Sur la fraction de gratification excédant le minimum légal, vous et votre entreprise cotisez à l'assurance vieillesse, comme pour un contrat de travail classique. Le taux de cotisation retraite de base s'élève à 15,45 %, réparti entre vous et l'employeur. S'ajoutent les cotisations pour la retraite complémentaire. Ces prélèvements permettent de valider des trimestres de retraite et d'acquérir des points pour votre pension future. Plus votre gratification est élevée, plus vous accumulerez de droits à la retraite durant votre stage. Selon l'Urssaf, seule la part excédant la franchise de 644 euros mensuels est soumise à l'ensemble des cotisations et contributions sociales.
Exemple : Thomas perçoit 1 000 euros par mois pour son stage de six mois dans une start-up en 2026. La part soumise à cotisations atteint 356 euros mensuels, soit 1 000 moins 644 euros. Sur six mois, cela représente 2 136 euros de base de cotisation, ce qui lui permettra de valider un trimestre de retraite.
Quels types de stages comptent pour la retraite ?
Les stages classiques en entreprise
Depuis le 1er septembre 2023, la réforme des retraites a assoupli les conditions de rachat des trimestres au titre des périodes de stage. Cette évolution réglementaire améliore la situation des jeunes diplômés qui ont enchaîné plusieurs stages durant leurs études. Même si vous devez racheter vos trimestres d'études et de stage pour les intégrer dans le calcul de votre retraite, cette possibilité reste précieuse pour compléter votre carrière. Les stages effectués dans le cadre de l'enseignement supérieur peuvent désormais être valorisés, à condition de respecter certaines conditions et de procéder au rachat dans les délais impartis, conformément au décret du 21 août 2023.
Les dispositifs spécifiques pris en charge par l'État
Certains types de stages vous permettent de valider directement des trimestres de retraite, sans avoir à les racheter. Ces dispositifs concernent principalement des programmes d'insertion professionnelle dont les cotisations sociales ont été prises en charge par l'État. Vous pouvez ainsi valider des trimestres si vous avez effectué des Travaux d'utilité collective, des stages pratiqués dans le cadre du plan Barre, des stages Jeunes volontaires, des programmes d'insertion locale, ou des stages d'initiation à la vie professionnelle. Pour que ces périodes soient comptabilisées, l'État doit avoir financé vos cotisations sociales. Vous pouvez déclarer ces périodes via le service en ligne de régularisation de carrière disponible sur lassuranceretraite.fr. Ces dispositifs, bien que moins courants aujourd'hui, ont concerné de nombreux jeunes entre 1977 et 1992.
Combien de trimestres de retraite pouvez-vous valider en stage ?
Le calcul des trimestres validés
Pour valider un trimestre de retraite en 2026, vous devez percevoir une gratification soumise à cotisations équivalant à 150 fois le Smic horaire sur l'année, conformément à l'article R351-9 du Code de la sécurité sociale. En 2026, ce montant s'établit à 1 803 euros pour un trimestre, soit 7 212 euros pour valider quatre trimestres sur l'année. Concrètement, si votre gratification mensuelle dépasse le seuil légal de 644 euros, vous cotisez sur cette différence. Il faut donc cumuler suffisamment de mois de stage avec une gratification élevée pour atteindre les 1 803 euros nécessaires à la validation d'un trimestre. Ce calcul s'effectue sur l'année civile, du 1er janvier au 31 décembre.
Les limites annuelles de validation
Vous ne pouvez valider que quatre trimestres maximum par année civile, tous types de revenus confondus, selon les règles de l'Assurance retraite. Si vous enchaînez plusieurs stages dans la même année, ou si vous combinez stage et job étudiant, vos cotisations s'additionnent. Attention toutefois : même avec une gratification très élevée sur quelques mois, vous ne dépasserez jamais le plafond de quatre trimestres par an. Cette règle s'applique à l'ensemble des assurés du régime général de la sécurité sociale. Dans la pratique, peu de stagiaires parviennent à valider quatre trimestres uniquement grâce à leurs stages, car cela nécessiterait des gratifications nettement supérieures au minimum légal sur toute l'année.
Comment valoriser vos stages pour la retraite ?
Le rachat de trimestres de stage et d'études
Depuis le 15 mars 2015, vous avez la possibilité de racheter jusqu'à deux trimestres correspondant à vos périodes de stage en entreprise effectuées dans le cadre de l'enseignement supérieur. Ce dispositif concerne les stages qui ont donné lieu au versement de la gratification prévue par le Code de l'éducation. Vous pouvez également racheter des trimestres passés en études supérieures, dans la limite de quatre trimestres à tarif réduit. Depuis la réforme des retraites de 2023, vous pouvez effectuer ces rachats jusqu'au 31 décembre de l'année de vos 40 ans pour les études supérieures, et jusqu'au 31 décembre de l'année de vos 30 ans pour les stages. Le coût du rachat d'un trimestre de stage s'élève à 481 euros en 2026, soit 12 % du plafond mensuel de la sécurité sociale. Ce montant est forfaitaire et ne dépend ni de votre âge ni de vos revenus, contrairement au rachat classique d'années d'études.
Les démarches à effectuer
Pour racheter des trimestres de stage ou d'études, vous devez constituer un dossier auprès de l'Assurance retraite en fournissant vos conventions de stage, attestations de présence et certificats de scolarité. Rendez-vous sur le site officiel service-public.fr pour télécharger le formulaire 15542*01 dédié au rachat de trimestres pour périodes de stage, ou connectez-vous à votre espace personnel sur lassuranceretraite.fr pour le transmettre en ligne via le service « Transmettre mon formulaire ». Vous pouvez effectuer cette demande à tout moment de votre carrière professionnelle, mais retenez que l'administration a un temps de traitement parfois long. N'attendez pas la dernière minute pour entamer vos démarches, surtout si vous approchez de vos 30 ans pour les stages ou 40 ans pour les études. Le règlement peut s'échelonner sur un, trois ou cinq ans selon le nombre de trimestres rachetés si vous optez pour au moins neuf trimestres. Les cotisations versées sont déductibles de votre revenu imposable. Avant de vous lancer, utilisez le simulateur en ligne sur lassuranceretraite.fr pour estimer le coût et l'impact sur votre future pension.
Les cas particuliers à connaître
Les stages à l'étranger
Les stages effectués à l'étranger ne donnent généralement pas droit à des trimestres de retraite en France, sauf si vous cotisez au régime français pendant votre séjour. Si votre stage se déroule dans un pays de l'Union européenne ou dans un État ayant signé une convention bilatérale avec la France, vos périodes d'activité peuvent être prises en compte pour le calcul de vos droits. Renseignez-vous auprès du Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale avant votre départ. Certaines entreprises françaises proposent à leurs stagiaires à l'étranger de maintenir leur affiliation au régime français moyennant des cotisations volontaires. Cette option peut s'avérer judicieuse si vous souhaitez préserver la continuité de vos droits à la retraite.
Stage et alternance : quelles différences ?
L'alternance présente un avantage majeur par rapport au stage : vous cotisez systématiquement pour votre retraite dès le premier euro perçu. En contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, vous bénéficiez du statut de salarié et accumulez des trimestres comme n'importe quel employé. Une année complète en alternance vous permet de valider quatre trimestres de retraite, quels que soient vos revenus, selon l'article L6222-1 du Code du travail. De plus, les périodes d'apprentissage bénéficient parfois de dispositifs de surcotisation qui améliorent vos droits futurs. Cette différence substantielle explique pourquoi l'alternance constitue un choix stratégique pour votre carrière et votre protection sociale.
Les points clés à retenir
- Vous cotisez pour la retraite pendant votre stage uniquement si votre gratification dépasse 644 euros par mois en 2026, soit 4,50 euros par heure. Les cotisations ne portent que sur la part excédant ce seuil légal fixé par l'article L124-6 du Code de l'éducation.
- Pour valider un trimestre de retraite, vous devez percevoir une gratification soumise à cotisations d'au moins 1 803 euros sur l'année 2026. Vous ne pouvez pas valider plus de quatre trimestres par an.
- Certains stages spécifiques pris en charge par l'État permettent de valider directement des trimestres : Travaux d'utilité collective, stages du plan Barre, stages Jeunes volontaires, programmes d'insertion locale et stages d'initiation à la vie professionnelle effectués entre 1977 et 1992.
- Le rachat de trimestres reste possible pour les stages et études supérieures non cotisés. Depuis la réforme de 2023, vous pouvez effectuer ce rachat jusqu'au 31 décembre de l'année de vos 30 ans pour les stages, et jusqu'au 31 décembre de l'année de vos 40 ans pour les études supérieures. Le coût d'un trimestre de stage s'élève à 481 euros en 2026. Cette démarche s'effectue auprès de l'Assurance retraite via le formulaire disponible sur service-public.fr.
- Les stages à l'étranger et en alternance obéissent à des règles différentes. L'alternance offre une meilleure couverture sociale et permet de valider systématiquement des trimestres de retraite dès le premier euro perçu.
- Conservez précieusement vos conventions de stage, bulletins de gratification et certificats de scolarité. Ces documents vous seront utiles pour justifier de vos périodes d'activité lors de votre demande de retraite ou de rachat de trimestres.
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