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Être bien au travail

Santé mentale au travail : cette théorie explique pourquoi on ne réagit pas tous pareil face aux difficultés !

Par Juliette Bergé Publié le

Il faut remonter à l'enfance pour comprendre le mécanisme à l’œuvre…

Santé mentale au travail : cette théorie explique pourquoi on ne réagit pas tous pareil face aux difficultés !
Faites le test, après une réunion dans votre équipe, vous aurez tous des réactions différentes par rapport à une annonce qui vient d'être faite ! © DARK TRUST@stock.adobe.com

Comment expliquer que cette remarque de votre manager ne soit pas perçue de la même façon que vous par votre collègue ? Vous la jugez dure et vous ressassez, il la comprend et adapte sa méthode en fonction, ce qui vous laisse dans l'incompréhension, voire vous agace légèrement ! Pourtant, ni vous, ni votre collègue n'êtes vraiment responsables de ces deux réactions opposées.

Ludivine Adla, maître de conférences en sciences de gestion et du management explique que nos émotions ressenties au travail pourraient dépendre de nos relations d’attachement connues pendant l’enfance. Aussi, telle remarque ou tel management n’aura pas les mêmes effets en fonction du vécu de chaque salarié, dans ses plus jeunes années de vie. Ce vécu perdure souvent à l'âge adulte dans notre rapport aux interactions sociales, notamment dans le travail. Mieux comprendre ce phénomène permettrait de prévenir des situations de mal-être en préservant la santé mentale de chacun.

Comment la théorie de l’attachement peut s’appliquer au travail

Comment ça, la manière dont je réagis actuellement au travail dépend de mon enfance ? Vous demandez-vous sans doute. Il faut effectivement se plonger dans quelques ouvrages de psychologie pour comprendre la théorie de l’attachement. Elle a été développée à la fin des années 1950 par un psychanalyste anglais : John Bowbly. Son grand principe ? Tout individu a besoin d’une relation d’attachement avec au moins une personne qui prend soin de lui, notamment pendant l’enfance. Cette relation d’attachement initial conduira à la construction de notre perception de nous, des autres et des relations sociales.

Ludivine Adla, maîtresse de conférences en sciences de gestion et du management à l’INP-IAE de Grenoble pense que cette théorie s'applique aussi dans le monde du travail. Dans le cadre d’un projet de recherche nommé Attached, elle démontre avec d’autres chercheurs, que ces modèles d’attachement peuvent se réactiver à l’âge adulte. « Ils se réactivent dans des situations professionnelles, en particulier lorsque les individus sont confrontés à l’incertitude ou à des tensions » explique la chercheuse dans un article pour The Conversation.

Découvrez les trois modes d’attachement que vous pouvez avoir dans la vie professionnelle

Le style sécure : ce salarié a confiance en lui et en les autres. Il n’a pas peur de s’affirmer et d’avoir des désaccords. Il a donc une posture plutôt coopérante, s’adapte plutôt bien aux changements et a souvent une forme de leadership naturel.

Le style anxieux : ce salarié est très sensible et souvent très investi au travail. Une remarque peut vite être perçue comme une critique, il peut donc facilement basculer dans l’hypervigilance, la rumination et le stress.

Le style évitant : ce salarié va plutôt minimiser ses émotions ou avoir du mal à les formuler. Ce comportement peut freiner l’expression des difficultés et retarder leurs résolutions. Il peut être perçu comme distant ou peu investi par les membres d’une équipe.

Comment la connaissance de cette théorie peut aider à préserver la santé mentale des salariés ?

« Identifier ces mécanismes ouvre des leviers d’action en entreprise. Lorsqu’un salarié comprend que son agitation par rapport à un feed-back s’inscrit dans un mode d’interprétation particulier, il peut ajuster sa réponse. Lorsqu’un manager identifie sa tendance à se distancier dans le désaccord, il peut apprendre à maintenir le lien sans éviter les discussions », explique Ludivine Adla, maîtresse de conférences à l'école publique de management de Grenoble.

Prendre en compte ces dimensions relationnelles permettrait d’avoir une meilleure prise en charge des premiers signaux d’un mal-être au travail ou d'une situation de burn-out.

Ainsi, en identifiant leurs styles d’attachement, managers comme salariés pourraient arriver à mieux communiquer, ce qui pourrait éviter certaines situations de conflits ou de désaccords.

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