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Laurène, recruteuse chez Daniel Moquet, répond à vos questions !

Par Adèle Charrier Publié le

Laurène Vincent, recruteuse chez Daniel Moquet, a répondu aux questions que vous lui avez posées via notre newsletter.

Laurène, recruteuse chez Daniel Moquet, répond à vos questions !
Laurène Vincent, recruteuse chez Daniel Moquet, a répondu aux questions que vous lui avez posées via notre newsletter.

Comment construire un CV attirant quand on n'a pas d'expérience ?

Ne pas avoir d'expérience professionnelle n'est pas une fatalité, c'est une autre façon de raconter son parcours. L'idée, c'est de miser sur les formations, les projets scolaires, les stages, même courts, et le bénévolat. Les expériences associatives reflètent ce dont est capable le candidat et révèlent certains traits de personnalité.

La structure gagnante, c'est une accroche percutante en tête du CV, deux ou trois lignes sur qui est le candidat et ce qu'il recherche, ses compétences clés en lien avec le poste, les expériences valorisées avec des verbes d'action, et les centres d'intérêt cohérents avec le poste. Le tout propre, aéré, sans fautes d'orthographe, et simple, à l'image du candidat.

Quel format de CV privilégier : chronologique ou par compétences ?

Ça dépend du recruteur et de ses préférences. Personnellement, je préfère le chronologique inversé : je lis immédiatement le type de poste occupé, puis je remonte jusqu'aux premières expériences pour voir la continuité du parcours. Il n'y a pas de format standard, c'est assez libre. La règle d'or, c'est qu'en moins de 30 secondes, le recruteur puisse lire qui est le candidat et ce qu'il peut apporter à l'entreprise.

Comment faire un CV efficace quand on a plus de 50 ans ?

Ce n'est pas une question d'âge, c'est une question d'expérience. Mon conseil reste le même : se limiter à une seule page. Au-delà, lire le CV en moins de 30 secondes devient trop complexe. Il faut synthétiser les expériences en mettant en avant celles qui ont le plus de sens pour le poste visé. La capacité d’évolution dans des environnements variés, c'est l'atout d'un profil senior.

Comment fonctionnent les ATS et éliminent-ils les profils atypiques ?

Un ATS est un logiciel qui centralise les candidatures reçues. La majorité des entreprises en utilisent désormais, et la plupart des offres publiées sur les principaux sites d'emploi passent par ce type d'outil.

De mon expérience, je n'ai jamais utilisé d'ATS qui éliminaient automatiquement des profils, mais seulement des outils qui centralisent sans rejeter. C'est toujours un recruteur qui prend connaissance des CV et décide de les traiter. Même si les ATS permettent de plus en plus d’automatiser, il y a toujours un humain derrière.

Quelle est la meilleure façon de se vendre en entretien ?

Ce qui fonctionne, c'est de partager des expériences concrètes plutôt que de lister des qualités. On n'est pas là pour faire une liste de courses. « Je suis rigoureux, organisé, motivé » : c'est ce qu'on lit partout. Je préfère des exemples précis qui parlent vraiment au recruteur.

En termes de posture, il est important de rester soi-même, de regarder le recruteur dans les yeux, de parler d'une voix posée, et de ne pas s'inventer un parcours. Il faut être préparé, mais pas au point de tomber dans le par cœur, et osant dire « je ne sais pas » lorsque c’est le cas. On préférera toujours ça à quelqu'un qui rebondit à tout prix sur une question qui ne lui parle pas.

Comment valoriser son profil en entretien quand on débute et qu'on n'a pas d'expérience ?

Pour un profil junior, les recruteurs vont avant tout regarder le savoir-être, parce que c'est ce que l'entreprise ne pourra pas lui donner : la motivation, la capacité à apprendre, la rigueur. Tout ce qui a été fait jusqu'à présent mérite d'être valorisé, scolaire ou extrascolaire. Il est également important de montrer que l’on a fait des recherches sur l'entreprise et le poste, c'est aussi là que le candidat sans expérience peut se démarquer. S'il y a des lacunes, il faut l'assumer et enchaîner sur la capacité à rebondir.

Comment répondre à « Pourquoi vous et pas quelqu'un d'autre ? »

Cette question peut faire peur ou mettre mal à l'aise, mais c'est en réalité une question en or. C'est le moment de synthétiser et de valoriser sa candidature. Il ne faut être ni trop arrogant, ni trop modeste : il faut savoir doser.

Il faut ensuite donner deux ou trois raisons concrètes en lien avec le poste et ce qu'attend l'entreprise. C'est aussi l'occasion de montrer qu'on a bien compris les enjeux du recruteur, pas seulement qu'on a envie du poste.

Comment réussir une vidéo de présélection ?

De mon expérience, les vidéos de présélection concernent surtout les métiers de la communication. À mon sens, la vidéo doit être impactante, quitte à adopter un format un peu plus original que le CV classique, tout en restant authentique. Pas de blabla, pas de détails futiles : elle doit refléter la candidature et la personnalité du candidat. L'exercice est court, chaque seconde compte. Mieux vaut une vidéo courte et percutante qu'un discours long et convenu.

Quels sont les 5 éléments rédhibitoires en entretien ?

  • Arriver sans avoir préparé, sans aucune connaissance sur l'entreprise : c'est clairement ce qu'on n'aime pas voir.
  • Parler en mal d'un ancien employeur : si on est capable de critiquer l'entreprise précédente, le recruteur se dira qu'on sera capable de critiquer la sienne demain.
  • Ne pas écouter, couper la parole.
  • L'incohérence entre le CV et les réponses : ne pas s'inventer des missions, car ça se voit.
  • Enfin, ne pas avoir de questions à poser en fin d'entretien : ce n'est pas normal de n'avoir rien à demander sur le poste, l'entreprise ou la suite du processus.

Comment valoriser un profil atypique ou une reconversion professionnelle ?

Les parcours non linéaires sont une richesse, à condition d'être présentés comme tels. Il ne faut pas arriver en s'excusant d'avoir changé de voie. L'enjeu, c'est de trouver un fil conducteur : même des expériences très différentes ont souvent des points communs. Il faut aussi se préparer à la question du « pourquoi ce changement, pourquoi maintenant ? » : ce n'est pas un piège, mais elle mérite d'être anticipée.

Comment se positionner quand on est surqualifié pour un poste ?

La surqualification peut inquiéter certains recruteurs : on craint de voir la personne partir faute de pouvoir l'alimenter à la hauteur de ses compétences. Tout le travail du candidat, c'est de rassurer le recruteur sur ce point, en expliquant clairement pourquoi il convoite ce poste, et la raison de ce choix. L'expérience est un atout, pas une menace. Si c'est une transition volontaire vers moins de responsabilités, il faut le dire franchement : plus la personne est honnête sur son projet, mieux c'est.

Comment percevez-vous les profils en reconversion en termes d'employabilité ?

C'est toujours une question de personne et de savoir-être. Un candidat en reconversion bien préparé est souvent très motivé, engagé dans une réflexion qui a mûri. Ce qui fait la différence, c'est la cohérence du projet : montrer que c'est bien réfléchi, que ça n’a pas été choisi sur un coup de tête, et savoir traduire ses compétences dans le nouvel environnement. À l'inverse, un projet flou, une reconversion par défaut… ça se sent, et ça montre que le projet n'est pas encore vraiment abouti.

Comment évoquer une période d'inactivité sur son CV et en entretien ?

La crainte est légitime, mais elle est souvent plus présente chez le candidat que chez le recruteur. Inutile de cacher la période ou de l'englober dans des expériences professionnelles : il faut savoir l'expliquer. Parfois, c'est pour des raisons personnelles. On n'a pas à entrer dans les détails, mais il ne faut pas l'esquiver non plus. Être factuel et bref sur la raison, puis se recentrer sur ce que cette période a apporté, parce qu'elle a forcément apporté quelque chose, et c'est souvent là que se trouve la vraie réponse.

Comment accéder au marché caché de l'emploi ?

Les postes non publiés se pourvoient par le réseau, le bouche à oreille, les recommandations et les candidatures spontanées ciblées. Pour y accéder, vous pouvez soigner votre profil sur les réseaux sociaux professionnels ou rester en contact avec d'anciens collègues et des alumnis. L'essentiel, c'est d'être très clair sur son projet : les gens peuvent aider, encore faut-il qu'ils sachent ce que la personne recherche. Sur les candidatures spontanées, il faut privilégier la qualité à la quantité, en ciblant des entreprises précises, en personnalisant le message, et surtout, sans donner au recruteur l'impression de faire partie d'une liste de diffusion.

Y a-t-il des jours et des horaires à privilégier pour envoyer une candidature ?

Il n'y a pas vraiment de créneau idéal. Je dirais simplement d'éviter le lundi : en début de semaine, les recruteurs ne sont pas toujours disponibles pour répondre rapidement. Le reste de la semaine, ça se vaut. Ce qui compte davantage, c'est la pertinence et la qualité de la candidature : une bonne candidature envoyée le vendredi après-midi sera toujours plus efficace qu'une candidature bâclée envoyée le mardi matin.

L'été est-il une période creuse pour le recrutement ?

Ça dépend des secteurs. L'activité ralentit sur juillet-août, plus marqué en août qu'en juillet : beaucoup de décideurs sont en vacances, les processus prennent plus de temps. Mais ce n'est pas complètement inactif. Certains secteurs recrutent toute l'année, l'agroalimentaire par exemple. À partir de la deuxième quinzaine d'août, les entreprises préparent la rentrée et ça repart. La période vraiment ralentie, c'est du 14 juillet au 15 août : autant en profiter pour mettre à jour son CV, soigner son profil LinkedIn et solliciter son réseau, pour être prêt à la rentrée.

Quels éléments travailler en priorité pour maximiser ses chances en 2026 ?

Les réseaux professionnels sont devenus incontournables : quand je reçois un CV, il m'arrive d'aller consulter le profil pour trouver des précisions. C'est aussi un canal par lequel des opportunités peuvent arriver directement.

Le réseau reste le levier le plus puissant : pas besoin de connaître 500 personnes, mais entretenir des relations sincères fait toute la différence. La posture en entretien est aussi primordiale, on peut avoir le meilleur CV du monde et tout rater en entretien. Enfin, sur la stratégie de candidature : privilégier la qualité à la quantité. Quand on appelle un candidat et qu'il ne se souvient plus du poste sur lequel il a postulé, ça se sent.

Cela fait 4 mois que je postule pour une alternance sans succès : que faire ?

4 mois, c'est décourageant, mais ce n'est pas anormal. La recherche d'alternance est souvent plus longue qu'une recherche d'emploi classique. L'essentiel, c'est d'oser appeler les entreprises qui ont refusé pour demander un retour constructif. Comprendre ce qui pèche dans la candidature permet d'ajuster son discours pour la suite. Il faut aussi multiplier les approches directes : faire du porte-à-porte, appeler, solliciter le réseau de son école et ne pas tout miser sur les plateformes en ligne : le contact direct reste souvent plus efficace.

Combien de candidatures faut-il envoyer pour décrocher une alternance et à quelle fréquence ?

Il n'y a pas de chiffre magique, tout dépend du bassin d'emploi et du métier visé. Ce qui compte, c'est la régularité : ne pas tout miser sur un temps court puis laisser tomber, mais postuler semaine après semaine en apprenant de ses erreurs, et commencer le plus tôt possible, car les campagnes de recrutement d'alternants démarrent en général en janvier pour la rentrée de septembre. C'est à ce moment-là que les entreprises se positionnent pour avoir les meilleurs profils.

 

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