Recevez une notification dès qu'une offre est publiée et postulez en quelques clics.
Droit au chômage : combien de temps va durer le versement de mes allocations ?
On fait le point sur la durée d’indemnisation de France Travail.
Quelle est la durée de votre droit au chômage ? A combien pouvez-vous prétendre ? Quid de la réforme et de son impact ? Découvrez les réponses à vos questions sur le sujet de la durée d'indemnisation.
Quelle est la durée maximale des allocations de retour à l’emploi (ARE) ?
Début 2023, le gouvernement a introduit un dispositif de modulation de la durée d’indemnisation des chômeurs en fonction de la conjoncture économique : quand l’activité se porte bien et que le taux de chômage diminue, la durée maximale d’indemnisation diminue, quand la situation économique se dégrade en France, la durée maximale d’indemnisation augmente. Une modulation de la durée qui n’a en revanche aucun impact sur le montant de l’indemnité.
Ainsi, pour les nouveaux allocataires inscrits depuis le 1er février 2023, un coefficient de 0,75 est appliqué au calcul de leur durée d’indemnisation. En cas de conjoncture économique dégradée, un complément de durée pourra être accordé.
En l'état actuel des choses, en fonction de l'âge du demandeur d'emploi, la durée maximale d'indemnisation dont vous pouvez bénéficier auprès de France Travail (ex-Pôle emploi) est de :
- 548 jours si vous avez moins de 55 ans, soit 18 mois
- 685 jours si vous avez 55 ou 56 ans, soit 22,5 mois
- 822 jours si vous avez 57 ans ou plus, soit 27 mois
En cas de conjoncture défavorable, un demandeur d’emploi en fin de droits pourra bénéficier d’un complément d’indemnisation de :
- 182 jours si vous avez moins de 55 ans, pour une durée totale d'indemnisation de 730 jours
- 228 jours si vous avez 55 ou 56 ans, pour une durée totale d'indemnisation de 913 jours
- 273 jours si vous avez 57 ans ou plus, pour une durée totale d'indemnisation de 1095 jours
bon à savoir
Comment France Travail calcule votre durée d’indemnisation ?
Pour connaître votre durée d’indemnisation, France Travail recherche votre période de référence, soit la période pendant laquelle vous avez acquis des droits à l’allocation chômage (aussi appelée ARE, allocation de retour à l’emploi).
Cette période démarre à la date de fin de votre dernier contrat, qu’il s’agisse d’un CDI, CDD ou contrat d’intérim. La fin de contrat correspond ici à la date du terme du préavis. France Travail remonte ensuite les deux dernières années pour trouver le début de votre période de référence – les trois dernières années à partir de 55 ans.
Dans cette période de référence, France Travail recherche le premier jour où vous étiez en contrat et calcule le nombre total de jours écoulés entre le début du premier contrat de travail et la fin du dernier contrat de travail. Le premier et le dernier jour du contrat sont inclus et le contrat en question ne doit pas avoir déjà servi à une ouverture de droits.
Entre ces deux dates, tous les jours calendaires sont pris en compte. Les samedis, dimanches et jours fériés sont inclus dans les jours calendaires. Un plafond limite la prise en compte des jours non-travaillés dans la durée de votre indemnisation : le nombre de jours non-travaillés retenus ne peut pas excéder 70% des jours travaillés.
Si vous avez été sous contrat pendant toute la durée de votre période de référence, vous pourrez bénéficier de la durée d’indemnisation maximale.
A retenir : dans le calcul de votre durée d'indemnisation, certains événements sont considérés comme hors contrat et non pris en compte, comme les périodes de congé maternité ou de congé paternité, les périodes de congé supplémentaire de naissance (depuis le 1er juillet 2026), les périodes d'accident du travail ou les périodes d'arrêt maladie supérieures à 15 jours.
Quelle durée d'indemnisation après une rupture conventionnelle depuis septembre 2026 ?
Depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d'indemnisation est plafonnée pour les salariés dont le contrat prend fin par rupture conventionnelle individuelle : 15 mois pour les moins de 55 ans, contre 18 mois auparavant, et 20,5 mois à partir de 55 ans, contre 22,5 à 27 mois jusqu'ici. Les allocataires de 55 ans et plus peuvent demander à France Travail une prolongation de leurs droits, accordée après examen de leurs démarches de recherche d'emploi ou de leur projet professionnel. Ces règles s'appliquent lorsque la fin du contrat, fixée par la convention de rupture, intervient à compter du 1er septembre 2026.
Bon à savoir : seule la rupture conventionnelle individuelle est concernée. Pour les autres fins de contrat, y compris la rupture conventionnelle collective, les durées maximales indiquées plus haut restent inchangées.
Qu'est devenue la réforme de l'assurance chômage annoncée en 2024 ?
En mai 2024, le Premier ministre Gabriel Attal avait annoncé un durcissement des règles : 8 mois d'activité sur 20 pour ouvrir des droits, et une durée maximale ramenée de 18 à 15 mois, voire 12 si le taux de chômage passait sous 6,5 %. Ces mesures, prévues pour le 1er décembre 2024, ont été mises en pause après la dissolution de l'Assemblée nationale et ne figurent pas dans les règles en vigueur : il faut toujours en général avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois, et la durée maximale reste de 18 mois pour les moins de 55 ans, hors rupture conventionnelle.
En revanche, deux mesures de la convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024 sont bien entrées en vigueur le 1er avril 2025 : le relèvement de deux ans des seuils d'âge des durées majorées (55 et 57 ans) et la mensualisation de l'ARE sur une base de 30 jours. Les allocations journalières des mois de 31 jours ne sont pas perdues : elles sont reportées en fin de droits.
Calcul du montant de l’allocation chômage
Après un licenciement ou une rupture conventionnelle, la plupart des salariés sont en attente de savoir à quel niveau de salaire va correspondre leur future indemnité journalière. Et l’attente est parfois longue…
Pour effectuer ce calcul par vous-même, vous devez connaître votre période de référence d’affiliation à l’assurance chômage, trouver votre salaire de référence (en brut) puis déterminer votre salaire journalier de référence (SJR). Pour tout savoir sur le calcul de votre allocation chômage, vous pouvez lire notre article.
7 conditions à remplir pour toucher le chômage
1. Vous résidez sur le territoire national
Vous ne pourrez pas percevoir d’indemnités chômage si vous partez vivre à l’étranger.
2. Vous n’avez pas quitté votre emploi volontairement
En clair, la rupture conventionnelle et le licenciement sont les seuls modes de rupture de contrat qui vous permettent de percevoir le chômage. Sauf cas particuliers, la démission ne vous permet pas d’ouvrir des droits à France Travail et de toucher des indemnités.
3. Vous êtes apte physiquement à occuper un emploi
Votre état de santé et vos capacités physiques vous permettent de travailler, tout simplement ! Si vous êtes malade ou que votre santé ne vous permet pas d’exercer un emploi, vous pouvez être en arrêt maladie même en étant inscrit à France Travail.
4. Vous êtes à la recherche d’un emploi
En tant que demandeur d’emploi inscrit à France Travail, vous vous engagez à mettre en place des actions pour retrouver un emploi en accord avec votre projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE). Vous devez également vous rendre aux rendez-vous avec votre conseiller, accepter les propositions de formation, d’atelier, d’immersion en entreprise, etc.
5. Vous ne pouvez pas prétendre à la retraite
Si vous avez atteint l’âge légal de départ à la retraite et que vous pouvez prétendre au versement d’une retraite à taux plein, vous n’êtes pas en droit d’obtenir des indemnités chômage en parallèle.
6. Vous avez ouvert des droits au chômage
L’inscription à France Travail n’est pas automatique si vous souhaitez prétendre au versement de l’allocation de retour à l’emploi (ARE). A la fin de votre contrat de travail, vous avez un délai de 12 mois pour vous inscrire.
7. Vous avez travaillé au moins 6 mois
Il existe une durée d'affiliation minimale pour ouvrir vos droits au versement d'indemnités chômage. Si vous avez moins de 55 ans, vous devez avoir travaillé sur une durée au moins égale à 910h, ou 130 jours, au cours des 24 derniers mois. Cela correspond à environ 6 mois. Si vous avez 55 ans ou plus, c'est 910h au cours des 36 derniers mois. Pour les travailleurs saisonniers, 758h, ou 108 jours, suffisent.
Certaines périodes ne sont pas prises en compte dans les jours travaillés, comme les congés sans solde d'au moins un mois civil ou les congés sabbatiques. Par ailleurs, seuls cinq jours maximum sont retenus par semaine civile (du lundi au dimanche). Les périodes de formation professionnelle peuvent être assimilées à du travail, dans la limite des deux tiers du nombre de jours travaillés.
- X
- Restez à jour sans effort
- On trie le meilleur pour vous
- 2 emails par semaine
Sur la même thématique
Préparez-vous à
décrocher votre job !
155 000
CV lus en moyenne chaque jour, soyez le prochain à être vu !
soyez visible auprès des recruteurs
818 421
offres en ce moment, on vous envoie celles qui collent ?
soyez alerté rapidement
Toutes les offres d’emploi
- Paris
- Lyon
- Toulouse
- Marseille
- Nantes
- Bordeaux
- Lille
- Strasbourg
- Rennes
- Nice
- Montpellier
- Aix-en-Provence
- Grenoble
- Annecy
- Dijon
- Metz
- Angers
- Tours
- Reims
- Clermont-Ferrand
{{title}}