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Comment gérer mon processus de recrutement quand j'ai du mal avec le téléphone ?
Seuls 57 % des moins de 29 ans se disent à l'aise au téléphone selon une étude Robert Walters. Voici comment avancer dans un recrutement malgré cette appréhension.
Le téléphone sonne, un numéro inconnu s'affiche, et le cœur s'accélère avant même d'avoir décroché. Pour beaucoup de candidats, cette scène revient à chaque étape d'un recrutement, jusqu'à devenir une véritable peur du téléphone dans leur vie professionnelle naissante. Loin d'être un caprice ou un manque de professionnalisme, cette appréhension touche une part croissante des jeunes actifs. Voici comment avancer dans un processus de recrutement sans se laisser bloquer par cette peur du téléphone.
Un phénomène de plus en plus documenté chez les jeunes professionnels
Une enquête flash menée par le cabinet de recrutement Robert Walters en janvier 2025, auprès de plus de 350 professionnels et 120 entreprises, a mesuré ce phénomène désigné sous le terme de « phone anxiety ». Si 79 % des professionnels se déclarent globalement à l'aise avec les appels téléphoniques, cette proportion chute à 57 % chez les moins de 29 ans, contre 75 % pour les 30-49 ans et 85 % pour les plus de 50 ans.
Les raisons évoquées par les personnes interrogées incluent la peur de ne pas avoir toutes les réponses à une demande, la crainte d'être entendu par des collègues ou des proches pendant l'appel, et la pression d'un flot continu de sollicitations par téléphone. Cette appréhension n'a rien d'une phobie sociale généralisée ni d'un trouble diagnostiqué pour la majorité des jeunes professionnels concernés : elle reste le plus souvent circonscrite à l'exercice précis de l'appel professionnel, avec parfois quelques sueurs froides juste avant de décrocher.
Pourquoi le téléphone reste incontournable dans un recrutement
Un appel permet à un recruteur d'évaluer rapidement des éléments qu'un simple mail ne révèle pas : la motivation du candidat, sa disponibilité, son aisance à l'oral face à un interlocuteur qu'il découvre. C'est aussi un moyen de vérifier des informations sensibles sans les laisser par écrit, dans un souci de protection des données personnelles du candidat.
Beaucoup de candidats vivent malgré tout cet appel comme une confrontation brutale et immédiate, sans le temps de réfléchir à leur réponse, contrairement à un échange par mail ou par message sur les réseaux sociaux professionnels, où chacun compose sa réponse à son rythme. Dans un mode de vie professionnelle où l'écrit domine de plus en plus les échanges quotidiens, devoir téléphoner reste pour certains une nouvelle source de stress à apprivoiser.
Comment se préparer avant un entretien téléphonique
Préparer par écrit quelques idées clés avant de décrocher, ou avant de rappeler un numéro inconnu resté sans réponse, permet de limiter l'improvisation qui alimente souvent l'angoisse. Se tenir debout pendant l'appel, une technique reconnue pour gagner en assurance vocale, garder son CV à portée de main pour ne pas être pris de court, ou encore demander d'emblée un créneau horaire précis pour le prochain échange plutôt que de subir un appel surprise, sont des habitudes simples qui réduisent nettement le stress ressenti.
Il reste également possible de filtrer les appels d'un numéro inconnu pendant une recherche d'emploi active, à condition de rappeler rapidement une fois prêt, avec un message vocal clair expliquant l'indisponibilité du moment.
Peut-on demander à échanger par mail plutôt que par téléphone ?
Oui, cette demande reste tout à fait légitime à formuler, poliment, auprès d'un recruteur, en particulier pour les tout premiers échanges d'un processus de recrutement. De nombreux recruteurs acceptent aujourd'hui de basculer une partie des échanges vers l'écrit, notamment pour convenir d'un rendez-vous ou transmettre des documents.
Un appel reste néanmoins généralement incontournable à un moment du processus, ne serait-ce que pour l'entretien lui-même ou pour la confirmation finale d'une embauche.
Quand cette appréhension nécessite-t-elle un accompagnement ?
Une gêne ponctuelle avant un appel important reste une réaction courante, sans conséquence particulière sur une recherche d'emploi. En revanche, si cette peur du téléphone se transforme en évitement systématique, au point de faire manquer des opportunités professionnelles ou de bloquer durablement les candidatures, il devient utile d'en parler à un professionnel de santé, capable d'évaluer la situation avec la personne concernée.
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