« Tereos n'existerait pas sans eux » : le modèle coopératif, moteur d'une RSE ancrée dans les territoires
Au programme : une feuille de route revue, des engagements validés par la science et un modèle coopératif qui change la donne.
Chez Tereos, la RSE ne s’improvise pas. Elle se construit, s’anime, se mesure, se documente… et s’adapte quand le contexte l’exige ! C’est précisément ce qui s’est passé à partir de 2024 : avec un nouveau comité de direction, des travaux sur la Raison d’être du groupe et des objectifs climat plus ambitieux ont conduit Tereos à refondre entièrement sa feuille de route RSE.
La nouvelle feuille de route s’articule autour de trois axes complémentaires (Nature et territoires, Quotidien durable, la Terre et les Hommes) et se déploie avec un point d’étape en 2033. Ce délai n’est pas anodin : il correspond aux engagements pris publiquement par le groupe auprès de la Science Based Targets initiative (SBTi), qui a validé ses cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre comme alignées avec l’accord de Paris et l’objectif de limiter le réchauffement global à 1,5 degré.
bon à savoir
Il y avait aussi une volonté forte de renouer avec l’identité profonde du groupe. « C’était important de repenser un peu à notre histoire pour regarder ce qu’on fait au présent et se projeter dans le futur », explique Giacomo Tamaro, chargé de mission RSE groupe, arrivé chez Tereos en juillet 2024. D’autant que l’activité du groupe va bien au-delà de ses marques phares (Béghin Say, La Perruche) et du sucre : Tereos transforme chaque année 43 millions de tonnes de matières premières végétales (betterave, canne à sucre, céréales, luzerne) dont les dérivés se retrouvent dans des produits du quotidien des consommateurs.
Nature et territoire : comment réduire l’impact à la source
Premier axe de la feuille de route, la réduction des émissions agricoles. Betterave en France, canne à sucre au Brésil, céréales : chaque matière première, chaque origine géographique implique des leviers différents. « C’est encore assez récent. Quand on décarbone un site industriel, on dispose de leviers technologiques bien identifiés et relativement maîtrisables. Sur les sols agricoles, on travaille avec le vivant : les pratiques évoluent, mais les résultats peuvent varier selon les conditions naturelles, les sols ou le climat », reconnaît Giacomo.
Pour avancer, la direction RSE travaille avec les équipes agricoles et agronomes à l’élaboration de plans d’action spécifiques par matière première et par origine. En France, l’objectif : « Analyser déjà avec eux où en sont nos coopérateurs avec un diagnostic carbone de leur exploitation afin d’évaluer les nouvelles pratiques à déployer », explique Giacomo. Un exemple, l’agriculture régénératrice, une approche globale qui intègre aussi la biodiversité et la gestion de l’eau.
Quant à la déforestation, c’est le chantier qui tient le plus à cœur à Giacomo. Et pour cause : à partir de 2026, Tereos s’est engagé à éliminer entièrement les matières premières issues de la déforestation de ses approvisionnements. Concrètement, cela passe par un dialogue structuré avec les fournisseurs et par des preuves tangibles. « Au Brésil, on déploie les images satellitaires sur toute la production de canne. On regarde s’il y a eu du changement au niveau des parcelles et si des forêts ont été supprimées pour laisser de l’espace à l’agriculture. »
Ce travail de terrain, Giacomo le voit comme une continuité de sa formation initiale. Lui qui avait étudié la déforestation de manière théorique a pu découvrir ce que cela signifie concrètement « jour après jour, de travailler avec les fournisseurs pour s’assurer que le plan de route est respecté ».
Savoir-faire industriel : eau, énergie, économie circulaire
Deuxième axe de la feuille de route : les impacts industriels. Sur ce sujet aussi, les ambitions sont fortes. Sur le front de l’économie circulaire, Tereos peut se targuer d’un modèle quasi intégral de valorisation des coproduits. La betterave, par exemple, ne produit pas seulement du sucre : la partie solide est valorisée en nutrition animale, en énergie via la méthanisation, ou encore retourne dans les champs sous forme d’amendement organique riche en potasse. « Il n’y a pas que le sucre. Tout est transformé », résume Giacomo.
Sur la consommation d’eau, un jalon important vient d’être franchi : « La sucrerie de Connantre vient de terminer sa première campagne zéro prélèvement en milieu naturel. Le principe : un bassin de stockage des eaux évaporées de la betterave, qui contient naturellement une grande quantité d’eau, permet d’alimenter l’usine tout au long de la campagne sans aucun pompage extérieur. » Une première dans le groupe, et un modèle potentiellement reproductible.
La décarbonation des sites industriels et du transport complète ce deuxième axe, avec pour leviers principaux l’électrification des processus et l’efficacité énergétique.
Le modèle coopératif, un levier souvent sous-estimé
Troisième axe, et peut-être le plus distinctif de l’identité Tereos : la dimension humaine et coopérative. « Ce sont 10 300 coopérateurs qui représentent le cœur de la coopérative, Tereos n’existerait pas sans eux », rappelle Giacomo. Beaucoup siègent au sein des différentes instances de gouvernance de la coopérative et ce n’est pas qu’une question d’organisation, c’est aussi ce qui donne à la RSE du groupe une légitimité particulière.
« Dans tous les cas, Tereos est un groupe coopératif. Si on a pris cette décision très engagée sur le climat, c’est qu’il y a un soutien fort à cette démarche », souligne Giacomo. Pour lui, « le regard des coopérateurs, agriculteurs avant tout, est un atout précieux pour ancrer les engagements dans la réalité du terrain et fédérer d’autres acteurs de la filière. »
La gouvernance RSE du groupe reflète cette logique de coalition : « Le comité de direction se réunit tous les trimestres pour faire un point sur l’avancée de la feuille de route RSE et s’appuie sur plusieurs groupes de travail satellites, tels que le GT RSE ou le GT Climat et Biodiversité. Une configuration qui permet de traduire les engagements en actions concrètes, indicateurs et pilotage. »
Pour autant, il ne s’agit pas de faire de la RSE pour la RSE. « On se sent toujours liés à la terre, à l’histoire de la coopérative. Ça nous rappelle pourquoi on fait ce métier », confie Giacomo. Cet ancrage, Tereos la cultive aussi à travers ses reconnaissances externes : en 2025, le groupe a reçu le prix de la Raison d’être (une première pour une coopérative française) ainsi que le prix de l’Innovation durable de la Copa-Cogeca, la fédération européenne des coopératives agricoles, pour son offre « Cultivate Net-Zero ». Des distinctions qui valident la pertinence de notre démarche, et donnent envie d’aller plus loin.
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