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Télécharger TéléchargerContinuer à chercher un emploi en juillet et août, le bon réflexe
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'été n'est pas la saison morte du recrutement.
Chaque année, le même réflexe revient chez nombre de candidats. Dès que le thermomètre grimpe, la recherche d'emploi ralentie, voire s’arrête. On se dit que les recruteurs sont en vacances, que rien ne bouge avant septembre, et qu’il vaut mieux attendre la rentrée pour relancer ses candidatures. C’est aussi une période pour souffler, à raison, lorsque la recherche s’étire. Pourtant, c’est peut-être une occasion de décrocher un job car, entre juillet et août, le marché de l’emploi est bien loin de freiner. Explications, chiffres de France Travail à l’appui.
Ce que montrent les chiffres du recrutement estival
Selon l'enquête Besoins en Main-d'œuvre (BMO) 2026 de France Travail, 40,7 % des projets de recrutement sont motivés par un surcroît d'activité ponctuel, et 22,2 % répondent au lancement d'une nouvelle activité. Une bonne partie de ces intentions se concrétisent justement l'été. Les entreprises constituent en effet leurs équipes dès juillet et août pour être opérationnelles à la rentrée de septembre, période de reprise pour les services aux entreprises, le bâtiment ou le transport.
Ces intentions se traduisent en postes bien réels. Selon la Dares, 435 791 emplois étaient vacants en France au premier trimestre 2026, dans le secteur privé. Un chiffre en repli par rapport au trimestre précédent (469 004), qui confirme un marché moins tendu qu'il y a un an, mais où les opportunités restent nombreuses.
Certains secteurs, eux, n'ont jamais connu de pause estivale. L'hôtellerie-restauration, l'agriculture et le commerce concentrent la majorité des recrutements saisonniers. Les métiers du soin et de l'accompagnement, de leur côté, recrutent en continu, sans lien avec le calendrier. Pour 2026, 2,28 millions de postes sont à pourvoir en France, et 43,8 % des projets sont jugés difficiles par les employeurs (contre 50,1 % en 2025). Un léger mieux, mais un marché qui reste tendu sur de nombreux métiers, y compris pendant l'été.
Pourquoi les recruteurs restent disponibles
L'été a un autre avantage méconnu : les personnes en charge du recrutement disposent souvent d'un peu plus de temps. Moins sollicitées, elles sont plus disponibles pour examiner des candidatures et accorder des entretiens. C'est aussi le bon moment pour les jeunes diplômés et les étudiants en sortie de stage, qui peuvent décrocher leur premier emploi dans un contexte où la concurrence entre candidats est réduite.
Cette concurrence, justement, ne s'est pas resserrée partout de la même façon. Selon le baromètre Hellowork du premier semestre 2026, chaque offre publiée a reçu 18 % de candidatures en plus par rapport au premier semestre 2025, pour un volume d'offres en recul de 9 % sur la même période. Un secteur échappe pourtant à la tendance : la santé et le social, seule fonction où les recrutements progressent (+3 %) et où la concurrence recule (-2 %). Les métiers techniques résistent également mieux, avec une concurrence en hausse limitée à 9 % dans le BTP et 14 % dans la logistique, loin des +56 % observés dans la vente. Mettre sa recherche en pause l'été, c'est donc laisser le champ libre à ceux qui continuent, en particulier sur ces créneaux où la file d'attente reste courte.
Le contrat court d'été, un tremplin
L'été est aussi la période des remplacements. Ces contrats courts, en intérim ou en CDD, ne doivent pas être négligés, car ils permettent de mettre un pied dans une entreprise et de démontrer ses compétences sur le terrain. Un contrat de ce type peut déboucher sur un renouvellement, voire un CDI si un besoin permanent se dessine entre-temps ; les entreprises privilégient naturellement une personne qu'elles connaissent déjà et qu'il n'est pas nécessaire de former.
Ces contrats saisonniers pèsent d'ailleurs bien plus qu'on ne l'imagine dans le paysage du recrutement. D'après l'enquête BMO 2026, ils représentent 32,2 % de l'ensemble des projets de recrutement en France, soit près d'un recrutement sur trois.
Et si votre secteur ralentit vraiment cet été
Certains métiers connaissent, malgré tout, un vrai ralentissement estival. Dans ce cas, l'été reste une période utile : c'est le bon moment pour revoir son CV, retravailler sa lettre de motivation, s’entraîner aux entretiens ou se former sur les compétences qui manquent encore. Le marché de l'emploi français, avec un taux de chômage remonté à 8,1 % au premier trimestre 2026, reste par ailleurs suffisamment exigeant pour que chaque semaine de préparation compte. Car le marché de l'emploi n'a jamais entendu parler de trêve estivale.
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