Augmentations de salaires : les entreprises qui se portent bien vont-elles jouer le jeu face à l’inflation ?
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT veut pousser certaines entreprises à rouvrir les négociations salariales.
Alors que les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur le mois d’avril 2026, Marylise Léon, numéro un du syndicat CFDT, a plaidé hier dans un entretien au journal Le Parisien pour envisager des augmentations de salaire dans certaines entreprises, notamment celles qui se portent très bien économiquement.
Un appel à responsabiliser les employeurs alors que certaines entreprises se portent très bien
Dans un contexte de hausse des prix du carburant à cause la guerre en Iran et de retour de l’inflation, l’attentisme des dirigeants d’entreprise ne passe plus selon la représentante syndicale, Marylise Léon :
« Il faut surtout responsabiliser les employeurs. Certaines entreprises vont très bien et il faut que chacun fasse des efforts en fonction de ses moyens… »
Elle rappelle également que plusieurs branches ont encore des grilles salariales qui démarrent en dessous du Smic : « À date, il y en aurait 47 notamment dans le secteur de l’hospitalisation privée ou de la jardinerie »
Pour elle, il devient donc impératif de « rouvrir les négociations salariales là où elles viennent de se conclure et d’anticiper celles qui sont prévues pour prendre en compte l’inflation et les difficultés de pouvoir d’achat des salariés sinon il existe un vrai risque de fracture sociale ».
Une augmentation moyenne de salaire autour de 1,7% en 2026
Pour l’instant, peu d’entreprises ont revalorisé leur politique d’augmentation salariale. Selon les informations des Echos, pour les salaires de base, l’évolution moyenne négociée a été de 1,6% dans les entreprises qui ont signé un accord.
Seulement, les négociations sur les augmentations salariales ont eu lieu entre octobre 2025 et mars 2026, soit juste avant le déclenchement des hostilités en Iran le 28 février 2026. Les augmentations salariales étaient alors réalisées en fonction du niveau de l’inflation de l’an dernier, soit 0,9%.
Le contexte actuel change la donne puisque l’inflation atteint déjà plus de 2% en avril et risque encore d'être en augmentation pour ce mois de mai, alors, les entreprises seront-elles prêtes à faire un geste ? les prochains mois seront déterminants pour voir s’il y a un impact durable sur le pouvoir d’achat des salariés et envisager de rouvrir les négociations d'ici la rentrée de septembre.
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