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Thèse Organiser des Chaines de Valeur Alternatives pour les Semences Paysannes Enjeux et Opportunités dans un Contexte de Chaines de Valeur Globales H/F
Doctorat.Gouv.Fr
- Montpellier - 34
- CDD
- Bac +5
- Service public d'état
Détail du poste
Établissement : Université de Montpellier
École doctorale : EDEG - Economie Gestion
Laboratoire de recherche : MRM - Montpellier Recherche en Management
Direction de la thèse : Florence PALPACUER ORCID 0000000156375010
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-05-23T23:59:59
Les systèmes semenciers paysans font l'objet d'un intérêt croissant dans les recherches sur les organisations et l'agroécologie, mobilisant une variété de disciplines pour penser les conditions de leur protection et de leur développement. Issues de savoirs et savoir-faire étroitement liées aux territoires, les semences paysannes circulant dans ces réseaux favorisent la résilience et la soutenabilité des pratiques agricoles face aux défis contemporains tels que le changement climatique et la durabilité des systèmes alimentaires (Thomas et al., 2022). Elles sont promues par des mouvements multiscalaires qui bénéficient d'une reconnaissance institutionnelle croissante (Girard & Frison, 2022), contribuant au renouvellement des formes d'organisation productive en faveur d'une plus grande soutenabilité.
Les acteurs des semences paysannes développent des formes d'organisation innovantes où la notion de communs occupe une place prépondérante (Sandström et al., 2025), participant ainsi à l'essor des organisations alternatives, un champ de recherches et pratiques qui mobilise le management en faveur d'une plus grande soutenabilité écologique et sociale (Vijay et al., 2025). Ces organisations restent toutefois peu étudiées du point de vue des défis qu'elles rencontrent dans un environnement largement façonné par les chaînes de valeur globales (Gereffi et al., 2019). Cette question est particulièrement prégnante dans les domaines de l'agriculture et l'alimentation, où les projets alternatifs de décommodification des semences doivent composer avec un cadre réglementaire et marchand favorable aux dynamiques oligopolistiques des chaînes de valeur mondialisées (Clapp et al., 2025).
Ce projet de recherche s'intéresse à la manière dont les organisations des systèmes semenciers paysans développent des chaînes de valeur alternatives, en mobilisant une approche renouvelée du cadre d'analyse des chaînes de valeur globales (CVG). A partir des travaux de Baileche et al. (2024) et dans une perspective polanyienne, il s'agit de développer un cadre d'analyse alternatif où :
-la perspective input-output des CVG sur les séquences d'activité productive est mise en regard de pratiques écologiquement soutenables, aptes à ré-encastrer les activités économiques dans des relations pérennes à la nature;
-le système de gouvernance valorise la décision démocratique et la coordination horizontale, en contraste avec la logique de captation de valeur propre au modèle de gouvernance des chaînes globales;
-l'échelle locale est privilégiée en tant qu'espace d'organisation des activités productives, plutôt que l'échelle globale qui tend à prédominer dans la territorialité des CVG;
-les normes sociales et institutionnelles valorisent la réciprocité et la redistribution, en contrepoids des dynamiques de marchandisation propres aux chaînes de valeur globales.
La recherche mobilisera la méthode qualitative de construction de théorie enracinée (grounded theory), avec un focus analytique sur : (i) l'identification des leviers et contraintes rencontrés par les acteurs dans le développement de chaînes de valeur alternatives, et (ii) les imbrications qu'ils développent avec les chaînes globales en s'accommodant des cadres réglementaires et marchands propres à la préservation, la culture et la transformation des semences dans le système agri-alimentaire. La recherche s'inscrit dans une démarche participative de recherche-action, valorisant la collaboration avec les mouvements étudiés et la production de connaissances actionnables sous forme de recommandations, d'indicateurs et de grilles d'analyse aptes à alimenter la réflexivité dans la gouvernance des projets (Cornish et al., 2023). Les projets étudiés sont impulsés et pilotés en France, mais ils développent des réseaux multi-scalaires s'étendant en Europe et dans le Sud global, autorisant une analyse comparée des échelles spatiales dans leur trajectoire de développement.
Le mouvement de commodification des semences s'est opéré dans les chaînes agricoles globales par un « alignement de pouvoir matériel, institutionnel et discursif » en faveur d'une bio-hégémonie prépondérante au sein du modèle agricole actuel (Newell, 2009). Obtenues parfois grâce aux biotechnologies, privatisées par des droits de propriété intellectuelle et protégées par une régulation commerciale restrictive, ces semences sont non-reproductibles et limitent la capacité des paysans à utiliser leurs propres semences. Cette commodification a entraîné une forte réduction du nombre d'espèces cultivées (FAO, 2018), de la diversité génétique dans les champs (Bonneuil et al., 2012), et la disparition progressive des pratiques paysannes de conservation et de sélection des semences, suscitant des contre-mouvements paysans et indigènes en faveur de la décommodification et de la souveraineté semencière (Demeulenaere et Bonneuil, 2011 ; Girard et al., 2023). Ces contre-mouvements ont gagné en reconnaissance institutionnelle, notamment dans les arènes internationales, mais ils font face à de fortes contraintes réglementaires et des menaces d'appropriation génétique des variétés semencières par les acteurs privés. Les régulations commerciales exigent en effet des semences qu'elles présentent des caractéristiques de stabilité et d'homogénéité pour leur mise en marché, qui excluent de facto les possibilités d'évolution naturelle des semences dans les écosystèmes (Peschard, 2022).
En tant que mouvement politique et écologique, les « semences paysannes » promeuvent des principes de relations génératives entre les êtres vivants, humains et non-humains, qui inspirent les pratiques agricoles et les formes d'échange innovantes au sein des collectifs (Sandström et al., 2024). Fondés sur la notion de commun et soutenus par des formes de gouvernance démocratiques, ces mouvements cultivent l'ancrage local tout en développant des liens nationaux et transnationaux (Rezvani, 2022). Ces réseaux développent des formes d'échanges basés sur l'entraide qui privilégient le don, le troc, ou le commerce - ce dernier restant souvent informel. Paradoxalement, les filières agricoles biologiques utilisent majoritairement des semences commodifiées, illustrant les barrières matérielles, économiques et socio-institutionnelles qui opèrent face aux chaînes alternatives des semences paysannes (Winter et al., 2023).
Dans une perspective polanyienne et en prolongement des travaux de Baileche et al. (2024), le projet de recherche doit analyser ces dimensions en collaboration étroite entre les sciences de l'organisation et celles de l'agroécologie. L'approche empirique s'intéressera à plusieurs collectifs ancrés en Bretagne, dans la Drôme et dans les Hautes-Alpes, qui se distinguent par le développement de communs fonciers pour la culture de semences paysannes, et de liens en aval avec des circuits de distribution, des restaurateurs ou des collectifs de consommateurs, pour organiser des chaînes alternatives à partir de ces semences. Ces projets sont confrontés à des arbitrages concernant les formes de performance technique et économique à atteindre, ainsi que des enchevêtrements et des tensions à gérer avec les chaînes agri-alimentaires globales, qui restent encore mal compris et insuffisamment étudiés.
Ce projet doctoral vise à analyser la formation de chaînes de valeur alternatives dans les systèmes agroalimentaires à partir du cas des semences paysannes, en mobilisant une approche renouvelée du cadre d'analyse des chaînes de valeur globales.
Trois objectifs structurent la recherche :
(1) Développer un cadre théorique permettant d'analyser les chaînes de valeur à partir de leur inscription dans des dynamiques socio-écologiques, en mobilisant le concept polanyien de double mouvement.
(2) Analyser empiriquement plusieurs initiatives de chaînes de valeur alternatives portées par les mouvements de semences paysannes, en identifiant les leviers et contraintes pour leur développement.
(3) Examiner les formes d'articulation et de tension entre chaînes alternatives et chaînes globales, en mettant en lumière les processus d'hybridation entre ces deux approches.
S'inscrivant dans une approche en sciences de gestion, la recherche mobilise la méthode qualitative de construction de théorie enracinée (grounded theory) (Makri & Neely, 2021), avec un focus analytique sur : (i) l'identification des leviers et contraintes rencontrés par les acteurs dans le développement de chaines alternatives, et (ii) les imbrications qu'ils construisent avec les chaînes de valeur globales dans des environnements économiques et réglementaires plus ou moins contraignants à différentes échelles spatiales. En conséquence, l'échantillonnage et la délimitation des cas d'étude seront progressivement affinés au fil de la collecte de données, de l'élaboration des catégories conceptuelles et de la participation aux débats avec les principaux acteurs des projets étudiés. La recherche doit s'inscrire dans une démarche de recherche-action participative, valorisant la collaboration avec les mouvements étudiés et la production de connaissances actionnables sous forme de schémas organisationnels, de recommandations, d'indicateurs et de grilles d'analyse aptes à alimenter la réflexivité dans la gouvernance des projets (Baileche et al., 2024 ; Cornish et al., 2023). Les projets pressentis pour la recherche sont impulsés et pilotés en France, mais ils développent des réseaux multi-scalaires s'étendant en Europe et dans le Sud global, en lien avec les mouvements de résistance à la commodification et la capture des semences dans les chaines de valeur globales (Cremaschi & Marín, 2025 ; Girard et al., 2023).
Le projet s'appuiera sur des collaborations antérieures avec des acteurs impliqués dans les réseaux des semences paysannes en France, notamment via une recherche-action participative sur le développement d'un outil de gestion partagé des pratiques et savoirs paysans (Aboueldahab et al., 2024), ainsi que sur des recherches préliminaires sur le rôle des institutions publiques dans la constitution de biens communs fonciers en faveur des semences paysannes (Guillerminet, 2024). Il s'agira de co-construire une première cartographie des chaînes de valeur développées par ces collectifs, selon les dimensions de gouvernance, production, géographie et contexte socio-institutionnel, tout en identifiant les tensions possibles avec les filières globalisées. Cette première étape favorisera un accompagnement de ces collectifs par la recherche de manière plus ciblée pour évaluer les leviers et obstacles à la montée en échelle de projets organisationnels innovants dans la construction et le pilotage de chaînes alternatives. Une démarche combinant perspectives organisationnelles et agroécologiques est privilégiée pour mener à bien l'analyse des aspects biologiques, socio-écologiques, techniques, socio-institutionnels et managériaux, en s'appuyant sur l'engagement de longue date du CIRAD dans ces filières (Thomas et al., 2022). Le projet de thèse vise à développer des connaissances d'intérêt à la fois théorique et pratique, par l'élaboration conjointe de modèles et d'indicateurs de performance avec les collectifs accompagnés.
Le profil recherché
-Ouverture aux profils d'ingénieur agronome avec une spécialité en agro-économie ou ingénieur en sciences de l'environnement avec de bonnes bases en sciences de gestion.
-Compétences et appétence pour les méthodologies de recherche qualitatives en sciences de gestion.
-Excellente maîtrise de l'anglais.
-Enthousiasme et engagement à l'égard des enjeux de transition écologique.
Publiée le 07/04/2026 - Réf : 73d95444782b4d70ea3e961caa29cdd8
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