Thèse la Cité Numérique Éthique du Lien Social à l'Épreuve de l'Intelligence Artificielle H/F
Doctorat.Gouv.Fr
- Paris - 75
- CDD
- Bac +5
- Service public d'état
Les compétences pour ce job
- Intelligence artificielle
Détail du poste
Établissement : Université Paris-Saclay GS Sociologie et Science Politique École doctorale : Sciences Sociales et Humanités Laboratoire de recherche : Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière Direction de la thèse : Alexei GRINBAUM ORCID 0000000274841553 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-09-15T23:59:59 L'interaction entre les utilisateurs humains et les systèmes d'intelligence artificielle reconfigure la personne dans ses dimensions cognitives et comportementales. Cette thèse se propose d'étudier les enjeux éthiques et sociétaux de cette transformation, en partant de l'hypothèse que la relation avec les systèmes d'IA modifie les conditions dans lesquelles s'exercent l'autonomie et le jugement humains. Même lorsque les utilisateurs savent qu'ils interagissent avec une machine, le rapport qui s'instaure à travers cette interaction peut provoquer attachement, dépendance, irritation ou tension, voire conduire à un conflit violent.
Les systèmes d'IA ne sont pas de simples instruments : en façonnant des conduites, des affects et des habitudes, ils contribuent à faire émerger une normativité nouvelle. Le lieu de cette normativité relationnelle n'est pas un territoire géographique, mais ce que l'on peut appeler la « Cité numérique ». Il s'agira dès lors de se demander non seulement ce qui distingue en profondeur la relation humain-machine de la relation interhumaine, mais aussi quelles formes de lien social et quels jugements moraux deviennent pensables dans la Cité numérique où cohabitent et interagissent systèmes d'IA et êtres humains.
L'enquête philosophique sera complétée par une étude des « compagnons IA » menée en collaboration avec le centre de recherche en intelligence artificielle CAIRO (THWS, Allemagne). Les compagnons virtuels offrent un observatoire privilégié de la Cité numérique, dans la mesure où ils rendent visible l'inscription technique d'une normativité relationnelle au-delà des tâches instrumentales. Ils permettent ainsi d'examiner comment les systèmes d'IA détectent les tensions, orientent les conduites, préviennent certaines formes d'excès, organisent la contradiction, encadrent l'influence ou limitent la dépendance.
Le candidat devra être titulaire d'un M2 et démontrer un intérêt académique ou professionnel pour l'étude de l'intelligence artificielle dans ses dimensions philosophiques, anthropologiques, sociologiques ou juridiques. Des compétences en informatique seront appréciées. Cette thèse est rendue possible grâce au soutien de la Fondation Thomas et Ulla Kolbeck.
Les systèmes d'IA prolifèrent dans notre quotidien. Ils ne sont pas de simples instruments : en façonnant des conduites, des affects et des habitudes, ils contribuent à faire émerger une normativité nouvelle. Le lieu de cette normativité relationnelle n'est pas un territoire géographique, mais ce que l'on peut appeler la « Cité numérique ». Des études récentes interrogent l'existence de motfs communs dans la pensée de l'IA, d'un côté, et, de l'autre, dans la tradition philosophique latine, arabe et hébraïque. Compréhension conceptuelle de l'impact de l'IA générative sur la personne et la société
Le profil recherché
Publiée le 24/06/2026 - Réf : ee582f3a864e1670cf6ee61a2e90f3f8