Thèse Interactions Autonomes Entre l'Intestin et le Cerveau chez les Athlètes d'Endurance le Rôle des Vibrations Mécaniques Pendant la Course à Pied H/F Doctorat.Gouv.Fr

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Détail du poste

Établissement : Université Claude Bernard Lyon 1 École doctorale : EDISS - Interdisciplinaire Sciences-Santé Laboratoire de recherche : LIBM - LABORATOIRE INTERUNIVERSITAIRE DE BIOLOGIE DE LA MOTRICITE Direction de la thèse : Christophe HAUTIER ORCID 0000000298452456 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-09-13T23:59:59 Les symptômes gastro-intestinaux (GI) touchent entre 30 et 70 % des athlètes lors d'épreuves de course à pied prolongées, où les nausées, les douleurs abdominales, les envies pressantes, les ballonnements et la diarrhée nuisent aux performances et à la récupération. Ces symptômes ont été attribués à une diminution du débit sanguin splanchnique, à la déshydratation, au stress thermique, à des facteurs nutritionnels et à une augmentation de la perméabilité intestinale (Costa et al., 2017). Cependant, la course à pied se caractérise également par des milliers de chocs qui génèrent des vibrations mécaniques se propageant dans tout le corps, y compris dans la cavité abdominale. Alors que les conséquences musculo-squelettiques de ces vibrations ont fait l'objet de nombreuses études, leurs effets potentiels sur le système nerveux entérique (SNE) restent largement inexplorés.
Le SNE interagit avec le système nerveux autonome (SNA) par le biais de fibres afférentes (Furness, 2012). La stimulation mécanique de l'intestin active des mécanorécepteurs et des nocicepteurs viscéraux qui influencent la régulation autonome, les réflexes cardiovasculaires et la motilité GI. Les vibrations sont étudiées en tant qu'interventions thérapeutiques pour les troubles de motilité GI (Rao et al., 2020 ; Sonu et al., 2024) et certaines études ont montré qu'elles peuvent altérer la fonction autonome (Cardinale et Bosco, 2003) ; cependant, l'influence des chocs répétitifs de la course à pied sur la communication autonome entre l'intestin et le cerveau n'a jamais été étudiée. Les précédentes études portaient sur des vibrations continues alors que celles générées par la course à pied sont transitoires, de grandes amplitudes et multimodales (Play et al., 2022). Minetti et Belli (1994) ont modélisé les vibrations des viscères comme une masse passive et mobile sans considérer les muscles de la sangle abdominale et le diaphragme. Ces modèles restent donc à confirmer d'un point de vue expérimental.
Nous émettons l'hypothèse que les sollicitations mécaniques répétitives liées à la course à pied modifient la fonction GI par le biais de deux voies complémentaires : (i) la stimulation mécanique des structures viscérales et des mécanorécepteurs gastro-intestinaux, et (ii) la modulation consécutive de la signalisation du SNE et SNA. Chez les athlètes présentant des symptômes GI récurrents induits par l'effort, une altération de la transmission mécanique au sein du compartiment viscéral, associée à une régulation autonome intestin-cerveau altérée, pourrait contribuer à un déséquilibre entre les contrôles entérique, sympathique et parasympathique.
Ce projet vise à caractériser la relation entre les contraintes mécaniques induites par la course à pied et la régulation autonome intestin-cerveau chez les athlètes d'endurance, en combinant des évaluations physiologiques et biomécaniques. L'électrogastrographie sera utilisée pour évaluer l'activité myoélectrique gastrique, l'électrocardiographie pour quantifier la variabilité de la fréquence cardiaque et des mesures continues de la pression artérielle pour évaluer la sensibilité du baroréflexe. Parallèlement, des mesures par accélérométrie permettront de quantifier les vibrations abdomino-lombaires et leur propagation à travers le corps.
Cette approche multimodale, physiologique et biomécanique, permettra d'établir une nouvelle caractérisation, à l'échelle du système, des interactions mécaniques entre l'intestin et le cerveau chez les athlètes d'endurance. Au-delà d'une meilleure compréhension des troubles gastro-intestinaux induits par l'effort, ce projet pourrait permettre de définir de nouveaux marqueurs biomécaniques et contribuer à l'élaboration d'un cadre conceptuel plus large intégrant le SNE à la physiologie de l'effort et à la médecine du sport.



Les symptômes gastro-intestinaux (GI) touchent entre 30 et 70 % des athlètes lors d'épreuves de course à pied prolongées, où les nausées, les douleurs abdominales, les envies pressantes, les ballonnements et la diarrhée nuisent aux performances et à la récupération. Ces symptômes ont été attribués à une diminution du débit sanguin splanchnique, à la déshydratation, au stress thermique, à des facteurs nutritionnels et à une augmentation de la perméabilité intestinale (Costa et al., 2017). Cependant, la course à pied se caractérise également par des milliers de chocs qui génèrent des vibrations mécaniques se propageant dans tout le corps, y compris dans la cavité abdominale. Alors que les conséquences musculo-squelettiques de ces vibrations ont fait l'objet de nombreuses études, leurs effets potentiels sur le système nerveux entérique (SNE) restent largement inexplorés.
Le SNE interagit avec le système nerveux autonome (SNA) par le biais de fibres afférentes (Furness, 2012). La stimulation mécanique de l'intestin active des mécanorécepteurs et des nocicepteurs viscéraux qui influencent la régulation autonome, les réflexes cardiovasculaires et la motilité GI. Les vibrations sont étudiées en tant qu'interventions thérapeutiques pour les troubles de motilité GI (Rao et al., 2020 ; Sonu et al., 2024) et certaines études ont montré qu'elles peuvent altérer la fonction autonome (Cardinale et Bosco, 2003) ; cependant, l'influence des chocs répétitifs de la course à pied sur la communication autonome entre l'intestin et le cerveau n'a jamais été étudiée. Les précédentes études portaient sur des vibrations continues alors que celles générées par la course à pied sont transitoires, de grandes amplitudes et multimodales (Play et al., 2022). Minetti et Belli (1994) ont modélisé les vibrations des viscères comme une masse passive et mobile sans considérer les muscles de la sangle abdominale et le diaphragme. Ces modèles restent donc à confirmer d'un point de vue expérimental.
Caractérisation des relations entre les contraintes mécaniques induites par la course à pied et la régulation autonome intestin-cerveau chez les athlètes d'endurance, en combinant des évaluations physiologiques et biomécaniques. Ce projet vise à caractériser la relation entre les contraintes mécaniques induites par la course à pied et la régulation autonome intestin-cerveau chez les athlètes d'endurance, en combinant des évaluations physiologiques et biomécaniques. L'électrogastrographie sera utilisée pour évaluer l'activité myoélectrique gastrique, l'électrocardiographie pour quantifier la variabilité de la fréquence cardiaque et des mesures continues de la pression artérielle pour évaluer la sensibilité du baroréflexe. Parallèlement, des mesures par accélérométrie permettront de quantifier les vibrations abdomino-lombaires et leur propagation à travers le corps.

Le profil recherché

compétences en physiologie et biomécanique du sport. Une expérience dans le domaine des vibrations induites par les chocs et une formation en physiologie sont attendues.
Rédaction de CPP, Suivi de projet, encadrement d'expérimentations sur l'humain, traitement de données, rédaction d'article, communication orale. Anglais.

Publiée le 02/09/2026 - Réf : caacbdfceccdc0b2d955c48fc144999f

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