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Cette estimation de salaire pour le poste de Thèse Etude des Risques Liés aux Faibles Doses de Rayonnements Ionisants en Situation de Multi-Expositions à d'Autres Facteurs de Risques dans la Cohorte de Travailleurs de l'Uranium Tracy. H/F à Paris est calculée grâce à des offres similaires et aux données de l’INSEE.
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Salaire brut min
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Thèse Etude des Risques Liés aux Faibles Doses de Rayonnements Ionisants en Situation de Multi-Expositions à d'Autres Facteurs de Risques dans la Cohorte de Travailleurs de l'Uranium Tracy. H/F
Université Paris-Saclay GS Santé publique
- Paris - 75
- CDD
- BEP, CAP
- Bac
- Service public d'état
Détail du poste
Établissement : Université Paris-Saclay GS Santé publique
École doctorale : Santé Publique
Laboratoire de recherche : Laboratoire d'épidémiologie des rayonnements ionisants
Direction de la thèse : Olivier LAURENT ORCID 0009000404889131
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-04-30T23:59:59
Les effets sanitaires potentiels d'expositions chroniques à de faibles doses d'uranium demeurent mal connus. Par ailleurs, les effets de co-expositions aux rayonnements ionisants et à d'autres facteurs de risque non endogènes sont également mal connus. Les travailleurs du cycle de l'uranium constituent une population d'intérêt pour mener des études épidémiologiques visant à combler ces lacunes de connaissance. En effet, ces travailleurs peuvent être multi-exposés aux rayonnements ionisants (exposition externe et interne par incorporation d'uranium), ainsi qu'à de nombreuses substances chimiques et à différentes autres sources de nuisances potentielles sur leur santé (travail de nuit, bruit, chaleur).
Ce projet de thèse vise à étudier, dans la cohorte de travailleurs de l'uranium TRACY (décrite ici : https://bmjopen.bmj.com/content/6/4/e010316), les risques de pathologies cancéreuses et non cancéreuses associées aux rayonnements ionisants et à d'autres facteurs de risque, notamment à d'autres expositions professionnelles. Un enjeu sera d'évaluer si dans l'étude de la relation entre doses de rayonnements ionisants et mortalité par différentes pathologies, les autres facteurs de risque de ces pathologies peuvent jouer des rôles de facteurs de confusion (auquel cas un ajustement statistique sur ces facteurs sera réalisé dans l'analyse) ou s'ils peuvent jouer un rôle de facteurs d'interaction (moduler la relation dose-risque).
Les axes de travail du projet de thèse et le calendrier associé seront les suivants :
Année 1 : Étude des relations entre expositions professionnelles et mortalité par cancers via une approche « exposition par exposition ».
Année 2 : Étude des relations entre expositions professionnelles et mortalité par pathologie non cancéreuse via une approche « exposition par exposition ». Les analyses seront réalisées en priorité sur des maladies de l'appareil circulatoire, rénales et neurodégénératives.
Dans ces axes 1 et 2, un focus particulier sera réalisé sous l'angle des effets des expositions aux rayonnements ionisants, en ajustant si nécessaire sur d'autres facteurs de risque. Cette étape sera guidée par des analyses descriptives et la construction des diagrammes acycliques orientés basés sur la littérature scientifique.
Année 3 : le troisième axe consistera à conduire des analyses statistiques plus poussées pour identifier et caractériser des interactions potentielles entre expositions aux rayonnements ionisants et autres expositions sur les risques des pathologies étudiées. La liste des pathologies et des facteurs de risques inclus prioritairement dans cet axe sera déterminée en fonction des résultats obtenus dans le cadre des axes 1 et 2.
Les études épidémiologiques réalisées au sein de cohortes de travailleurs du nucléaire sont informatives sur les effets d'expositions à long terme à de faibles de doses de rayonnements ionisants (Boice et al., 2022; Samson et al., 2018). Si une grande partie d'entre elles ont étudié les effets d'expositions aux rayonnements ionisants par voie externe (Cardis et al., 2005; Richardson et al., 2023), d'autres se focalisent sur les effets de contaminations internes à des radionucléides, comme par exemple l'uranium (Anderson et al., 2021; Laurent et al., 2016; Samson et al., 2016). La réalisation de telles études chez les travailleurs du cycle de l'uranium est particulièrement importante, compte-tenu du manque actuel de connaissances sur les effets potentiels d'expositions chroniques à de faibles doses d'uranium (UNSCEAR, 2016).
Par ailleurs, les effets de co-expositions aux rayonnements ionisants et à d'autres facteurs de risque non endogènes (hormis âge, sexe) demeurent également mal connus, excepté l'interaction documentée entre radon et tabagisme sur le risque de cancer du poumon (Leuraud et al., 2011). Les travailleurs du cycle de l'uranium constituent une population d'intérêt pour estimer de tels effets car ils sont multi-exposés aux rayonnements ionisants (exposition externe et interne par incorporation d'uranium), ainsi qu'à de nombreuses substances chimiques et à différentes autres sources de nuisances potentielles (travail de nuit, bruit, chaleur). La réalisation d'études épidémiologiques au sein de cette population pourra donc également apporter des éléments de réponse à cette seconde question.
Le LEPID a initié en 2008 la construction d'une cohorte de travailleurs du cycle français du combustible nucléaire, dans le but d'étudier les effets sanitaires potentiellement associés avec des contaminations internes à l'uranium (Etude TRACY) (Samson et al., 2016). Cette cohorte regroupe les travailleurs des établissements Orano, anciennement appelés COMURHEX (Malvési et Pierrelatte), EURODIF, SOCATRI et AREVA NC (Pierrelatte), ainsi que MELOX (Marcoule). Elle inclut également des travailleurs d'usines du CEA (Pierrelatte) et de FBFC (Romans et Pierrelatte), société aujourd'hui intégrée au groupe Framatome. A ce jour, l'étude TRACY inclut 12 712 travailleurs du cycle de l'uranium, couvrant plusieurs décennies d'historique professionnel. Les critères d'inclusion sont d'avoir travaillé au moins 6 mois en tant que statutaire dans l'une des entreprises citées ci-dessus (Samson et al., 2016).
La mise en place de l'étude TRACY est articulée en deux grandes étapes : une collecte de données administratives et sanitaires des travailleurs inclus (Samson et al., 2018; Samson et al., 2016) (notamment des données issues de dossiers médicaux), puis la reconstitution des expositions professionnelles de ces travailleurs (Bouet et al., 2019; Guseva Canu et al., 2013; Guseva Canu et al., 2008; Villeneuve et al., 2016; Zhivin et al., 2018). Les données issues de la surveillance par la médecine du travail permettent de reconstituer les doses de rayonnements ionisants dues à des expositions externes, comme internes, en collaboration avec le Laboratoire d'Evaluation de la Dose Interne de l'ASNR (LEDI) (Davesne et al., 2024). Elles comportent par ailleurs des informations sur de nombreux facteurs de risques individuels de pathologies chroniques (tabagisme, surcharge pondérale, tension artérielle, glycémie, cholestérol, etc.). Enfin les dossiers de la médecine du travail comportent à partir des années 1980, pour la plupart des travailleurs, des informations sur des expositions à d'autres expositions professionnelles que les rayonnements ionisants (ex : substances chimiques, expositions physiques comme les fibres d'amiante ou la chaleur, travail en horaires décalés). En complément, une évaluation rétrospective de ces expositions professionnelles (y compris sur des périodes antérieures à 1980) a été réalisée grâce à la construction de matrices emplois-expositions (MEE) spécifiques aux entreprises incluses. Quatre MEE ont déjà été réalisées à EURODIF, AREVA NC Pierrelatte (Guseva Canu et al., 2013; Guseva Canu et al., 2008), SOCATRI (Villeneuve et al., 2016) et Malvési (Laurent et al, en révision).
Ce projet de thèse vise à étudier, dans la cohorte de travailleurs de l'uranium TRACY, les risques de pathologies cancéreuses et non cancéreuses associées aux rayonnements ionisants et à d'autres facteurs de risque, notamment à d'autres expositions professionnelles. Il s'agira notamment, en tirant parti d'un jeu de données très riche, d'évaluer si dans l'étude de la relation entre doses de rayonnements ionisants et mortalité par pathologies cancéreuses ou non cancéreuses, les autres facteurs de risque de ces pathologies peuvent jouer des rôles de facteurs de confusion (auquel cas un ajustement statistique sur ces facteurs sera réalisé dans l'analyse) ou s'ils peuvent jouer un rôle de facteurs d'interaction (c'est-à-dire, moduler la force de la relation dose-risque).
Le profil recherché
Publiée le 24/03/2026 - Réf : 24eb51ce45aa7e75aa684e171bec3e62
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