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Mis à jour le 15 janvier 2026
Convention collective Production audiovisuelle - IDCC 2642
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Production audiovisuelle. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Production audiovisuelle ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Production audiovisuelle
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Classification des emplois de la CCN Production audiovisuelle
- Questions fréquentes sur la convention collective Production audiovisuelle
Qu'est ce que la convention collective Production audiovisuelle ?
Vous travaillez dans la création de contenus vidéo, films institutionnels, publicités ou documentaires ? Ce texte réglementaire a été pensé spécialement pour encadrer votre profession. Il définit les règles du jeu entre employeurs et salariés du secteur : rémunérations minimales, durée du travail, congés, classifications des métiers. Bref, tout ce qui structure votre quotidien professionnel.
Contrairement aux dispositions générales du Code du travail, cet accord adapte les normes aux réalités d’un univers où les tournages s’enchaînent, les horaires varient et les projets se succèdent. Il reconnaît la spécificité des métiers techniques et artistiques, depuis les assistants jusqu’aux chefs de poste. Une référence indispensable pour comprendre vos droits dans ce domaine créatif aux contraintes bien particulières.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Production audiovisuelle
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Production audiovisuelle | 5911A | Production de films et de programmes pour la télévision |
| Production audiovisuelle | 5911B | Production de films institutionnels et publicitaires |
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai permet à l’employeur comme au salarié de vérifier que le poste correspond bien aux attentes de chacun. Dans la production audiovisuelle, sa durée varie selon votre statut et votre niveau de responsabilité.
Pour les contrats à durée indéterminée (CDI), les durées maximales s’appliquent conformément au Code du travail : 2 mois pour les employés et techniciens, 3 mois pour les agents de maîtrise, et 4 mois pour les cadres. Un renouvellement unique reste possible si votre contrat initial le prévoit expressément.
Concernant les contrats à durée déterminée d’usage (CDDU), très fréquents dans l’audiovisuel, la règle est simple : comptez 1 jour de période d’essai par semaine de contrat prévue. Cette durée est plafonnée à 2 semaines pour les missions de 6 mois maximum, et à 1 mois au-delà.
| Type de contrat | Durée du contrat | Période d’essai maximale |
| CDI – Employés et techniciens | – | 2 mois |
| CDI – Agents de maîtrise | – | 3 mois |
| CDI – Cadres | – | 4 mois |
| CDDU | = 6 mois | 2 semaines maximum |
| CDDU | > 6 mois | 1 mois maximum |
bon à savoir
Régimes applicables
Le secteur de la production audiovisuelle se distingue par la coexistence de deux régimes contractuels principaux. Le CDI classique s’adresse aux permanents de la structure : administratifs, responsables de production, chefs de projets. Ces collaborateurs bénéficient d’une stabilité d’emploi et d’une rémunération mensuelle lissée.
Le CDDU constitue la norme pour les techniciens et l’équipe de tournage. Ce statut particulier reconnaît le caractère intermittent de l’activité. Chaque mission fait l’objet d’un nouveau contrat, avec des règles spécifiques en matière de rémunération et d’indemnités. Les salariés sous CDDU bénéficient notamment d’une majoration de 25% dès la 36ème heure hebdomadaire, contre 10% seulement pour les permanents.
Pour les cadres disposant d’une réelle autonomie, des conventions de forfait peuvent être conclues : forfait en heures sur l’année (limité à 1 607 heures normales plus 300 heures supplémentaires maximum), forfait en jours (218 jours par an), ou forfait sans référence horaire pour les cadres dirigeants. Ces dispositifs offrent plus de souplesse mais impliquent des responsabilités accrues.
- CDI : pour les postes permanents et administratifs
- CDDU : pour les missions de tournage et post-production
- Forfaits cadres : pour les fonctions d’encadrement autonomes
- Contrats de musiciens : régime spécifique avec rémunération au cachet
bon à savoir
Temps de travail
Durée du travail
Dans la production audiovisuelle, la durée légale du travail est fixée à 35 heures par semaine. Chaque journée ne peut normalement pas dépasser 10 heures de travail effectif, mais cette limite peut être portée à 12 heures lors de tournages ou d’enregistrements. La durée hebdomadaire maximale est fixée à 48 heures sur une semaine, avec une moyenne de 46 heures calculée sur 12 semaines consécutives. Des dérogations peuvent être demandées pour atteindre 54 heures, voire 60 heures en cas de semaine de tournage de 6 jours.
Aménagements du temps de travail
Plusieurs dispositifs permettent d’organiser le temps de travail de façon flexible. L’annualisation permet de répartir les heures sur 12 mois consécutifs, dans la limite de 1 607 heures annuelles. Les conventions de forfait sont également possibles : forfait en heures (jusqu’à 1 907 heures par an), forfait en jours (218 jours pour une année complète), ou forfait sans référence horaire pour les cadres dirigeants. Le temps de disponibilité indemnisé peut être mis en place pour certaines fonctions lors de répétitions et tournages d’émissions de variétés.
Jours de repos et RTT
Chaque salarié bénéficie d’un repos hebdomadaire de 24 heures consécutives, auquel s’ajoutent 11 heures de repos quotidien (réductibles à 9 heures dans certains cas). Lorsque la durée collective dépasse 35 heures hebdomadaires, des jours de RTT sont attribués : 6 jours pour 36 heures, 11 jours pour 37 heures, 18 jours pour 38 heures et 22 jours pour 39 heures. Ces RTT peuvent se cumuler dans la limite de 10 jours ouvrés. Un salarié ne peut travailler plus de 25 dimanches par an, sauf pour les émissions en direct diffusées ce jour-là.
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires sont décomptées au-delà de la 35ème heure hebdomadaire. Elles donnent lieu à majoration : 10% pour les 4 premières heures (25% pour les salariés en CDD d’usage), 25% de la 5ème à la 9ème heure, et 50% à partir de la 9ème heure. Le contingent annuel est fixé à 300 heures. Ces heures peuvent être compensées par un repos de remplacement équivalent. Pour les salariés en CDD d’usage, la majoration est de 125% dès la 36ème heure. Les heures de nuit bénéficient d’une majoration de 25% (50% pour certaines fonctions techniques), et les heures travaillées le dimanche sont majorées de 50%.
Régimes spécifiques
Les musiciens et producteurs bénéficient de règles particulières concernant l’organisation de leurs services et journées de travail. Le temps de transport entre différents sites de l’entreprise est considéré comme du temps de travail effectif, tandis que le temps de voyage n’est comptabilisé que s’il intervient pendant l’horaire habituel. Les temps de repas, d’hébergement et de pause ne sont pas du temps de travail effectif, sauf sollicitation exceptionnelle de l’employeur.
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective de la production audiovisuelle structure la rémunération selon le type de contrat et la catégorie professionnelle. Les salariés en CDDU (contrat à durée déterminée d’usage) bénéficient d’une majoration de 125% dès la 36ème heure supplémentaire, tandis que ceux en CDI voient leur salaire évoluer progressivement avec l’ancienneté. Les grilles salariales distinguent plusieurs niveaux, du niveau VI (sans diplôme requis) au niveau « hors niveau » (cadres dirigeants), en passant par les filières techniques, administratives et commerciales.
| Type de contrat | Particularité de rémunération |
| CDDU = 4 jours | Salaire journalier = salaire hebdomadaire ÷ 4,5 |
| CDDU = 3 mois | Salaire mensuel = salaire hebdomadaire × 3,8 (minimum 130% du SMIC) |
| CDI après 12 mois | Augmentation de 3% du salaire minimum |
| CDI après 4 ans | Augmentation totale de 6% (incluant les 3% précédents) |
bon à savoir
Primes et indemnités
Au-delà du salaire de base, la convention prévoit de nombreuses compensations financières liées aux conditions d’exercice. Les heures supplémentaires sont majorées progressivement : 10% pour les quatre premières (25% en CDDU), 25% de la 5ème à la 9ème, puis 50% au-delà. Le travail de nuit bénéficie d’une bonification de 25% (50% pour certaines fonctions techniques), et le dimanche d’une majoration de 50% cumulable avec celle des heures supplémentaires.
- Indemnité de transport : 50% de l’abonnement en transports en commun pour les contrats d’au moins une semaine
- Indemnité kilométrique : remboursement selon le barème fiscal pour l’utilisation d’un véhicule personnel au-delà de 10 km
- Indemnité d’habillage/déshabillage : 6€ bruts par jour lorsqu’une tenue spécifique est imposée
- Indemnité de licenciement : 2/10 de mois par année d’ancienneté (5/10 en cas de licenciement économique)
| Heures de voyage hors horaire habituel | Indemnisation |
| = 4 heures | 1/10 du salaire hebdomadaire base 35h |
| Entre 4h et 8h | 2/10 du salaire hebdomadaire base 35h |
| > 8 heures | 4/10 du salaire hebdomadaire base 35h |
Évolutions
La progression salariale repose sur deux leviers principaux : l’ancienneté et le changement de niveau de qualification. Après douze mois d’ancienneté continue, le salaire minimum augmente automatiquement de 3%, puis atteint 6% après quatre ans. Pour les salariés dont la rémunération d’embauche reste inférieure à 1,5 fois le minimum conventionnel, des paliers supplémentaires garantissent une évolution de 6% après quatre ans et de 10% après huit ans. Cette mécanique protège les parcours professionnels longs et valorise la fidélité à l’entreprise, tout en encourageant la montée en compétences à travers les différents niveaux de classification.
Congés et absences
Congés payés
Les collaborateurs bénéficient d’un nombre de jours de repos annuels déterminé selon les dispositions légales en vigueur. Le fractionnement des vacances s’effectue conformément au cadre réglementaire. Pour les personnes embauchées sous contrat à durée déterminée d’usage, ces règles s’appliquent lorsqu’elles ont travaillé de manière continue pendant les douze mois précédant leur demande. En revanche, les salariés sous CDDU relevant de la caisse des congés spectacle disposent d’un régime spécifique, avec une indemnité plafonnée à trois fois le minimum conventionnel applicable à leur fonction.
Congés spécifiques
Des absences rémunérées de courte durée sont accordées lors de certains événements familiaux. Ces autorisations varient selon l’ancienneté et doivent être prises au moment de la survenance de l’événement. Le saviez-vous ? En cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans, vous bénéficiez d’un congé de deuil supplémentaire de huit jours, au-delà des cinq jours initiaux.
| Événement | Durée sans condition d’ancienneté | Durée avec plus de 12 mois d’ancienneté |
| Mariage ou PACS du salarié | 4 jours ouvrés | 4 jours ouvrés |
| Mariage d’un enfant | 2 jours ouvrés | 2 jours ouvrés |
| Naissance ou adoption | 3 jours ouvrés | 3 jours ouvrés |
| Décès conjoint, concubin, partenaire de PACS | 3 jours ouvrés | 4 jours ouvrés |
| Décès d’un enfant | 5 jours | 5 jours |
| Décès père, mère, frère, sœur, belle-mère, beau-père | 3 jours ouvrés | 3 jours ouvrés |
| Survenance d’un handicap chez l’enfant | 2 jours ouvrés | 2 jours ouvrés |
| Décès d’un grand-parent, petit-fils, petite-fille | – | 1 jour ouvré |
| Mariage du père, mère, frère, sœur | – | 1 jour ouvré |
| Déménagement | – | 1 jour ouvré (1 fois par an) |
| Maladie ou accident d’un enfant de moins de 16 ans | 3 jours ouvrés par an (5 jours si enfant de moins de 1 an ou 3 enfants à charge) | 2 jours rémunérés sur les 3 ou 5 jours accordés |
RTT
Lorsque la durée collective hebdomadaire dépasse la durée légale dans la limite de quatre heures supplémentaires, des jours de repos compensateurs sont attribués. Leur nombre varie selon l’horaire pratiqué : six jours pour une semaine de trente-six heures, onze jours pour trente-sept heures, dix-huit jours pour trente-huit heures et vingt-deux jours pour trente-neuf heures. Ces journées peuvent se cumuler dans la limite de dix jours ouvrés et s’accoler aux congés payés légaux, sans dépasser un total cumulé de vingt-cinq jours ouvrés, sauf accord entre les parties. Bon à savoir : les jours de RTT non pris avant le 31 décembre de l’année d’acquisition sont définitivement perdus.
Conditions de travail et sécurité
Dans le secteur de la production audiovisuelle, votre sécurité et votre bien-être au travail constituent une priorité. Les règles encadrant ces aspects visent à protéger l’ensemble des professionnels, qu’ils évoluent en studio, sur un plateau de tournage ou en extérieur.
Votre employeur a l’obligation de veiller à votre santé physique et mentale. Cela passe notamment par l’organisation d’examens médicaux réguliers auprès du service de santé au travail. Ces visites permettent de s’assurer que vous êtes apte à occuper votre poste et de détecter d’éventuels risques professionnels. Pour les intermittents du spectacle, un dispositif national centralisé a été mis en place via le Centre Médical de la Bourse, garantissant un suivi cohérent malgré la multiplicité des employeurs.
Les équipements de protection individuelle doivent vous être fournis gratuitement lorsque votre fonction l’exige. Si le port d’une tenue spécifique est imposé, le temps nécessaire pour vous habiller et vous déshabiller fait l’objet d’une compensation financière. Les locaux de travail doivent respecter des normes d’hygiène et de sécurité adaptées aux contraintes du métier, avec une attention particulière portée aux conditions parfois difficiles des tournages en extérieur ou de nuit.
Vous bénéficiez également de droits spécifiques en matière de repos et d’amplitude horaire, conçus pour limiter la fatigue et prévenir les accidents. Les durées maximales de travail quotidien et hebdomadaire sont strictement encadrées, avec des temps de repos obligatoires entre deux journées. En cas de danger grave et imminent, vous avez le droit de vous retirer d’une situation de travail sans subir de sanction, un principe fondamental pour votre protection.
Maladie et prévoyance
Lorsque vous êtes confronté à un arrêt de travail pour raison de santé, votre protection dépend avant tout de votre ancienneté et de votre type de contrat. En cas de maladie ou d’accident non professionnel, un délai de carence de 3 jours s’applique avant toute indemnisation. Passé ce délai, si vous justifiez d’une ancienneté d’un an sur les deux dernières années (ou deux ans sur les quatre dernières), vous percevez 90 % de votre rémunération brute pendant les 30 premiers jours, puis 66,66 % durant les 30 jours suivants. Pour les accidents du travail ou maladies professionnelles, les conditions sont légèrement différentes : avec au moins deux ans d’ancienneté sur les quatre dernières années, vous bénéficiez de 90 % de votre salaire durant 30 jours, puis 72 % les 30 jours suivants.
Ces durées d’indemnisation peuvent être prolongées en fonction de votre ancienneté : comptez 10 jours supplémentaires par tranche complète de 5 ans passés dans l’entreprise, dans la limite de 90 jours au total. Il est important de noter que le cumul de toutes les indemnités perçues ne peut jamais dépasser la rémunération nette que vous auriez touchée en travaillant normalement.
| Ancienneté | Maladie / accident non professionnel | Accident du travail / maladie professionnelle |
| 1 an sur les 2 dernières années | 90 % pendant 30 jours + 66,66 % pendant 30 jours | – |
| 2 ans sur les 4 dernières années | 90 % pendant 30 jours + 66,66 % pendant 30 jours | 90 % pendant 30 jours + 72 % pendant 30 jours |
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
Votre collaboration peut prendre fin de plusieurs façons selon votre situation contractuelle. Pour les contrats à durée indéterminée, vous disposez de plusieurs options : la démission si vous souhaitez partir de votre propre initiative, le licenciement à l’initiative de l’employeur, la rupture conventionnelle négociée d’un commun accord, ou encore le départ à la retraite. Les contrats à durée déterminée d’usage, très fréquents dans l’audiovisuel, arrivent naturellement à leur terme prévu. Attention toutefois : une rupture anticipée de ces CDD reste exceptionnelle et n’est autorisée qu’en cas de faute grave, de force majeure, d’inaptitude médicalement constatée, ou lorsque vous justifiez d’une embauche en CDI.
Préavis de licenciement
La durée du préavis varie selon votre ancienneté dans l’entreprise. Ce délai permet une transition organisée pour chacun. Voici comment il se calcule :
- Moins de 6 mois d’ancienneté : 1 jour par semaine calendaire, dans la limite de 15 jours maximum
- Entre 6 mois et 2 ans d’ancienneté : 1 mois de préavis
- Plus de 2 ans d’ancienneté : 2 mois de préavis
bon à savoir
Indemnités de licenciement
Sauf en cas de faute grave ou lourde, vous bénéficiez d’une indemnité dès lors que vous totalisez au moins un an d’ancienneté. Le montant dépend du motif de rupture et de votre durée de présence dans l’entreprise :
- Licenciement pour motif personnel : 2/10 de mois de salaire par année d’ancienneté, auxquels s’ajoutent 2/15 de mois par année au-delà de 10 ans
- Licenciement économique : 5/10 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/10 de mois supplémentaire par année au-delà
Ces montants constituent des planchers conventionnels qui peuvent être complétés par des dispositions plus favorables.
Retraite
Le départ à la retraite constitue un mode de rupture spécifique du contrat de travail. Qu’il soit à votre initiative (départ volontaire) ou à celle de l’employeur (mise à la retraite), il met fin définitivement à votre relation professionnelle. Les conditions d’âge et de durée de cotisation suivent les règles légales en vigueur. Pour les salariés justifiant d’une longue carrière dans la branche, ce passage représente une étape importante qui clôture des années d’engagement dans la production audiovisuelle.
Démission
Si vous décidez de quitter volontairement votre poste, vous devez respecter les mêmes délais de préavis que pour un licenciement. Voici un tableau récapitulatif pour mieux visualiser vos obligations :
| Ancienneté | Durée du préavis |
| Moins de 6 mois | 1 jour par semaine (maximum 15 jours) |
| De 6 mois à 2 ans | 1 mois |
| Plus de 2 ans | 2 mois |
Votre démission doit être clairement exprimée, de préférence par écrit, et ne donne généralement pas droit à indemnité de rupture ni aux allocations chômage, sauf situations particulières prévues par la réglementation.
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Indemnités de transport | Prise en charge à hauteur de 50 % de l’abonnement aux transports en commun pour les contrats d’une semaine ou d’un mois civil. Remboursement des frais réels à 50 % sur justificatif pour les autres situations. |
| Indemnités kilométriques | Remboursement des déplacements en véhicule personnel selon le barème fiscal, avec franchise de 10 kilomètres. Le montant varie selon la distance parcourue et le type de véhicule utilisé. |
| Frais d’hébergement et de restauration | Organisation et prise en charge directe par l’employeur lors des déplacements professionnels. À défaut, remboursement des frais réels sur présentation de factures acquittées, dans les limites fixées préalablement. |
| Prime d’habillage | Compensation financière de 6 euros bruts par jour lorsque le port d’une tenue de travail spécifique est imposé, versée pour chaque opération d’habillage et de déshabillage. |
| Réduction du temps de travail pour grossesse | Diminution de 30 minutes par jour du temps de travail effectif à partir du 3ème mois de grossesse, cumulable sur la semaine, sans réduction de rémunération, pour les salariées justifiant d’un an d’ancienneté. |
| Complément de salaire maternité | Indemnisation complémentaire atteignant 100 % de la rémunération brute pendant les 8 premières semaines du congé maternité, pour les salariées ayant 3 ans d’ancienneté. |
Classification des emplois de la CCN Production audiovisuelle
Cadres et assimilés (Catégorie A)
| Niveau | Formation initiale | Définition |
| Hors niveau (HN) | – | Emplois requérant un haut niveau de connaissances ou une expérience professionnelle équivalente, ainsi qu’un haut niveau d’autorité, d’initiative et de responsabilité |
| Niveau I | Ingénieur, DEA-DESS | Emplois requérant le niveau 1 de l’éducation nationale ou une expérience professionnelle équivalente, avec un degré d’autorité, d’initiative et de responsabilité de haut niveau |
| Niveau II | Licence, Maîtrise | Emplois requérant le niveau 2 de l’éducation nationale ou une expérience professionnelle équivalente, avec un degré d’autorité, d’initiative et de responsabilité très élevé |
| Niveau III A | BTS, DUT | Emplois requérant le niveau 3 de l’éducation nationale ou une expérience professionnelle équivalente, avec un degré d’autorité, d’initiative et de responsabilité élevé |
Techniciens et agents de maîtrise (Catégorie B)
| Niveau | Formation initiale | Définition |
| Niveau III B | BTS, DUT | Emplois requérant le niveau 3 de l’éducation nationale ou une expérience professionnelle équivalente, avec un degré d’autorité, d’initiative et de responsabilité relativement élevé |
| Niveau IV | Baccalauréat | Emplois requérant le niveau 4 de l’éducation nationale ou une expérience professionnelle équivalente, avec un degré d’autorité, d’initiative et de responsabilité relativement restreint |
Employés et ouvriers (Catégorie C)
| Niveau | Formation initiale | Définition |
| Niveau V | CAP | Emplois requérant le niveau 5 de l’éducation nationale ou une expérience professionnelle équivalente, avec un degré d’autorité, d’initiative et de responsabilité limité |
| Niveau VI | Sans diplôme requis | Emplois ne requérant pas de diplôme, comportant un degré d’autorité, d’initiative et de responsabilité très limité |
Organisation par filières professionnelles
La classification s’organise autour de différentes filières métiers. À titre d’exemple, la filière administrative (Filière O) regroupe des fonctions variées selon les niveaux :
| Niveau | Exemples de fonctions (Filière Administration) |
| Hors niveau | Producteur, Directeur général, Directeur général délégué |
| Niveau I | Directeur administratif et financier, Directeur des ressources humaines, Directeur juridique, Directeur technique |
| Niveau II | Responsable administratif et financier, Chef comptable, Responsable des ressources humaines, Contrôleur de gestion |
| Niveau III A | Responsable de la comptabilité, Attaché de direction, Collaborateur juridique, Informaticien |
| Niveau III B | Responsable de la paye, Comptable, Assistant de direction, Assistant juridique |
| Niveau IV | Secrétaire assistant, Assistant comptable, Assistant de la communication |
| Niveau V | Agent des services généraux, Coursier |
| Niveau VI | Hôtesse-standardiste, Gardien, Agent d’entretien |
D’autres filières structurent également les emplois du secteur : la filière commerciale et édition (Filière P), ainsi que les filières techniques liées à la production audiovisuelle proprement dite. Chaque filière décline ses propres métiers selon cette même grille de niveaux, permettant ainsi à chaque collaborateur d’identifier précisément sa position dans l’organisation.
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