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Mis à jour le 16 février 2026
Convention collective Presse quotidienne et hebdomadaire - IDCC 3242
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Presse quotidienne et hebdomadaire en régions. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Presse quotidienne et hebdomadaire ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Presse quotidienne et hebdomadaire
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Presse quotidienne et hebdomadaire
Qu'est ce que la convention collective Presse quotidienne et hebdomadaire ?
Vous travaillez dans un journal ou un magazine ? Votre quotidien professionnel est alors encadré par un texte spécifique qui définit vos droits et vos avantages. Ce document s’applique à l’ensemble des salariés du secteur, qu’ils soient journalistes, techniciens, administratifs ou commerciaux.
Négocié entre les syndicats et les employeurs, cet accord vient compléter le Code du travail en tenant compte des particularités du métier. Horaires décalés, rythmes intenses liés à l’actualité, statuts variés : autant de réalités qui nécessitent des règles adaptées. Salaires minimums, classifications, congés, formation… tout y est précisé pour garantir un cadre protecteur aux professionnels de l’information écrite.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Presse quotidienne et hebdomadaire
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Imprimerie | 1811Z | Imprimerie de journaux |
| Édition | 5813Z | Édition de journaux |
| Édition | 5814Z | Édition de revues et périodiques |
bon à savoir
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai vous permet, comme à votre employeur, de vérifier que le poste vous convient. Sa durée varie selon votre statut professionnel dans la convention collective de la presse quotidienne et hebdomadaire. Les ouvriers et employés bénéficient d’une période initiale de 2 mois, renouvelable une fois pour 1 mois supplémentaire. Les agents de maîtrise et techniciens disposent quant à eux de 3 mois, également renouvelables une fois pour 1 mois. Enfin, les cadres profitent d’une durée plus étendue de 4 mois, avec la possibilité d’un renouvellement de 4 mois additionnels.
| Catégorie | Période d’essai initiale | Renouvellement possible |
| Ouvriers et employés | 2 mois | 1 mois |
| Agents de maîtrise et techniciens | 3 mois | 1 mois |
| Cadres | 4 mois | 4 mois |
bon à savoir
Temps de travail
Durée du travail
La durée conventionnelle de travail est fixée à 35 heures par semaine pour l’ensemble des salariés de la presse quotidienne et hebdomadaire. Cette durée constitue le socle de référence pour organiser votre activité professionnelle au sein des entreprises du secteur. Pour les salariés à temps partiel, une durée minimale de 24 heures hebdomadaires s’applique, garantissant ainsi un volume d’activité suffisant. Toutefois, les entreprises de presse hebdomadaire régionale de moins de 70 salariés bénéficient d’une dérogation : elles peuvent proposer des contrats à partir de 17,5 heures par semaine, soit 75,83 heures mensuelles.
Aménagements du temps de travail
Les contraintes spécifiques du secteur de la presse, notamment liées à l’actualité et aux impératifs de bouclage, imposent une certaine souplesse dans l’organisation du travail. Les heures complémentaires pour les salariés à temps partiel ne peuvent excéder le tiers de la durée hebdomadaire prévue au contrat et sont majorées de 15 %. Cette flexibilité permet de répondre aux pics d’activité tout en préservant l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Les cadres autonomes peuvent quant à eux bénéficier d’un forfait annuel en jours, plafonné à 217 jours travaillés, leur offrant une grande latitude dans l’organisation de leur emploi du temps.
Travail de nuit
Dans la presse, le travail de nuit est défini comme toute activité exercée entre 21 heures et 7 heures du matin. Pour les salariés qui terminent leur service après minuit, cette plage horaire peut débuter dès 20 heures. Le recours au travail nocturne se justifie par les contraintes d’impression et de bouclage inhérentes au métier. Est considéré comme travailleur de nuit tout salarié qui accomplit régulièrement son activité durant ces créneaux horaires.
bon à savoir
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires effectuées au-delà de la durée légale peuvent être compensées de deux manières : soit par du repos majoré, soit par une rémunération complémentaire. Les taux de majoration appliqués sont particulièrement avantageux :
- 33 % pour les heures effectuées de la 36? à la 37? heure incluse
- 50 % pour les heures accomplies de la 38? à la 39? heure incluse
- 100 % au-delà de la 39? heure
Ces majorations témoignent de la reconnaissance des efforts supplémentaires demandés aux salariés dans un secteur où les délais de production sont souvent serrés.
Régimes spécifiques
Les cadres disposant d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur travail peuvent opter pour un forfait annuel en jours. Ce dispositif concerne les cadres qui exercent un véritable pouvoir de décision et ne sont pas tenus de suivre l’horaire collectif de leur service. Avec un plafond de 217 jours travaillés par an, ce régime offre une flexibilité adaptée aux responsabilités managériales et aux missions nécessitant une gestion autonome du temps.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective de la presse quotidienne et hebdomadaire en régions établit des grilles salariales structurées selon les catégories professionnelles et les niveaux de qualification. Les salaires minima conventionnels varient en fonction du groupe d’appartenance, allant de l’employé G1 au groupe G6, avec des montants qui évoluent progressivement pour refléter l’expertise et les responsabilités exercées. Chaque poste, qu’il relève de l’administratif, de la production technique ou du commercial, bénéficie d’une valorisation spécifique adaptée aux compétences mobilisées.
| Groupe | Exemples d’emplois | Salaire mensuel minimum |
| Employé G1 | Employé de presse I, employé de bureau | 1 900 € |
| Employé G2 | Aide comptable I, coursier, correcteur I | 1 940 € |
| Employé G3 | Employé de presse III, aide comptable II | 1 980 € |
| Employé G4 | Comptable I, technicien support informatique I | 2 020 € |
| Employé G5 | Assistant de direction, webmaster I | 2 100 € |
| Employé G6 | Comptable II, webmaster II | 2 250 € |
bon à savoir
Primes et indemnités
Plusieurs dispositifs de primes viennent compléter la rémunération de base dans cette convention. La prime d’ancienneté récompense la fidélité des collaborateurs avec un taux de 5 % dès 5 ans de présence, porté à 10 % après une décennie, et même 12 % pour les cadres justifiant de 12 années d’ancienneté. En cas de rupture du contrat, les indemnités de licenciement sont plafonnées selon un barème progressif valorisant l’expérience accumulée au sein de l’entreprise.
| Ancienneté | Prime d’ancienneté employés | Prime d’ancienneté cadres |
| 5 ans | 5 % | 5 % |
| 10 ans | 10 % | 10 % |
| 12 ans | – | 12 % |
Les indemnités de départ ou de mise à la retraite varient également selon le type de presse (quotidienne régionale, départementale ou hebdomadaire) et la catégorie professionnelle concernée. Ces montants peuvent atteindre jusqu’à 5 mois de salaire pour les cadres les plus anciens de la presse quotidienne régionale.
Évolutions
La progression salariale repose principalement sur l’acquisition de compétences techniques et l’élargissement des responsabilités confiées. Chaque groupe professionnel offre des perspectives d’évolution vers des fonctions nécessitant davantage d’autonomie, de coordination ou de gestion de projets, avec une revalorisation salariale associée. La formation professionnelle constitue un levier essentiel pour accompagner ces transitions, particulièrement dans un secteur en pleine transformation numérique où les métiers évoluent rapidement vers la publication multimédia.
Congés et absences
Congés payés
Les salariés bénéficient des droits aux congés payés prévus par le Code du travail. La convention collective n’apporte pas de dispositions particulières concernant la durée ou les modalités d’acquisition des congés annuels au-delà du cadre légal. Vous pouvez donc compter sur les 5 semaines habituelles de repos, calculées selon les règles en vigueur.
Congés spécifiques
Votre convention collective prévoit des congés pour événements familiaux qui, dans certains cas, se révèlent plus généreux que le minimum légal. Ces absences rémunérées vous permettent de vous consacrer pleinement aux moments importants de votre vie personnelle. Bon à savoir : pour votre mariage ou votre PACS, vous disposez de 6 jours ouvrables, voire une semaine complète de congé, soit davantage que les 4 jours prévus par la loi.
| Événement | Personne concernée | Nombre de jours |
| Mariage ou PACS | Salarié | 6 jours ouvrables ou une semaine |
| Naissance ou adoption | Enfant | 3 jours ouvrables |
| Mariage | Enfant | 2 jours ouvrables |
| Mariage | Frère ou sœur | 1 jour ouvrable |
| Décès | Conjoint ou parent | 4 jours ouvrables |
| Décès | Enfant | 7 jours ouvrables |
| Décès | Frère, sœur, beau-père ou belle-mère | 3 jours ouvrables |
| Décès | Grand-parent ou petit-enfant | 3 jours ouvrables |
| Décès | Beau-frère, belle-sœur, gendre ou bru | 1 jour ouvrable |
| Journée défense et citoyenneté | Salarié | 1 jour |
| Déménagement | Salarié | 2 jours ouvrables |
Congé maternité
La convention collective améliore sensiblement les conditions d’accueil d’un enfant. Vous bénéficiez d’une durée de congé maternité ou d’adoption prolongée de 2 semaines par rapport à ce que prévoit la législation. Cette période est indemnisée après 6 mois de présence dans l’entreprise, vous permettant ainsi de vivre sereinement cette étape importante de votre vie familiale.
Conditions de travail et sécurité
Votre bien-être au travail constitue une priorité dans le secteur de la presse. Les entreprises doivent veiller à ce que vous exerciez votre activité dans un environnement sain et sécurisé, particulièrement compte tenu des spécificités du métier : horaires décalés, travail de nuit, contraintes liées aux délais de bouclage.
L’employeur a l’obligation de mettre en place des mesures de prévention adaptées aux risques professionnels identifiés dans votre établissement. Cela inclut notamment la fourniture d’équipements de protection individuelle lorsque votre poste l’exige, l’aménagement ergonomique des espaces de travail et l’adaptation des postes pour préserver votre santé physique.
Les locaux doivent répondre aux normes d’hygiène en vigueur, avec des installations sanitaires conformes et des espaces de repos appropriés. Pour les salariés travaillant en horaires atypiques, notamment les équipes de nuit en fabrication ou impression, des dispositions particulières s’appliquent pour garantir des conditions optimales.
Vous bénéficiez également du droit à une information claire sur les risques liés à votre activité et aux moyens de protection disponibles. La formation à la sécurité fait partie intégrante de votre parcours professionnel. En cas de difficulté ou de situation dangereuse, vous pouvez alerter votre hiérarchie ou les représentants du personnel. Cette démarche participe à l’amélioration continue des conditions d’exercice pour l’ensemble des collaborateurs du secteur.
Maladie et prévoyance
En cas d’arrêt de travail pour maladie, les garanties varient selon votre statut et l’ancienneté acquise au sein de l’entreprise. Pour les collaborateurs de la presse hebdomadaire régionale, vous pouvez prétendre au maintien de votre rémunération après une année de présence : 100 % pendant trois mois, puis 75 % durant les trois mois suivants. Un délai de carence s’applique avant le déclenchement de cette indemnisation. Il vous faudra ensuite reprendre votre activité pendant neuf mois pour recharger vos droits.
Dans la presse quotidienne régionale, les ouvriers bénéficient d’un maintien jusqu’au 180ème jour d’absence, avec 75 % le premier mois puis 100 % ensuite, dès la première année d’ancienneté. Les employés conservent leur salaire intégral pendant trois mois, puis à hauteur de 75 % du quatrième au sixième mois, après six mois de présence. Pour les cadres, le maintien peut atteindre six mois en cas d’arrêts fractionnés ou sept mois pour un arrêt continu, sous réserve d’une année d’ancienneté.
| Catégorie | Ancienneté requise | Durée d’indemnisation |
| Ouvriers (PQR) | 1 an | 75% (1 mois) puis 100% (jusqu’à 180 jours) |
| Employés (PQR) | 6 mois | 100% (3 mois) puis 75% (3 mois) |
| Cadres (PQR) | 1 an | 6 ou 7 mois selon arrêts |
| Employés et cadres (PHR) | 1 an | 100% (3 mois) puis 75% (3 mois) |
Pour la presse quotidienne départementale, ouvriers et employés conservent leur rémunération à 100 % durant trois mois, puis à 75 % du quatrième au sixième mois, après six mois de présence. Les cadres, administratifs comme techniques, bénéficient d’un maintien de salaire pouvant aller jusqu’à six ou sept mois selon la nature des arrêts, à partir d’un an d’ancienneté.
Concernant la protection sociale complémentaire, les entreprises de plus de 70 salariés prennent en charge au minimum 60 % de la cotisation au régime frais de santé. Cette participation patronale permet de sécuriser votre couverture santé tout en maîtrisant votre budget.
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
Plusieurs situations peuvent conduire à la fin de votre relation de travail dans la presse quotidienne et hebdomadaire. Le licenciement, qu’il soit pour motif personnel ou économique, constitue l’une des formes les plus courantes. Vous pouvez également choisir de démissionner pour poursuivre un nouveau projet professionnel. La rupture conventionnelle offre une alternative négociée entre vous et votre employeur. Enfin, le départ à la retraite, qu’il soit volontaire ou à l’initiative de l’entreprise, marque naturellement la conclusion de votre parcours professionnel.
Préavis de licenciement
La durée de votre préavis varie selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté dans l’entreprise. Cette période permet d’organiser sereinement votre départ et la transmission de vos missions. Voici les délais applicables :
- Ouvriers et employés : 1 mois si vous avez moins de 2 ans d’ancienneté, 2 mois au-delà de ce seuil
- Techniciens, agents de maîtrise et cadres : 1 mois pour une ancienneté inférieure à 2 ans, 3 mois si vous comptez 2 années de présence ou plus
- Ces durées s’appliquent également en cas de départ volontaire à la retraite ou de mise à la retraite par l’employeur
- Le préavis débute à la date de notification de la rupture, sauf dispense accordée par l’une des parties
Indemnités de licenciement
En cas de licenciement, vous bénéficiez d’une compensation financière dont le montant dépend de votre ancienneté. La convention collective prévoit des plafonds spécifiques pour protéger les salariés les plus expérimentés. Bon à savoir : ces indemnités sont calculées sur la base de votre salaire de référence et s’ajoutent aux éventuelles indemnités légales si celles-ci s’avèrent plus favorables.
- À partir de 16 ans d’ancienneté : plafond fixé à 8 mois de salaire
- À partir de 20 ans : le plafond s’élève à 10 mois
- À partir de 25 ans : vous pouvez prétendre jusqu’à 11 mois
- À partir de 30 ans : l’indemnité atteint un maximum de 13 mois
- À partir de 35 ans : le plafond passe à 15 mois de rémunération
- À partir de 40 ans d’ancienneté : vous bénéficiez jusqu’à 17 mois de salaire
Retraite
Votre départ en retraite ouvre droit à une indemnité dont le montant varie selon votre catégorie professionnelle, votre ancienneté et le type de presse (hebdomadaire, quotidienne régionale ou départementale). Pour la presse quotidienne régionale, les ouvriers et employés perçoivent de 0,5 à 2 mois de salaire selon leur ancienneté (entre 10 et 30 ans). Les cadres bénéficient d’un barème progressif plus avantageux, allant de 0,5 à 5 mois selon leur groupe et leur durée de présence. Dans la presse hebdomadaire régionale, les cadres touchent au minimum 3 mois de salaire après une carrière complète, tandis que les employés relèvent du régime légal. Ces compensations reconnaissent votre fidélité et votre contribution au développement de l’entreprise.
Démission
Si vous souhaitez quitter volontairement votre poste, vous devez respecter un préavis identique à celui du licenciement. Cette réciprocité garantit une équité dans les obligations de chacun. Le tableau ci-dessous synthétise les durées applicables :
| Catégorie professionnelle | Ancienneté | Durée du préavis |
| Ouvriers et employés | Moins de 2 ans | 1 mois |
| Ouvriers et employés | 2 ans ou plus | 2 mois |
| TAM et cadres | Moins de 2 ans | 1 mois |
| TAM et cadres | 2 ans ou plus | 3 mois |
Votre employeur peut vous dispenser d’effectuer tout ou partie de ce préavis, selon les besoins du service et votre situation personnelle.
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Compte épargne temps (CET) | Ce dispositif vous permet de mettre de côté des jours de congés ou des éléments de rémunération pour les utiliser plus tard, selon vos besoins personnels ou professionnels. |
| Participation aux frais de transport | Votre employeur peut prendre en charge une partie de vos déplacements entre votre domicile et votre lieu de travail, allégeant ainsi vos dépenses quotidiennes. |
| Participation aux frais de repas | Des solutions existent pour vous accompagner dans la prise en charge de vos repas durant vos journées de travail, facilitant votre quotidien. |
| Réductions tarifaires | Certaines entreprises proposent des tarifs préférentiels sur des produits ou services, vous offrant ainsi un pouvoir d’achat supplémentaire. |
| Prestations culturelles et sportives | Des dispositifs peuvent être mis en place pour favoriser l’accès à des activités de loisirs, enrichissant votre vie personnelle et professionnelle. |
Questions fréquentes sur la convention collective Presse quotidienne et hebdomadaire
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