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Panorama des conventions Pharmacie d’officine
Convention collective Pharmacie d’officine

Mis à jour le 02 février 2026

Convention collective Pharmacie d’officine - IDCC 1996

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Pharmacie d’officine. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Pharmacie d’officine ?

Vous travaillez dans une pharmacie ou vous vous apprêtez à rejoindre ce secteur ? Ce texte va devenir votre meilleur allié. Il encadre l’ensemble des règles qui s’appliquent spécifiquement aux salariés et employeurs des pharmacies de quartier. Pensez-y comme un guide complet qui définit vos droits et obligations au quotidien.

Contrairement au Code du travail qui reste général, cet accord professionnel de branche adapte les dispositions aux réalités concrètes du métier. Salaires, horaires, primes, congés, formations : tout y est détaillé pour correspondre aux particularités de votre activité. Cette réglementation s’impose automatiquement dès lors que votre employeur relève de ce secteur d’activité, créant ainsi un cadre protecteur et harmonisé pour tous les professionnels concernés.

Entreprises tenues d'appliquer la CCN Pharmacie d’officine

Catégorie d’activitéCode APE (ou NAF)Description de l’activité
Commerce de détail pharmaceutique4773ZCommerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé

Cette convention s’adresse exclusivement aux officines pharmaceutiques qui délivrent des médicaments et conseillent le public sur leur santé. Que vous soyez pharmacien titulaire, préparateur diplômé, employé en rayon ou étudiant en formation, ce texte encadre vos droits au quotidien : rémunération, primes d’ancienneté, congés spécifiques et même les majorations pour travail en sous-sol ou le dimanche. À noter : si votre officine participe à une garde de nuit ou un service d’urgence, des compensations particulières sont prévues pour valoriser votre engagement.

Contrat de travail

Période d’essai

Lorsque vous intégrez une officine, la période d’essai vous permet, ainsi qu’à votre employeur, de vérifier que le poste correspond bien à vos attentes respectives. Cette phase transitoire varie selon votre statut et le type de contrat signé.

Pour un CDI, comptez 2 mois maximum si vous êtes non-cadre ou assimilé-cadre, et jusqu’à 4 mois pour un poste cadre. En CDD, la durée s’ajuste proportionnellement : 1 jour par semaine travaillée dans la limite de 2 semaines pour les contrats de 6 mois ou moins, et 1 mois pour les contrats plus longs.
 

StatutType de contratDurée maximale
Non-cadre / Assimilé-cadreCDI2 mois
CadreCDI4 mois
Tous statutsCDD = 6 mois1 jour/semaine (max 2 semaines)
Tous statutsCDD > 6 mois1 mois

bon à savoir

Si vous avez travaillé dans l’officine en intérim dans les 3 mois précédents, cette durée sera déduite de votre période d’essai. En cas d’embauche dans les 3 mois suivant un stage de dernière année d’études, la durée de ce stage est déduite de la période d’essai dans la limite de la moitié de la durée de la période d’essai (sauf si l’emploi correspond aux activités effectuées pendant le stage, dans ce cas la durée du stage est déduite intégralement de la période d’essai. De même, après un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, aucune période d’essai ne peut vous être imposée.

Régimes applicables

La convention collective de la pharmacie d’officine distingue plusieurs catégories professionnelles, chacune bénéficiant de droits spécifiques adaptés à son niveau de responsabilité et de qualification.

Les non-cadres regroupent notamment les préparateurs, les employés en pharmacie, les rayonnistes et le personnel de nettoyage. Leur classification s’échelonne du coefficient 100 au coefficient 400, déterminant salaire de base et avantages associés. Les cadres et assimilés-cadres, quant à eux, occupent des postes à responsabilités élargies, avec des coefficients démarrant à 470 et pouvant atteindre 800.
 

Chaque régime encadre des éléments clés comme :

  • La rémunération minimale selon le coefficient attribué
  • Les modalités d’indemnisation en cas d’arrêt maladie ou d’accident
  • Le maintien de salaire, plus avantageux pour les cadres
  • Les garanties de prévoyance et de frais de santé

Cette distinction permet d’adapter les protections sociales et les évolutions de carrière aux réalités de chaque métier au sein de l’officine.

Temps de travail

Durée du travail

Dans les pharmacies d’officine, la durée hebdomadaire de travail est fixée à 35 heures, ce qui correspond à 151,67 heures par mois ou 1 589 heures par an. Cette durée se répartit généralement sur 5 jours ou 5 jours et demi, en fonction de l’organisation de l’officine. Pour les cadres, une certaine souplesse existe : leur rémunération intègre les variations d’horaire si celles-ci restent dans une fourchette de 10 % et ne présentent ni caractère imposé ni caractère systématique.

  • Durée quotidienne maximale : 10 heures par jour
  • Amplitude journalière : 12 heures maximum
  • Durée hebdomadaire maximale : 46 heures
  • Durée moyenne sur 12 semaines : 44 heures

Aménagements du temps de travail

Chaque salarié bénéficie d’un repos hebdomadaire d’au moins 1 jour et demi consécutif, dont une demi-journée accolée au dimanche. Si vous profitez déjà de deux jours de repos consécutifs, cet avantage vous reste acquis. En cas de travail un dimanche de garde, un repos compensateur de même durée doit être accordé. Par ailleurs, aucune journée de travail ne peut atteindre 6 heures sans qu’une pause de 20 minutes soit observée. Cette pause n’est rémunérée que si vous restez à la disposition de votre employeur.

Jours fériés et dimanches

Les jours fériés sont chômés et payés pour les salariés justifiant d’au moins 3 mois d’ancienneté. Si un jour férié tombe un jour habituellement non travaillé, aucune compensation supplémentaire n’est due. En revanche, si vous êtes amené à travailler un jour férié (autre que le 1er mai), vous percevez votre salaire normal plus un repos compensateur de même durée. Le 1er mai, lui, donne droit à une indemnité égale au salaire correspondant au travail effectué, en plus de la rémunération normale et du repos compensateur.

Heures supplémentaires

Toute heure effectuée au-delà de 35 heures hebdomadaires constitue une heure supplémentaire, même si la semaine précédente ou suivante affichait une durée inférieure. Ces heures donnent lieu soit à une majoration de salaire, soit à un repos compensateur équivalent.

  • Les 8 premières heures supplémentaires : majoration de 25 %
  • Au-delà de la 8ème heure : majoration de 50 %

Pour le travail de nuit, une majoration s’applique : 20 % entre 20h et 22h (et entre 5h et 8h), et 40 % entre 22h et 5h, dans les pharmacies ouvertes au public durant ces créneaux.

Régimes spécifiques

Le travail à temps partiel est encadré par une durée minimale de 16 heures par semaine. Toutefois, pour le personnel de nettoyage, compte tenu de modalités d’intervention particulières (généralement 1 heure par jour hors présence des autres salariés), cette durée peut être abaissée à 5 heures hebdomadaires. Une durée inférieure reste possible si le salarié en fait la demande pour des raisons personnelles ou pour cumuler plusieurs activités.

Rémunération et avantages

Salaire

Dans le secteur de la pharmacie d’officine, votre rémunération repose sur un système de coefficients qui correspondent à votre qualification et à votre ancienneté. Chaque coefficient est multiplié par la valeur du point conventionnel pour déterminer votre salaire de base mensuel. Cette grille s’applique à l’ensemble des métiers, du personnel de nettoyage aux pharmaciens adjoints, en passant par les préparateurs et les employés commerciaux.

bon à savoir

Les jeunes travailleurs de moins de 18 ans bénéficient d’un abattement temporaire sur leur salaire (20 % avant 17 ans, 10 % entre 17 et 18 ans), mais celui-ci disparaît automatiquement après six mois de pratique dans la branche.
COEFFICIENTSALAIRE MENSUEL BRUT 2025
(en €)
1001 802,00
1151 812,32
1251 819,20
1301 822,64
1351 826,08
1401 829,51
1451 832,95
1501 836,39
1551 839,83
1601 843,27
1651 846,71
1701 850,15
1751 853,59
1901 863,91
2001 870,79
2201 884,54
2251 887,98
2301 891,42
2401 898,30
2501 977,40
2602 056,49
2702 135,59
2802 214,69
2902 293,78
3002 372,88
3102 451,97
3202 531,07
3302 610,16
4003 163,84
4303 401,12
4703 717,51
5003 954,80
6004 745,75
8006 327,67

Primes et indemnités

Au-delà du salaire de base, plusieurs compléments viennent enrichir votre rémunération selon votre profil et vos conditions d’exercice. La prime d’ancienneté commence dès trois ans de présence et progresse tous les trois ans, jusqu’à atteindre 15 % du salaire minimum de votre emploi après quinze années. Si vous êtes polyglotte et utilisez régulièrement une langue étrangère dans votre activité, une bonification de 8 % s’ajoute automatiquement, majorée de 4 % par langue supplémentaire utilisée.

Les préparateurs titulaires de qualifications spécifiques (CQP dermo-cosmétique, pratique régulière de l’homéopathie et de l’allopathie) perçoivent également des bonifications ou primes forfaitaires mensuelles. Enfin, travailler en sous-sol plus de la moitié du temps ouvre droit à une prime spécifique équivalente à 10 % du salaire minimum correspondant à votre coefficient.
 

AnciennetéTaux de la prime
Après 3 ans3,00 %
Après 6 ans6,00 %
Après 9 ans9,00 %
Après 12 ans12,00 %
Après 15 ans15,00 %

Évolutions

Votre parcours professionnel dans l’officine est structuré pour accompagner votre montée en compétences. Pour les préparateurs diplômés, la progression s’effectue par échelons successifs : vous démarrez au coefficient 250 puis avancez tous les 1 à 5 ans, jusqu’à atteindre le coefficient 400 réservé aux préparateurs en pharmacie statut cadre. Les employés qualifiés évoluent de manière similaire, avec des coefficients croissants liés à l’expérience acquise et aux certifications obtenues. Cette architecture permet d’envisager sereinement une carrière longue dans la branche, avec des perspectives de rémunération proportionnelles à votre investissement et à votre expertise.

Congés et absences

Congés payés

Chaque salarié acquiert des droits à congés sur une période de référence allant du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours. Le décompte s’effectue à raison de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, sans que la durée totale ne puisse dépasser 30 jours ouvrables. L’employeur notifie la période des vacances au moins deux mois avant son ouverture, soit avant le 1er mars. Bon à savoir : lorsque le calcul des jours de repos n’aboutit pas à un nombre entier, la durée est automatiquement arrondie à l’entier supérieur.

Congés spécifiques

Au-delà des absences rémunérées prévues par la loi, la branche reconnaît diverses situations familiales donnant lieu à autorisation d’absence. Ces dispositions s’appliquent dès lors que le salarié justifie de l’événement concerné. Les durées fixées par la convention ne peuvent être inférieures aux minima légaux, c’est pourquoi il convient de retenir les dispositions les plus favorables pour chaque circonstance.
 

Mariage ou PACS du salarié4 jours / 6 jours après 3 mois d’ancienneté
Mariage d’un enfant1 jour / 2 jours après 3 mois d’ancienneté
Naissance ou adoption d’un enfant3 jours
Décès d’un enfant12 jours
Décès d’un enfant de moins de 25 ans12 jours + 8 jours de congé de deuil
Décès du conjoint, partenaire du PACS ou concubin3 jours / 4 jours après 3 mois d’ancienneté
Décès du père ou de la mère3 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère3 jours
Décès d’un frère ou d’une sœur3 jours
Survenue d’un handicap chez son enfant5 jours

Des jours de repos supplémentaires peuvent également être accordés selon l’âge et la situation familiale. Les salariés de moins de 21 ans bénéficient de 2 jours additionnels par enfant à charge, réduits à 1 jour si le total des congés n’excède pas 6 jours. Au-delà de 21 ans, 2 jours par enfant sont également attribués, dans la limite d’un cumul de 30 jours ouvrables. En cas de fractionnement des vacances, des journées complémentaires sont prévues : 2 jours si au moins 6 jours sont pris hors période habituelle, et 1 jour pour une durée comprise entre 3 et 5 jours.

Absences

Toute interruption de travail pour maladie ou accident doit être signalée sans délai à l’employeur, et justifiée par un certificat médical transmis dans les trois jours. Une période de garantie d’emploi protège les salariés pendant leur arrêt : 4 mois pour ceux ayant moins de 2 ans d’ancienneté, et 6 mois au-delà. Le maintien de la rémunération varie selon le statut : les salariés non-cadres perçoivent les prestations de la sécurité sociale, tandis que les cadres bénéficient du maintien intégral de leur salaire net durant les 6 premiers mois, avec un mois supplémentaire par tranche de 3 années d’ancienneté.

Conditions de travail et sécurité


Travailler en officine implique de manipuler des produits pharmaceutiques, d’être en contact permanent avec le public et de respecter des normes d’hygiène strictes. La sécurité et le bien-être des salariés reposent sur un ensemble de règles que l’employeur doit appliquer au quotidien.


Chaque pharmacie est tenue de garantir un environnement adapté aux exigences du métier. Cela passe par la mise à disposition d’équipements appropriés, notamment pour les femmes enceintes qui doivent pouvoir bénéficier d’un siège à leur poste ou à proximité. Les locaux doivent être aménagés de manière à limiter les risques professionnels, en particulier pour ceux qui exercent en sous-sol une partie importante de leur temps. Ces salariés perçoivent d’ailleurs une prime spécifique en compensation des contraintes liées à cet environnement.


L’hygiène constitue un pilier fondamental de la profession. Les conditions sanitaires doivent être irréprochables, tant pour protéger les équipes que pour assurer la qualité des produits délivrés. Par ailleurs, l’organisation du travail intègre des règles de prévention : pauses obligatoires, limitation des amplitudes horaires, et respect des temps de repos. L’employeur veille à ce que les salariés ne soient pas exposés à des situations de surcharge ou à des risques évitables.


Enfin, la sécurité au travail s’accompagne d’une attention particulière portée aux déplacements, aux postures et à l’ergonomie des postes. Chaque salarié doit pouvoir exercer ses fonctions dans des conditions qui préservent sa santé sur le long terme, tout en respectant les obligations propres à l’activité pharmaceutique.

Maladie et prévoyance

Lorsqu’un arrêt de travail survient, qu’il s’agisse d’une maladie ordinaire ou d’un accident du travail, vous devez en informer votre employeur sans délai et lui transmettre votre certificat médical dans les 3 jours suivant le début de votre absence. Ce délai est essentiel pour bénéficier du maintien de salaire prévu.


Les conditions d’indemnisation varient selon votre statut professionnel. Si vous êtes salarié non-cadre, vous percevez un maintien de rémunération du quatrième au trentième jour d’absence, déduction faite des indemnités journalières de la Sécurité sociale. Pour les salariés cadres justifiant d’au moins 1 an d’ancienneté, le maintien intégral du salaire net s’applique dès le premier jour d’arrêt, et ce pendant 6 mois. Cette durée peut être prolongée d’un mois supplémentaire par tranche de 3 années de présence au-delà de la troisième année, dans la limite de 12 mois.
 

StatutDélai de carenceDurée d’indemnisation
Salarié non-cadre3 joursDu 4ème au 30ème jour
Salarié cadre (+ 1 an d’ancienneté)Aucun6 mois (extensible jusqu’à 12 mois)

Durant votre arrêt, vous bénéficiez également d’une garantie d’emploi. Si votre ancienneté est inférieure à 2 ans, cette protection s’étend sur 4 mois. Au-delà de 2 ans, elle passe à 6 mois. Les salariés cadres profitent quant à eux d’une garantie automatique de 6 mois dès leur embauche, quelle que soit leur ancienneté.

bon à savoir

En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, les mêmes règles de maintien de salaire et de garantie d’emploi s’appliquent. Veillez simplement à déclarer rapidement l’événement pour faciliter la prise en charge.

Concernant la mutuelle, l’ensemble des salariés relève d’un régime obligatoire de frais de santé. L’adhésion est automatique et couvre également vos ayants droit. Les cotisations sont réparties entre vous et votre employeur selon des taux fixés par catégorie professionnelle et lieu d’exercice (Alsace-Moselle ou hors Alsace-Moselle). En cas de départ de l’entreprise, vous pouvez sous conditions demander le maintien des garanties, notamment si vous percevez des indemnités journalières, une pension d’invalidité ou êtes au chômage.

Le régime de prévoyance prévoit par ailleurs des prestations en cas d’invalidité permanente, qu’elle soit totale ou partielle. Ces garanties incluent le versement de rentes, une couverture spécifique pour les accidents de travail, ainsi qu’une rente éducation destinée à vos enfants en cas de décès ou d’invalidité absolue. Des prestations complémentaires, telles que le remboursement de frais d’obsèques ou une aide en cas de handicap d’un enfant, viennent renforcer cette protection.

Fin de contrat

Rupture du contrat

Plusieurs modalités permettent de mettre un terme à la relation professionnelle dans les officines. Vous pouvez opter pour un licenciement, qu’il soit économique ou fondé sur un motif personnel. La démission reste possible à tout moment, sous réserve de respecter certaines formalités. La rupture conventionnelle offre une alternative négociée, tandis que le départ à la retraite marque l’aboutissement d’une carrière. Chaque situation obéit à des règles spécifiques garantissant vos droits et vos obligations respectives.

Préavis de licenciement

La durée du préavis varie selon votre ancienneté et votre statut au sein de l’officine. Cette période permet d’organiser sereinement la transition. Les délais prévus assurent à chacun le temps nécessaire pour anticiper l’avenir, qu’il s’agisse de rechercher un nouvel emploi ou de réorganiser l’équipe.
 

CatégorieAnciennetéDurée du préavis
Non-cadresMoins de 2 ans1 mois
Non-cadresA partir de 2 ans2 mois
CadresQuelle que soit l’ancienneté3 mois

Indemnités de licenciement

Le calcul des sommes versées au moment de la séparation dépend de votre ancienneté et des circonstances de la rupture. Ces compensations financières visent à accompagner votre transition professionnelle. Les montants diffèrent sensiblement entre un licenciement économique et une rupture pour faute simple. Pour les collaborateurs occupant des fonctions d’encadrement, des dispositions plus avantageuses s’appliquent automatiquement.

  • Après 8 mois d’ancienneté minimum, une indemnité devient exigible
    • Pour les non-cadres :

      – Le calcul s’effectue sur la base d’un quart de mois par année jusqu’à 10 ans
      – Au-delà de cette période, le coefficient passe à 3,34 dixièmes par année supplémentaire

    • Pour les cadres :

      – Le calcul s’effectue sur la base d’un quart de mois par année s’il a moins de 5 ans d’ancienneté
      – Entre 5 et 15 ans d’ancienneté, le cadre a droit à 3/10 mois par année à compter de la date d’entrée dans l’entreprise
      – A partir de la 16e année, le coefficient passe à 5/10 par année supplémentaire

  • Les cadres bénéficient de barèmes majorés en cas de licenciement économique
  • Les années incomplètes donnent droit à un calcul proportionnel au nombre de mois

Retraite

Le passage à la retraite représente une étape majeure de votre parcours professionnel. Que vous preniez l’initiative de ce départ ou que l’employeur vous mette à la retraite, des compensations financières vous accompagnent. L’ancienneté joue un rôle déterminant dans le montant perçu. Après dix années de présence, vous recevez un demi-mois de salaire. Cette somme progresse ensuite par paliers, jusqu’à atteindre deux mois et demi après trente années d’exercice. La mise à la retraite par l’employeur ouvre droit à des indemnités au moins équivalentes à celles d’un licenciement.

Démission

Partir de votre propre chef nécessite de respecter certains délais pour permettre à l’officine de s’organiser. Cette décision personnelle vous offre la liberté de choisir le moment opportun pour évoluer professionnellement. Les durées de préavis varient selon votre fonction et votre temps de présence dans l’établissement.
 

StatutAnciennetéPréavis de démission
Personnel non-cadreToute ancienneté1 mois
CadresToute ancienneté3 mois

Clauses spécifiques

Certaines situations particulières méritent attention lors de la séparation. Les pharmacies peuvent prévoir des clauses de non-concurrence limitant temporairement votre activité future dans un périmètre géographique défini. Ces restrictions doivent s’accompagner d’une contrepartie financière. Les engagements liés à une formation coûteuse peuvent également faire l’objet d’un dédit en cas de départ prématuré. Ces dispositions visent à protéger les investissements réalisés par l’employeur tout en préservant votre mobilité professionnelle.

Avantages sociaux

AvantageDescription
Compte épargne tempsDispositif permettant d’accumuler des jours de congés ou des sommes pour anticiper un projet personnel ou professionnel. Ce mécanisme offre une réelle souplesse dans la gestion de votre temps et de votre épargne salariale.
Prime d’anciennetéReconnaissance financière calculée sur le salaire minimum de votre emploi, cette gratification progresse par paliers tous les 3 ans. Elle peut atteindre 15% après 15 années passées dans l’entreprise, témoignant de votre fidélité et de votre engagement.
Congés supplémentaires pour enfants à chargeAttribution de jours de repos additionnels selon votre âge et le nombre d’enfants dont vous avez la responsabilité. Cette mesure vise à faciliter l’équilibre entre vie familiale et activité professionnelle.
Bonification pour compétences linguistiquesMajoration de 8% sur votre rémunération minimale si vous pratiquez régulièrement une langue étrangère dans le cadre de vos missions. Chaque idiome supplémentaire utilisé donne droit à 4 points de bonification complémentaires.
Prime de travail en sous-solCompensation représentant 10% du salaire de base pour les collaborateurs exerçant plus de la moitié de leur temps dans des locaux situés en sous-sol.
Indemnités de départ à la retraiteVersement d’une somme variant d’un demi-mois à deux mois et demi de salaire selon votre ancienneté, pour valoriser votre parcours au moment de quitter la vie active.

Ces dispositifs traduisent une volonté de reconnaître concrètement l’investissement des collaborateurs tout au long de leur carrière. Qu’il s’agisse d’accompagner les moments clés de votre vie personnelle ou de valoriser vos compétences spécifiques, ces avantages constituent un complément appréciable à votre rémunération de base.

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Questions fréquentes sur la convention collective Pharmacie d’officine

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