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Mis à jour le 13 février 2026
Convention collective Opérateurs de voyages et guides - IDCC 3245
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Opérateurs de voyages et guides. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Opérateurs de voyages et guides ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Opérateurs de voyages et guides
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Classification des emplois de la CCN Opérateurs de voyages et guides
- Questions fréquentes sur la convention collective Opérateurs de voyages et guides
Qu'est ce que la convention collective Opérateurs de voyages et guides ?
Vous travaillez dans une agence de voyage, organisez des circuits touristiques ou accompagnez des groupes à travers le monde ? Ce texte réglementaire a été pensé spécialement pour encadrer votre profession. Il fixe les règles du jeu entre employeurs et salariés du secteur : rémunération, temps de travail, congés, formation… Tout y passe.
Concrètement, il s’agit d’un accord négocié entre les syndicats et les représentants patronaux de la branche. Son objectif ? Adapter le droit du travail aux réalités spécifiques de votre métier. Car accompagner des touristes ou concevoir des séjours, ça ne ressemble à aucun autre emploi. Les horaires décalés, les déplacements fréquents, la saisonnalité : autant de particularités prises en compte pour garantir vos droits au quotidien.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Opérateurs de voyages et guides
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Agences de voyage | 7911Z | Activités des agences de voyage : conseil, réservation, billetterie et organisation de voyages pour le compte de clients |
| Voyagistes | 7912Z | Activités des voyagistes : conception, assemblage et commercialisation de forfaits touristiques incluant transport, hébergement et prestations |
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai constitue une phase cruciale permettant à l’employeur et au salarié de vérifier que leurs attentes respectives correspondent bien à la réalité du poste. Sa durée varie selon la catégorie professionnelle à laquelle vous appartenez. Les employés bénéficient d’une période initiale de 2 mois, extensible à 3 mois maximum en cas de renouvellement. Pour les agents de maîtrise, cette durée passe à 3 mois, renouvelable jusqu’à 4 mois. Enfin, les cadres disposent d’une période d’essai de 4 mois, qui peut être prolongée jusqu’à 7 mois si les deux parties en conviennent.
| Catégories | Durée initiale | Durée maximum (renouvellement compris) |
| Employés | 2 mois | 3 mois |
| Agents de maîtrise | 3 mois | 4 mois |
| Cadres | 4 mois | 7 mois |
bon à savoir
Régimes applicables
La convention collective des opérateurs de voyages et guides distingue plusieurs régimes contractuels adaptés aux spécificités du secteur. Le personnel sédentaire, qui travaille principalement dans les agences, relève d’un régime de CDI ou CDD classique avec des dispositions spécifiques concernant le temps de travail et les congés. Le personnel guides et accompagnateurs, quant à lui, peut être embauché sous différentes formes contractuelles :
- Le CDI ou CDD traditionnel pour les missions régulières
- Le CDDU (contrat à durée déterminée d’usage) pour les missions temporaires liées à l’activité de guidage
- Des contrats adaptés aux variations saisonnières du secteur touristique
Chaque régime prévoit des modalités particulières en matière de rémunération, de primes et d’indemnités. Les guides et accompagnateurs en CDDU bénéficient notamment d’une prime de précarité de 10 % à l’issue de chaque mission, ainsi que d’indemnités spécifiques pour les repas non fournis et les annulations de dernière minute.
Temps de travail
Durée du temps de travail
Dans le secteur des opérateurs de voyages et des guides, la durée légale du travail est fixée à 35 heures par semaine. Toutefois, la convention autorise une amplitude plus large : vous pouvez travailler jusqu’à 48 heures maximum au cours d’une même semaine, et la journée de travail ne peut excéder 10 heures, sauf dérogations prévues par la loi. Ces plafonds permettent de s’adapter aux pics d’activité tout en protégeant votre santé.
- Durée hebdomadaire : 35 heures (48 heures maximum par semaine)
- Durée quotidienne : 10 heures maximum
- Repos quotidien : 11 heures consécutives minimum
- Repos hebdomadaire : 35 heures consécutives, de préférence le dimanche
Aménagements du temps de travail
Pour faire face aux variations saisonnières typiques du tourisme, votre employeur peut aménager votre temps de travail sur une période supérieure à la semaine, et au maximum sur l’année. Concrètement, vos horaires hebdomadaires peuvent varier en fonction du volume d’activité de l’entreprise. Cette flexibilité vise à éviter le recours excessif aux heures supplémentaires et à la main-d’œuvre temporaire. Avant toute mise en place d’un tel dispositif, le Comité Social et Économique (CSE) doit obligatoirement être consulté.
Travail du dimanche et jours fériés
Le travail dominical fait l’objet de compensations spécifiques selon votre type de contrat. Si vous êtes en CDI ou CDD classique et travaillez exceptionnellement un dimanche, vous avez le choix entre une majoration de salaire de 75 % minimum ou un jour de repos à prendre dans les 10 jours suivants. En cas de travail habituel le dimanche, la majoration est de 15 % minimum. Pour les salariés en CDDU (contrat à durée déterminée d’usage), le travail dominical ne donne pas lieu à majoration, sauf pour les journées du 25 décembre, du 1er janvier et du 1er mai, qui sont majorées à 100 %.
bon à savoir
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires sont traitées différemment selon votre statut. Pour les salariés en CDI et CDD classiques, votre employeur peut choisir de vous les payer intégralement avec les majorations légales, de vous les faire récupérer entièrement en repos, ou d’opter pour une solution mixte. Pour les CDDU, toute heure au-delà de 8 heures de travail effectif par jour (ou 35 heures par semaine) est considérée comme heure supplémentaire et majorée à 25 %.
- CDI/CDD : choix entre paiement majoré, récupération ou solution mixte
- CDDU : majoration de 25 % au-delà de 8 heures par jour ou 35 heures par semaine
Régimes spécifiques : travail de nuit
Le travail de nuit reste exceptionnel dans la profession. Sauf accord d’entreprise contraire, la période nocturne s’étend de 22 heures à 7 heures du matin. Vous êtes considéré comme travailleur de nuit si vous effectuez au moins 3 heures de nuit au moins deux fois par semaine, ou si vous cumulez 270 heures de nuit sur l’année. Les compensations varient selon votre contrat : en CDI ou CDD, vous bénéficiez d’une majoration de 20 % par heure de nuit et de deux jours de repos compensateur toutes les 270 heures. En CDDU, la majoration est de 15 % avec le même repos compensateur. Pour le travail de nuit exceptionnel en CDI/CDD, la majoration grimpe à 75 %.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective des opérateurs de voyages et des guides fixe des salaires minimums hiérarchiques répartis en sept groupes, allant du groupe A au groupe G. Ces montants constituent une base garantie qui évolue selon votre niveau de qualification et vos responsabilités. Que vous soyez employé, technicien, agent de maîtrise ou cadre, chaque catégorie bénéficie d’un plancher salarial clairement défini.
| Groupe | Salaire minimum mensuel brut | Catégorie |
| A | 1 819,82 € | Employés |
| B | 1 870,77 € | Employés |
| C | 1 936,25 € | Techniciens et maîtrise |
| D | 1 998,21 € | Techniciens et maîtrise |
| E | 2 162,07 € | Techniciens et maîtrise |
| F | 2 520,97 € | Cadres |
| G | 3 075,50 € | Cadres |
bon à savoir
Primes et indemnités
Votre rémunération ne se limite pas au salaire de base. La convention prévoit une prime d’ancienneté dès trois ans de présence, calculée à 3 % du salaire de votre groupe, puis augmentée de 1 % par année supplémentaire, dans la limite de 20 ans. Les guides et accompagnateurs en CDDU perçoivent également une prime de précarité de 10 % à la fin de chaque contrat, ainsi qu’une indemnité de repas de 20,20 euros lorsque celui-ci n’est pas fourni.
| Ancienneté | Taux de la prime |
| 3 ans | 3 % |
| 4 ans | 4 % |
| 5 ans | 5 % |
| … | … |
| 20 ans et plus | 20 % (maximum) |
En cas de départ, plusieurs indemnités s’appliquent selon votre situation : licenciement, départ ou mise à la retraite. Pour le personnel en CDDU justifiant de plus de 10 ans d’ancienneté, une indemnité de fin de carrière est versée si l’employeur cesse de fournir du travail pendant plus de 30 jours dans l’année.
Évolutions
Votre parcours professionnel dans le secteur se construit progressivement, avec des passerelles entre les différents groupes. L’accès à un échelon supérieur suppose généralement une expérience confirmée dans le groupe précédent, valorisant ainsi votre montée en compétences. Les agents de maîtrise et cadres bénéficient d’une autonomie croissante et de responsabilités élargies, notamment en matière d’encadrement ou de gestion de projets. Cette progression se traduit mécaniquement par une revalorisation salariale substantielle, pouvant dépasser 1 200 euros entre le groupe A et le groupe G.
Congés et absences
Congés payés
Les salariés bénéficient de congés annuels selon les règles légales, auxquels s’ajoutent des dispositions spécifiques favorables. En cas de fractionnement du congé principal à la demande de l’employeur, des jours supplémentaires sont accordés : 4 jours si le congé est inférieur à 16 jours ouvrables, 3 jours entre 16 et 20 jours, et 2 jours pour 21 jours ouvrables. L’ancienneté joue également un rôle déterminant : après 12 ans de présence dans la même entreprise, vous obtenez 2 jours de repos additionnels.
Congés spécifiques
La convention prévoit de nombreuses autorisations d’absence pour événements familiaux, dont les durées varient selon les situations. Ces congés exceptionnels permettent de concilier vie professionnelle et obligations personnelles.
bon à savoir
| Événement | Durée accordée |
| Mariage du salarié | 4 jours ouvrables |
| Mariage ou Pacs d’un enfant | 2 jours ouvrables |
| Mariage ou Pacs d’un parent | 1 jour ouvrable |
| Naissance ou adoption (1er enfant) | 3 jours ouvrables |
| Naissance ou adoption (à partir du 2e enfant si le précédent a moins de 12 ans) | 4 jours ouvrables |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou parent | 4 jours ouvrables |
| Décès d’un enfant | 6 jours ouvrables |
| Décès d’un frère, sœur, grand-parent ou petit-enfant | 3 jours ouvrables |
| Annonce ou survenance d’un handicap chez un enfant | 2 jours ouvrables |
| Cérémonies confessionnelles ou laïques pour un enfant | 1 jour ouvrable |
| Déménagement (après 1 an d’ancienneté) | 1 jour ouvrable par an |
| Déménagement suite à mutation | 2 jours ouvrables |
| Passage d’examen professionnel ou CQP | 2 jours ouvrables par an |
Absences
Les absences pour raisons médicales font l’objet d’un maintien de salaire sous conditions d’ancienneté et d’indemnisation par la sécurité sociale. Après 6 mois de présence, les durées de maintien varient progressivement : entre 6 mois et 2 ans d’ancienneté, vous percevez 1 mois à 100 % puis 1 mois à 66 %. Cette protection s’améliore ensuite pour atteindre 3 mois à 100 % et 3 mois à 66 % au-delà de 5 ans. Ces dispositions s’appliquent aussi bien en cas de maladie que d’accident du travail.
RTT
La convention collective prévoit un aménagement du temps de travail sur une période pouvant aller jusqu’à l’année, permettant de faire varier l’horaire hebdomadaire selon le volume d’activité. Cette organisation, soumise à consultation du CSE, vise à absorber les variations saisonnières caractéristiques du secteur. Elle permet de réduire le recours aux heures supplémentaires et au personnel temporaire tout en adaptant les plannings aux fluctuations de l’activité touristique.
Conditions de travail et sécurité
Votre environnement professionnel mérite une attention particulière, surtout dans un secteur où les déplacements et l’accompagnement de groupes constituent le quotidien. La convention encadre plusieurs aspects essentiels pour garantir votre protection au travail, qu’il s’agisse de missions sédentaires ou itinérantes.
Les principes d’hygiène et de prévention s’appliquent à l’ensemble des salariés. L’employeur doit veiller à ce que les locaux respectent les normes en vigueur et que les postes soient aménagés de manière appropriée. Pour les guides et accompagnateurs, dont l’activité se déroule fréquemment en extérieur ou dans des contextes variés, ces exigences prennent une dimension spécifique. Les équipements nécessaires à l’exercice des fonctions doivent être fournis lorsque la nature de la mission le requiert, notamment pour faire face aux conditions climatiques ou aux particularités des itinéraires.
Les droits en matière de santé et de sécurité reposent sur une responsabilité partagée. Vous êtes en droit d’alerter votre employeur sur toute situation présentant un danger, tandis que ce dernier doit mettre en œuvre les mesures de protection adaptées. Pour le personnel en déplacement régulier, cette vigilance s’étend aux moyens de transport, aux hébergements et aux conditions d’exercice sur le terrain. L’objectif reste constant : préserver votre intégrité physique tout en vous permettant d’exercer sereinement votre métier, dans le respect des règles collectives et individuelles de prévention.
Maladie et prévoyance
En cas d’arrêt de travail pour raison de santé, vous bénéficiez d’un maintien de salaire sous certaines conditions. L’essentiel repose sur votre ancienneté et sur la prise en charge par la Sécurité sociale. Dès six mois passés dans l’entreprise, vous pouvez prétendre à une indemnisation complémentaire versée par votre employeur. Cette garantie s’applique aussi bien en cas de maladie ordinaire que d’accident du travail.
Les durées et montants varient selon votre ancienneté. Entre six mois et deux ans de présence, vous percevez l’intégralité de votre rémunération pendant un mois, puis 66 % le mois suivant. De deux à cinq ans, cette durée double : deux mois à 100 %, puis deux mois à 66 %. Au-delà de cinq ans, le dispositif s’étend à trois mois complets, suivis de trois mois à taux réduit. Ces périodes permettent de faire face aux aléas de santé sans subir une perte de revenus trop brutale.
| Ancienneté | Maintien à 100 % | Maintien à 66 % |
| 6 mois à 2 ans | 1 mois | 1 mois |
| 2 à 5 ans | 2 mois | 2 mois |
| Plus de 5 ans | 3 mois | 3 mois |
Au-delà de ces indemnités maladie, un régime de prévoyance obligatoire couvre l’ensemble des salariés non cadres. Financé à parts égales par vous et votre employeur, il représente une cotisation totale de 0,6 % de votre salaire. Ce dispositif intervient en cas de décès, d’invalidité ou de longue maladie, offrant ainsi une protection complémentaire face aux situations les plus graves.
Côté frais de santé, une mutuelle d’entreprise s’impose également. La cotisation obligatoire se partage équitablement entre l’employeur et le salarié. Plusieurs niveaux de garanties existent, le socle minimum représentant 1,17 % de votre rémunération. Vous pouvez y affilier vos ayants droit, mais leur cotisation reste entièrement à votre charge. À partir du troisième enfant, la couverture devient gratuite.
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
La relation de travail peut prendre fin de différentes manières selon la situation et l’initiative de chacune des parties. Vous pouvez être concerné par un licenciement décidé par votre employeur, une démission que vous engagez vous-même, un départ ou une mise à la retraite, ou encore une rupture conventionnelle négociée d’un commun accord. Chaque mode de rupture obéit à des règles précises qui déterminent vos droits et obligations. Pour les salariés en contrat à durée déterminée d’usage (CDDU), la fin du contrat intervient naturellement au terme de la mission, avec versement d’une prime spécifique. Quelle que soit la forme de rupture, des délais de préavis et des indemnités peuvent s’appliquer selon votre ancienneté et votre catégorie professionnelle.
Préavis de licenciement
Lorsque votre employeur met fin à votre contrat, il doit respecter une période de préavis dont la durée varie en fonction de votre classification et de votre ancienneté. Ce délai vous permet de rechercher un nouvel emploi tout en percevant votre rémunération habituelle. Voici les durées applicables :
- Employés des groupes A et B : 1 mois si vous justifiez d’une ancienneté comprise entre 1 mois et moins de 2 ans, puis 2 mois à partir de 2 ans d’ancienneté.
- Techniciens et agents de maîtrise des groupes C et D : 2 mois, quelle que soit votre ancienneté.
- Techniciens et maîtrise du groupe E, cadres des groupes F et G : 3 mois de préavis.
bon à savoir
Indemnités de licenciement
Sauf en cas de faute grave, tout licenciement ouvre droit à une indemnité calculée sur la base de votre ancienneté et de votre rémunération. Cette compensation financière vise à accompagner votre transition professionnelle. Les montants varient selon la durée de votre présence dans l’entreprise et votre âge :
- Jusqu’à 10 ans d’ancienneté : 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté.
- À partir de 10 ans d’ancienneté : 1/3 de mois de salaire par année d’ancienneté.
- Pour les salariés de plus de 50 ans ayant 20 ans d’ancienneté : 2/3 de mois de salaire par année, soit une indemnité renforcée.
Le salaire pris en compte correspond à la moyenne la plus favorable entre les 12 derniers mois ou le tiers des 3 derniers mois, incluant tous les éléments de rémunération, qu’ils soient réguliers ou non.
Retraite
Le départ en retraite, qu’il soit volontaire ou à l’initiative de l’employeur, s’accompagne également d’une indemnité dont le montant dépend de votre statut. Si vous êtes du personnel sédentaire en CDI et que vous partez volontairement à la retraite, vous percevrez une indemnité égale à 15 % de votre rémunération de référence. En revanche, si votre employeur vous met à la retraite, l’indemnité est plus avantageuse : 25 % de votre rémunération pour les 10 premières années d’ancienneté, puis 35 % pour les années suivantes. Pour les guides, accompagnateurs et salariés en CDDU ayant plus de 10 ans d’ancienneté, une indemnité de fin de carrière spécifique s’applique si l’employeur a cessé de leur fournir du travail pendant plus de 30 jours dans l’année. Elle s’élève à 10 % du salaire mensuel moyen des 24 derniers mois pour chacune des 10 premières années, puis 15 % pour les années suivantes. Vous devez respecter un préavis de 2 mois lorsque vous décidez de partir à la retraite.
Démission
Si vous souhaitez quitter votre emploi de votre propre initiative, vous devez en informer votre employeur par écrit et respecter un délai de préavis. Ce délai permet à l’entreprise de s’organiser pour votre remplacement. Voici un tableau récapitulatif des durées applicables selon votre catégorie :
| Catégorie professionnelle | Durée du préavis |
| Employés (groupes A et B) | 1 mois |
| Techniciens et agents de maîtrise (groupes C et D) | 2 mois |
| Techniciens et maîtrise (groupe E), cadres (groupes F, G et hors grille) | 3 mois |
Comme pour le licenciement, vous bénéficiez d’heures rémunérées pour rechercher un emploi pendant votre préavis de démission, à hauteur de 2 heures par jour.
Clauses spécifiques
Pour les salariés en CDDU, la fin du contrat s’accompagne automatiquement d’une prime de précarité égale à 10 % de la rémunération totale brute perçue pendant la durée du contrat. Cette prime compense le caractère temporaire de la mission. Par ailleurs, si votre mission est annulée sans respect des délais prévus, vous avez droit à une indemnité correspondant à 50 % du salaire des journées manquantes, dans la limite de 4 jours. Ces dispositions visent à protéger les salariés dont l’activité est par nature discontinue et soumise aux aléas de la programmation des voyages et des prestations touristiques.
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Compte épargne temps | Possibilité d’accumuler des droits à congés ou repos non pris pour les utiliser ultérieurement, selon les modalités définies dans l’entreprise |
| Indemnité de repas pour les CDDU | Versement de 20,20 euros par repas lorsque celui-ci n’est pas inclus dans la prestation ou le forfait proposé par l’employeur |
| Congés supplémentaires d’ancienneté | Attribution de 2 jours de repos additionnels après 12 années de présence au sein de la même structure |
| Jours de fractionnement | Octroi de 2 à 4 journées supplémentaires si le congé principal est fractionné à la demande ou en accord avec l’employeur |
| Prime d’ancienneté | Majoration progressive du salaire débutant à 3 % après 3 ans de présence, puis augmentant de 1 % par année, plafonnée à 20 ans |
| Indemnité de fin de carrière | Versement d’un montant calculé selon l’ancienneté pour les guides et accompagnateurs ayant cessé de recevoir du travail pendant plus de 30 jours dans l’année |
| Heures pour recherche d’emploi | Autorisation de s’absenter 2 heures par jour rémunérées durant le préavis de licenciement ou de démission |
Classification des emplois de la CCN Opérateurs de voyages et guides
Employés
| Groupe | Profil | Niveau de responsabilité | Degré d’autonomie | Compétences techniques |
| Groupe A | Réservé aux salariés justifiant de moins d’un an d’ancienneté dans l’entreprise | Exécution d’opérations classiques dans le cadre d’un processus simple, sous le contrôle d’un collaborateur de niveau supérieur et selon des instructions précises et détaillées | Autonomie limitée dans la mise en œuvre des tâches prescrites, avec des normes et procédures clairement définies. Relations possibles avec des tiers incluant la formulation de propositions | Utilisation de techniques simples, spécifiques à l’exercice du poste |
| Groupe B | Accessible après une compétence confirmée dans le groupe A ou une expérience équivalente | Réalisation de tâches sans indication systématique du mode opératoire, pouvant s’effectuer sous la dépendance d’un autre collaborateur | Adaptation des procédures fixées aux situations de travail rencontrées. Relations avec des tiers incluant la formulation de propositions | Connaissances techniques suffisantes pour une bonne maîtrise du poste, avec possibilité de conseiller d’autres collaborateurs |
Techniciens et agents de maîtrise
| Groupe | Profil | Niveau de responsabilité | Degré d’autonomie | Compétences techniques |
| Groupe C | Accessible après une compétence confirmée dans le groupe B ou une expérience équivalente | Prise en charge d’un ensemble de tâches ou de fonctions confiées, avec capacité d’initiative dans la limite des responsabilités. Coordination et organisation possibles du travail d’autres collaborateurs, sans encadrement hiérarchique obligatoire | Interprétation et adaptation des normes et procédures dans le cadre de la mission confiée, avec contrôle discontinu du travail. Relations avec des tiers et formulation de propositions | Connaissance complète du métier permettant une exécution avec une meilleure maîtrise qu’au niveau précédent. Transmission de connaissances à d’autres salariés |
| Groupe D | Accessible après une compétence confirmée dans le groupe C ou une expérience équivalente | Coordination et animation possibles d’autres collaborateurs, sans encadrement hiérarchique systématique | Forte autonomie dans le cadre de la mission confiée, avec contrôle discontinu du travail | Connaissances techniques suffisantes pour une maîtrise complète du métier et une maîtrise élargie du domaine d’activité |
| Groupe E | Accessible après une compétence confirmée dans le groupe D ou une expérience équivalente | Placé sous la responsabilité d’un cadre hiérarchique, assure la prise en charge d’un ensemble de tâches nécessitant la définition des moyens et de leur mise en œuvre. Animation d’un service, responsabilité d’une équipe ou organisation d’une mission par délégation. Gestion possible d’un projet et d’un budget défini avec restitution des résultats | Prise d’initiatives et formulation de propositions dans le cadre défini. Autonomie reposant sur une délégation hiérarchique, budgétaire et de représentation | Bonne connaissance des diverses techniques de la spécialité, capacités à la prise de décision, à l’organisation du travail et à la gestion. Maîtrise élargie du domaine d’activité. Participation à la formation technique du personnel, y compris sous forme de tutorat |
Cadres
| Groupe | Profil | Niveau de responsabilité | Degré d’autonomie | Compétences techniques |
| Groupe F | Accessible après une compétence confirmée dans le groupe E ou une expérience équivalente | Délégation permanente de responsabilité s’étendant à l’organisation, la gestion et l’encadrement. Responsabilité du choix des moyens de mise en œuvre. Organisation, animation, contrôle et appréciation régulière du travail du personnel placé sous autorité. Élaboration, exécution et restitution du projet et du budget dont la responsabilité est assumée | Pouvoirs de choix et de décision concernant l’organisation des activités ou missions confiées. Autonomie dans l’organisation du temps de travail. Évaluation des écarts entre objectifs et moyens | Maîtrise du domaine d’intervention à un niveau d’expertise |
| Groupe G | Accessible après une compétence et une expérience professionnelle prolongée, confirmée et réussie dans le groupe F ou une expérience équivalente | Responsabilités de même nature que celles du groupe F mais avec un impact étendu de l’activité (nombre de personnel encadré, importance du budget géré…) | Pouvoirs de choix et de décision concernant l’organisation des activités ou missions confiées | Maîtrise du domaine d’intervention à un niveau d’expertise |
Questions fréquentes sur la convention collective Opérateurs de voyages et guides
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