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Panorama des conventions Navigation intérieure
Convention collective Navigation intérieure

Mis à jour le 16 février 2026

Convention collective Navigation intérieure - IDCC 3229

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Personnel des entreprises de transport en navigation intérieure. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Vous travaillez sur un bateau de transport fluvial, une péniche de tourisme ou une embarcation qui sillonne les canaux ? Votre activité professionnelle dépend alors d’un texte spécifique qui encadre vos droits et obligations au quotidien. Ce document définit les règles du jeu entre employeurs et salariés évoluant sur les voies navigables intérieures. Salaires, horaires, congés, conditions de travail à bord : tout y est détaillé pour sécuriser votre parcours professionnel sur l’eau.


Contrairement aux métiers terrestres classiques, la navigation fluviale présente des particularités bien réelles. Les équipages vivent souvent à bord, les rythmes diffèrent selon les trajets, et l’environnement impose ses propres contraintes. Cette réglementation spécialisée prend en compte ces réalités pour adapter la législation générale aux spécificités du secteur.

Catégorie d’activitéCode APE (ou NAF)Description de l’activité
Transport fluvial de passagers5030ZEntreprises assurant le transport de voyageurs sur les voies navigables intérieures, incluant les croisières fluviales, les navettes et les excursions touristiques
Transport fluvial de marchandises5040ZSociétés spécialisées dans l’acheminement de fret par voie d’eau intérieure, notamment le transport de conteneurs, de vrac ou de marchandises diverses

bon à savoir

Cette convention s’applique aussi bien aux personnels navigants qu’aux équipes sédentaires, et couvre l’ensemble du réseau fluvial français ainsi que certaines voies internationales, à condition de respecter les réglementations locales en vigueur.

Contrat de travail

Période d’essai

La convention collective de la navigation intérieure distingue clairement les règles applicables selon que vous appartenez au personnel sédentaire ou navigant. Pour le personnel sédentaire, la durée initiale varie selon votre statut : comptez 2 mois pour les ouvriers et employés, et 3 mois pour les agents de maîtrise comme pour les cadres. Chacune de ces périodes peut être renouvelée une fois, portant ainsi la durée maximale à 4 mois pour les ouvriers et employés, et à 6 mois pour les agents de maîtrise et les cadres.


Pour le personnel navigant, la durée de l’essai dépend de votre fonction à bord. Les matelots, maîtres matelots et matelots garde-moteur bénéficient d’une période initiale d’1 mois, renouvelable une fois. Les timoniers, mécaniciens, seconds capitaines et maîtres machines disposent de 2 mois, extensibles à 3 mois. Enfin, les premiers capitaines et commandants voient leur essai fixé à 3 mois, pouvant atteindre 4 mois avec le renouvellement.
 

CatégorieDurée initialeDurée maximale (renouvellement inclus)
Ouvriers et employés sédentaires2 mois4 mois
Agents de maîtrise et cadres sédentaires3 mois6 mois
Matelot à maître matelot (navigant)1 mois2 mois
Timonier à 2d capitaine (navigant)2 mois3 mois
1er capitaine et commandant (navigant)3 mois4 mois

bon à savoir

Pendant toute la période d’essai, vous comme votre employeur pouvez rompre le contrat librement, sans motif particulier, en respectant simplement un délai de prévenance.

Régimes applicables

La convention organise le travail autour de deux grandes familles professionnelles : le personnel sédentaire et le personnel navigant. Cette distinction n’est pas anodine, car elle détermine l’ensemble de vos droits et obligations. Le personnel sédentaire regroupe les salariés travaillant à terre dans les entreprises de transport de marchandises ou de passagers. Il se répartit en trois catégories : ouvriers, employés et agents de maîtrise d’une part, ingénieurs et cadres d’autre part.


Le personnel navigant, quant à lui, comprend tous ceux qui exercent leur activité à bord des bateaux. On y trouve plusieurs niveaux de qualification :

  • Les matelots et matelots-timoniers, qui assurent les tâches d’exécution
  • Les timoniers et mécaniciens, responsables de la conduite ou de la maintenance
  • Les capitaines et commandants, qui dirigent l’équipage et le navire
  • Les personnels commerciaux, de restauration et d’hôtellerie sur les bateaux de passagers

Chaque catégorie bénéficie de dispositions adaptées à ses contraintes spécifiques, notamment en matière de temps de travail, de repos et de rémunération. La convention s’applique sur l’ensemble du réseau navigable français métropolitain, ainsi que sur les voies internationales, dans le respect des réglementations locales.

Temps de travail

Durée du travail

La convention collective de la navigation intérieure reconnaît les spécificités de ce secteur en adaptant les règles de temps de travail à chaque catégorie de personnel. Pour le personnel sédentaire des entreprises de transport de marchandises, la durée quotidienne s’aligne sur les 35 heures hebdomadaires légales, avec une répartition possible sur 4,5 jours, 4 jours ou moins. Toutefois, certains métiers bénéficient d’une souplesse accrue : les équipes de gardiennage, dépannage, maintenance ou chargement peuvent atteindre 42 heures en moyenne sur 12 semaines et jusqu’à 12 heures par jour.

Aménagements du temps de travail

Le repos quotidien constitue un droit essentiel fixé à 11 heures consécutives. Néanmoins, des dérogations existent pour s’adapter aux contraintes opérationnelles : ce repos peut être réduit à 9 heures pour les salariés assurant la sécurité des biens et personnes, ceux participant aux opérations de manutention liées au transport, ou encore lors des changements d’équipes dans une organisation en postes. Ces aménagements permettent de concilier les impératifs de service continu propres à la navigation fluviale avec la protection de la santé des salariés.

Heures supplémentaires

Les heures effectuées au-delà de la durée légale donnent lieu à une majoration de 25 %. Vous pouvez également opter pour un repos compensateur équivalent, à prendre dans les 6 mois suivant leur réalisation. Le contingent annuel d’heures supplémentaires s’établit à :

  • 220 heures en fonctionnement classique
  • 130 heures lorsqu’une modulation du temps de travail est mise en place

Régimes spécifiques

La convention distingue clairement les règles applicables selon que vous appartenez au personnel navigant ou sédentaire, et selon que votre entreprise transporte des marchandises ou des passagers. Le personnel navigant des entreprises de transport de marchandises se divise entre la flotte classique et la flotte exploitée en relèves, chacune bénéficiant de dispositions adaptées à son mode d’exploitation. Le personnel navigant du transport de passagers, quant à lui, fait l’objet de règles tenant compte du caractère saisonnier de cette activité, notamment pour l’organisation des congés payés étendue sur l’ensemble de l’année.

bon à savoir

Si vous exercez une activité de transport de passagers, la période de pleine activité s’étend du 1er mai au 31 octobre, ce qui influence directement l’organisation de vos congés et peut vous ouvrir droit à des jours supplémentaires si vous les prenez en dehors de cette période.

Rémunération et avantages

Salaire

La convention collective Navigation Intérieure structure la rémunération selon des grilles précises qui varient en fonction de votre statut, de votre qualification et de votre ancienneté. Le secteur distingue notamment le personnel sédentaire du personnel navigant, et intègre des spécificités liées au type de transport (marchandises ou passagers) ainsi qu’aux caractéristiques techniques des bateaux.


Les salaires minima sont définis par coefficient et évoluent progressivement avec les années d’expérience, garantissant une reconnaissance concrète de votre parcours professionnel. Voici quelques exemples :
 

CatégorieCoefficient0 à 3 ans3 à 6 ans6 à 9 ansPlus de 9 ans
Matelot00122 662 €23 342 €24 022 €24 702 €
Timonier-conducteur (38,5 m)01023 078 €23 770 €24 463 €25 155 €
Capitaine (38,5 m)02024 320 €25 049 €25 779 €26 508 €
Capitaine (> 120 m)02329 330 €30 210 €31 090 €31 970 €

bon à savoir

Les grilles salariales tiennent compte de la longueur du convoi ou de l’unité que vous pilotez, reflétant ainsi la complexité technique et les responsabilités accrues liées à la navigation de bateaux de plus grande taille.

Congés et absences

Congés payés

Les droits à congés varient selon votre statut au sein de l’entreprise. Si vous appartenez au personnel sédentaire, vous bénéficiez de 25 jours ouvrés par an, portés à 35 jours lorsque votre activité s’organise en cycles. Pour les navigants, la durée s’établit à 35 jours calendaires. Des jours supplémentaires viennent récompenser votre fidélité : comptez un jour après 15 ans d’ancienneté, jusqu’à quatre jours dès 35 ans de présence.

Congés spécifiques

Certains événements de la vie donnent droit à des absences rémunérées. Les salariés du transport fluvial de passagers qui acceptent de prendre leurs congés hors saison touristique peuvent gagner jusqu’à trois jours supplémentaires. Cette disposition valorise la souplesse dont vous faites preuve face aux contraintes saisonnières du secteur.
 

ÉvénementDurée
Mariage ou PACS du salarié4 jours
Mariage d’un enfant1 jour
Décès de l’enfant, du conjoint, du partenaire PACS ou du concubin5 jours
Décès d’un frère, d’une sœur, d’un parent ou d’un beau-parent3 jours
Décès d’un grand-parent ou d’un petit-enfant1 jour

Congés pour fractionnement

Le fractionnement de vos congés peut vous ouvrir des droits additionnels, particulièrement si vous exercez dans le transport de passagers. Entre le 1er mai et le 31 octobre, période de forte activité, accepter de poser vos congés en dehors de cette fenêtre vous permet d’obtenir entre un et trois jours bonus selon le nombre de jours pris hors saison. Cette règle s’applique également au personnel navigant fret et sédentaire, à la demande de l’employeur, avec des modalités légèrement différentes.

Conditions de travail et sécurité

Travailler sur les voies navigables implique des contraintes spécifiques que le texte encadre avec attention. La sécurité des personnels, qu’ils soient à bord ou à terre, constitue une priorité absolue dans ce secteur où les risques professionnels revêtent une dimension particulière.


L’employeur a l’obligation de fournir aux salariés l’ensemble des équipements nécessaires à leur protection. Cela comprend notamment les vêtements adaptés aux conditions météorologiques et aux tâches effectuées, ainsi que le matériel de sécurité indispensable à la navigation. Les équipements de protection individuelle doivent être mis à disposition sans frais pour les collaborateurs et renouvelés dès que leur état le nécessite.


Les aménagements à bord des bateaux font également l’objet d’une attention particulière. Les locaux destinés au repos et à l’hébergement du personnel navigant doivent respecter des normes d’hygiène et de confort minimales. L’ergonomie des postes de travail, qu’il s’agisse du poste de pilotage ou des zones de manutention, doit permettre d’exercer les missions dans des conditions optimales tout en limitant les risques d’accident.


La prévention des risques professionnels repose sur une responsabilité partagée. Si l’employeur doit garantir un environnement sécurisé et former ses équipes aux bonnes pratiques, les salariés ont pour leur part l’obligation de respecter les consignes établies et d’utiliser correctement les dispositifs mis à leur disposition. Cette collaboration active contribue à préserver la santé de chacun dans un milieu de travail exigeant.

Maladie et prévoyance

Lorsque vous êtes contraint de vous arrêter pour raison de santé, plusieurs dispositifs se mettent en place pour vous protéger. En cas de maladie ou d’accident, vous devez transmettre un certificat médical justifiant votre absence. Un délai de carence de 7 jours s’applique avant le versement des indemnités, sauf si votre arrêt fait suite à un accident du travail, une maladie professionnelle ou un accident de trajet.


Les modalités d’indemnisation varient selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté. Pour le personnel sédentaire cadre justifiant d’un an d’ancienneté, vous bénéficiez de 6 mois de salaire à 100%, puis de 6 mois supplémentaires à 50%. Les employés, techniciens, agents de maîtrise et ouvriers sédentaires perçoivent des durées d’indemnisation progressives : à partir d’un an d’ancienneté, vous recevez 1,5 mois à taux plein et 1,5 mois à mi-salaire. Ces durées augmentent avec les années de présence dans l’entreprise, pouvant atteindre 6 mois à 100% et 6 mois à 50% après 25 ans de service.
 

AnciennetéPersonnel sédentaire ETAM et ouvriers
1 an1,5 mois à 100% + 1,5 mois à 50%
5 ans2,5 mois à 100% + 2,5 mois à 50%
10 ans3 mois à 100% + 3 mois à 50%
15 ans4 mois à 100% + 4 mois à 50%
20 ans5 mois à 100% + 5 mois à 50%
25 ans6 mois à 100% + 6 mois à 50%

Pour le personnel navigant du transport de passagers, les règles diffèrent légèrement. Entre 1 et 5 ans d’ancienneté, vous percevez 30 jours à 90% de votre rémunération, suivis de 30 jours aux deux tiers de votre salaire brut. Au-delà de 5 ans, vous gagnez 10 jours d’indemnisation supplémentaires par tranche de 5 ans, dans la limite de 90 jours.


Concernant la couverture santé, vous bénéficiez d’un régime de frais de santé complémentaire dès votre embauche, sans condition d’ancienneté. Les cotisations sont réparties à parts égales entre vous et votre employeur, à hauteur de 50% chacun. Cette mutuelle vient compléter les remboursements de la Sécurité sociale pour vos dépenses médicales, chirurgicales et d’hospitalisation.

bon à savoir

Les indemnités conventionnelles se cumulent avec celles versées par la Sécurité sociale, permettant ainsi de maintenir une partie substantielle de votre rémunération habituelle pendant votre convalescence.

Fin de contrat

Rupture du contrat

Lorsqu’une relation de travail touche à sa fin dans le secteur de la navigation intérieure, plusieurs scénarios peuvent se présenter. Vous pouvez être à l’initiative de cette séparation par une démission, ou bien c’est votre employeur qui engage un licenciement. D’autres situations existent également : le départ volontaire à la retraite, la mise à la retraite par l’employeur, ou encore la rupture conventionnelle qui permet de mettre fin au contrat d’un commun accord. Chaque forme de rupture obéit à des règles précises en matière de délais et de compensations financières.

Préavis de licenciement

Le préavis correspond à la période durant laquelle vous continuez à travailler après la notification de la rupture. Sa durée varie selon votre statut et votre ancienneté. Pour le personnel sédentaire, les ouvriers et employés doivent respecter un mois de préavis, porté à deux mois s’ils justifient de deux ans d’ancienneté. Les agents de maîtrise bénéficient systématiquement de deux mois, tandis que les cadres disposent de trois mois. Concernant le personnel navigant, les durées diffèrent légèrement :

  • Pour les ouvriers et employés (du matelot au 2e capitaine) : un mois d’embarquement effectif, dans la limite de deux mois calendaires
  • Pour les agents de maîtrise et cadres (du 1er capitaine au commandant) : un mois et demi d’embarquement effectif, plafonné à trois mois calendaires

bon à savoir

Le préavis de mise à la retraite par l’employeur suit exactement les mêmes règles que celui du licenciement.

Indemnités de licenciement

Si votre employeur met fin à votre contrat, vous avez droit à une compensation financière, sauf en cas de faute grave ou lourde. Cette indemnité s’applique dès lors que vous totalisez au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. Le calcul s’effectue de la manière suivante :

  • Un tiers de mois de salaire par année d’ancienneté
  • Le montant total ne peut excéder dix mois de salaire
  • Le salaire de référence retenu correspond généralement à votre rémunération brute moyenne

Retraite

Deux situations distinctes se présentent selon que vous décidez vous-même de partir ou que votre employeur vous met à la retraite. Dans le premier cas, si vous optez pour un départ volontaire, vous percevez une indemnité calculée à raison de 0,15 mois de salaire par année d’ancienneté, avec un plafond fixé à cinq mois. En revanche, si c’est votre employeur qui initie cette mise à la retraite, vous bénéficiez d’une indemnité équivalente à celle du licenciement, soit un tiers de mois par an d’ancienneté, plafonnée à dix mois de salaire.

Démission

Lorsque vous prenez l’initiative de quitter votre poste, vous devez également observer un délai de préavis. Ce dernier permet à votre employeur d’organiser votre remplacement. Les durées applicables varient selon votre classification professionnelle et sont résumées dans le tableau ci-dessous :
 

Catégorie d’emploiDurée du préavis
Personnel sédentaire – Ouvriers et employés1 mois
Personnel sédentaire – Agents de maîtrise2 mois
Personnel sédentaire – Cadres3 mois
Personnel navigant – Ouvriers et employés (matelot au 2e capitaine)1 mois d’embarquement effectif (maximum 2 mois calendaires)
Personnel navigant – Agents de maîtrise et cadres (1er capitaine au commandant)1,5 mois d’embarquement effectif (maximum 3 mois calendaires)

Si vous souhaitez partir volontairement à la retraite, le préavis s’établit à un mois pour une ancienneté comprise entre six mois et deux ans, puis à deux mois au-delà de deux ans d’ancienneté.

Avantages sociaux

AvantageDescription
Congés supplémentaires pour anciennetéVous bénéficiez de jours de repos additionnels selon votre fidélité à l’entreprise : 1 jour dès 15 ans, jusqu’à 4 jours après 35 ans de présence.
Congés supplémentaires pour fractionnementSi vous acceptez de prendre vos congés en dehors de la période de pleine activité (mai à octobre), vous pouvez obtenir jusqu’à 3 jours de repos en plus, selon les modalités propres à votre catégorie professionnelle.
Réduction du temps de travail pendant la grossesseDès la présentation du certificat médical attestant de votre grossesse, vous profitez d’une réduction quotidienne de 30 minutes sans perte de rémunération.
Maintien de salaire en cas de maternitéAvec 1 an d’ancienneté, votre rémunération est maintenue pendant 16 semaines comprises dans la période légale du congé maternité, vous permettant d’accueillir sereinement votre enfant.
Indemnisation maladie renforcéeEn fonction de votre ancienneté et de votre catégorie, vous touchez des indemnités complémentaires lors d’arrêts maladie, allant jusqu’à 6 mois à plein salaire pour certains profils.
Régime de frais de santéVous accédez à une couverture santé complémentaire dès votre embauche, avec une prise en charge à 50 % par l’employeur pour les remboursements au-delà de la Sécurité sociale.

Questions fréquentes sur la convention collective Navigation intérieure

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