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Panorama des conventions Matériel agricole BTP et manutention
Convention collective Matériel agricole BTP et manutention

Mis à jour le 23 janvier 2026

Convention collective Matériel agricole BTP et manutention - IDCC 1404

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Matériels agricoles, de travaux publics, de bâtiments, de manutention, de motoculture de plaisance et activités connexes (maintenance, distribution et location). Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Matériel agricole BTP et manutention ?

Vous travaillez dans le secteur de la vente, de la location ou de la réparation de machines agricoles, d’engins de chantier ou d’équipements de manutention ? Ce texte a été spécialement conçu pour encadrer vos droits et obligations professionnels. Il s’agit d’un accord signé entre les organisations patronales et syndicales de votre branche d’activité.

Concrètement, ce document définit les règles qui s’appliquent à votre quotidien professionnel : rémunération minimale, durée du travail, congés, primes ou encore formation. Il vient compléter le Code du travail en tenant compte des spécificités de votre métier. Chaque entreprise relevant de ce secteur doit l’appliquer, garantissant ainsi un socle commun de protections pour tous les salariés concernés.

Entreprises tenues d'appliquer la CCN Matériel agricole BTP et manutention

Catégorie d’activitéCode APE (NAF)Description de l’activité
Activités de soutien à la production animale0162ZServices d’accompagnement et d’assistance technique destinés aux élevages et exploitations agricoles
Fabrication de machines agricoles et forestières2830ZConception et production d’équipements mécaniques pour l’agriculture, la sylviculture et l’entretien des espaces verts
Réparation de machines et équipements mécaniques3312ZMaintenance, dépannage et remise en état de tous types de machines et d’équipements industriels ou professionnels
Location avec opérateur de matériel de construction4399EMise à disposition d’engins de chantier accompagnés d’un personnel qualifié pour leur utilisation
Commerce de gros de matériel agricole4661ZVente en gros de tracteurs, moissonneuses-batteuses, matériels d’irrigation et autres équipements destinés aux exploitations agricoles
Commerce de gros de machines-outils4662ZDistribution professionnelle d’outillages mécaniques et d’équipements de production industrielle
Commerce de gros de machines pour l’extraction, la construction et le génie civil4663ZVente en gros d’engins de terrassement, grues, bulldozers et autres matériels de travaux publics
Commerce de gros de fournitures et équipements industriels divers4669BDistribution interentreprises de matériels techniques, accessoires et pièces détachées pour usage professionnel
Location et location-bail d’autres biens personnels et domestiques7729ZMise à disposition temporaire d’équipements variés pour particuliers et professionnels
Location et location-bail de machines et équipements agricoles7731ZServices de location de tracteurs, épandeurs, matériels de récolte et autres engins agricoles sans opérateur
Location et location-bail de machines et équipements pour la construction7732ZMise à disposition d’engins de chantier, échafaudages et matériels de BTP en location courte ou longue durée
Location et location-bail d’autres machines, équipements et biens matériels7739ZServices de location d’équipements professionnels spécialisés non classés ailleurs
Réparation d’appareils électroménagers et d’équipements pour la maison et le jardin9522ZEntretien et dépannage de tondeuses, tronçonneuses, taille-haies et autres matériels de jardinage pour particuliers

Contrat de travail

Période d’essai

Lorsque vous rejoignez une entreprise du secteur, la durée de votre période d’essai dépend directement de votre classification. Pour les ouvriers et employés des niveaux I et II, comptez un mois. Si vous êtes classé au niveau III, cette durée passe à deux mois. Enfin, pour les techniciens, agents de maîtrise et personnel d’encadrement (niveaux IV à VI), prévoyez trois mois maximum.

Pour les cadres, la période initiale est fixée à trois mois et peut être renouvelée une seule fois, pour une durée totale ne dépassant pas six mois. Attention : si votre contrat est suspendu pendant cette phase de test, la période d’essai est automatiquement prolongée d’autant. En revanche, si vous avez suivi un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation dans l’entreprise pour le même poste, aucune période d’essai ne peut vous être imposée.
 

ClassificationDurée de la période d’essai
Niveaux I et II (ouvriers et employés)1 mois
Niveau III (ouvriers et employés)2 mois
Niveaux IV à VI (techniciens et agents de maîtrise)3 mois
Personnel d’encadrement3 mois renouvelable une fois

bon à savoir

Si l’une des parties souhaite rompre le contrat durant la période d’essai, elle doit respecter les délais légaux de prévenance et notifier sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge.

Temps de travail

Durée du travail

La durée légale du travail est fixée à 35 heures hebdomadaires pour les entreprises de 20 salariés maximum. Sur l’année, vous travaillez 1 600 heures au maximum, avec une durée hebdomadaire qui peut atteindre 44 heures, voire 46 heures pendant 3 semaines (consécutives ou non). Votre semaine ne peut toutefois jamais excéder 6 jours de travail.

Aménagements du temps de travail

Plusieurs formules d’organisation s’offrent à vous selon votre statut. Si vous n’êtes pas au forfait, vous pouvez opter pour le « temps choisi » : en accord avec votre employeur, vous ajoutez des heures au-delà des contingents habituels ou des forfaits mensuels ou annuels. Les salariés en forfait annuel, quant à eux, négocient par écrit le nombre de jours de repos auxquels ils renoncent, avec un délai de réflexion de 7 jours avant signature. Cette convention se reconduit ou se modifie chaque année. Les cadres et certains salariés autonomes peuvent également conclure un forfait mensuel ou annuel en heures, adapté à leur charge de travail et à leur degré d’autonomie.

Jours de repos et pauses

Vous bénéficiez d’un repos quotidien de 11 heures consécutives minimum, réduit à 9 heures en cas d’urgence ou de surcroît d’activité. Le repos hebdomadaire s’étend sur 36 heures incluant le dimanche, sauf dérogation. Dès que votre journée atteint 6 heures, vous avez droit à une pause d’au moins 30 minutes.

bon à savoir

Si votre repos de 11 heures n’a pas pu être respecté, vous récupérez ce temps dans les 3 mois suivants.

Heures supplémentaires

Le contingent annuel d’heures supplémentaires varie selon votre situation. Il s’élève à 180 heures par an et par salarié, porté à 220 heures dans certains cas. Si votre temps de travail est annualisé, ce contingent passe à 130 heures. Les heures supplémentaires sont majorées de 25 % pour les 8 premières (jusqu’à 180 heures), puis de 50 % au-delà. En cas d’annualisation, toutes les heures supplémentaires sont majorées de 50 %. Vous pouvez, si vous le souhaitez et avec l’accord de votre employeur, convertir ces heures en repos compensateur équivalent.

Régimes spécifiques

L’astreinte est possible sur la base du volontariat, moyennant un calendrier communiqué au moins un mois à l’avance. Elle est indemnisée différemment selon le moment : 3,2 fois le SMIC horaire en journée, 4 fois la nuit, et 4,8 fois le dimanche ou un jour férié. Les interventions durant l’astreinte sont rémunérées en plus, avec une majoration de 50 % le dimanche ou les jours fériés, et de 35 % la nuit. Le travail de nuit (entre 22 heures et 6 heures) et celui des jours fériés restent exceptionnels, réservés notamment aux réparations urgentes de matériels agricoles ou de chantier.

Rémunération et avantages

Salaire

La convention collective des Matériels agricoles de BTP et de manutention prévoit des grilles salariales structurées selon une classification précise des emplois. Chaque poste se voit attribuer un coefficient qui détermine le salaire minimum mensuel applicable. Cette organisation garantit une équité de traitement entre les différents métiers de la branche, qu’il s’agisse d’ouvriers, d’employés, de techniciens, d’agents de maîtrise ou de cadres.

Les rémunérations minimales varient ainsi de 1 829,48 € pour un ouvrier de niveau I (coefficient A10) jusqu’à 5 973,03 € pour un cadre de niveau IX (coefficient C60).

bon à savoir

Les jeunes travailleurs de moins de 18 ans peuvent faire l’objet d’un abattement temporaire de 20 % avant 17 ans et de 10 % entre 17 et 18 ans, applicable uniquement durant les six premiers mois d’activité.
CatégoriesNiveauxCoefficientsSalaires minimaux
Ouvriers / EmployésIA101 829,48 €
Ouvriers / EmployésIIA301 884,80 €
Ouvriers / EmployésIIIA601 996,11 €
Techniciens / Agents de maîtriseIVB102 172,74 €
Techniciens / Agents de maîtriseVB402 479,45 €
Techniciens / Agents de maîtriseVIB702 829,47 €
CadresVIIC103 104,64 €
CadresVIIIC303 927,39 €
CadresIXC505 193,94 €

Primes et indemnités

Au-delà du salaire de base, plusieurs dispositifs viennent compléter la rémunération des collaborateurs. La prime d’ancienneté constitue un élément central, débutant à 5 % après cinq années de présence pour atteindre 13 % au bout de quinze ans. Les heures supplémentaires bénéficient d’une majoration de 25 % pour les huit premières, puis de 50 % au-delà, avec possibilité de conversion en repos compensateur selon l’accord entre parties.

Les périodes d’astreinte donnent également lieu à compensation financière : 3,2 fois le SMIC horaire par jour d’astreinte, 4 fois pour une nuit, et jusqu’à 4,8 fois pour un dimanche ou jour férié.

bon à savoir

Les titulaires de diplômes spécifiques à la branche (CAP maintenance des matériels, Bac pro, BTS agroéquipement) bénéficient de garanties minimales de salaire correspondant à des coefficients précis dès leur embauche.
AnciennetéTaux de prime
5 ans5 %
8 ans7 %
11 ans10 %
15 ans13 %

Évolutions

La progression professionnelle s’appuie sur un système de classification comportant neuf niveaux, permettant une évolution graduelle des responsabilités et de la rémunération. Les critères d’évaluation reposent sur la formation initiale, l’expérience acquise, la technicité requise et la complexité des missions confiées. Cette architecture favorise la mobilité interne et valorise l’acquisition de nouvelles compétences tout au long du parcours.

Les dispositifs de formation professionnelle, notamment les certificats de qualification professionnelle (CQP) et les contrats de professionnalisation, constituent des leviers d’évolution concrets. Chaque CQP obtenu ouvre l’accès à une classification supérieure assortie d’une revalorisation salariale automatique. La branche encourage ainsi activement le développement des qualifications, garantissant aux salariés investis des perspectives d’amélioration tangibles de leur situation.

Congés et absences

Congés payés

Les congés annuels se déploient principalement entre le 1er mai et le 31 octobre, période durant laquelle vous devez impérativement poser au moins 12 jours ouvrables consécutifs. Votre droit à repos dépend directement du nombre d’heures effectuées, avec une durée hebdomadaire de référence fixée à 35 heures en moyenne sur 4 semaines. Si vous travaillez au forfait annuel, une semaine de repos supplémentaire vient enrichir votre dispositif, que vous pouvez affecter à votre compte épargne-temps selon vos besoins.

Le fractionnement des congés obéit à des règles précises : jusqu’à 5 samedis peuvent entrer dans le décompte de vos jours de repos, tandis que la cinquième semaine doit être prise durant la période creuse d’activité. Toutefois, si vous justifiez de contraintes géographiques particulières, vous pourrez réunir cette cinquième semaine au congé principal. L’employeur vous informe du calendrier 15 jours avant sa mise en œuvre, mais peut le modifier moyennant un délai de prévenance minimal de 7 jours calendaires.

Congés spécifiques

Au-delà des congés annuels, différents événements familiaux ouvrent droit à des absences autorisées dont la durée varie selon votre ancienneté. Ces moments particuliers de votre vie professionnelle bénéficient d’un encadrement protecteur qui garantit le maintien de votre rémunération dans des conditions précises.
 

Événement familialDurée du congéConditions
Décès du conjoint, du partenaire de PACS ou d’un enfant3 joursMaintien du salaire pendant 2 jours, 3 jours si ancienneté d’au moins 1 an
Décès du père ou de la mère2 joursMaintien du salaire pendant 1 jour, 2 jours si ancienneté d’au moins 1 an
Décès des beaux-parents, d’un frère ou d’une sœur2 joursMaintien du salaire si ancienneté d’au moins 1 an, 1 jour avec maintien si ancienneté inférieure
Décès d’un beau-frère ou d’une belle-sœur2 joursMaintien du salaire si ancienneté minimale de 1 an
Mariage du salarié ou PACS4 joursSelon dispositions légales
Mariage d’un enfant1 jourSelon dispositions légales
Naissance ou adoption3 joursSelon dispositions légales

bon à savoir

Un congé non rémunéré peut vous être accordé pour soigner un enfant malade ou accidenté, aussi longtemps que le médecin considère votre présence nécessaire. Ces absences autorisées n’entraînent aucune réduction de vos congés annuels et ne donnent pas droit à rémunération supplémentaire si elles ne sont pas prises.

Conditions de travail et sécurité

Travailler dans le secteur des matériels agricoles, de BTP ou de manutention expose quotidiennement à des environnements exigeants. Ateliers, chantiers, interventions en extérieur : autant de contextes qui nécessitent une attention particulière à votre protection. Les dispositions conventionnelles encadrent ces aspects pour garantir votre bien-être au travail.

L’employeur a l’obligation de fournir les équipements de protection individuelle adaptés aux risques rencontrés. Selon votre poste, cela peut inclure des vêtements de travail spécifiques, des protections auditives, des gants ou encore des chaussures de sécurité. Ces équipements doivent être entretenus et renouvelés régulièrement. Par ailleurs, les locaux de travail doivent respecter des normes d’hygiène strictes, notamment en matière de vestiaires et de sanitaires.

La prévention des risques professionnels constitue un axe majeur. Les entreprises doivent identifier les dangers liés à la manipulation de machines lourdes, aux interventions techniques ou à l’exposition à des substances nocives. Des formations spécifiques peuvent être dispensées pour vous sensibiliser aux bonnes pratiques. En cas d’intervention sur matériel, les consignes de sécurité doivent être clairement affichées et respectées.

Votre santé est également préservée grâce à des aménagements spécifiques. Les femmes enceintes, par exemple, bénéficient dès le troisième mois de grossesse de pauses supplémentaires et ne peuvent être affectées à des tâches pénibles. Ces mesures témoignent d’une volonté d’adapter les conditions de travail aux situations individuelles, dans un esprit de protection collective.

Maladie et prévoyance

Lorsque vous êtes contraint d’interrompre votre activité pour raisons de santé, plusieurs dispositifs se mettent en place pour protéger vos revenus et faciliter votre rétablissement. Que vous soyez en arrêt maladie, victime d’un accident du travail ou confronté à une situation d’invalidité, votre convention collective prévoit des garanties spécifiques pour vous accompagner.

En cas d’arrêt maladie ou d’accident, quelle qu’en soit la nature, vous bénéficiez d’une indemnisation sous certaines conditions. Pour les salariés justifiant d’au moins un an d’ancienneté, le maintien de salaire atteint 100 % de votre rémunération nette pendant les 180 premiers jours sur une période de 12 mois consécutifs, puis 80 % jusqu’au 1 095ème jour d’arrêt. Si votre ancienneté est inférieure à un an, vous percevrez 80 % de votre salaire net jusqu’au 1 095ème jour, après application d’une franchise de 60 jours pour chaque nouvel arrêt.

L’affiliation au régime de prévoyance AG2R constitue une obligation pour toutes les entreprises de la branche. Cette adhésion vous garantit une protection étendue couvrant non seulement les arrêts de travail, mais également les situations d’invalidité et le versement d’un capital décès à vos proches. Le financement de ce régime repose sur une cotisation partagée entre vous et votre employeur, à hauteur respectivement de 40 % et 60 %.
 

SituationAncienneté requiseIndemnisationDurée
Arrêt maladie ou accident1 an minimum100 % du salaire net180 jours sur 12 mois
Arrêt maladie ou accident1 an minimum80 % du salaire netJusqu’au 1 095ème jour
Arrêt maladie ou accidentMoins d’1 an80 % du salaire netJusqu’au 1 095ème jour après 60 jours de franchise
Invalidité 2ème catégorieVariable80 % du salaire netJusqu’à la retraite

En situation d’invalidité reconnue de deuxième catégorie, vous percevrez une rente équivalente à 80 % de votre salaire net, versée jusqu’à votre départ en retraite. Cette rente vient compléter les prestations de la Sécurité sociale, qui sont déduites du montant total garanti. Par ailleurs, en cas de décès, vos ayants droit bénéficieront d’un capital correspondant à une année de salaire, doublé si le décès résulte d’un accident.

bon à savoir

Même si votre contrat de travail est suspendu pour congés non rémunérés, vous continuez à bénéficier de la garantie capital décès, assurant ainsi une protection permanente à vos proches.

Fin de contrat

Rupture du contrat

Plusieurs scénarios peuvent conduire à la fin de votre collaboration professionnelle. Vous pouvez être à l’initiative de cette rupture en démissionnant ou en partant à la retraite. Votre employeur peut également décider de mettre un terme au contrat par un licenciement ou une mise à la retraite. Enfin, vous pouvez convenir ensemble d’une rupture conventionnelle, solution négociée qui permet de se séparer d’un commun accord. Chaque mode de rupture obéit à des règles spécifiques en matière de délais et de compensations financières.

Préavis de licenciement

Lorsque votre employeur décide de vous licencier, il doit respecter un délai avant que votre contrat ne prenne effectivement fin. Cette période varie selon votre classification et votre ancienneté. Pendant ce temps, vous bénéficiez d’un droit à absence pour rechercher un nouvel emploi, sans perte de rémunération. Si votre employeur vous dispense d’effectuer ce délai, vous percevez une indemnité compensatrice équivalente au salaire que vous auriez touché.

  • Pour les niveaux I et II : 1 mois si vous avez moins de 2 ans d’ancienneté, 2 mois au-delà
  • Pour le niveau III : 2 mois quelle que soit l’ancienneté
  • Pour les niveaux IV à VI et le personnel d’encadrement : 3 mois
  • Autorisation d’absence de 50 heures par mois pour chercher un emploi, réparties à raison de 2 heures par jour maximum

Indemnités de licenciement

Sauf en cas de faute grave ou lourde, vous avez droit à une compensation financière lors de votre licenciement. Son montant dépend de votre ancienneté et de votre âge. Le calcul prend en compte votre salaire brut moyen des 3 ou 12 derniers mois, en retenant la formule la plus avantageuse pour vous. Des majorations sont prévues si vous avez plus de 5 ans d’ancienneté et que vous avez atteint certains paliers d’âge. Dans tous les cas, vous ne pouvez recevoir moins que le minimum légal.

  • De 2 à 10 ans d’ancienneté : 1/10 de mois de salaire par année
  • De 10 à 22 ans : 1/5 de mois par année (maximum 3 mois pour les non-cadres)
  • Au-delà de 22 ans : 1/10 par année plus 1/15 pour chaque année au-delà de la 10ème
  • Majoration de 10 % entre 50 et 55 ans, 15 % entre 55 et 60 ans, 20 % entre 60 et 65 ans

Retraite

Deux situations se distinguent selon que vous prenez l’initiative de partir ou que votre employeur vous met à la retraite. Dans le premier cas, vous devez prévenir votre entreprise en respectant un délai qui varie selon votre niveau de classification. Vous percevez alors une indemnité de départ qui augmente progressivement avec vos années de présence. Si c’est votre employeur qui décide de vous mettre à la retraite, les délais de prévenance sont plus longs et l’indemnité versée est généralement plus importante, calculée différemment selon votre ancienneté.
 

AnciennetéIndemnité de départ volontaireIndemnité de mise à la retraite
À partir de 2 ans1/2 mois de salaire1 mois
À partir de 10 ans1 mois 1/22 mois + 0,20 mois par année au-delà
À partir de 15 ans2 mois
À partir de 20 ans2 mois 1/24 mois + 0,10 mois par année au-delà
À partir de 25 ans3 mois
À partir de 30 ans3 mois 1/25 mois + 0,15 mois par année au-delà

bon à savoir

Si vous avez effectué au moins la moitié de votre préavis de licenciement et que vous trouvez un nouvel emploi, vous pouvez quitter l’entreprise sans verser d’indemnité pour la période restante, à condition de prévenir votre employeur 15 jours à l’avance.

Démission

Lorsque vous décidez de quitter volontairement votre poste, vous devez respecter un délai de prévenance dont la durée dépend de votre classification. Les ouvriers et employés observent un préavis d’un à deux mois, tandis que les techniciens, agents de maîtrise et cadres doivent respecter trois mois. Durant cette période, vous pouvez vous absenter jusqu’à 50 heures par mois pour chercher un nouvel emploi, mais ces heures ne sont pas rémunérées. Pour les salariés à temps partiel, ce crédit d’heures est calculé proportionnellement.
 

ClassificationDurée du préavis
Niveaux I et II1 mois
Niveau III2 mois
Niveaux IV à VI et cadres3 mois

Avantages sociaux

AvantageDescription
Compte épargne temps (CET)Les salariés peuvent alimenter leur CET avec la cinquième semaine de congés payés, les heures de repos compensateur ou encore les heures effectuées dans le cadre du temps choisi. Ce dispositif vous permet de capitaliser des droits pour financer un projet personnel ou professionnel.
Prime d’anciennetéDès 5 ans de présence, vous bénéficiez d’une majoration de salaire progressive : 5 % après 5 ans, 7 % après 8 ans, 10 % après 11 ans, et 13 % à partir de 15 ans d’ancienneté. Cette reconnaissance financière valorise votre fidélité à l’entreprise.
Acompte sur salaireÀ tout moment, vous pouvez solliciter un acompte de quinzaine auprès de votre employeur. Cette facilité vous aide à gérer vos besoins de trésorerie en cours de mois.
Temps de pause rémunéré pour les femmes enceintesÀ partir du troisième mois de grossesse, vous disposez de 30 minutes de pause quotidienne rémunérée, considérées comme du temps de travail effectif. Ces moments préservent votre santé et celle de votre enfant à naître.
Heures d’absence pour recherche d’emploiDurant votre préavis de licenciement ou de démission, vous profitez de 50 heures mensuelles pour chercher un nouvel emploi, sans perte de rémunération. Ce crédit-temps facilite votre transition professionnelle.

Classification des emplois de la CCN Matériel agricole BTP et manutention

Ouvriers et Employés

 

NiveauCoefficientCaractéristiques
Niveau IA10 / A20Exécution de tâches simples, souvent répétitives, nécessitant de comprendre des consignes et de reproduire des gestes élémentaires. Formation équivalente au certificat d’éducation professionnelle ou BEPC.
Niveau IIA30 / A40 / A50Réalisation de travaux nécessitant la maîtrise des quatre opérations arithmétiques et l’utilisation d’équipements simples. Connaissance de procédures répétitives. Formation de type CAP ou BEP.
Niveau IIIA60 / A70 / A80Mise en œuvre de techniques professionnelles de base avec une certaine autonomie. Bonne formation générale ou technique complétée par une expérience professionnelle. Formation équivalente au CAP avec mention complémentaire, baccalauréat professionnel ou brevet technique des métiers.

Techniciens et Agents de maîtrise

 

NiveauCoefficientCaractéristiques
Niveau IVB10 / B20 / B30Maîtrise de l’application pratique des procédures et techniques relatives au domaine professionnel. Connaissances à caractère pratique. Formation de type BTS, DUT, DEUG ou certificat de qualification professionnelle. Peut également résulter d’un baccalauréat associé à une expérience professionnelle significative.
Niveau VB40 / B50 / B60Maîtrise approfondie des procédures et techniques professionnelles, sanctionnée par une licence professionnelle ou équivalent. Peut être acquise par des actions de formation continue et la pratique professionnelle.
Niveau VIB70 / B80Connaissance approfondie d’un domaine technique ou spécialisé impliquant l’assimilation de savoirs et pratiques complexes. Formation de type école d’ingénieurs, école de commerce, DESS, master ou diplôme d’études supérieures techniques. Peut résulter de nombreuses années d’expérience professionnelle.

Cadres

 

NiveauCoefficientCaractéristiques
Niveau VIIC10 / C20Connaissances approfondies combinant savoir et large compréhension de pratiques complexes. Expériences variées acquises dans le cadre d’un cycle d’enseignement supérieur long, complété par de nombreuses années de pratique professionnelle.
Niveau VIIIC30 / C40Maîtrise complète des principes et concepts acquis après une formation et une expérience approfondie dans un domaine hautement spécialisé. Concerne des spécialistes reconnus dans leur domaine d’expertise.
Niveau IXC50 / C60Expertise de très haut niveau concernant soit des généralistes dirigeant des entreprises ou centres importants nécessitant des compétences multiples (technique, commercial, financier, ressources humaines), soit des experts reconnus dans un domaine vaste de connaissances pratiques et théoriques.

Questions fréquentes sur la convention collective Matériel agricole BTP et manutention

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