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Panorama des conventions Marchés financiers
Convention collective Marchés financiers

Mis à jour le 21 janvier 2026

Convention collective Marchés financiers - IDCC 2931

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Activités de marchés financiers. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Marchés financiers ?

Vous travaillez dans une banque, une société de bourse ou chez un gestionnaire d’actifs ? Votre quotidien professionnel est probablement encadré par un texte spécifique qui régit vos droits et obligations. Ce document s’applique à l’ensemble des salariés évoluant dans l’univers de la finance de marché. Il définit les règles du jeu entre employeurs et collaborateurs du secteur.

Concrètement, cette convention adapte le droit du travail aux réalités d’un milieu où les journées peuvent être intenses et les responsabilités importantes. Rémunération, temps de repos, formation, primes : autant d’aspects qui y sont précisés pour correspondre aux spécificités de votre métier. Elle constitue votre référence lorsqu’une question se pose sur vos conditions d’emploi.

Entreprises tenues d'appliquer la CCN Marchés financiers

Catégorie d’activitéCode APE (ou NAF)Description de l’activité
Services financiers6611ZAdministration de marchés financiers
Services financiers6612ZCourtage de valeurs mobilières et de marchandises
Services financiers6619BAutres activités auxiliaires de services financiers, hors assurance et caisses de retraite, n.c.a.
Services financiers6630ZGestion de fonds

bon à savoir

Votre entreprise relève de cette convention si elle exerce à titre principal des activités comme la réception et transmission d’ordres, l’exécution d’ordres pour compte de tiers, la négociation pour compte propre, le conseil en investissement ou encore l’exploitation d’un système de compensation. Vérifiez bien votre code APE pour confirmer votre rattachement à cette branche professionnelle des marchés financiers.

Contrat de travail

Période d’essai

Lorsque vous démarrez une nouvelle aventure professionnelle dans le secteur des marchés financiers, la période d’essai vous permet, ainsi qu’à votre employeur, de vérifier que le poste vous correspond. Cette phase initiale varie selon votre statut : comptez deux mois pour les employés, trois pour les agents de maîtrise et quatre pour les cadres. Mais ce n’est pas tout : chacune de ces durées peut être renouvelée une fois, pour une période identique. Ainsi, un cadre pourrait voir sa période d’essai s’étendre jusqu’à huit mois au total.
 

CatégorieDurée initialeRenouvellement possibleDurée maximale
Employés2 mois2 mois4 mois
Agents de maîtrise3 mois3 mois6 mois
Cadres4 mois4 mois8 mois

bon à savoir

Le renouvellement de votre période d’essai n’est jamais automatique. Il doit faire l’objet d’un accord écrit préalable entre vous et votre employeur, généralement prévu dans votre contrat initial.

Régimes applicables

La convention collective des marchés financiers distingue plusieurs catégories professionnelles, chacune bénéficiant de droits spécifiques. Vous êtes classé selon la nature de votre poste et vos responsabilités, dans l’une des catégories suivantes :

  • Employés (catégories I.A et I.B) : fonctions d’exécution nécessitant une technicité de base
  • Agents de maîtrise (catégories II.A et II.B) : postes intermédiaires avec encadrement ou expertise technique
  • Cadres (catégories III.A, III.B et III.C) : responsabilités managériales ou techniques avancées
  • Cadres dirigeants (catégorie IV) : participation à la direction de l’entreprise

Votre classification détermine non seulement votre salaire minimum, mais aussi vos droits en matière de préavis, de prévoyance et d’évolution de carrière. La convention prévoit d’ailleurs une progression automatique : après cinq ans dans la catégorie I.A, vous passez en I.B, et de même pour le passage de II.A vers II.B. Cette reconnaissance de l’ancienneté garantit une valorisation de votre fidélité à l’entreprise.

Temps de travail

Durée du travail

La convention collective des marchés financiers organise le temps de travail selon des modalités adaptées aux spécificités du secteur. Lorsque votre présence sur site est inférieure à 4 heures, vous bénéficiez d’une indemnisation complémentaire pour compenser le temps de déplacement, en plus de la rémunération des heures effectivement travaillées. Cette disposition reconnaît la contrainte que représentent les trajets pour des interventions courtes.

Aménagements du temps de travail

Votre employeur peut mettre en place des organisations particulières pour répondre aux besoins de l’activité. Le travail en équipes successives ou chevauchantes est ainsi autorisé par la convention. Ces aménagements permettent d’assurer une continuité de service, notamment lorsque les marchés financiers internationaux fonctionnent sur des plages horaires étendues.

Jours travaillés et jours fériés

Les jours fériés légaux sont rémunérés lorsqu’ils tombent un jour ouvré, sauf si votre entreprise reste ouverte en raison du fonctionnement des principaux marchés, chambres de compensation ou systèmes de règlement-livraison. Si vous travaillez un jour normalement chômé dans votre entreprise, vous obtenez un congé compensatoire d’une durée équivalente. Cette souplesse tient compte des contraintes spécifiques liées à l’activité des marchés financiers qui ne s’arrêtent pas aux frontières nationales.

Heures supplémentaires

La convention n’apporte pas de précisions particulières sur le régime des heures supplémentaires au-delà des dispositions légales. Les règles du Code du travail s’appliquent donc pleinement : majoration de salaire, contingent annuel et repos compensateur. Votre employeur doit respecter ces garanties minimales pour toute heure effectuée au-delà de la durée légale.

Rémunération et avantages

Salaire

La convention collective des marchés financiers établit des salaires minima hiérarchiques qui évoluent selon sept catégories professionnelles distinctes. Ces grilles constituent le socle de rémunération en dessous duquel aucun employeur ne peut descendre. Elles reflètent la progression des responsabilités, de la technicité requise et du niveau d’autonomie attendu sur chaque poste.
 

CatégorieRémunération mensuelle bruteRémunération annuelle brute
I. A (Employés)1 827 €21 924 €
I. B (Employés)2 195 €26 340 €
II. A (Agents de maîtrise)2 649 €31 788 €
II. B (Agents de maîtrise)2 907 €34 884 €
III. A (Cadres)3 041 €36 492 €
III. B (Cadres)3 540 €42 480 €
III. C (Cadres supérieurs)4 355 €52 260 €

bon à savoir

Si votre rémunération n’a pas évolué pendant trois années consécutives, vous bénéficiez d’une garantie d’augmentation minimale représentant 40 % du cumul des revalorisations appliquées au salaire minimum de votre catégorie durant cette période. Cette protection cesse toutefois de s’appliquer dès que votre salaire dépasse de 50 % le minimum hiérarchique correspondant.

Primes et avantages

Au-delà du salaire de base, plusieurs dispositifs viennent enrichir la rémunération globale des collaborateurs du secteur. La médaille du travail donne ainsi droit à une prime substantielle : un mois d’appointements fixes pour la médaille d’argent (vingt-cinq ans de service) et deux mois pour la médaille d’or (trente-cinq ans). Les salariés justifiant d’une ancienneté exclusive au sein de leur entreprise voient ces seuils abaissés respectivement à vingt et trente années.

L’affectation temporaire à un poste de qualification supérieure ouvre droit, dès le quatrième mois d’exercice, à une prime rétroactive valorisant les responsabilités complémentaires assumées. En matière d’indemnités de rupture, le barème varie selon le motif : en cas de licenciement économique, vous percevez un demi-mois par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, puis trois quarts de mois au-delà, avec un plafond de quinze mois. Pour un licenciement non économique, le calcul s’établit à un demi-mois par année, plafonné à douze mois.
 

AnciennetéIndemnité de départ volontaire à la retraite
Moins de 10 ans10 % par année d’ancienneté
Plus de 10 ans10 % par année pour les 10 premières années + 30 % par année au-delà

Évolutions

La progression de carrière s’inscrit dans un cadre structuré favorisant la reconnaissance de l’expérience acquise. Après cinq années passées en catégorie I.A, vous accédez automatiquement à la catégorie I.B, même logique pour le passage de II.A à II.B. Cette mécanique assure une évolution salariale minimale liée à l’ancienneté, indépendamment des augmentations individuelles négociées.

Le système de classification repose sur des critères objectifs et qualitatifs : contenu de l’activité, autonomie requise, technicité, formation nécessaire et niveau de responsabilité. Cette grille permet d’évaluer précisément chaque poste et d’anticiper les perspectives d’évolution professionnelle au sein de la branche des marchés financiers.

Congés et absences

Congés payés

Les congés annuels s’organisent autour d’une période de référence qui s’étend du 1er juin au 30 septembre. Vous disposez néanmoins de la possibilité, avec l’accord de votre employeur, de planifier vos vacances en dehors de cette fenêtre. Les droits acquis doivent être consommés au plus tard le 31 mai de l’année suivante, et le choix des dates de départ se fait trois mois et demi avant la fin de l’exercice.

Congés spécifiques

Au-delà des congés annuels, plusieurs événements de vie vous ouvrent droit à des absences rémunérées. Ces jours s’accordent au moment où survient l’événement concerné. Le saviez-vous ? En cas d’enfant malade de moins de 16 ans, vous bénéficiez de 5 jours par an, quel que soit le nombre d’enfants à charge.
 

ÉvénementDurée du congé
Mariage du salarié5 jours consécutifs
Mariage d’un enfant2 jours
Naissance ou adoption3 jours
Décès de l’enfant3 jours
Décès du conjoint ou du partenaire de PACS, d’un enfant3 jours
Décès du père, de la mère, des beaux-parents, du frère, de la sœur2 jours
Décès des autres descendants ou ascendants du salarié1 jour
Enfant malade ou handicapé de moins de 16 ans5 jours par année civile
Préparation d’examen (certification professionnelle, diplôme dans le cadre du plan de formation)1 jour
Déménagement (une fois par an maximum, hors mutation professionnelle)1 jour ouvré

Conditions de travail et sécurité

Dans le secteur des marchés financiers, l’environnement professionnel repose sur des principes clairs en matière de santé et de prévention. L’employeur veille à garantir un cadre adapté aux exigences spécifiques de cette branche, où les collaborateurs évoluent souvent dans des espaces tertiaires soumis à des rythmes soutenus.

Les mesures d’hygiène et de sécurité s’inscrivent dans le respect des obligations légales, avec une attention portée à l’aménagement des postes. L’ergonomie des espaces de travail constitue un enjeu majeur, notamment pour les salariés exposés à de longues périodes devant écran. Les équipements fournis doivent permettre d’exercer dans des conditions optimales, tout en limitant les risques liés à la posture ou à la fatigue visuelle.

La prévention des risques professionnels s’organise autour d’un dialogue entre direction et représentants du personnel. Chaque collaborateur dispose du droit d’alerter sur toute situation dangereuse, tandis que l’employeur s’engage à maintenir un environnement sain. Les locaux répondent aux normes en vigueur, avec des installations conformes aux exigences de sécurité collective. En cas de besoin spécifique lié à l’état de santé ou à une situation particulière, des aménagements peuvent être envisagés pour adapter le poste aux capacités du salarié concerné.

Maladie et prévoyance

Dans le secteur des marchés financiers, la protection face aux aléas de la santé repose sur des dispositifs bien définis. Pour bénéficier d’une indemnisation en cas d’arrêt maladie, vous devez justifier d’une ancienneté minimale de 6 mois au sein de votre entreprise, ou d’une année complète dans la branche professionnelle. Cette condition franchie, votre employeur prend le relais dès les premiers jours d’absence, avec toutefois quelques nuances selon la fréquence de vos arrêts.

Les deux premiers arrêts de travail ne subissent aucun délai de carence, ce qui signifie que votre rémunération est maintenue immédiatement. À partir du troisième arrêt dans l’année, un délai de carence de 3 jours s’applique. L’hospitalisation fait figure d’exception notable : elle ouvre droit à une prise en charge dès le premier jour, quel que soit le nombre d’arrêts précédents. Durant les 180 premiers jours d’absence, vous percevez l’intégralité de votre salaire fixe mensuel, déduction faite des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Au-delà de cette période, le régime de prévoyance prend le relais pour assurer la continuité de vos revenus.

Les accidents du travail bénéficient d’un traitement spécifique qui garantit une protection renforcée. Si votre médecin prescrit une reprise à temps partiel thérapeutique, vous continuez à percevoir une rémunération adaptée : l’organisme de prévoyance complète les indemnités de la Sécurité sociale, dans la limite de 50 % de votre salaire de référence. Cette compensation ne peut toutefois excéder le salaire net que vous auriez touché en travaillant à temps complet.
 

Nature de l’arrêtDélai de carenceDurée d’indemnisation
1er et 2ème arrêt maladieAucun180 jours à 100 % du salaire fixe
À partir du 3ème arrêt3 jours180 jours à 100 % du salaire fixe
HospitalisationAucun180 jours à 100 % du salaire fixe
Temps partiel thérapeutiqueSelon prescriptionMaximum 50 % du salaire de référence

Tous les salariés, sans condition d’ancienneté, sont couverts par un régime de prévoyance et de frais de santé obligatoire. La cotisation globale se répartit entre l’employeur, qui en assume 70 %, et le salarié, qui contribue à hauteur de 30 %. Ce régime vous protège en cas d’invalidité ou d’incapacité permanente : si vous êtes reconnu en invalidité de 2ème ou 3ème catégorie, ou si votre taux d’incapacité dépasse 66 %, vous recevez une rente équivalant à 100 % de votre salaire de référence. Pour une invalidité de 1ère catégorie, cette rente s’élève à 60 % du salaire de référence.

bon à savoir

Le montant cumulé de vos indemnités (Sécurité sociale, prévoyance et éventuel salaire partiel) ne peut jamais excéder votre salaire net d’activité habituel, garantissant ainsi un équilibre entre protection sociale et maintien de l’équité.

Fin de contrat

Rupture du contrat

Plusieurs modalités permettent de mettre fin à votre relation de travail. Le licenciement intervient à l’initiative de l’employeur, tandis que la démission émane de votre propre volonté. La rupture conventionnelle, quant à elle, résulte d’un accord mutuel entre les deux parties. Le départ à la retraite constitue également une forme de cessation du contrat, qu’il soit volontaire ou imposé par l’entreprise.

Préavis de licenciement

Lorsque votre employeur met fin à votre contrat, vous devez respecter une période de préavis dont la durée varie selon votre statut. Cette période permet d’organiser votre départ et de rechercher un nouvel emploi dans les meilleures conditions.

  • Pour les salariés non cadres : le préavis s’étend sur 2 mois
  • Pour les salariés cadres : la durée est portée à 3 mois
  • En cas de faute grave ou lourde : aucun préavis n’est requis
  • Heures pour recherche d’emploi : 2 heures rémunérées par jour durant le préavis

bon à savoir

Vous pouvez être dispensé d’effectuer votre préavis sans percevoir l’indemnité compensatrice correspondante, mais uniquement si vous trouvez un accord avec votre employeur. Dans ce cas, vous serez rémunéré jusqu’à votre départ effectif.

Indemnités de licenciement

Après une année d’ancienneté, vous avez droit à une compensation financière lors de votre licenciement, sauf en cas de faute grave ou lourde. Le montant varie selon le motif de votre départ et se calcule sur la moyenne de vos appointements fixes bruts des douze derniers mois.

  • Licenciement pour motif non économique : ½ mois par année d’ancienneté, plafonné à 12 mois
  • Licenciement économique : ½ mois par an jusqu’à 10 ans d’ancienneté, puis ¾ de mois au-delà, dans la limite de 15 mois
  • Base de calcul : moyenne des appointements fixes bruts perçus durant les 12 derniers mois
  • Conditions d’obtention : au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise

Retraite

Le départ à la retraite peut s’effectuer de deux manières distinctes, avec des conséquences financières différentes. Si vous décidez volontairement de partir, l’indemnité augmente progressivement avec votre ancienneté. La mise à la retraite par l’employeur ouvre droit à une indemnisation au moins équivalente.
 

Type de départAnciennetéMontant de l’indemnité
Départ volontaireMoins de 10 ans10 % par année d’ancienneté
Départ volontairePlus de 10 ans10 % par an pour les 10 premières années + 30 % par an au-delà
Mise à la retraiteToute anciennetéIndemnité légale ou conventionnelle de départ volontaire si plus favorable

Démission

Si vous souhaitez quitter l’entreprise de votre propre initiative, vous devez respecter un délai de préavis variable selon votre classification. Ce délai permet à votre employeur d’organiser votre remplacement et d’assurer la continuité du service.
 

Catégorie professionnelleDurée du préavis
Salariés non cadres2 mois
Salariés cadres3 mois

Durant cette période, vous bénéficiez de 2 heures non rémunérées par jour pour rechercher un nouvel emploi. Ces heures peuvent être regroupées selon un accord avec votre employeur pour faciliter vos démarches.

Avantages sociaux

AvantageDescription
Compte épargne tempsLa possibilité d’accumuler des droits à congé ou une rémunération différée s’inscrit dans les dispositions légales en vigueur, permettant ainsi d’organiser votre temps de manière plus souple.
Indemnisation du temps de déplacementLorsque votre présence sur site dure moins de quatre heures, une compensation financière vient s’ajouter au paiement des heures effectuées, reconnaissant ainsi le temps consacré au trajet.
Congés compensatoiresTravailler un jour normalement chômé par l’entreprise ouvre droit à un repos de durée équivalente, préservant ainsi votre équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Prime de médaille du travailVotre fidélité à l’entreprise ou au secteur se voit récompensée par une gratification financière lors de l’obtention de la médaille d’argent ou d’or, représentant respectivement un ou deux mois d’appointement.
Prime d’affectation temporaireAssumer des responsabilités supérieures pendant plus de trois mois donne lieu à une reconnaissance financière rétroactive, valorisant les compétences mobilisées au-delà de votre poste habituel.

Questions fréquentes sur la convention collective Marchés financiers

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  • Offres d'emploi par ville
  • Offres d'emploi par entreprise
  • Offres d'emploi par mots clés
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