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Mis à jour le 12 janvier 2026
Convention collective Journalistes - IDCC 1480
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Journalistes. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Journalistes ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Journalistes
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Journalistes
Qu'est ce que la convention collective Journalistes ?
Vous exercez dans les médias, la presse écrite ou audiovisuelle ? Votre activité professionnelle est encadrée par un accord spécifique qui protège vos droits et définit vos conditions d’exercice. Ce texte réglementaire reconnaît la particularité de votre métier et ses exigences. Il pose les bases de votre rémunération, de vos congés, ou encore de vos horaires.
Concrètement, cet accord fixe les règles minimales que votre employeur doit respecter dans votre relation de travail. Il prend en compte les spécificités du secteur médiatique et les contraintes liées à l’information. Que vous travailliez pour un quotidien, une chaîne télévisée ou un site web, cette protection s’applique dès lors que vous êtes reconnu dans cette profession.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Journalistes
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Presse écrite | 5813Z | Édition de journaux |
| Presse écrite | 5814Z | Édition de revues et périodiques |
| Audiovisuel | 5911A | Production de films et de programmes pour la télévision |
| Audiovisuel | 5920Z | Enregistrement sonore et édition musicale |
| Radiodiffusion | 6010Z | Édition et diffusion de programmes radio |
| Agences de presse | 6391Z | Activités des agences de presse |
| Photographie de presse | 7420Z | Activités photographiques |
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai varie selon votre type de publication et votre statut. Pour les journalistes travaillant dans la presse quotidienne, hebdomadaire, les agences de presse ou la télévision, elle est fixée à 1 mois maximum, portée à 3 mois pour les stagiaires. Si vous exercez dans une publication périodique, comptez le temps nécessaire à la sortie de 3 numéros, dans la limite de 3 mois.
Les journalistes de la radiodiffusion bénéficient de durées spécifiques :
| Statut | Durée maximale |
| Journaliste stagiaire | 2 mois (4 mois avec renouvellement) |
| Journaliste titulaire | 3 mois renouvellement inclus |
| Rédacteur en chef et coordinateur (indice = 179) | 3 mois initial (5 mois avec renouvellement) |
bon à savoir
Temps de travail
Durée conventionnelle
La durée du travail varie selon le type de presse dans lequel vous exercez. Pour les journalistes de la presse quotidienne départementale, la durée annuelle maximale est fixée à 203 jours travaillés, incluant les repos hebdomadaires, congés et RTT. Dans la presse périodique régionale, la durée conventionnelle s’établit à 35 heures hebdomadaires en moyenne, soit 1600,56 heures annuelles pour une RTT de 10%. Les journalistes de la radiodiffusion bénéficient d’une réduction d’au moins 10% avec un maximum de 35 heures par semaine, ou d’au moins 15% avec un maximum de 32 heures.
Aménagements du temps de travail
Plusieurs modalités d’organisation s’offrent à vous pour aménager votre temps de travail. Vous pouvez opter pour une réduction quotidienne ou hebdomadaire, ou bénéficier de journées supplémentaires de repos. Ces jours peuvent être placés sur un compte épargne temps avec votre accord, ouvrant droit à une majoration de 10% au terme de 2 ans, puis de 5% par année supplémentaire. L’amplitude journalière ne peut excéder 10 heures, portée exceptionnellement à 12 heures les jours de bouclage.
Jours fériés et repos hebdomadaire
Travailler un jour férié vous donne droit à une récupération, de préférence entre le 1er octobre et le 31 mai. Votre repos hebdomadaire est fixé à 2 jours consécutifs. Si vous travaillez le second jour, vous bénéficiez d’un repos compensateur à prendre dans les 60 jours (90 jours entre mai et octobre), ou d’une rémunération compensatrice à défaut. Pour le travail de nuit après 23 heures, une majoration de 15% s’applique au prorata du temps passé entre 21 heures et 6 heures.
Heures supplémentaires
Le contingent d’heures supplémentaires est déterminé selon les dispositions légales diminuées de 10%. Les heures effectuées sont majorées aux taux légaux, avec possibilité de les remplacer par un repos compensateur équivalent. Pour les salariés à temps partiel, les heures complémentaires sont limitées à 1/3 de la durée contractuelle et majorées dès la première heure :
- 25% pour les heures dans la limite de 1/10ème de la durée contractuelle.
- 30% au-delà de 1/10ème et jusqu’à 1/3 de la durée contractuelle.
Rémunération et avantages
La convention collective des journalistes organise la rémunération selon des grilles spécifiques à chaque catégorie de presse. Les salaires minimaux varient en fonction du type d’employeur : agences de presse, presse magazine, presse quotidienne ou radiodiffusion. Chaque grille tient compte de la qualification professionnelle, de l’ancienneté et des responsabilités exercées. Pour les agences de presse, par exemple, huit groupes structurent la classification, du rédacteur-reporter débutant au rédacteur en chef confirmé.
| Fonction (Presse périodique SEPM) | Coefficient | Salaire minimal catégorie A (2024) |
| Rédacteur en chef | 185 | 3 268,57 € |
| Rédacteur en chef adjoint | 160 | 2 826,87 € |
| Chef de rubrique | 133 | 2 349,84 € |
| Reporter / Rédacteur spécialisé | 110 | 1 943,47 € |
| Rédacteur | 100 | 1 809,92 € |
| Stagiaire (1er au 24e mois) | 97 | 1 809,92 € |
bon à savoir
Primes et indemnités
Au-delà du salaire de base, plusieurs compléments viennent enrichir la rémunération des journalistes. La prime d’ancienneté se calcule selon trois critères cumulables : l’ancienneté dans la profession, celle dans l’entreprise et la durée de détention de la carte de presse pour les pigistes. Les taux progressent de 2 à 11% selon la durée. Un treizième mois, équivalant à un mois de salaire, est versé systématiquement en décembre. Certaines catégories bénéficient également d’une prime d’appareil photographique, variant de 38 à 77 euros selon le secteur.
| Ancienneté | Dans la profession | Dans l’entreprise | Carte de presse (pigistes) |
| 5 ans | 3% | 2% | 5% |
| 10 ans | 6% | 4% | 10% |
| 15 ans | 9% | 6% | 15% |
| 20 ans | 11% | 9% | 20% |
- Indemnité de licenciement : un mois minimum par année d’ancienneté, plafonnée à 15 mois.
- Indemnité de départ à la retraite : de 1 à 5 mois selon l’ancienneté (2 ans minimum requis).
- Prime de langue pour les agences de presse : majoration de 10% des salaires minimaux.
- Prime de coupure longue en radiodiffusion : 8,50 € par jour lorsque la coupure excède 90 minutes.
Congés et absences
Congés payés
Les journalistes qui ont travaillé durant l’intégralité de la période de référence bénéficient d’une durée de congés de 1 mois de date à date, complétée par une semaine supplémentaire. Pour les autres salariés, l’acquisition se fait au rythme de 2,5 jours par mois de travail effectif. Cette durée garantit un temps de repos généreux, adapté aux exigences du secteur journalistique.
Congés spécifiques
Des absences rémunérées sont prévues pour accompagner les moments importants de la vie personnelle. Le saviez-vous ? En cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans, vous disposez d’un congé de deuil de 8 jours, en plus des 12 jours accordés initialement. Les durées varient selon la nature de l’événement familial concerné.
| Motif de l’absence | Durée de l’absence |
| Mariage du salarié | 1 semaine (6 jours ouvrables) |
| Mariage d’un enfant ou ascendant | 2 jours |
| Naissance d’un enfant | 3 jours |
| Maladie d’un enfant de 12 ans ou moins | 1 ou 2 jours ouvrables dans la limite de 6 jours par année civile (8 jours à partir de 2 enfants de 12 ans ou moins) |
| Décès du conjoint, enfant, ascendant, grand-parent, beau-parent | 4 jours |
| Décès d’un frère, d’une sœur, d’un petit-enfant | 2 jours |
| Décès d’un beau-frère, d’une belle-sœur | 1 jour |
| Déménagement | 2 jours |
| Rentrée scolaire d’un enfant scolarisé jusqu’à l’entrée en 6ème incluse | Aménagement d’horaires exceptionnels sans diminution du temps de travail (journalistes de la radiodiffusion) |
RTT
Les modalités de réduction du temps de travail diffèrent selon le type de presse. Pour la presse quotidienne départementale, la durée annuelle maximale est fixée à 203 jours travaillés, intégrant un prorata de RTT de 23 jours. La presse périodique régionale propose quant à elle une durée conventionnelle de 35 heures hebdomadaires avec une RTT de 10% ou 15%. Les journalistes de la radiodiffusion bénéficient d’une réduction d’au moins 10% avec un maximum de 35 heures par semaine, ou de 15% avec un maximum de 32 heures.
Conditions de travail et sécurité
L’exercice du métier de journaliste expose parfois à des situations particulières qui nécessitent une attention spécifique en matière de protection. Lorsque vous êtes amené à couvrir des événements sensibles ou à vous rendre sur des terrains présentant des risques, votre employeur a l’obligation de mettre en place des mesures adaptées pour garantir votre sécurité.
Le cadre conventionnel prévoit notamment une couverture renforcée pour les missions dites dangereuses. Cette protection se traduit par des assurances spécifiques couvrant à la fois le risque de décès et celui d’invalidité permanente, qu’elle soit totale ou partielle. Le capital prévu peut atteindre jusqu’à dix fois le salaire annuel, avec des plafonds définis selon votre fonction. Ces garanties viennent s’ajouter aux dispositifs légaux de prévoyance et permettent d’assurer une réelle tranquillité d’esprit lors de reportages exposant à des dangers particuliers.
Au-delà de ces situations exceptionnelles, votre environnement quotidien fait également l’objet d’une vigilance constante. Les rythmes de travail, parfois décalés notamment pour les journalistes de nuit, donnent lieu à des compensations salariales spécifiques. L’aménagement des horaires tient compte des contraintes liées à l’actualité et aux impératifs de bouclage, tout en respectant les amplitudes journalières maximales fixées. Ces dispositions visent à préserver votre santé tout en maintenant la réactivité indispensable à l’information.
Maladie et prévoyance
Lorsque vous êtes confronté à un arrêt de travail, la convention vous garantit un accompagnement financier qui va bien au-delà du cadre légal. Dès six mois d’ancienneté, vous bénéficiez d’une indemnisation complémentaire venant s’ajouter aux prestations de la Sécurité sociale et des régimes de prévoyance.
En cas de maladie, le maintien de votre rémunération est organisé selon votre ancienneté. Si vous comptez entre six mois et un an de présence, vous percevez l’intégralité de votre salaire pendant deux mois, puis la moitié pendant deux mois supplémentaires. Cette couverture s’améliore progressivement : après un an, vous passez à trois mois à 100% et trois mois à 50%. Au-delà de cinq ans, cette protection atteint quatre mois pleins et quatre mois à mi-traitement. Les journalistes les plus expérimentés, avec quinze années d’ancienneté, voient leur salaire maintenu durant six mois complets, suivis de six mois à demi-traitement.
| Ancienneté | Indemnisation à 100% | Indemnisation à 50% |
| 6 mois à 1 an | 2 mois | 2 mois |
| Après 1 an | 3 mois | 3 mois |
| Après 5 ans | 4 mois | 4 mois |
| Après 10 ans | 5 mois | 5 mois |
| Après 15 ans | 6 mois | 6 mois |
Si vous êtes victime d’un accident du travail, la protection s’avère encore plus favorable : votre salaire est maintenu intégralement pendant une année entière, après déduction des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale et les organismes de prévoyance.
Fin de contrat
Rupture du contrat
Lorsque votre collaboration avec un employeur de presse touche à sa fin, plusieurs options s’offrent à vous. Le contrat peut cesser par votre propre initiative, via une démission, ou à l’initiative de votre employeur, dans le cadre d’un licenciement. Il existe également des situations particulières propres au secteur du journalisme, comme le départ motivé par un changement d’orientation éditoriale. Enfin, la rupture peut survenir de manière concertée, ou encore à l’occasion d’un départ à la retraite. Chaque modalité obéit à des règles précises qui protègent vos droits tout en tenant compte des spécificités du métier.
Préavis de licenciement
Le préavis constitue le délai pendant lequel vous continuez à travailler après notification de la rupture. Sa durée varie selon votre ancienneté dans l’entreprise et garantit une transition équilibrée entre vous et votre employeur. Durant cette période, vous disposez d’heures spécifiquement dédiées à la recherche d’un nouvel emploi.
- Moins de 2 ans d’ancienneté : le délai s’établit à 1 mois.
- À partir de 2 ans d’ancienneté : la durée passe à 2 mois.
- Heures pour recherche d’emploi : vous bénéficiez de 50 heures par mois (soit 2 heures par jour) rémunérées pour chercher un nouveau poste.
- Pendant la période d’essai : un délai de prévenance de 2 jours s’applique après le premier mois d’essai en cas de rupture par l’employeur.
Indemnités de licenciement
Votre départ donne lieu au versement d’une compensation financière qui reconnaît votre investissement au sein de l’entreprise. Le montant varie en fonction de votre ancienneté, avec un calcul avantageux qui témoigne de la protection renforcée dont bénéficient les journalistes. Cette indemnisation s’applique également dans certains cas de démission justifiée.
- Calcul de base : 1 mois de salaire minimum par année d’ancienneté ou fraction d’année.
- Plafonnement : l’indemnité ne peut dépasser 15 mois de salaire.
- Cas particuliers : l’indemnité est également due en cas de démission motivée par la cession du journal, la cessation de publication, ou un changement notable dans l’orientation. éditoriale portant atteinte à votre honneur ou vos intérêts moraux.
- Versement du 13ème mois : vous continuez à bénéficier de cette prime annuelle versée en décembre.
bon à savoir
Retraite
Le passage à la retraite marque une étape importante qui nécessite également un délai de transition. Que vous partiez de votre propre initiative ou que l’employeur décide de votre mise à la retraite, des règles spécifiques s’appliquent. Une indemnité vient reconnaître votre fidélité et votre contribution au fil des années.
| Ancienneté | Durée du préavis | Indemnité de départ |
| Moins de 2 ans | 3 mois | 1 mois de salaire |
| À partir de 2 ans | 3 mois | 1 mois de salaire |
| Après 5 ans | 3 mois | 2 mois de salaire |
| Après 10 ans | 3 mois | 3 mois de salaire |
| Après 20 ans | 3 mois | 4 mois de salaire |
| Après 30 ans | 3 mois | 5 mois de salaire |
Démission
Si vous décidez de quitter volontairement votre poste, vous devez respecter un délai permettant à votre employeur de s’organiser. Ce préavis reste identique quelle que soit votre ancienneté, reflétant la nature particulière du métier de journaliste. Toutefois, certaines situations vous dispensent de cette obligation.
| Situation | Durée du préavis | Particularités |
| Démission standard | 1 mois | Quelle que soit l’ancienneté |
| Démission pour changement d’orientation éditoriale | Aucun préavis | Droit à indemnité de licenciement |
| Démission suite à cession du journal | Aucun préavis | Droit à indemnité de licenciement |
| Démission suite à cessation de publication | Aucun préavis | Droit à indemnité de licenciement |
Avantages sociaux
| Prime d’ancienneté | Versée selon trois critères cumulables : ancienneté dans la profession (jusqu’à 11% après 20 ans), ancienneté dans l’entreprise (jusqu’à 9% après 20 ans), ou durée de détention de la carte professionnelle pour les pigistes (jusqu’à 20% après 20 ans). |
| Treizième mois | Gratification annuelle équivalente à un mois de salaire, versée en décembre à l’ensemble des journalistes professionnels. |
| Prime d’appareil photographique | Indemnité variant selon le type de presse (de 38,11€ à 77,25€) destinée à compenser l’utilisation de matériel personnel dans le cadre de l’activité professionnelle. |
| Prime de langue | Majoration de 10% des salaires minimaux accordée aux journalistes des agences de presse maîtrisant plusieurs langues étrangères. |
| Prime de coupure longue | Compensation de 8,50€ par jour pour les salariés à temps partiel subissant une interruption de travail supérieure à 90 minutes entre deux périodes d’activité. |
| Heures pour recherche d’emploi | Droit à 50 heures mensuelles rémunérées (soit 2 heures par jour) pour prospecter un nouvel emploi durant la période de préavis. |
| Assurance missions dangereuses | Couverture à 100% des risques de décès et d’invalidité lors de reportages en zones sensibles, avec un capital pouvant atteindre 10 fois le salaire annuel. |
Questions fréquentes sur la convention collective Journalistes
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