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Mis à jour le 22 janvier 2026
Convention collective Industries alimentaires diverses - IDCC 3109
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Industries alimentaires diverses (5 branches). Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Industries alimentaires diverses ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Industries alimentaires diverses
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Industries alimentaires diverses
Qu'est ce que la convention collective Industries alimentaires diverses ?
Vous travaillez dans la fabrication de pâtes, de plats préparés ou de condiments ? Votre quotidien professionnel est encadré par un texte spécifique qui définit vos droits et vos avantages. Cette convention s’adresse aux salariés des entreprises qui transforment et conditionnent des produits alimentaires ne relevant pas d’autres secteurs comme la boulangerie ou la charcuterie. Elle complète le Code du travail en fixant des règles adaptées à votre métier : rémunération, congés, formation ou encore conditions d’embauche.
Concrètement, ce document négocié entre syndicats et employeurs garantit un socle commun à tous les professionnels du domaine. Il permet d’harmoniser les pratiques au sein d’une industrie diverse et dynamique, tout en protégeant les travailleurs face aux spécificités de leur activité.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Industries alimentaires diverses
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Transformation et conservation de fruits | 1039B | Transformation et conservation de fruits, fabrication de confitures, préparation de fruits à coque |
| Fabrication de glaces et sorbets | 1052Z | Fabrication de glaces, sorbets et crèmes glacées |
| Fabrication de produits amylacés | 1062Z | Fabrication de produits amylacés, tapioca, pâtes fraîches et couscous |
| Biscuiterie et pâtisserie de conservation | 1072Z | Fabrication de biscuits, biscottes et pâtisseries de conservation |
| Chocolaterie et confiserie | 1082Z | Fabrication de cacao, chocolat et produits de confiserie |
| Transformation du thé et du café | 1083Z | Transformation du thé, du café et de la chicorée |
| Condiments et assaisonnements | 1084Z | Fabrication de condiments, assaisonnements, moutarde, vinaigre et sauces |
| Aliments homogénéisés et diététiques | 1086Z | Fabrication d’aliments homogénéisés et diététiques |
| Autres produits alimentaires | 1089Z | Fabrication d’autres produits alimentaires n.c.a., céréales soufflées, graines salées pour apéritif, préparations pour petits déjeuners |
bon à savoir
Contrat de travail
Période d’essai
Lorsque vous démarrez un nouveau poste dans les industries alimentaires diverses, une phase d’adaptation s’ouvre : la période d’essai. Cette étape permet à chacun de s’assurer que le poste correspond bien aux attentes. Sa durée varie selon votre statut professionnel.
| Catégorie professionnelle | Durée initiale | Renouvellement possible |
| Ouvriers et employés | 1 mois | Non |
| Techniciens et agents de maîtrise (niveau 4 échelon 1) | 1 mois | Non |
| Techniciens et agents de maîtrise (niveau 4 échelon 2) | 2 mois | Non |
| Techniciens et agents de maîtrise (niveaux 5 et 6) | 3 mois | Non |
| Cadres | 3 mois | Oui (jusqu’à 6 mois au total) |
| Cadres supérieurs ou dirigeants (niveau 9 et au-delà) | 4 mois | Oui (jusqu’à 8 mois au total) |
Durant cette phase, un délai de prévenance doit être respecté en cas de rupture. Pour les premiers jours, ce délai reste court (24 à 48 heures), puis s’allonge progressivement selon l’ancienneté acquise.
bon à savoir
Temps de travail
Durée du travail
La durée légale du travail s’applique aux salariés des industries alimentaires diverses, avec quelques spécificités selon les postes occupés. Pour les travailleurs à temps partiel, la durée minimale quotidienne est fixée à 2 heures. Les travailleurs intermittents, quant à eux, sont soumis à une durée annuelle de 800 heures, avec la possibilité de dépasser cette limite sous certaines conditions. Le repos hebdomadaire est en principe de 48 heures consécutives, incluant le dimanche.
Aménagements du temps de travail
Plusieurs formules d’aménagement sont prévues pour s’adapter aux besoins des entreprises et des salariés. Les horaires individualisés peuvent être mis en place après information de l’inspection du travail et consultation du CSE. Le travail en équipes de suppléance autorise des horaires réduits de fin de semaine sur 24 heures réparties sur 2 ou 3 jours. Les équipes chevauchantes sont également possibles via un accord d’entreprise, sans toutefois allonger l’amplitude journalière ni réduire les temps de pause.
Jours travaillés
Le travail le dimanche fait l’objet de majorations spécifiques : 30% pour un travail dominical habituel, et 75% lorsqu’il est exceptionnel. Les jours fériés chômés sont inclus dans la rémunération mensuelle. Si vous travaillez un jour férié, vous bénéficiez normalement d’un jour de repos compensateur, ou à défaut d’une indemnisation selon les règles du 1er mai. Les salariés en situation de handicap profitent d’un assouplissement leur permettant d’arriver 5 minutes plus tard et de partir 5 minutes plus tôt.
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires donnent lieu à majoration selon les taux légaux en vigueur. Pour les salariés à temps partiel, les heures complémentaires sont autorisées dans la limite d’1/10ème de l’horaire contractuel, ou 1/3 pour le personnel volontaire. Au-delà d’1/10ème, une majoration de 25% s’applique. Les travailleurs intermittents peuvent également effectuer des heures au-delà de leur durée contractuelle, sous réserve d’un accord écrit du salarié lorsque le tiers de la durée annuelle maximale est dépassé.
- Majoration de 30% pour le travail dominical habituel
- Majoration de 75% pour le travail dominical exceptionnel
- Heures complémentaires majorées à 25% au-delà d’1/10ème
- Prime de nuit de 20% entre 21h et 6h
Régimes spécifiques
Le travail de nuit concerne les salariés qui accomplissent au minimum 3 heures entre 21h et 6h, au moins deux fois par semaine, ou 300 heures par an. Il donne droit à une majoration de 20% du taux horaire, une prime de panier dès 4 heures de nuit travaillées, et 2 jours de repos compensateur annuels. Le travail posté ouvre droit à une pause casse-croûte de 30 minutes pour une journée de 8 heures, et à un repos compensateur annuel après 600 heures de travail effectif sur un semestre. Un compte épargne-temps peut être mis en place par accord d’entreprise pour permettre aux salariés d’épargner du temps en vue de congés de longue durée.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective des industries alimentaires diverses définit une grille salariale structurée par niveaux et échelons, applicable à l’ensemble des catégories professionnelles. Cette architecture permet d’assurer une progression cohérente tout au long de votre parcours. Les ouvriers et employés sont répartis sur trois niveaux (I à III), tandis que les techniciens et agents de maîtrise occupent les niveaux IV à VI. Les cadres, quant à eux, évoluent sur les niveaux VII à IX, avec des rémunérations adaptées à leurs responsabilités.
Les minima conventionnels sont calculés sur une base mensuelle de 151,67 heures et intègrent des coefficients d’ancienneté dès la première année.
bon à savoir
| Classification | Garanties Mensuelles (brut) au 1er Janvier 2025 | ||||
| Ouvrier/employé | Niv. 1 | E1 | 12 à 15 points | 1 818,80 | |
| E2 | 16 à 19 points | 1 835,80 | |||
| E3 | 20 à 23 points | 1 852,80 | |||
| Niv. 2 | E1 | 24 à 27 points | 1 872,80 | ||
| E2 | 28 à 31 points | 1 899,80 | |||
| E3 | 32 à 35 points | 1 936,80 | |||
| Niv. 3 | E1 | 36 à 39 points | 1 979,80 | ||
| E2 | 40 à 43 points | 2 014,80 | |||
| E3 | 44 à 47 points | 2 057,80 | |||
| TAM | Niv. 4 | E1 | 48 à 51 points | 2 117,80 | |
| E2 | 52 à 55 points | 2 184,80 | |||
| Niv. 5 | E1 | 56 à 59 points | 2 274,80 | ||
| E2 | 60 à 63 points | 2 414,80 | |||
| Niv. 6 | E1 | 64 à 67 points | 2 559,80 | ||
| E2 | 68 à 71 points | 2 819,80 | |||
| Cadres | Niv. 7 | E1 | 72 à 75 points | 2 921,70 | |
| E2 | 76 à 79 points | 3 025,12 | |||
| Niv. 8 | E1 | 80 à 83 points | 3 148,48 | ||
| E2 | 84 à 87 points | 4 194,09 | |||
| Niv. 9 | E1 | 88 à 90 points | 5 239,68 | ||
Primes et indemnités
Plusieurs dispositifs de rémunération complémentaire viennent enrichir votre package salarial. La prime d’ancienneté s’applique progressivement à tous les non-cadres, démarrant à 3% après trois ans pour atteindre 15% au-delà de quinze ans d’ancienneté. Une prime annuelle est également versée aux salariés justifiant d’au moins un an de présence, son montant variant de 70% à 100% de la rémunération mensuelle garantie selon votre ancienneté.
Les conditions particulières de travail donnent lieu à des compensations spécifiques : une majoration de 20% pour le travail de nuit entre 21h et 6h, une prime de panier pour les équipes nocturnes travaillant au minimum quatre heures consécutives, et une prime de froid ou chaleur lorsque vous êtes exposé à des températures inférieures à -5°C ou supérieures à 35°C. L’indemnité de licenciement conventionnelle offre des garanties supérieures au code du travail, variant de 2/10ème à 6/10ème de mois par année selon votre statut et ancienneté.
- Prime de nuit : majoration de 20% du taux horaire de base
- Prime d’ancienneté : de 3% à 15% selon les années de service
- Prime annuelle : jusqu’à 100% d’un mois de salaire après 3 ans
- Indemnité d’habillage : 8,40 € par mois pour port de tenue obligatoire
- Prime de froid/chaleur : calculée sur une base de demi-journée ou journée complète
Évolutions
Votre rémunération évolue naturellement grâce au système de classification par points qui structure neuf niveaux hiérarchiques. Chaque niveau comprend généralement deux échelons, permettant une progression régulière au sein d’un même poste avant d’accéder à des responsabilités supérieures. Les remplacements provisoires dans un emploi de classification supérieure constituent une opportunité de démontrer vos capacités, même si cela ne s’analyse pas automatiquement comme une promotion.
bon à savoir
Congés et absences
Congés payés
Les congés annuels se prennent en dehors des périodes travaillées et ne s’imputent donc pas sur la durée contractuelle. En cas de rappel exceptionnel durant vos vacances pour raison de service, vous bénéficiez de 2 jours ouvrés supplémentaires. Vous pouvez également solliciter le versement anticipé de 80% de votre indemnité avant votre départ, le solde vous étant réglé à votre retour.
Congés spécifiques
Au-delà des congés légaux, la convention prévoit des jours d’absence rémunérés pour événements familiaux ainsi que des congés d’ancienneté progressifs. Un congé sans solde peut être demandé après 6 mois d’ancienneté, tandis que les jeunes de moins de 21 ans en sont dispensés. Des dispositions particulières encadrent également le congé de détente lors de déplacements prolongés et les absences fortuites liées à des cas graves.
| Événement | Durée |
| Mariage ou remariage du salarié | 1 semaine calendaire |
| PACS ou re-PACS du salarié | 2 jours (3 jours si + de 200 km) |
| Mariage d’un enfant | 3 jours |
| Décès du conjoint ou partenaire de PACS | 7 jours (sous conditions) |
| Décès d’un enfant | 15 jours |
| Décès du père ou de la mère | 3 jours |
| Décès d’un beau-parent | 1 jour (2 jours si + de 200 km) |
| Décès d’un grand-parent | 3 jours |
| Décès d’un frère ou d’une sœur | 1 jour |
| Décès d’un beau-frère ou belle-sœur | 1 jour |
| Décès d’un petit-enfant | 3 jours |
| Naissance ou adoption d’un enfant | 2 jours |
| Survenance d’un handicap chez son enfant | 1 semaine calendaire |
bon à savoir
- Congés d’ancienneté évolutifs selon l’âge et les années de service
- Congé de formation économique, sociale et syndicale jusqu’à 12 jours par an
- Voyage de détente tous les 2 mois pour les déplacements prolongés de plus de 300 km
- Maintien des droits en cas d’absences fortuites graves et justifiées
Conditions de travail et sécurité
Travailler dans les industries alimentaires implique de respecter des règles strictes en matière d’hygiène et de sécurité. Votre employeur a l’obligation de vous fournir les équipements nécessaires à l’exercice de votre activité dans des conditions optimales. Cela peut inclure des vêtements de travail spécifiques, des protections adaptées ou encore du matériel répondant aux normes en vigueur. En contrepartie, vous devez porter ces équipements et suivre les consignes établies pour préserver votre santé et celle de vos collègues.
Les locaux de travail font également l’objet d’aménagements particuliers. Selon les contraintes de température rencontrées dans certains environnements, des mesures de compensation sont prévues. Si vous évoluez dans une atmosphère inférieure à -5°C ou supérieure à 35°C, une prime spécifique vous est accordée. Les postes nécessitant une vigilance accrue bénéficient d’ajustements ergonomiques destinés à limiter la pénibilité. Des pauses régulières sont organisées, notamment pour le travail à la chaîne ou en équipe postée, afin de garantir votre bien-être tout au long de la journée. L’objectif reste simple : vous permettre d’exercer votre métier dans un cadre sécurisé et respectueux de votre intégrité physique.
Maladie et prévoyance
Lorsqu’un arrêt de travail survient, qu’il s’agisse d’une maladie ordinaire ou d’un accident, des garanties spécifiques protègent votre rémunération. En cas de maladie sans hospitalisation, vous bénéficiez d’un maintien de salaire qui varie selon votre ancienneté : entre 1 et 12 ans, vous percevez 90% de votre salaire brut durant 45 jours, puis 75% pendant 105 jours supplémentaires. Cette durée s’allonge progressivement avec les années de présence dans l’entreprise, pouvant atteindre 90 jours à 90% et 90 jours à 75% pour les collaborateurs justifiant de 33 ans d’ancienneté ou plus.
L’accident du travail fait l’objet d’une prise en charge renforcée. Avec hospitalisation, le maintien de salaire à 90% s’étend sur 180 jours, quelle que soit votre ancienneté. Sans hospitalisation, cette protection reste applicable durant la même période dès lors que vous comptez au minimum 2 mois de présence. Les accidents de trajet bénéficient également d’une couverture adaptée, avec des durées d’indemnisation comprises entre 150 et 180 jours selon les circonstances.
Un régime de prévoyance obligatoire complète ces dispositifs pour l’ensemble des salariés non-cadres. Les cotisations, réparties entre vous et votre employeur à hauteur de 0,32% chacun, financent plusieurs garanties essentielles : décès, invalidité, incapacité de travail, allocation obsèques, rente éducation et rente handicap. Ce système assure une protection globale face aux aléas de la vie professionnelle et personnelle.
| Situation | Ancienneté minimale | Maintien à 90% | Maintien à 75% |
| Maladie sans hospitalisation | 1 à 12 ans | 45 jours | 105 jours |
| Maladie sans hospitalisation | 33 ans et plus | 90 jours | 90 jours puis 2/3 sur 30 jours |
| Accident du travail avec hospitalisation | Aucune | 180 jours | – |
| Accident du travail sans hospitalisation | 2 mois | 180 jours | – |
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
La fin de votre collaboration peut prendre plusieurs formes selon les circonstances. Vous pouvez décider de quitter votre poste par démission, tandis que votre employeur peut mettre un terme à votre contrat par licenciement. D’autres modalités existent également : la rupture conventionnelle permet une séparation à l’amiable, tandis que le départ ou la mise à la retraite marquent la fin de votre carrière professionnelle. Chaque situation obéit à des règles précises en matière de délais et d’indemnisation.
Préavis de licenciement
Lorsque votre employeur décide de rompre votre contrat, il doit respecter un délai avant votre départ effectif. Cette durée varie selon votre statut professionnel et votre ancienneté dans l’établissement. Elle vous permet d’organiser votre transition et de rechercher un nouvel emploi sereinement.
| Catégorie | Ancienneté | Durée du préavis |
| Ouvriers et employés (Niveau I) | Moins de 6 mois | 1 mois |
| Entre 6 mois et 2 ans | 1 mois | |
| Plus de 2 ans | 2 mois | |
| Ouvriers et employés (Niveaux II et III) | Moins de 2 ans | 1 mois |
| Plus de 2 ans | 2 mois | |
| Techniciens et agents de maîtrise (Niveaux IV et V) | Dès l’embauche | 2 mois |
| Techniciens et agents de maîtrise (Niveau VI) | Dès l’embauche | 3 mois |
| Cadres | Dès l’embauche | 3 mois |
Indemnités de licenciement
En cas de rupture à l’initiative de votre employeur, vous bénéficiez d’une compensation financière calculée en fonction de votre ancienneté et de votre classification. Cette somme reconnaît votre investissement au sein de l’entreprise et facilite votre rebond professionnel. Le mode de calcul diffère sensiblement selon que vous appartenez à la catégorie des ouvriers, des techniciens ou des cadres.
- Ouvriers et employés : vous percevez 2/10e de mois de salaire par année d’ancienneté dès la première année.
- Techniciens et agents de maîtrise : le calcul s’établit à 2/10e de mois par an pendant les 15 premières années, puis passe à 3/10e au-delà.
- Cadres : l’indemnité atteint 4/10e de mois par an durant les 15 premières années, puis 6/10e pour chaque année supplémentaire, dans la limite de 15 mois.
bon à savoir
Retraite
Le passage à la retraite constitue une étape majeure de votre parcours. Que vous choisissiez de partir volontairement ou que votre employeur vous mette à la retraite, vous recevez une indemnité de départ. Son montant correspond à la moitié de l’indemnité conventionnelle de licenciement qui aurait été due dans votre situation. Cette reconnaissance financière accompagne votre transition vers cette nouvelle période de vie. Le délai de préavis applicable en cas de mise à la retraite s’élève à 3 mois pour les techniciens, agents de maîtrise et ouvriers/employés des niveaux II et III, et à 6 mois pour les cadres.
Démission
Lorsque vous décidez de quitter votre emploi de votre propre initiative, vous devez également respecter un délai avant votre départ. Cette période permet à votre employeur d’organiser votre remplacement et d’assurer la continuité du service. Les durées varient selon votre position dans l’entreprise.
| Catégorie | Ancienneté | Durée du préavis |
| Ouvriers et employés (Niveau I) | Moins de 6 mois | 8 jours |
| Entre 6 mois et 2 ans | 15 jours | |
| Plus de 2 ans | 15 jours | |
| Ouvriers et employés (Niveaux II et III) | Toute ancienneté | 1 mois |
| Techniciens, agents de maîtrise et cadres | Toute ancienneté | 2 à 3 mois selon le niveau |
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Compte épargne-temps (CET) | Vous pouvez accumuler des droits à congés de longue durée rémunérés, sous réserve de justifier d’un an d’ancienneté minimum. L’alimentation s’effectue par transformation de majorations salariales, primes ou indemnités en temps de repos, complétée éventuellement par des abondements de votre employeur. L’utilisation permet de bénéficier d’une indemnisation calculée selon les règles des congés payés. |
| Prime annuelle | Les salariés non cadres comptant au moins un an de présence bénéficient d’une gratification annuelle. Son montant évolue progressivement avec l’ancienneté, passant de 70% de la rémunération mensuelle garantie après un an, à 100% dès trois années de services. |
| Prime d’ancienneté | Versée séparément sur votre bulletin de paie, cette reconnaissance financière démarre à 3% après trois ans et augmente tous les trois ans pour atteindre 15% au-delà de quinze années de fidélité. Elle concerne l’ensemble du personnel à l’exception des cadres. |
| Indemnité d’habillage | Si votre fonction exige le port d’une tenue spécifique, une compensation forfaitaire mensuelle vous est accordée. Cette contrepartie reconnaît le temps consacré à vous préparer avant et après votre service. |
| Régime de prévoyance | Une protection collective couvre les risques liés au décès, à l’incapacité de travail et à l’invalidité. Les garanties incluent également une allocation obsèques, une rente éducation pour vos enfants et une rente handicap. Les cotisations sont partagées équitablement entre vous et votre employeur. |
| Congés supplémentaires d’ancienneté | Votre fidélité se traduit par des jours de repos additionnels qui s’échelonnent selon votre âge et vos années de présence. Dès dix ans d’ancienneté, vous commencez à bénéficier de ces journées complémentaires, pouvant atteindre jusqu’à six jours après trente ans. |
| Prise en charge des frais de déplacement | Lorsque les nécessités du service vous amènent à vous déplacer, vos frais de voyage et de séjour font l’objet d’un remboursement selon les modalités définies par votre établissement. |
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