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Mis à jour le 16 février 2026
Convention collective Industrie et services nautiques - IDCC 3236
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Industrie et services nautiques. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Industrie et services nautiques ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Industrie et services nautiques
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Industrie et services nautiques
Qu'est ce que la convention collective Industrie et services nautiques ?
Vous travaillez dans une école de voile, un club de plongée ou vous louez des jet-skis au bord de la mer ? Votre quotidien professionnel est alors encadré par un texte spécifique qui régit l’ensemble du secteur des activités aquatiques et maritimes de loisir. Cette réglementation définit vos droits en matière de salaire, de congés, de formation ou encore de conditions de travail.
Pensée pour s’adapter aux particularités d’un métier souvent saisonnier et exposé aux aléas météorologiques, elle protège aussi bien les moniteurs que les gestionnaires d’équipements nautiques. Son objectif ? Harmoniser les pratiques professionnelles dans un domaine où passion rime souvent avec précarité, tout en garantissant un cadre social équitable pour tous les acteurs du secteur.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Industrie et services nautiques
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Fabrication textile | 1392Z | Fabrication d’articles textiles, sauf habillement |
| Construction navale | 3012Z | Construction de bateaux de plaisance |
| Équipements sportifs | 3230Z | Fabrication d’articles de sport |
| Maintenance navale | 3315Z | Réparation et maintenance navale |
| Commerce de gros | 4649Z | Commerce de gros (commerce interentreprises) d’autres biens domestiques |
| Produits chimiques | 4675Z | Commerce de gros (commerce interentreprises) de produits chimiques |
| Commerce de détail | 4764Z | Commerce de détail d’articles de sport en magasin spécialisé |
| Transport maritime | 5010Z | Transports maritimes et côtiers de passagers |
| Location | 7721Z | Location et location-bail d’articles de loisirs et de sport |
| Formation | 8553Z | Enseignement de la conduite |
bon à savoir
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai constitue une phase d’évaluation mutuelle entre vous et votre employeur. Sa durée varie selon votre statut professionnel dans le secteur nautique. Les ouvriers et employés bénéficient d’une période initiale de 2 mois, les techniciens et agents de maîtrise (TAM) de 3 mois, tandis que les cadres disposent de 4 mois pour faire leurs preuves. Si cette première période ne suffit pas à apprécier pleinement vos compétences, une prolongation unique reste envisageable, sur demande écrite expresse de l’employeur.
| Catégorie professionnelle | Durée initiale | Prolongation possible |
| Ouvriers et employés | 2 mois | 1 mois |
| Techniciens et agents de maîtrise | 3 mois | 1 mois et demi |
| Cadres | 4 mois | 4 mois |
Durant cette phase, des délais de prévenance s’appliquent en cas de rupture. Pour une présence inférieure à 8 jours, comptez 24 heures de préavis. Au-delà de 8 jours, ce délai passe à 48 heures. Si vous totalisez au moins un mois d’ancienneté, l’employeur doit respecter 2 semaines de prévenance, portées à 1 mois complet après 3 mois de collaboration.
bon à savoir
Régimes applicables
Votre contrat de travail s’inscrit dans un cadre conventionnel précis qui distingue plusieurs catégories professionnelles. La convention collective des services nautiques reconnaît sept niveaux de classification, du niveau I (ouvriers et employés) au niveau VII (ingénieurs et cadres). Chaque niveau correspond à des fonctions, responsabilités et qualifications spécifiques qui déterminent vos droits et votre rémunération minimale.
Les dispositions applicables varient notamment selon que vous exercez en tant qu’ouvrier, employé, technicien, agent de maîtrise ou cadre. Ces différences concernent plusieurs aspects de votre relation contractuelle :
- Les durées de préavis en cas de démission ou licenciement
- Les modalités d’indemnisation lors d’un arrêt maladie
- Le calcul des indemnités de rupture
- L’accès aux forfaits annuels en heures ou en jours
- Les primes d’ancienneté et compléments de rémunération
Votre classification initiale figure obligatoirement sur votre contrat de travail et vos bulletins de paie. Elle évolue en fonction de votre parcours professionnel, de vos compétences acquises et des responsabilités confiées. Un système de coefficients, allant de 35 pour les postes de niveau I échelon 1 jusqu’à 220 pour les agents de maîtrise très qualifiés, garantit une progression salariale cohérente tout au long de votre carrière dans l’industrie nautique.
Temps de travail
Durée du travail
La convention collective des services nautiques fixe des règles précises concernant la durée du travail. Voici les points essentiels à retenir :
- La durée maximale de travail est fixée à 48 heures par semaine ou 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives.
- La journée de travail ne peut excéder 10 heures, sauf dérogations spécifiques.
- Pour les salariés à temps partiel, la durée minimale est de 50 % de l’horaire de référence d’un salarié à temps plein, sauf accord contraire du salarié.
- Dans les entreprises de location fluviale et maritime, cette durée minimale est ramenée à 10 heures par semaine pour certaines catégories de personnel.
Aménagements du temps de travail
Votre employeur peut organiser le temps de travail sur une période supérieure à la semaine, ce qui offre une certaine souplesse dans la gestion des horaires. Cet aménagement se met en place par accord d’entreprise ou, à défaut, après information du CSE ou des salariés concernés. L’horaire hebdomadaire peut alors varier sur une période de 12 mois consécutifs, selon des calendriers collectifs ou individualisés communiqués à l’avance. Les heures effectuées au-delà de 1 607 heures annuelles constituent des heures supplémentaires. En cas de baisse d’activité importante, l’employeur peut interrompre ce décompte annuel et recourir à l’activité partielle après consultation du CSE.
Jours fériés et repos
Les jours fériés chômés et payés sont accordés aux salariés justifiant d’au moins 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise. Si vous êtes amené à travailler exceptionnellement un jour férié, vous bénéficiez d’une majoration de 100 % de votre salaire horaire effectif pour les heures concernées. Cette majoration inclut, le cas échéant, les majorations dues au titre des heures supplémentaires. Pour le travail dominical exceptionnel, les mêmes règles de majoration s’appliquent, garantissant une compensation financière attractive.
Heures supplémentaires
Le contingent annuel d’heures supplémentaires varie selon le mode d’organisation du travail dans votre entreprise :
- 195 heures par an dans le cadre d’une organisation classique du temps de travail.
- 120 heures par an lorsqu’un aménagement du temps de travail sur une période supérieure à la semaine est mis en place.
- Les 8 premières heures supplémentaires sont majorées de 25 %.
- Les heures suivantes sont majorées de 50 %.
- Ces heures peuvent être remplacées par un repos compensateur équivalent, si vous le souhaitez.
bon à savoir
Régimes spécifiques
La convention prévoit plusieurs régimes adaptés à certaines situations professionnelles. Le travail de nuit, défini comme le travail effectué entre 21 heures et 6 heures, ouvre droit à un repos compensateur et à une majoration de 15 % du salaire effectif. Les travailleurs de nuit bénéficient également d’une pause rémunérée d’au moins 30 minutes pour les postes de 6 heures ou plus. Pour les cadres autonomes, un forfait annuel en jours de 218 jours maximum peut être mis en place, avec possibilité de renonciation à certains jours de repos moyennant une majoration de 15 %. Un forfait annuel en heures existe également, fixé à la durée légale annuelle majorée de 195 heures. Ces dispositifs reconnaissent la spécificité de certaines fonctions tout en garantissant un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective des services nautiques fixe des grilles salariales détaillées selon votre catégorie professionnelle et votre niveau de qualification. Chaque poste correspond à un coefficient précis qui détermine votre rémunération minimale mensuelle garantie. Ces montants constituent un socle en dessous duquel votre employeur ne peut descendre, quelle que soit l’organisation de votre temps de travail.
bon à savoir
| Catégorie | Niveau | Échelon | Coefficient | Salaire |
| Ouvriers | I | 1 | 35 | 1 801,80 |
| 2 | 38 | 1 842,24 | ||
| II | 1 | 42 | 1 852,62 | |
| 2 | 47 | 1 863,96 | ||
| 3 | 53 | 1 888,21 | ||
| III | 1 | 59 | 1 912,44 | |
| 2 | 66 | 1 940,71 | ||
| 3 | 75 | 1 955,52 | ||
| Employés | I | 1 | 35 | 1 801,80 |
| 2 | 38 | 1 842,24 | ||
| II | 1 | 42 | 1 852,62 | |
| 2 | 47 | 1 863,96 | ||
| 3 | 53 | 1 888,21 | ||
| III | 1 | 59 | 1 912,44 | |
| 2 | 66 | 1 940,71 | ||
| 3 | 75 | 1 955,52 | ||
| Techniciens | IV | 1 | 66 | 1 955,52 |
| 2 | 75 | 1 972,75 | ||
| Techniciens et agents de maîtrise | V | 1 | 89 | 1 993,31 |
| 2 | 115 | 2 090,19 | ||
| VI | 1 | 164 | 2 279,21 | |
| 2 | 220 | 2 477,87 | ||
| Cadres | VII | 1 | 2 291,16 | |
| 2 | 2 500,60 | |||
| 3 | 3 667,22 | |||
| 4 | 5 103,16 | |||
Primes et avantages
Au-delà du salaire de base, cette convention prévoit plusieurs compléments de rémunération qui valorisent votre fidélité et vos responsabilités. La prime d’ancienneté concerne les ouvriers et ETAM, calculée sur votre salaire minimum garanti et augmentant progressivement tous les trois ans. Si vous remplacez temporairement un collègue occupant un poste supérieur pendant plus d’un mois, vous percevrez une indemnité compensatrice dès le deuxième mois. Les indemnités de licenciement et de départ à la retraite sont également majorées par rapport aux dispositions légales, offrant une protection renforcée lors des transitions professionnelles.
| Ancienneté | Taux de la prime |
| Après 3 ans | 3 % |
| Après 6 ans | 6 % |
| Après 9 ans | 9 % |
| Après 12 ans | 12 % |
| Après 15 ans | 15 % |
Évolutions
Votre parcours professionnel dans le secteur nautique s’accompagne de perspectives d’évolution salariale structurées. Le système de classification comprend sept niveaux distincts, du niveau I au niveau VII, chacun subdivisé en échelons permettant une progression graduelle. Cette architecture favorise les montées en compétences et reconnaît l’acquisition d’expérience à travers des passages d’échelon ou de niveau. Les négociations salariales régulières au sein de la branche garantissent également une actualisation des minimas conventionnels, vous assurant une évolution de votre pouvoir d’achat même sans changement de poste.
- Progression par échelon au sein d’un même niveau de qualification
- Évolution vers un niveau supérieur grâce à la formation et à l’expérience acquise
- Revalorisation annuelle des grilles salariales par avenant
- Reconnaissance financière des remplacements et des missions exceptionnelles
- Majoration de rémunération de 10 % pour les salariés en forfait jours
Congés et absences
Congés payés
Les salariés bénéficient des congés payés légaux, auxquels s’ajoutent des jours supplémentaires liés à l’ancienneté. Après 20 ans de présence, vous obtenez 1 jour ouvrable additionnel, puis 2 jours après 25 ans et 4 jours après 30 ans. Ces dispositions permettent de valoriser la fidélité et l’engagement des collaborateurs au sein de l’entreprise.
Congés spécifiques
La convention prévoit des autorisations d’absence rémunérées pour accompagner les moments importants de votre vie personnelle et familiale. Ces congés exceptionnels varient selon la nature de l’événement et peuvent être complétés par les dispositions légales lorsque celles-ci s’avèrent plus avantageuses. Vous disposez également de la possibilité de céder jusqu’à 5 jours de repos par an à un collègue confronté à une situation familiale difficile.
| Événement | Durée |
| Mariage ou PACS du salarié | 4 jours |
| Mariage d’un enfant | 1 jour |
| Naissance ou adoption d’un enfant | 3 jours |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou d’un enfant | 12 jours (7 jours si l’enfant a moins de 25 ans) |
| Décès père, mère, frère, sœur, beaux-parents, petit-enfant, belle-fille, gendre | 3 jours |
| Décès des grands-parents | 1 jour (2 jours si déplacement de plus de 300 km) |
| Décès beau-frère, belle-sœur | 1 jour |
| Enfant malade de moins de 16 ans | 3 jours non payés par an (5 jours pour un enfant de moins de 1 an ou si vous avez 3 enfants) |
| Survenue d’un handicap chez un enfant | 3 jours (5 jours selon les dispositions légales) |
Absences
Les absences pour raison de santé sont encadrées par des règles précises garantissant le maintien partiel ou total de votre rémunération. Les modalités d’indemnisation dépendent de votre catégorie professionnelle (ouvrier, ETAM ou cadre) et de votre ancienneté dans l’entreprise. Un délai de carence peut s’appliquer selon la nature de l’arrêt, sauf en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle où l’indemnisation débute dès le premier jour.
Conditions de travail et sécurité
Travailler dans le secteur nautique implique des environnements parfois exigeants : ateliers, chantiers, espaces en extérieur ou au contact de l’eau. La convention collective met l’accent sur la protection des salariés en imposant des règles strictes en matière d’hygiène et de prévention des risques professionnels. L’employeur a l’obligation de veiller à la santé et à la sécurité de ses équipes, en mettant en place des mesures adaptées à chaque poste et à chaque situation.
Pour garantir ces conditions optimales, plusieurs dispositifs sont prévus. L’employeur doit notamment fournir les équipements de protection individuelle nécessaires : vêtements adaptés, chaussures de sécurité, protections auditives ou visuelles selon les tâches réalisées. Les locaux de travail doivent être aménagés de manière ergonomique, avec des installations respectant les normes d’hygiène et permettant aux salariés d’évoluer dans un cadre sain. Les postes de travail peuvent également faire l’objet d’ajustements spécifiques pour prévenir les troubles musculosquelettiques ou répondre à des besoins particuliers.
La prévention repose sur une responsabilité partagée : l’employeur organise les moyens nécessaires, tandis que les salariés s’engagent à respecter les consignes de sécurité et à utiliser correctement le matériel mis à disposition. Cette collaboration est essentielle pour limiter les accidents et garantir un environnement de travail serein et protecteur.
Maladie et prévoyance
En cas d’absence pour maladie ou accident, vous bénéficiez d’un maintien de salaire sous certaines conditions. Pour les salariés ouvriers, une année d’ancienneté est nécessaire, sauf si l’arrêt fait suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, auquel cas aucune ancienneté n’est exigée. Vous devez justifier rapidement de votre incapacité par certificat médical, être pris en charge par la sécurité sociale et vous faire soigner en France ou dans l’Union européenne.
Un délai de carence s’applique selon votre situation. Pour les ouvriers, l’indemnisation débute dès le premier jour en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, mais seulement à partir du septième jour pour les autres arrêts. Les employés, techniciens et agents de maîtrise bénéficient d’une prise en charge dès l’issue du délai de carence de la sécurité sociale, tandis que les cadres suivent des règles similaires avec des durées d’indemnisation plus étendues.
| Catégorie | Ancienneté | Indemnisation |
| Ouvriers | 1 an | 30 jours à 90 % + 30 jours à 2/3 |
| ETAM | 1 à 5 ans | 45 jours à 100 % + 30 jours à 75 % |
| Cadres | 1 à 5 ans | 2 mois à 100 % + 2 mois à 50 % |
Les durées d’indemnisation augmentent progressivement avec l’ancienneté. Pour les ouvriers, chaque tranche de cinq années supplémentaires ajoute dix jours à chaque période, dans la limite de quatre-vingt-dix jours à chaque taux. Les employés et techniciens voient leurs garanties s’améliorer significativement après quinze, vingt-et-un, vingt-six et trente-et-un ans de présence.
Concernant la prévoyance, un régime obligatoire couvre les salariés non-cadres justifiant de trois mois d’ancienneté. Ce dispositif protège contre les risques lourds : décès, invalidité (catégories 2 et 3), incapacité de travail, avec également une garantie frais d’obsèques et rente d’éducation. La cotisation minimale s’élève à 0,70 % du salaire brut, dont au moins la moitié est financée par l’employeur.
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
La fin de votre collaboration professionnelle peut prendre plusieurs formes selon les circonstances. Vous pouvez quitter l’entreprise de votre propre initiative par démission, ou voir votre contrat rompu à l’initiative de votre employeur dans le cadre d’un licenciement. La mise à la retraite constitue également une modalité de rupture, qu’elle soit volontaire ou à l’initiative de l’employeur. D’autres formes existent, comme la rupture conventionnelle, qui nécessite un accord mutuel entre les deux parties. Chaque situation obéit à des règles précises en matière de délais et de compensations financières.
Préavis de licenciement
Lorsque votre employeur décide de mettre fin à votre contrat, il doit respecter un délai de prévenance qui varie selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté. Ce temps vous permet d’organiser votre recherche d’emploi dans les meilleures conditions. Durant cette période, vous bénéficiez de deux heures par jour ouvré pour prospecter de nouvelles opportunités. Si vous trouvez rapidement un nouveau poste, une dispense peut être accordée sur demande écrite.
- Ouvriers : une semaine si vous comptez moins de six mois d’ancienneté, un mois entre six mois et deux ans, puis deux mois au-delà de deux ans
- Employés et techniciens : un mois pour une ancienneté inférieure à deux ans, deux mois ensuite
- Agents de maîtrise : deux mois quelle que soit l’ancienneté
- Cadres : trois mois dans tous les cas
Indemnités de licenciement
Vous avez droit à une compensation financière dès lors que vous totalisez au moins huit mois d’ancienneté, sauf en cas de faute grave, lourde ou de force majeure. Le montant se calcule sur la base de votre salaire moyen mensuel brut des trois ou douze derniers mois, selon la formule la plus avantageuse pour vous.
bon à savoir
- Ouvriers et ETAM : un quart de mois par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, puis un tiers de mois par année au-delà
- Cadres : un quart de mois par année jusqu’à dix ans, un tiers entre dix et vingt ans, puis quatre dixièmes de mois par année après vingt ans
Retraite
Le passage à la retraite peut intervenir soit à votre initiative (départ volontaire), soit à celle de votre employeur (mise à la retraite). Dans les deux cas, une indemnité vous est versée, dont le montant varie considérablement selon la nature du départ. Les ouvriers et ETAM qui partent volontairement bénéficient d’un barème progressif démarrant à deux ans d’ancienneté. La mise à la retraite, quant à elle, suit les mêmes règles que l’indemnité de licenciement pour toutes les catégories.
Démission
Si vous souhaitez quitter l’entreprise de votre propre chef, vous devez respecter un délai de prévenance dont la durée dépend de votre statut et de votre ancienneté. Ce préavis permet à votre employeur d’organiser votre remplacement. Les règles diffèrent sensiblement selon que vous êtes ouvrier, employé ou cadre.
| Catégorie | Ancienneté | Durée du préavis |
| Ouvriers | Moins de 6 mois | 1 semaine |
| Ouvriers | De 6 mois à 2 ans | 2 semaines |
| Ouvriers | 2 ans et plus | 1 mois |
| Employés et techniciens | Moins de 2 ans | 1 mois |
| Employés et techniciens | 2 ans et plus | 2 mois |
| Agents de maîtrise | Toute ancienneté | 2 mois |
| Cadres | Toute ancienneté | 3 mois |
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Compte épargne temps (CET) | Vous avez la possibilité d’accumuler des droits à congé ou de bénéficier d’une rémunération différée grâce à ce dispositif d’épargne. Il vous permet de mettre de côté des jours de repos non pris pour les utiliser ultérieurement selon vos besoins. |
| Don de jours de repos | Un mécanisme de solidarité vous autorise à céder jusqu’à 5 jours de repos par an à un collègue confronté à une situation familiale difficile (enfant gravement malade ou en situation de handicap). Ce geste permet d’accompagner les salariés dans les moments délicats de leur vie. |
| Congés supplémentaires pour ancienneté | Votre fidélité à l’entreprise est valorisée par l’attribution de jours de congé additionnels. Après 20 ans, vous bénéficiez d’une journée supplémentaire, qui peut aller jusqu’à 4 jours après 30 ans de présence. |
| Prime d’ancienneté | Les ouvriers et techniciens reçoivent une reconnaissance financière progressive de leur engagement. Cette prime démarre à 3 % après 3 ans et peut atteindre 15 % du salaire minimum garanti après 15 ans d’ancienneté. |
| Indemnisation maladie renforcée | En cas d’arrêt de travail, vous profitez d’un maintien de salaire qui va au-delà des obligations légales. Les durées et taux varient selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté, pour vous assurer une sécurité financière pendant cette période. |
Questions fréquentes sur la convention collective Industrie et services nautiques
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