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Mis à jour le 13 janvier 2026
Convention collective Habillement - IDCC 1483
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Commerce de détail de l'habillement et des articles textiles. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Habillement ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Habillement
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Habillement
Qu'est ce que la convention collective Habillement ?
Vous travaillez dans la confection de vêtements, la fabrication d’articles textiles ou la distribution de mode ? Cette réglementation professionnelle vous concerne directement. Elle établit les règles du jeu entre employeurs et salariés du secteur. Son rôle : définir vos droits concernant la rémunération, les horaires, les congés ou encore la formation.
Ce texte vient compléter le Code du travail en tenant compte des spécificités de votre branche. Il protège aussi bien les ouvriers en atelier que les vendeurs en boutique. Résultat : des garanties adaptées aux réalités quotidiennes de l’industrie textile et de la mode, négociées entre syndicats et organisations patronales.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Habillement
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Commerce de textiles | 4751Z | Commerce de détail de textiles en magasin spécialisé |
| Commerce de revêtements | 4753Z | Commerce de détail de tapis, moquettes et revêtements de murs et de sols en magasin spécialisé |
| Commerce d’équipements du foyer | 4759B | Commerce de détail d’autres équipements du foyer |
| Commerce d’habillement | 4771Z | Commerce de détail d’habillement en magasin spécialisé |
bon à savoir
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai vous permet, comme à votre employeur, de vérifier que le poste vous correspond. Sa durée varie selon votre statut professionnel et le type de contrat signé.
Pour un contrat à durée indéterminée, les durées maximales sont les suivantes :
| Employés | 2 mois |
| Agents de maîtrise | 3 mois, renouvelable 2 mois |
| Cadres | 4 mois, renouvelable 2 mois |
En cas de contrat à durée déterminée, la période d’essai ne peut dépasser 1 jour par semaine travaillée, dans la limite de 2 semaines pour un contrat de 6 mois maximum, et d’1 mois au-delà.
Durant cette phase, chacun peut rompre le contrat sans indemnité ni justification particulière. Attention toutefois : toute suspension du contrat pour maladie prolonge automatiquement l’essai d’une durée équivalente.
bon à savoir
Régimes applicables
Selon votre situation professionnelle, plusieurs régimes de travail coexistent dans la convention collective de l’habillement. Les salariés à temps partiel doivent travailler au minimum 20 heures par semaine, sauf accord spécifique. Leur journée ne peut être fractionnée par plus d’une coupure de 2 heures maximum, et chaque vacation doit durer au moins 2 heures consécutives.
Pour les travailleurs à domicile, un statut spécifique s’applique dès lors que vous remplissez les conditions fixées par le Code du travail. Vous bénéficiez alors des mêmes droits que les autres collaborateurs de l’entreprise.
Les principales catégories professionnelles reconnues sont :
- Employés (catégories 1 à 8) : vendeurs, retoucheurs, personnel administratif
- Agents de maîtrise (catégories A1, A2 et B) : chefs de rayon, responsables de magasin
- Cadres (catégories C et D) : personnel d’encadrement supérieur
Chacune de ces catégories bénéficie de droits adaptés en matière de rémunération, de préavis et d’indemnités.
Temps de travail
Durée du travail
La convention collective de l’habillement fixe la durée légale du travail à 35 heures hebdomadaires en moyenne annuelle. Les entreprises peuvent toutefois adopter un horaire collectif réduit d’au moins 10% de la durée initiale, sans dépasser ce seuil de 35 heures. Un système de pointage journalier doit être mis en place, validé chaque fin de semaine par l’employeur et le salarié. Pour les salariés à temps partiel, la durée minimale de travail est fixée à 20 heures par semaine, sauf accord particulier. Chaque journée de travail ne peut être inférieure à 2 heures continues et ne doit comporter qu’une seule coupure, limitée à 2 heures maximum, sauf en cas de fermeture du point de vente où elle peut atteindre 3 heures.
Aménagements du temps de travail
Les entreprises disposent de quatre options pour organiser l’aménagement et la réduction du temps de travail (RTT). Les salariés à temps partiel bénéficient du même régime que leurs collègues à temps complet. Ils peuvent choisir entre le maintien de leur contrat avec augmentation de salaire, une diminution de 10% de leur temps de travail à rémunération constante, ou une revalorisation de leur contrat selon les possibilités de l’entreprise. Si un repos prévu ne peut être pris en raison d’une absence justifiée, il est automatiquement reporté au premier trimestre de la période suivante. Les salariés à temps partiel bénéficient d’une priorité pour accéder aux emplois à temps plein qui se créent ou deviennent vacants dans l’entreprise.
Jours de travail et jours fériés
Le 1er mai, fête du travail, est obligatoirement chômé et rémunéré pour tous les salariés. Concernant les autres jours fériés, l’employeur peut en faire travailler quatre par an selon ses besoins. Au-delà de ces quatre jours, le travail un jour férié ne peut s’effectuer que sur la base du volontariat. Le calendrier des congés principaux doit être établi avant le 15 mars de chaque année, en tenant compte autant que possible des congés scolaires pour les salariés ayant des enfants scolarisés. Les conjoints travaillant dans la même entreprise ont droit à un congé simultané.
bon à savoir
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires correspondent aux heures accomplies à la demande de l’employeur au-delà de la durée légale hebdomadaire. Leur rémunération s’effectue sous forme de complément de salaire avec les majorations légales. Voici les modalités d’application :
- Les heures supplémentaires s’ajoutent au salaire de base et correspondent au nombre d’heures effectuées chaque semaine
- Si elles sont programmées régulièrement, le salaire peut être lissé sur l’année
- Un repos compensateur peut être accordé, à prendre dans un délai maximum de 6 mois suivant l’ouverture du droit
- Le délai de prise est déterminé au niveau de chaque entreprise selon ses modalités propres
Régimes spécifiques
Les travailleurs à domicile qui effectuent le travail confié par un ou plusieurs employeurs bénéficient d’un statut particulier. Ils jouissent des mêmes droits et avantages que les autres salariés. L’employeur doit établir, lors de la remise du travail, un bulletin ou carnet en deux exemplaires mentionnant notamment le nom et l’adresse de l’établissement ainsi que la date de livraison prévue. Pour les salariés à temps partiel, toute modification de la répartition des horaires doit être notifiée au moins 7 jours ouvrés à l’avance. Le refus d’une modification ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement si celle-ci est incompatible avec des obligations familiales impérieuses, un enseignement suivi, des responsabilités associatives ou une autre activité professionnelle. Lorsque l’horaire moyen dépasse de 2 heures pendant 10 semaines consécutives la durée prévue au contrat, celui-ci doit être modifié avec l’accord du salarié.
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective de l’habillement définit des grilles salariales précises selon votre statut professionnel. Chaque catégorie bénéficie d’un salaire minimum garanti qui évolue en fonction de votre niveau de qualification et de vos responsabilités. Que vous débutiez comme employé de catégorie 1 ou que vous exerciez en tant que cadre de catégorie D, votre rémunération suit une grille conventionnelle qui vous assure un socle de revenus adapté à vos missions.
| Catégorie employé | Salaire minimum mensuel |
| Catégorie 1 | 1 790 € |
| Catégorie 2 | 1 795 € |
| Catégorie 3 | 1 805 € |
| Catégorie 4 | 1 819 € |
| Catégorie 5 | 1 841 € |
| Catégorie 6 | 1 877 € |
| Catégorie 7 | 1 936 € |
| Catégorie 8 | 2 006 € |
| Agent de maîtrise / Cadre | Salaire minimum mensuel |
| Catégorie A1 | 2 121 € |
| Catégorie A2 | 2 225 € |
| Catégorie B | 2 542 € |
| Catégorie C | 3 864 € |
| Catégorie D | 4 023 € |
Primes et indemnités
Votre ancienneté dans l’entreprise vous ouvre droit à une prime spécifique qui s’ajoute à votre salaire de base. Cette reconnaissance financière démarre dès trois années de présence et progresse tous les trois ans jusqu’à quinze ans. Le montant varie selon votre catégorie professionnelle, allant de 34 € à 100 € par mois selon votre échelon et votre durée d’engagement.
| Catégorie | 3 ans | 6 ans | 9 ans | 12 ans | 15 ans |
| 1 et 2 | 34 € | 49 € | 64 € | 79 € | 94 € |
| 3 et 4 | 35 € | 50 € | 65 € | 80 € | 95 € |
| 5 et 6 | 36 € | 51 € | 66 € | 81 € | 96 € |
| 7 et 8 | 37 € | 52 € | 67 € | 82 € | 97 € |
| A1 et A2 | 40 € | 55 € | 70 € | 85 € | 100 € |
bon à savoir
Évolutions
Votre carrière dans le secteur de l’habillement s’accompagne de perspectives concrètes de progression salariale. Les grilles prévoient des paliers d’ancienneté permettant des revalorisations régulières pour le personnel d’encadrement, avec des augmentations supplémentaires après 3, 6, 9, 12 et 15 ans d’exercice. Cette structuration vous offre une visibilité claire sur l’évolution possible de votre rémunération au fil des années passées dans l’entreprise. Chaque passage à une catégorie supérieure traduit également la reconnaissance de vos compétences accrues et de vos responsabilités élargies.
Congés et absences
Congés payés
Le calendrier des congés principaux s’établit avant le 15 mars de chaque année, en tenant compte des périodes scolaires pour les salariés ayant des enfants scolarisés. Vous bénéficiez de 5 semaines de repos annuel, auxquelles s’ajoutent des jours supplémentaires selon votre ancienneté : 1 jour après 20 ans, 2 jours après 25 ans, et 3 jours après 30 ans. L’ordre et les dates de départ ne peuvent être modifiés dans un délai de 2 mois avant la date prévue, sauf circonstances exceptionnelles.
bon à savoir
Congés spécifiques
Différentes situations familiales ou personnelles vous ouvrent droit à des absences rémunérées. Ces congés exceptionnels permettent de faire face aux événements importants de la vie sans perte de salaire. Le tableau ci-dessous récapitule l’ensemble des autorisations d’absence prévues par la convention, avec leurs durées respectives selon les motifs invoqués.
| Motif de l’absence | Durée accordée |
| Mariage du salarié | 5 jours ouvrés après 1 an de présence et 4 jours ouvrés sans condition d’ancienneté |
| Journée de participation de préparation à la défense | 1 jour ouvré |
| Mariage d’un enfant | 1 jour ouvré |
| Naissance ou adoption d’un enfant | 3 jours ouvrés |
| Décès du conjoint, du partenaire lié par un PACS ou d’un enfant | 4 jours ouvrés |
| Décès du père ou de la mère | 3 jours ouvrés |
| Décès du beau-père, de la belle-mère, d’un frère, d’une sœur, d’un gendre, d’une belle-fille, d’un grand-parent ou d’un petit-enfant | 1 jour ouvré |
| Examen professionnel consécutif à une période de formation continue | 1 jour ouvré |
| Congé non rémunéré pour enfant malade de moins de 16 ans | Durée indiquée par le certificat médical |
À partir du 4ème mois de grossesse, les salariées à temps complet bénéficient d’une demi-heure de réduction d’horaire journalier sans perte de rémunération. Les salariées à temps partiel en profitent au prorata de leur durée contractuelle. Le congé parental d’éducation est assuré dans les conditions légales, permettant au père ou à la mère d’élever un enfant suite à sa naissance ou son adoption.
Absences
En cas d’incapacité de travail justifiée par certificat médical, vous devez prévenir votre employeur dans les 48 heures. Les employés reçoivent une indemnité complémentaire dès le 8ème jour d’arrêt, variant selon l’ancienneté : 30 jours à 90% du salaire après 1 an, jusqu’à 90 jours à 90% après 31 ans, suivis d’une période équivalente à 66,67%. Les cadres bénéficient d’un régime plus favorable avec un maintien de salaire à 100% dès le 4ème jour d’absence : 1 mois après 1 an d’ancienneté, progressant jusqu’à 4 mois après 20 ans.
- La justification par certificat médical s’impose dans les 48 heures
- La prise en charge par la sécurité sociale conditionne l’indemnisation
- Un délai de carence de 7 jours calendaires s’applique à chaque nouvel arrêt maladie
- En cas d’hospitalisation, les indemnités journalières sont réputées versées
Conditions de travail et sécurité
Votre sécurité et votre bien-être au quotidien sont au cœur des préoccupations du secteur. Si le texte conventionnel ne détaille pas de dispositifs spécifiques en matière d’hygiène ou d’équipements de protection, les principes généraux du Code du travail s’appliquent pleinement. Votre employeur reste tenu de garantir un environnement sain et de prévenir les risques professionnels, notamment en magasin ou en atelier.
Dans les métiers de la vente, de la retouche ou de l’ameublement, certains aménagements peuvent être nécessaires pour préserver votre santé : adaptation des postes de travail, gestion des manutentions, ou encore organisation des pauses. À partir du quatrième mois de grossesse, les salariées bénéficient d’une demi-heure de réduction d’horaire journalier sans perte de salaire, une mesure concrète pensée pour leur confort.
Les entreprises doivent respecter les règles relatives à la sécurité incendie, à l’affichage des consignes d’urgence et aux contrôles techniques obligatoires. En cas de risque identifié ou d’incident, vous avez le droit d’alerter votre hiérarchie. Les obligations partagées entre vous et votre employeur garantissent un cadre protecteur, dans lequel chacun contribue à un espace professionnel serein et respectueux.
Maladie et prévoyance
Lorsque vous êtes contraint de vous absenter pour raison de santé, plusieurs dispositifs assurent votre protection financière. La compréhension de ces mécanismes vous permet d’anticiper sereinement les conséquences d’un arrêt de travail, qu’il résulte d’une maladie ordinaire ou d’un accident survenu dans le cadre professionnel.
En cas d’absence justifiée par un certificat médical, vous devez prévenir votre employeur dans les 48 heures. Cette démarche conditionne le versement des indemnités complémentaires prévues par votre statut. Le maintien de salaire débute après un délai de carence de 7 jours calendaires pour chaque nouvel arrêt maladie, puis s’établit selon votre ancienneté. Avec un an de présence, vous percevez 30 jours à 90% de votre rémunération, suivis de 30 jours à 66,67%. Ces durées augmentent progressivement : après 6 ans, vous bénéficiez de 40 jours à chaque taux, jusqu’à atteindre 90 jours après 31 ans d’ancienneté.
| Ancienneté | Indemnisation à 90% | Indemnisation à 66,67% |
| 1 an | 30 jours | 30 jours |
| 6 ans | 40 jours | 40 jours |
| 16 ans | 60 jours | 60 jours |
| 31 ans | 90 jours | 90 jours |
Pour le personnel cadre, le régime diffère avantageusement : le délai de carence se limite à 3 jours, et le maintien s’effectue à 100% dès la première année. Après 20 ans, un cadre reçoit ainsi 4 mois à plein salaire, complétés de 2 mois à 75%. Les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale sont déduites des montants conventionnels.
Au-delà de l’indemnisation de base, un régime de prévoyance obligatoire couvre l’ensemble des salariés sans condition d’ancienneté. Celui-ci intervient en complément lors d’incapacité prolongée, d’invalidité ou en cas de décès. Deux organismes recommandés, MUTEX et l’OCIRP, garantissent ces protections essentielles. Les cotisations se partagent entre employeur et salarié, assurant une couverture étendue aux situations les plus graves.
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
La fin de votre relation professionnelle peut prendre plusieurs formes selon les circonstances. Vous pouvez décider de partir de votre propre initiative par démission, ou votre employeur peut y mettre un terme via un licenciement. D’autres modalités existent également : le départ volontaire à la retraite, la mise à la retraite décidée par l’employeur, ou encore la rupture conventionnelle qui permet de se séparer d’un commun accord. Chacune de ces situations obéit à des règles spécifiques en matière de délais et de compensations financières.
Préavis de licenciement
En cas de rupture à l’initiative de votre employeur, vous devez respecter une période de transition avant votre départ effectif. Cette durée varie principalement selon votre ancienneté dans l’entreprise. Voici les délais applicables :
- Moins de 6 mois d’ancienneté : 2 semaines de préavis
- Entre 6 mois et 2 ans : 1 mois de préavis
- Plus de 2 ans d’ancienneté : 2 mois de préavis
Pour le personnel d’encadrement, une durée spécifique de 3 mois s’applique après la période d’essai, sauf en cas de faute grave ou lourde. L’employeur conserve la possibilité de vous dispenser d’effectuer ce préavis, auquel cas il doit vous en informer directement dans la lettre de licenciement.
Indemnités de licenciement
Lorsque votre contrat est rompu par l’employeur, vous pouvez prétendre à une compensation financière selon les conditions légales en vigueur. Les montants et modalités de calcul dépendent notamment de votre ancienneté et de votre salaire de référence. La convention collective renvoie ici aux dispositions du Code du travail qui prévoient les critères suivants :
- L’indemnité se calcule sur la base de votre rémunération brute moyenne des 12 ou 3 derniers mois, selon la formule la plus avantageuse
- Le montant minimal correspond à 1/4 de mois par année d’ancienneté pour les 10 premières années
- Au-delà de 10 ans, le calcul passe à 1/3 de mois par année supplémentaire
- Cette indemnité n’est pas due en cas de faute grave ou lourde
bon à savoir
Retraite
Le passage à la retraite peut s’effectuer de deux manières distinctes. Si vous prenez l’initiative de partir, on parle de départ volontaire à la retraite. Dans ce cas, vous devez prévenir votre employeur selon un délai qui dépend de votre ancienneté : 15 jours pour moins de 6 mois, 1 mois entre 6 mois et 2 ans, et 2 mois au-delà de 2 ans. À l’inverse, si c’est votre employeur qui décide de vous mettre à la retraite, les délais de prévenance sont identiques, sauf pour les salariés ayant au moins 2 ans d’ancienneté où le préavis passe à 3 mois. Le congé de maternité ou d’adoption entre également en compte dans le calcul de l’ancienneté pour déterminer vos droits au moment du départ.
Démission
Lorsque vous souhaitez quitter l’entreprise de votre propre chef, vous devez respecter un délai de prévenance pour permettre à votre employeur de s’organiser. Ce préavis varie selon votre durée de présence dans la structure :
| Ancienneté | Durée du préavis |
| Moins de 6 mois | 2 semaines |
| Plus de 6 mois | 1 mois |
Pour le personnel d’encadrement, le préavis s’établit à 3 mois de manière réciproque. Toutefois, si vous avez déjà retrouvé un nouvel emploi, cette durée peut être réduite à 2 mois à condition de renoncer à l’intégralité de vos heures pour recherche d’emploi. Attention : en cas de démission, vous pouvez mobiliser votre droit individuel à la formation uniquement si l’action débute avant la fin du préavis, faute de quoi les heures accumulées sont perdues.
Clauses spécifiques
Certaines situations particulières méritent attention. En cas d’absence prolongée pour maladie perturbant sérieusement l’organisation de l’entreprise, l’employeur peut procéder à un remplacement définitif après avoir respecté la procédure légale de licenciement. Pour le personnel d’encadrement licencié, une souplesse existe : lorsque la moitié du préavis a été effectuée et qu’un nouvel emploi se présente, vous pouvez quitter l’entreprise en prévenant 15 jours à l’avance, sans verser d’indemnité pour non-respect du délai restant. Ces dispositions visent à équilibrer les intérêts des deux parties lors de la séparation.
Avantages sociaux
| Prime d’ancienneté | Accordée dès 3 ans de présence dans l’entreprise, cette prime évolue par paliers successifs tous les 3 ans. Son montant varie selon votre catégorie professionnelle et s’ajoute distinctement à votre rémunération de base. Pour le personnel d’encadrement, elle s’intègre forfaitairement dans la rémunération globale versée. |
| Congés supplémentaires pour ancienneté | Au-delà de vos congés annuels légaux, vous bénéficiez de jours additionnels après 20 ans d’ancienneté. Ces jours augmentent progressivement : 1 jour après 20 ans, 2 jours après 25 ans, et jusqu’à 3 jours après 30 ans dans l’entreprise. |
| Réduction d’horaire pour grossesse | À partir du 4ème mois de grossesse, une demi-heure de diminution d’horaire journalier vous est accordée sans perte de salaire. Cette réduction se répartit soit à l’arrivée, soit au départ, selon un accord avec votre employeur. |
| Aide à la reprise d’activité après maternité | Un entretien individuel peut être organisé sur votre demande, avant ou après votre retour. Ce moment d’échange permet d’anticiper les conditions de reprise et d’identifier vos éventuels besoins en formation pour faciliter votre réintégration professionnelle. |
| Maintien du lien pendant le congé maternité | Votre entreprise peut vous transmettre les informations générales communiquées à l’ensemble du personnel durant votre absence. Ce dispositif vise à préserver votre connexion avec la vie de l’entreprise pendant cette période particulière. |
| Congés de courte durée rémunérés | Des absences exceptionnelles sont autorisées et indemnisées pour les moments importants de votre vie : mariage (jusqu’à 5 jours après 1 an d’ancienneté), naissance ou adoption (3 jours), décès d’un proche, ou encore journée de préparation à la défense. |
Ces dispositifs témoignent d’une reconnaissance de votre fidélité et des étapes marquantes de votre parcours personnel. Certains avantages nécessitent une ancienneté minimale, tandis que d’autres s’appliquent immédiatement, reflétant ainsi une approche équilibrée du soutien aux collaborateurs.
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Questions fréquentes sur la convention collective Habillement
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