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Mis à jour le 12 février 2026
Convention collective Exploitation d’hélicoptères - IDCC 1944
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Personnel navigant technique des exploitants d'hélicoptères. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Exploitation d’hélicoptères ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Exploitation d’hélicoptères
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Exploitation d’hélicoptères
Qu'est ce que la convention collective Exploitation d’hélicoptères ?
Vous travaillez dans le secteur du transport aérien par hélicoptère ? Sachez qu’un texte spécifique encadre vos droits et obligations professionnelles. Cette convention s’adresse aux salariés et employeurs des compagnies qui assurent des vols commerciaux, qu’il s’agisse de transport de passagers, de fret ou de missions spécialisées. Elle définit les règles du jeu entre les parties : rémunération, temps de repos, formation, conditions de travail adaptées aux contraintes du métier.
Pensée pour un secteur où la sécurité et la technicité sont primordiales, elle prend en compte les spécificités d’une activité exigeante. Pilotes, mécaniciens, personnel au sol : chacun bénéficie de dispositions ajustées à la réalité du terrain. Ce document complète le Code du travail en apportant des garanties supplémentaires, mieux calibrées pour ce domaine particulier de l’aviation légère.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Exploitation d’hélicoptères
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Transport aérien de passagers | 5110Z | Compagnies assurant le transport de voyageurs par hélicoptère |
| Transport aérien de fret | 5121Z | Sociétés spécialisées dans l’acheminement de marchandises par voie aérienne via hélicoptères |
bon à savoir
Contrat de travail
Période d’essai
Lorsque vous intégrez une entreprise d’exploitation d’hélicoptères, votre embauche débute par une période d’essai de 3 mois. Cette phase permet à l’employeur d’évaluer vos compétences techniques et votre adaptation au poste, tandis que vous découvrez les réalités du métier. Si besoin, cette durée peut être prolongée une fois, portant la période totale à 6 mois maximum. Durant cette phase probatoire, chacune des parties peut mettre fin au contrat en respectant un délai de prévenance de 15 jours. Ce temps permet d’organiser sereinement la transition, que ce soit pour vous ou pour l’entreprise.
| Durée initiale | Durée maximum (renouvellement compris) | Délai de prévenance |
| 3 mois | 6 mois | 15 jours |
bon à savoir
Régimes applicables
La convention collective encadre spécifiquement le personnel navigant technique des exploitants d’hélicoptères. Elle s’applique à l’ensemble des professionnels exerçant des fonctions de pilotage ou d’assistance technique à bord, qu’il s’agisse de pilotes professionnels, de pilotes IFR (vol aux instruments), de pilotes de ligne ou encore de pilotes agricoles. Chaque catégorie bénéficie d’un cadre adapté à ses responsabilités et aux contraintes particulières de son activité. Les dispositions couvrent notamment les aspects liés à la sécurité aérienne, aux temps de vol réglementés et aux spécificités du travail en altitude. Le texte s’applique sur l’ensemble du territoire métropolitain ainsi que dans les départements d’outre-mer, garantissant une harmonisation des droits pour tous les professionnels du secteur.
Les principales catégories professionnelles distinguées sont :
- Les pilotes professionnels d’hélicoptères
- Les pilotes professionnels IFR (qualification vol aux instruments)
- Les pilotes de ligne
- Les pilotes agricoles, soumis à des règles spécifiques liées aux travaux aériens
Temps de travail
Durée du temps de travail
Dans le secteur de l’exploitation d’hélicoptères, le temps de travail s’organise autour d’une notion centrale : le temps de vol. La norme mensuelle s’établit à 78 heures de vol réellement effectuées. Au-delà de cette référence, plusieurs plafonds encadrent votre activité :
- 8 heures maximum par période de 24 heures (portées à 12 heures pour le convoyage et 10 heures dans le secteur agricole)
- 35 heures par semaine
- 100 heures sur un mois
- 500 heures sur six mois
- 840 heures sur un an
Le temps de permanence, quant à lui, ne peut excéder 12 heures par jour (15 heures en convoyage, 14 heures dans l’agriculture).
Aménagements du temps de travail
La convention prévoit des dérogations spécifiques liées aux contraintes de chantier. Vous pouvez ainsi voler jusqu’à 9 heures par jour (10 heures pour les travaux agricoles), à condition de bénéficier d’un repos compensateur d’au moins 8 heures. Sur des périodes plus longues, les plafonds s’ajustent : 67 heures de vol sur 9 jours donnent droit à 96 heures de repos minimum. Ces aménagements permettent de concilier les exigences opérationnelles avec votre sécurité et votre récupération.
Repos et jours fériés
Votre repos quotidien doit atteindre au minimum 10 heures consécutives. Chaque semaine, vous bénéficiez de 2 jours de repos consécutifs. Le 1er mai donne lieu à une rémunération d’au moins 1/30e de votre salaire mensuel. Pour les autres jours fériés travaillés, vous récupérez jour pour jour ou, si l’exploitation l’empêche, vous percevez une majoration équivalente à 1/30e de votre rémunération.
Heures supplémentaires
Les heures effectuées au-delà de la 78ème heure mensuelle sont majorées de 25 %. Une fois le seuil des 500 heures annuelles franchi, les heures supplémentaires sont rémunérées sur la base de votre prime horaire individualisée, en complément de votre dernier salaire annuel. Les heures de nuit bénéficient d’une majoration de 50 % à partir de la 5ème heure mensuelle effectuée de nuit.
Régimes spécifiques
Le personnel navigant affecté aux opérations aériennes civiles d’urgence perçoit une prime mensuelle spécifique : 443 € pour une semaine civile ou un cycle standard, portée à 488 € lorsque le cycle alterne permanences de jour et de nuit. Cette reconnaissance financière compense les contraintes particulières liées à ces missions.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
La rémunération dans le secteur de l’exploitation d’hélicoptères repose sur des grilles salariales qui varient selon votre qualification et votre spécialisation. Chaque catégorie professionnelle bénéficie d’un salaire minimum garanti, calculé en fonction de votre niveau de compétence et des responsabilités que vous assumez en vol. Les pilotes agricoles disposent quant à eux d’une structure de rémunération particulière, combinant un salaire de base et une prime horaire au-delà d’un certain seuil de vol.
| Catégorie professionnelle | Salaire minimum mensuel |
| Pilote professionnel d’hélicoptères | 3 053 € |
| Pilote professionnel IFR (vol aux instruments) | 3 724 € |
| Pilote de ligne | 4 762 € |
| Pilotes agricoles (salaire de base pour 330 heures) | 2 407 € |
Primes et indemnités
Au-delà du salaire de base, vous pouvez prétendre à plusieurs compléments de rémunération qui valorisent votre fidélité et vos conditions d’exercice. La prime d’ancienneté débute dès votre deuxième année et progresse annuellement jusqu’à atteindre un plafond de 15 %. Un treizième mois vient également compléter votre rémunération annuelle, versé soit mensuellement, soit en fin d’année. Pour les navigants affectés aux opérations d’urgence civile, une prime mensuelle spécifique reconnaît la pénibilité de ces missions, avec un montant majoré si vous alternez permanences de jour et de nuit.
| Ancienneté | Taux de prime |
| À partir de 2 ans | 2 % |
| À partir de 3 ans | + 1 % par année (plafonné à 15 %) |
bon à savoir
Évolutions
Votre parcours professionnel dans l’exploitation d’hélicoptères vous ouvre des perspectives d’évolution salariale à mesure que vous développez vos qualifications. Le passage d’une catégorie à l’autre, notamment du statut de pilote professionnel vers celui de pilote IFR puis de pilote de ligne, s’accompagne d’une revalorisation substantielle de votre rémunération. Les heures supplémentaires effectuées au-delà de 78 heures mensuelles sont majorées de 25 %, tandis que les heures de nuit donnent lieu à une majoration de 50 % à partir de la cinquième heure mensuelle. Cette structure favorise une progression tant verticale qu’horizontale de vos revenus tout au long de votre carrière.
Congés et absences
Congés payés
Le secteur prévoit une organisation spécifique des périodes de repos, répartie entre été et hiver. Vous bénéficiez de 35 jours de congés annuels, fractionnables par périodes d’au moins 7 jours. Les dates de départ vous sont communiquées au minimum 6 semaines à l’avance, ce qui permet une meilleure anticipation de vos projets personnels. Un avantage non négligeable : prendre vos congés hors période estivale vous ouvre droit à des jours supplémentaires, jusqu’à 3 jours selon la durée.
Congés spécifiques
Certains événements de la vie nécessitent d’être présent auprès de vos proches. La convention prévoit ainsi des autorisations d’absence rémunérées adaptées à chaque situation.
| Évènement | Durée |
| Mariage du salarié | 6 jours |
| Naissance ou adoption d’un enfant | 3 jours |
| Mariage d’un enfant | 2 jours |
| Décès du conjoint ou du concubin | 6 jours, portés à 10 jours en cas de décès du conjoint ou concubin légal avec enfants à charge de moins de 15 ans |
| Décès d’un enfant | 5 jours |
| Décès du père ou de la mère | 4 jours |
| Décès des grands-parents, beaux-parents, belle-fille ou gendre | 1 jour |
| Déménagement | 1 jour |
Ces durées conventionnelles s’ajoutent aux dispositions légales, et c’est toujours la règle la plus favorable qui s’applique à votre situation.
Conditions de travail et sécurité
Travailler dans le secteur de l’exploitation d’hélicoptères implique des exigences spécifiques en matière de sécurité et de bien-être au travail. Les professionnels évoluent dans un environnement où la rigueur technique et la prévention des risques occupent une place centrale. L’employeur doit veiller à ce que chaque membre du personnel navigant dispose des moyens nécessaires pour exercer ses missions dans les meilleures conditions possibles.
Les mesures de protection concernent notamment la fourniture d’équipements adaptés aux contraintes du métier. Selon les opérations réalisées, vous pouvez être amené à bénéficier de matériel spécialisé garantissant votre intégrité physique lors des vols. L’aménagement des postes de travail tient compte des spécificités liées aux différentes missions : convoyage, travaux agricoles ou opérations d’urgence civile. Chacune de ces activités impose des ajustements particuliers en termes d’organisation et de prévention.
La vigilance face aux risques professionnels repose sur une responsabilité partagée. D’un côté, l’entreprise met en œuvre les dispositifs réglementaires d’hygiène et de sécurité. De l’autre, vous êtes tenu de respecter les consignes établies et de signaler toute situation dangereuse. Cette collaboration permet de maintenir un niveau de sécurité optimal dans un secteur où les contraintes techniques et humaines se conjuguent quotidiennement. Les limitations strictes du temps de vol et les périodes de repos obligatoires participent également à cette démarche globale de préservation de votre santé.
Maladie et prévoyance
Lorsque vous êtes confronté à une absence pour raison de santé, le texte applicable à votre secteur prévoit des mécanismes de protection adaptés à votre situation. En cas d’accident du travail, de trajet ou de maladie directement liée à votre activité professionnelle, vous bénéficiez d’un maintien intégral de votre rémunération durant six mois. Cette période est ensuite suivie de trois mois supplémentaires durant lesquels vous percevez la moitié de votre salaire habituel. Pour une maladie ordinaire, sans lien avec votre exercice professionnel, les durées sont réduites : trois mois à plein traitement, puis trois mois à demi-traitement.
Ces dispositions s’appliquent sous réserve du respect des formalités usuelles, notamment la transmission rapide de votre certificat médical à l’employeur. Les indemnités versées par la Sécurité sociale viennent en complément, permettant d’atteindre les pourcentages garantis par votre convention. Il convient de noter que ces maintiens de salaire interviennent après déduction des prestations légales.
| Nature de l’absence | Maintien de salaire | Durée |
| Accident du travail ou maladie professionnelle | 100% | 6 mois |
| Accident du travail ou maladie professionnelle (suite) | 50% | 6 mois |
| Maladie ordinaire | 100% | 3 mois |
| Maladie ordinaire (suite) | 50% | 3 mois |
Concernant la prévoyance collective, votre secteur a mis en place un régime obligatoire couvrant les risques lourds tels que le décès ou l’invalidité, qu’elle soit totale ou partielle. Le financement de cette protection repose sur une répartition des cotisations : 70 % sont pris en charge par votre employeur, les 30 % restants étant à votre charge. Ce dispositif vise à vous garantir, ainsi qu’à vos proches, une sécurité financière en cas de coup dur.
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
Lorsque la collaboration touche à sa fin, plusieurs scénarios peuvent se présenter. Vous pouvez décider de quitter volontairement votre poste, votre employeur peut initier une séparation, ou encore vous pouvez convenir ensemble d’une rupture amiable. Chaque situation obéit à des règles précises qui protègent vos droits tout en encadrant les obligations de chacun. Dans tous les cas, la séparation doit respecter des délais et des procédures claires pour garantir une transition sereine.
Préavis de licenciement
Que vous soyez à l’initiative de la rupture ou que celle-ci soit décidée par votre employeur, un délai de prévenance doit être respecté. Cette période permet d’organiser la transition et de préparer l’avenir. Pour le personnel navigant technique, ce délai est fixé à trois mois, quelle que soit la nature de la rupture (sauf faute grave). Ce temps vous offre également la possibilité de rechercher activement un nouvel emploi tout en restant rémunéré.
- Durée du préavis : 3 mois pour toutes les catégories de personnel
- Heures pour recherche d’emploi : soit 6 jours ouvrables fractionnables mensuellement, soit 20 jours ouvrables imputables sur la fin du préavis
- Maintien de la rémunération : les jours consacrés à la recherche d’emploi ne peuvent entraîner une rémunération inférieure au salaire moyen des 12 derniers mois
bon à savoir
Indemnités de licenciement
En cas de séparation à l’initiative de l’employeur, vous bénéficiez d’une compensation financière destinée à accompagner votre transition professionnelle. Cette indemnité reconnaît votre ancienneté et les années passées au service de l’entreprise. Son montant varie selon la durée de votre présence et peut, dans certains cas, représenter plusieurs mois de salaire.
- Montant : 75 % du salaire global mensuel moyen des 12 derniers mois par année de présence
- Plafond : maximum de 12 mois de salaire
- Modalités de versement : lorsque l’indemnité dépasse 6 mois, elle peut être échelonnée (25 % à 30 jours, 25 % à 90 jours, 25 % à 120 jours)
- Exclusion : aucune indemnité n’est due en cas de faute grave
Retraite
Le passage à la retraite marque une étape importante de votre parcours professionnel. Lorsque vous décidez de faire valoir vos droits à la retraite, une indemnité de départ vous est versée en reconnaissance de votre carrière. Bien que plus modeste que l’indemnité de licenciement, elle constitue un geste symbolique pour clôturer dignement votre vie active dans le secteur aérien.
| Situation | Indemnité |
| Départ volontaire à la retraite | 1/10 de l’indemnité de licenciement conventionnelle |
Démission
Si vous souhaitez quitter votre emploi de votre propre initiative, vous devez respecter le même délai de prévenance que lors d’un licenciement. Cette période permet à votre employeur d’organiser votre remplacement et d’assurer la continuité du service. Contrairement au licenciement, la démission ne donne généralement pas droit à une indemnité, sauf dispositions particulières prévues dans votre contrat.
| Type de rupture | Préavis | Indemnité |
| Démission | 3 mois | Non prévue par la convention |
| Licenciement (hors faute grave) | 3 mois | 75 % du salaire moyen par année d’ancienneté (max. 12 mois) |
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Prime de fidélité | Dispositif destiné à valoriser l’engagement dans la durée, cette gratification récompense les personnels navigants qui s’inscrivent dans une relation professionnelle pérenne avec leur employeur. |
| Prime mensuelle pour opérations d’urgence | Les navigants affectés à des missions civiles d’urgence bénéficient d’une compensation financière spécifique. Celle-ci varie selon l’organisation du cycle de travail : 443 € pour une semaine classique, 488 € lorsque les permanences alternent entre jour et nuit. |
| Régime de prévoyance | Un système de protection sociale complémentaire couvre les risques liés au décès ainsi qu’à l’invalidité, qu’elle soit totale ou partielle. La cotisation est répartie entre l’employeur (70 %) et le personnel navigant (30 %). |
| Maintien de salaire en cas d’incapacité temporaire | En situation d’inaptitude au vol, notamment pendant la grossesse, la rémunération peut être intégralement maintenue durant plusieurs mois, offrant ainsi une sécurité financière appréciable. |
Questions fréquentes sur la convention collective Exploitation d’hélicoptères
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