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Panorama des conventions Exploitation cinématographique
Convention collective Exploitation cinématographique

Mis à jour le 12 janvier 2026

Convention collective Exploitation cinématographique - IDCC 1307

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Exploitation cinématographique. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Exploitation cinématographique ?

Vous travaillez dans le secteur du cinéma ? Que vous soyez technicien, comédien ou membre d’une équipe de production, un texte spécifique encadre vos droits et obligations professionnelles. Cette convention collective s’adresse à l’ensemble des salariés de l’industrie cinématographique, du tournage à la post-production.

Elle définit les règles du jeu entre employeurs et employés : rémunérations, durée du travail, congés ou encore conditions d’exercice. Pensée pour un secteur aux particularités bien marquées, elle prend en compte les réalités d’un métier souvent rythmé par des projets ponctuels et des horaires atypiques. Un document essentiel pour comprendre ce qui s’applique concrètement à votre situation professionnelle.

Entreprises tenues d'appliquer la CCN Exploitation cinématographique

Catégorie d’activitéCode APE (ou NAF)Description de l’activité
Exploitation cinématographique5914ZProjection de films cinématographiques

Contrat de travail

Période d’essai

Lorsque vous rejoignez une entreprise du secteur cinématographique, la durée de votre période d’essai varie selon votre poste. Cette phase vous permet, ainsi qu’à votre employeur, de vous assurer que le poste vous correspond. Pour les directeurs salariés, cette période s’étend sur trois mois. Les assistants-directeurs et apprentis bénéficient quant à eux de deux mois pour faire leurs preuves. L’ensemble des autres catégories de personnel dispose d’un mois d’essai. Si vous signez un CDD, comptez un jour par semaine travaillée, avec un plafond de deux semaines pour les contrats de moins de six mois, et d’un mois pour ceux d’une durée égale ou supérieure à six mois.
 

CatégorieDurée de la période d’essai
Directeurs salariés3 mois
Assistants-directeurs et apprentis2 mois
Autres catégories de personnel1 mois
CDD de moins de 6 mois1 jour par semaine (max. 2 semaines)
CDD de 6 mois et plus1 jour par semaine (max. 1 mois)

bon à savoir

ces durées conventionnelles ne s’appliquent que si elles sont plus favorables que les dispositions légales. En cas de doute, c’est toujours la règle la plus avantageuse pour vous qui prévaut.

Régimes applicables

La convention collective de l’exploitation cinématographique couvre plusieurs régimes de travail adaptés aux réalités du secteur. Que vous travailliez à temps complet ou à temps partiel, des règles spécifiques encadrent votre activité. Le temps de travail peut être réparti sur cinq jours dans les établissements ouverts en permanence, avec des jours de repos généralement consécutifs. Votre amplitude journalière ne peut excéder douze heures, incluant les pauses et coupures. Les principales catégories professionnelles concernées incluent :

  • Les directeurs de salles et leurs assistants
  • Le personnel de projection et les techniciens de cinéma
  • Les agents d’accueil, de caisse et de contrôle
  • Les responsables d’animation et de programmation
  • Le personnel administratif et de maintenance

Chaque catégorie bénéficie de dispositions adaptées à ses missions, notamment en matière de temps de pause, d’heures supplémentaires et de majorations pour travail de nuit ou les jours fériés. Les cadres et agents de maîtrise disposent de règles particulières, notamment concernant les forfaits annuels en jours.

Temps de travail

Durée du travail

Dans le secteur de l’exploitation cinématographique, la durée collective de travail est fixée à 35 heures hebdomadaires maximum pour le personnel des salles, à l’exception des directeurs. Cette durée peut être répartie sur 5 jours dans les établissements fonctionnant en continu, 7 jours sur 7. L’amplitude maximale de la journée de travail est de 12 heures, incluant le temps de travail effectif et les coupures, limitées à 2 par jour.

  • Durée hebdomadaire : 35 heures maximum
  • Amplitude journalière : 12 heures maximum
  • Repos quotidien : 11 heures (réductible à 9 heures une fois par semaine, dans la limite de 10 fois par an)
  • Pause obligatoire : 30 minutes rémunérées après 6 heures de travail ininterrompu

Aménagements du temps de travail

La convention prévoit un système d’annualisation du temps de travail pour le personnel des salles. Cette organisation permet une modulation de l’horaire hebdomadaire sur la période du 1er septembre au 31 août de l’année suivante. L’amplitude peut atteindre 42 heures par semaine, mais cette modulation à la hausse ne peut dépasser 10 semaines par an, ni plus de 6 semaines consécutives. Le nombre maximum d’heures modulables au-dessus de 35 heures est plafonné à 70 heures par an, avec un délai de prévenance d’un mois minimum pour tout changement d’horaire.

Jours de repos

Les jours de repos sont en principe consécutifs, sauf nécessité exceptionnelle du service. Pour les salariés à temps partiel, les interruptions au cours d’une même journée sont limitées à 2 fois maximum. Cette durée d’interruption peut toutefois dépasser 2 heures dans les établissements ne fonctionnant pas de manière permanente. La période minimale d’activité continue est fixée à 1h30, garantissant ainsi une organisation cohérente du temps de travail.

Heures supplémentaires

Le contingent annuel d’heures supplémentaires est fixé à 130 heures. Les majorations varient selon le statut du personnel :

  • Personnel rémunéré intégralement par l’employeur : 25 % pour les 8 premières heures au-delà de 35 heures, puis 50 % pour les heures suivantes
  • Repos compensateur de 20 % pour les heures au-delà de 42 heures hebdomadaires (entreprises de moins de 9 salariés)
  • Repos compensateur de 50 % pour les heures dépassant le contingent annuel de 130 heures
  • Heures supplémentaires limitées à 60 heures maximum par an dans le cadre de l’annualisation

bon à savoir

La journée de solidarité peut être effectuée un jour férié, ce qui supprime le paiement des contreparties conventionnelles normalement dues. Cette journée majore les durées annuelles de travail de 7 heures, ou d’une journée pour les cadres en forfait jours.

Rémunération et avantages

Salaire

 

NiveauxCoefficient hiérarchique
Agirc-Arrco
Emplois repèresSalaires mensuels

Rémunération minimale
pour 151,67 heures

Niveau VIII420Directeur3 581,52 €
405Directeur3 106,48 €
400Directeur3 017,41 €
395Directeur2 969,91 €
Niveau VII349Directeur2 773,96 €
340Directeur2 678,95 €
325Directeur2 595,82 €
325Régisseur2 595,82 €
300Directeur2 203,92 €
300Responsable maintenance2 203,92 €
300Adjoint administratif2 203,92 €
Niveau VI290Directeur2 148,43 €
285Adjoint de direction2 112,73 €
285Responsable technique2 112,73 €
285Adjoint administratif2 112,73 €
285Programmateur2 112,73 €
275Assistant directeur2 088,93 €
269Assistant directeur2 071,09 €
269Technicien de cinéma chef d’équipe2 071,09 €
Niveau V265Responsable animation2 051,90 €
265Technicien de cinéma hautement qualifié2 051,90 €
265Programmateur2 051,90 €
259Assistant administratif2 045,94 €
259Technicien de cinéma qualifié2 045,94 €
240Assistant directeur1 934,67 €
240Responsable hall1 934,67 €
Niveau IV239Technicien de cinéma1 910,49 €
236Technicien agent de cinéma1 898,51 €
234Agent administratif1 874,55 €
234Technicien de cinéma1 874,55 €
229Agent de cinéma1 863,14 €
224Agent administratif1 851,80 €
224Agent d’accueil1 851,80 €
224Animateur1 851,80 €
Niveau III219Agent de cinéma1 843,53 €
214Agent administratif1 837,52 €
214Agent d’accueil1 837,52 €
214Animateur1 837,52 €
194Agent de cinéma1 836,30 €
Niveau II189Agent d’accueil1 833,91 €
189Gardien/petite maintenance1 833,91 €
184Agent d’accueil1 822,26 €
Niveau I150Gardien/petite maintenance1 820,42 €
150Agent d’entretien du bâtiment1 820,42 €

Primes et indemnités

Au-delà du salaire de base, plusieurs compléments viennent enrichir la rémunération des professionnels du cinéma. La gratification de fin d’année constitue l’avantage le plus significatif : après un an d’ancienneté continue, vous percevez l’équivalent d’un mois de salaire supplémentaire, calculé au prorata de votre présence effective. Les absences pour congés payés, formation ou maladie indemnisée sont prises en compte dans ce calcul.
 

PrimeBénéficiairesMontant / Conditions
Gratification de fin d’annéeTous les salariés1 mois de salaire après 1 an d’ancienneté
Prime de responsabilité de caisseCaissières (établissements +4 000 entrées/semaine)43,19 € mensuels, indexée sur les salaires
Majoration travail de nuit (après 00h45)Tous les salariés+100 % du taux horaire
Majoration jour férié (hors 1er mai)Tous les salariés+100 % ou repos compensateur équivalent
Majoration 1er maiTous les salariés+200 % du salaire horaire

Les directeurs assumant la programmation bénéficient d’une prime spécifique liée à leurs responsabilités contractuelles. Les heures supplémentaires sont majorées à 25 % pour les huit premières au-delà de 35 heures hebdomadaires, puis à 50 % pour les suivantes, avec un contingent annuel fixé à 130 heures.

Évolutions

La progression salariale repose sur un système de coefficients permettant d’évoluer au sein des huit niveaux de qualification. Votre parcours peut vous mener d’un poste d’agent d’accueil (niveau II, coefficient 189) vers des fonctions de technicien qualifié (niveau V, coefficient 265), puis de responsable ou d’assistant de direction (niveau VI). Les directeurs occupent les niveaux VII et VIII, avec des coefficients s’échelonnant de 300 à 420. Cette architecture favorise la mobilité interne et valorise l’acquisition de compétences techniques ou managériales. Les négociations annuelles obligatoires garantissent des revalorisations régulières des minima conventionnels, préservant ainsi le pouvoir d’achat tout au long de votre carrière dans l’exploitation cinématographique.

Congés et absences

Congés payés

Les salariés du secteur bénéficient de 3 jours civils de congés par mois de travail effectif, dans la limite de 35 jours civils maximum par an. Le congé principal s’établit à 28 jours, dont 14 jours minimum et 28 jours maximum doivent être pris durant la période légale. L’indemnité versée correspond à 1/10e des rémunérations perçues entre le 1er juin et le 31 mai, ou au maintien du salaire habituel selon la formule la plus avantageuse.

bon à savoir

en cas de fractionnement du congé principal demandé par l’employeur, vous pouvez obtenir des jours supplémentaires : 1 jour si vous prenez entre 3 et 6 jours civils hors période légale, 2 jours si vous en prenez au moins 7.

Congés spécifiques

La convention prévoit des autorisations d’absence rémunérées pour différents événements familiaux, à prendre dans les 15 jours suivant l’événement. Ces durées s’ajoutent aux dispositions légales lorsque celles-ci sont plus favorables. Les directeurs justifiant d’une ancienneté supérieure à 8 ans obtiennent également une demi-journée de congé supplémentaire par an, sans dépasser 37 jours civils au total.
 

ÉvénementDurée du congé
Mariage du salarié6 jours civils
Mariage d’un enfant du salarié ou du conjoint2 jours civils
Mariage d’un frère ou d’une sœur1 jour civil
Naissance ou adoption d’un enfant5 jours civils (en plus du congé paternité de 11 jours consécutifs, ou 18 jours en cas de naissances multiples)
Décès du conjoint ou d’un enfant5 jours civils
Décès d’un ascendant, petit-enfant du salarié ou du conjoint2 jours civils
Décès du frère ou de la sœur2 jours civils
Hospitalisation d’un enfant de moins de 2 ans2 jours rémunérés (sur présentation d’un certificat d’hospitalisation)
Enfant malade ou accidenté (moins de 10 ans)2 jours rémunérés parmi les jours légaux pour enfants malades (sous conditions d’ancienneté de 6 mois minimum)
Déménagement2 jours non rémunérés (possibilité de 7 jours supplémentaires non rémunérés)

RTT

Le dispositif de réduction du temps de travail s’applique via un système d’annualisation pour le personnel des salles, hors directeurs. L’horaire hebdomadaire moyen est fixé à 35 heures sur une période courant du 1er septembre au 31 août de l’année suivante. La durée du travail peut être modulée à la hausse jusqu’à 42 heures maximum, dans la limite de 10 semaines par an et 6 semaines consécutives, avec un nombre maximum de 70 heures modulables au-dessus de 35 heures annuellement.

Conditions de travail et sécurité

Dans le secteur de l’exploitation cinématographique, la protection des salariés repose sur des principes clairs. Votre employeur a l’obligation de garantir votre santé et votre sécurité au quotidien, en tenant compte des spécificités du métier : horaires décalés, travail en soirée, manipulation d’équipements techniques.

Les mesures de prévention concernent l’ensemble des risques professionnels rencontrés dans les salles de cinéma. L’amplitude de travail est encadrée : votre journée ne peut excéder 12 heures, pauses comprises. Le repos quotidien est fixé à 11 heures minimum, avec des dérogations possibles à 9 heures dans certaines situations, mais uniquement avec votre accord. Ces aménagements doivent rester exceptionnels et vous ouvrent droit à un temps de récupération équivalent.

Des pauses rémunérées sont prévues pour préserver votre bien-être. Après 6 heures de travail ininterrompu, vous bénéficiez de 30 minutes de pause, considérées comme du temps de travail effectif si vous restez à disposition de votre employeur. Cette disposition vise à limiter la fatigue et à maintenir votre vigilance, particulièrement lors des séances tardives. Le nombre de coupures dans une même journée est également limité à deux maximum, afin d’éviter un morcellement excessif de vos horaires.

L’hygiène et la sécurité passent aussi par des équipements adaptés et des locaux conformes aux normes en vigueur. Que vous travailliez en cabine de projection, en caisse ou dans les espaces d’accueil, votre poste doit être aménagé pour prévenir les risques spécifiques à votre activité.

Maladie et prévoyance

Dans le secteur de l’exploitation cinématographique, plusieurs dispositifs protègent les salariés en cas de coup dur. Que ce soit pour un arrêt maladie, un accident du travail ou une situation d’invalidité, des garanties spécifiques s’appliquent selon votre ancienneté et votre catégorie professionnelle.

En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle

Bonne nouvelle : aucune ancienneté n’est requise pour bénéficier d’une indemnisation en cas d’accident du travail, d’accident de trajet ou de maladie professionnelle. De plus, aucun délai de carence ne s’applique. Votre salaire est maintenu à 100 % pendant 180 jours, sous déduction des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Au-delà, l’indemnisation continue à hauteur de 75 % durant 180 jours supplémentaires.

Arrêt maladie : ce qu’il faut savoir

En cas de maladie ordinaire, l’indemnisation s’étend sur une période de 12 mois. Toutefois, un délai de carence peut être appliqué selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté. Ce délai ne s’applique pas pour les arrêts de moins de 15 jours ni en cas d’hospitalisation.
 

CatégorieAnciennetéDélai de carence
Personnel de placement2 à 10 ans8 jours civils
Personnel de placementPlus de 10 ans3 jours civils
Opérateurs, caissières, personnel de contrôle et de hall, agents administratifsDès 2 ans3 jours civils
Cadres et agents de maîtriseDès 2 ansAucun

Le maintien de salaire varie ensuite selon votre ancienneté et votre fonction. Les directeurs justifiant de 2 ans d’ancienneté perçoivent leur rémunération à 100 % durant 90 jours, puis à 75 % pendant 90 jours, et enfin à 50 % pour 90 jours supplémentaires. Avec 10 ans d’ancienneté, ces durées passent respectivement à 180 jours à 100 % et 180 jours à 75 %. Pour les autres catégories, comptez 60 jours à chaque taux après 2 ans d’ancienneté, et 90 jours après 10 ans.

bon à savoir

vos droits à indemnisation se renouvellent automatiquement après une reprise de travail ininterrompue d’au moins 30 jours. Par ailleurs, les périodes d’arrêt maladie indemnisées à plein salaire sont assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul de vos congés payés.

Mutuelle et prévoyance : une couverture renforcée

Les salariés en CDI bénéficient obligatoirement d’un régime de frais de santé complémentaire dès la fin de leur période d’essai. Pour les CDD, l’affiliation intervient à partir du quatrième mois de présence. Les cotisations sont réparties à parts égales entre l’employeur et le salarié (50/50).

Concernant la prévoyance, un régime spécifique couvre les salariés non-cadres. En cas de décès ou d’invalidité absolue et définitive, un capital est versé aux bénéficiaires. Son montant varie selon votre situation familiale : 180 % du salaire limité à la tranche A pour une personne seule sans enfant, 280 % pour une personne mariée sans enfant, et 340 % avec un enfant à charge. Chaque enfant supplémentaire ouvre droit à 60 % additionnels.

Invalidité et incapacité

Si vous êtes reconnu en invalidité, une rente équivalant à 25 % de votre salaire (tranche A) vous sera versée après un délai de franchise de 60 jours. Durant cette période, votre employeur continue de vous indemniser selon les règles conventionnelles. Ces indemnités patronales sont ensuite réduites du montant des prestations versées par l’organisme assureur, au prorata de la participation de l’employeur au financement de la cotisation.

Enfin, sachez que vous bénéficiez d’une garantie d’emploi durant 18 mois en cas de maladie, vous offrant ainsi une réelle sécurité face aux aléas de la vie.

Fin de contrat

Rupture du contrat

Plusieurs modalités permettent de mettre un terme à votre relation de travail dans le secteur cinématographique. Vous pouvez opter pour une démission si vous souhaitez partir de votre propre initiative, accepter un licenciement émanant de votre employeur, ou encore convenir d’une rupture conventionnelle qui nécessite l’accord des deux parties. Le départ à la retraite constitue également une forme de rupture, qu’elle soit à votre initiative ou imposée par l’entreprise. Chacune de ces situations déclenche des droits et obligations spécifiques, notamment en matière de préavis et d’indemnités.

Préavis de licenciement

La durée du préavis varie selon votre fonction et votre ancienneté au sein de l’établissement. Cette période vous permet de préparer votre transition professionnelle tout en assurant la continuité du service. Voici les durées applicables :

  • Personnel de caisse, de contrôle et de placement : 1 mois si vous avez moins de 2 ans d’ancienneté, 2 mois au-delà de cette durée
  • Personnel de cabine, agents administratifs, assistants-directeurs et adjoints de direction : 2 mois quelle que soit l’ancienneté
  • Directeurs : 3 mois

bon à savoir

Durant votre préavis de licenciement, vous bénéficiez de 2 heures pour rechercher un nouvel emploi. Si vous trouvez un poste et avez déjà effectué la moitié de votre préavis, vous pouvez partir plus tôt en respectant un délai de prévenance de 8 jours.

Indemnités de licenciement

Lorsque votre employeur rompt votre contrat, vous avez droit à une compensation financière dont le montant dépend de votre ancienneté et de votre salaire de référence. Cette indemnité vise à amortir les conséquences économiques de la perte de votre emploi. Les modalités de calcul respectent au minimum les dispositions légales, mais peuvent être plus avantageuses selon les circonstances de votre départ.

  • Le calcul s’effectue sur la base de votre rémunération brute des 12 derniers mois
  • Les primes et gratifications ne sont pas intégrées dans cette base de calcul
  • Les majorations pour heures supplémentaires, travail de nuit ou jours fériés sont exclues
  • La prime d’ancienneté n’entre pas dans le calcul du salaire de référence

Retraite

Le passage à la retraite nécessite le respect d’un préavis de 3 mois, quelle que soit votre catégorie professionnelle dans l’exploitation cinématographique. Cette durée identique pour tous les salariés permet à l’entreprise d’organiser votre remplacement dans des conditions optimales. Que vous soyez personnel de salle, agent administratif ou directeur, cette période s’applique uniformément et vous laisse le temps d’effectuer une transition sereine vers cette nouvelle étape de vie.

Démission

Lorsque vous décidez de quitter volontairement votre poste, la durée du préavis dépend de vos responsabilités au sein de l’établissement. Le tableau ci-dessous récapitule les délais à respecter :
 

Catégorie professionnelleDurée du préavis
Personnel de caisse, de contrôle et de placement8 jours
Personnel de cabine, agents administratifs, assistants-directeurs, adjoints de direction1 mois
Directeurs3 mois

Clauses spécifiques

Une garantie d’emploi de 18 mois s’applique en cas de maladie, protégeant ainsi votre poste durant cette période. Cette disposition témoigne d’une protection renforcée face aux aléas de santé. Par ailleurs, si vous occupez un poste de directeur avec plus de 8 ans de présence effective et continue, vous accumulez progressivement des jours de congés supplémentaires, sans pouvoir dépasser un total de 37 jours civils. Cette reconnaissance de la fidélité constitue un avantage non négligeable en fin de carrière.

Avantages sociaux

Prime de programmationLes directeurs en charge de la négociation des contrats de location de films bénéficient d’un salaire supplémentaire versé en reconnaissance de cette responsabilité spécifique.
Prime de responsabilité de caisseUne prime mensuelle de 43,19 euros est accordée aux caissières travaillant dans un établissement réalisant plus de 4 000 entrées hebdomadaires en moyenne. Ce montant évolue selon les augmentations salariales et s’intègre dans le calcul des heures supplémentaires.
Gratification de fin d’annéeAprès un an d’ancienneté continue, vous recevez l’équivalent d’un mois de salaire. Cette gratification se calcule au prorata de votre présence effective, en tenant compte des congés payés, formations et absences pour maladie indemnisée.
Conversion des majorations nocturnesVous pouvez choisir de transformer les majorations de salaire liées au travail après minuit en temps de repos équivalent, offrant ainsi une souplesse appréciable dans l’organisation de votre vie personnelle.
Pause rémunéréeUne pause de 30 minutes rémunérée vous est accordée après 6 heures de travail ininterrompu, dès lors que vous restez à disposition de votre employeur. Ce temps compte comme du travail effectif.

Le secteur de l’exploitation cinématographique reconnaît les spécificités de ses métiers à travers plusieurs dispositifs de soutien financier. Ces avantages visent à valoriser l’engagement des professionnels qui assurent le fonctionnement des salles, souvent avec des horaires atypiques.

Ces prestations complètent la rémunération de base et témoignent d’une attention portée aux conditions de travail particulières du secteur, notamment pour ceux qui œuvrent en soirée ou gèrent des responsabilités techniques et administratives.

Classification des emplois de la CCN Exploitation cinématographique

Personnel des salles de cinéma

 

NiveauCoefficient hiérarchiqueEmplois repères
Niveau VIII420Directeur
Niveau VIII405Directeur
Niveau VIII400Directeur
Niveau VIII395Directeur
Niveau VII349Directeur
Niveau VII340Directeur
Niveau VII325Directeur / Régisseur
Niveau VII300Directeur / Responsable maintenance / Adjoint administratif
Niveau VI290Directeur
Niveau VI285Adjoint de direction / Responsable technique / Adjoint administratif / Programmateur
Niveau VI275Assistant directeur
Niveau VI269Assistant directeur / Technicien de cinéma chef d’équipe
Niveau V265Responsable animation / Technicien de cinéma hautement qualifié / Programmateur
Niveau V259Assistant administratif / Technicien de cinéma qualifié
Niveau V240Assistant directeur / Responsable hall
Niveau IV239Technicien de cinéma
Niveau IV236Technicien agent de cinéma / Agent administratif
Niveau IV234Agent administratif / Technicien de cinéma
Niveau IV229Agent de cinéma
Niveau IV224Agent administratif / Agent d’accueil / Animateur
Niveau III219Agent de cinéma
Niveau III214Agent administratif / Agent d’accueil / Animateur
Niveau III194Agent de cinéma
Niveau II189Agent d’accueil / Gardien/petite maintenance
Niveau II184Agent d’accueil
Niveau I150Gardien/petite maintenance / Agent d’entretien du bâtiment

Questions fréquentes sur la convention collective Exploitation cinématographique

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